La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad]

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MessageSujet: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Dim 27 Nov - 13:47
2/11/2290

C'était encore une journée normale dans les terres dévastées, la vie avait quitté ces plaines il y a quelques année, mais certains individus comme moi s'obstinaient à y trouver quelque chose. Mais que pouvons nous trouver entre des terrier de Rataupes et des carcasse de voiture? Je ne sais pas. Mais j'étais ici, perdu au milieu de nulle part. M'obstinant à chercher, quoi? Je ne sais pas. Mais je cherche, et en chanson.



"Come now my lovely, won't you
Take a midnight stroll with me?
Through the misty air the things
I keep I shouldn't dare

My garden's so inviting, and its
Deadly blooms are hiding
Be careful what you touch
'Less the grave is what you lust"


Je ne sais jamais où j'entend les chansons que je chante, mais je retient toujours l'air et les paroles, c'est étrange.

Je marchais fusil tenu et bras ballants, le cran était posé sur la position bloquée et je m'amusais à triturer le chargeur baril. J'aimais mon fusil, il m'avais sauvé la mise presque autant de fois que mon armure.

"Draw the blinds, you're getting tired
Paralyzed, don't close your eyes
Gripped with fear, your dreams become nightmares
From the deadly nightshade"


Je décidais de faire une pause. Et pour cause. J'avais devant un énorme camion General Atomic. J'me disait que j'allais pouvoir le désosser et retrouver des choses intéressantes dedans. General Atomic à toujours bien garni ses transporteurs de ses produits bien techniques et qui valent bien cher.

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Dim 27 Nov - 17:04
Premier RP du PQ errant -  pirat

Je le savais. Je le savais depuis le début. Non, je le savais même avant de naître. C'est toujours la même putain de chanson, entêtante et dangereuse. Débarquer dans un nouveau coin paumé est toujours synonyme de nouveaux problèmes et surtout d'un temps d'adaptation plus long que la moyenne pour le genre humain nécrosé – que je suis, certes.

Râler est une seconde nature qui en vient à me faire oublier l'origine du problème: une de mes ranger a déserté ! J'avais tendance à me déplacer la nuit pour éviter les tireurs embusqués et à un moment elle s'était fait la malle. Mais comment on peut perdre un des membres fondateurs de sa paire de ranger ? Il était évident que j'avais un sérieux soucis. Je n'étais pas du genre petite fleur en pleure mais il fallait le reconnaître mes pieds étaient des éponges à saloperies et accessoirement l'endroit par-lequel je pouvais ressentir toutes les bonnes ondes de la Terre. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez agaçant quand j'étais arrivé prés d'une carcasse, un genre de camion avec des inscriptions dessus, probablement bourré de saloperies lui aussi.


Comptoir des idées brèves:
General Atomics ? Un truc qui résonne avec goule, c'est cool.

C'est là-dedans que j'avais fini ma nuit.

Il faisait encore une fois une chaleur bonne à étouffer le plus enthousiaste des pleurnichards quand j'entendit un bruit suspect. Et pas qu'un peu. En jetant un œil avisé par une ouverture indélicate située dans la paroi du camion, j'aperçus une boite de conserve et... comment te dire que j'avais à ce moment là de mauvais souvenirs en tête.

Dans ma tête fusa les souvenirs de rafales crépitantes de fusils d'assauts et de roquettes d'un autre âge. Rien de normale dans un monde aussi précaire. Vu que je pensais que ce genre de types enfoncés dans leurs frigos n'avaient pas d'âmes, ainsi je me glissais bien douloureusement entre plusieurs instruments et barils autrefois incandescents. Si j'avais ne serait-ce qu'un pet de chance, le golgoth ne me remarquerait même pas.

Il était temps, d'agripper fermement Harold et de surcroît de prier quelques divinités païennes cosmiques pour mon salut.



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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Dim 27 Nov - 18:55
Je forçais la porte du camion, rien de bien solide pour une X-01. Le porte remonta dans des crissements effroyables et fit naître un filet d'étincelles qui vinrent chuter sur la carcasse encore bleue du véhicule. Le camion était étonnamment chaud. Surement réchauffer chaleureusement par le doux soleil de la matinée. J'avais un peu faim, il était 11h30 et mon dernier repas remontait à l'avant veille. La porte remontée et le fusil en main. J'escaladais le marchepied d'acier autrefois appelé "pare-choc". La carcasse s'abaissait sous mon poids. Je devais peut-être peser la moitié de ce camion à pleine charge, ou plus, va savoir. Je contemple l'intérieur de la remorque de fer, elle était pleine de barils radioactifs.

"Encore un camion à déchets... J'espère que y'a au moins un truc qui vaut quelque chose dedans..."

J'avance lentement. En décalant les barils progressivement sur mon passage. Quand soudain, un reflet viens me frapper le casque de son médaillon d'or. Je m'approche doucement. On peut voir un bout de cuir dépasser d'un des deux barils qui cachent le reste du camion de mon champs de vison.

Je prend l'un des deux barils d'une main que je balance en arrière et je prend immédiatement en jour l'humanoïde en joue quand je vois qu'il serre son pistolet dans sa main.

"OK mon pote, tu vas poser ce flingue tout de suite ou je te déchire la peau que j'irai tanner pour m'en faire un blouson que je porterais à ton enterrement."

L'être humain était bien emmitouflé sous un blouson de cuir et de pièces d'équipement cachant presque toute sa peau. Il semblait bien grand, ce qui me fit tout de suite savoir qu'il était de sexe masculin, il était armé d'un petit revolver, rien de bien important pour causer des dommages à mon armure. Ce qui me frappa le plus, c'est que ses yeux étaient cachés sous d'épaisse lunettes de soudure et que sa peau... sa peau était totalement cachée sous des bandes de tissus. Qu'est ce qui pouvait pousser quelqu'un à cacher sa peau? Je me souvint de cette rencontre avec cette gamine... Dawn... qui se cachait totalement pour éviter qu'on découvre qu'elle était une goule. Cela confirmait mon hypothèse. Quelqu'un qui dort dans un camion et qui se cache est forcément dans une mauvaise condition de vie, ce qui peut laisser penser à un rejet de la communauté. Hypothèse vérifiée par tout ces bandages pour cacher sa peau. Et qui est rejeté par tous dans ce monde? Les mutants et les goules. Or les mutants font sûrement le double de ce gabarit. Goule certifiée. Tout concorde.

"Alors, rouleau de PQ, tu peux être une goule totalement pourrie sous tes airs de papier peints d'avant guerre. Mais je veux simplement que tu baisses cette arme, tu sais très bien que ton pov' bout de bois fait rien contre mon calbut et que je peux trouer ton cuir triple A avec le miens. Je veux pas dégommer du monde, juste la justice et le bien, donc tu vas te poser. Calmement. Et on va discuter."

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Lun 28 Nov - 13:51
Je savais que le fait que le camion dans son ensemble se rapproche du niveau de la mer était un mauvais signe. Le Goliath était à l’intérieur et tous ces barils bourrés de saloperies ont trop vites dégagés. Je me retrouvais ainsi comme un rat en proie à tous les dangers. L'air s'alourdit et les bâtonnets au fromage qui me servent de doigts se crispent autour de Harold. Alors que la mort démarre sa bécane pour me cambouler jusqu'à son fief dans l'au-delà, le monstre d'acier me lance ses recommandations comme un bidasse à la solde d'un des cercles de l'enfer.

Je pris cinq longues secondes pour interpréter les mots "pote", "tanner" et "enterrement" tout en me demandant si je devais répondre au canon ou à la tête de piaf étincelante qui avait pour seul quotient "humanoïde" deux loupiotes. Devant mon hébétement mon interlocuteur en profita pour en rajouter une couche. Cette fois-ci je n'avais pas le temps d'analyser la situation, il fallait juste agir et tranquillement.

Libérant une quinte de toux fermement engluée dans mes bronches j'en profita pour répliquer, poliment.

"Baisser Harold ? D'accord"

Je tentais de me relever calmement pour éviter la rafale malvenue.

"Je faisais la sieste comme une vieille goule, gazier !"

*Quinte de toux agressive*

"T'es quoi le comité de bienvenue ? Changez de politique les gars, si c'est pas trop vous demander. Je viens de débarquer et j'ai perdu une ranger, tu l'as pas vu par-hasard ? *tousse* T'as sûrement des trucs d'avant-guerre qui te servent de détecteur à merdes dans ta tête de piaf non ?"


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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Lun 28 Nov - 17:04
Le rouleau de PQ s'était relevé. Il avait rengainé son arme et me disait qu'il faisait juste la sieste et qu'il avait perdu une rangers. Je baissait la tête et c'était le cas. Il cherchait juste sa pompe et m'avait glissé au passage que le comité d'accueil n'était pas le meilleur de ce qui reste de l'univers, et je veux bien le croire. Je baissait mon fusil à hauteur de hanche mais toujours pointé sur le mec.

"Bien. J'ai beau ne pas avoir de Pompe-tracker 6000 dans mon casque, j'ai un minimum d'intégrité."

J'enlevais mon casque de ma main droite afin de regarder le papier peint dans les yeux. Je l'attachais à ma ceinture et rengaina mon fusil avant de tendre la main à la goule. Je continuait tout en la fixant de mes yeux rouges.

"Julius Haber, justicier présumé de ces terres. Désolé pour l'accueil mouvementé, on croise rarement des gens honnêtes, la plus souvent on à vite fait de se faire trouer la couanne si on sors pas son flingue fissa. En tout cas je pense qu'on peut repartir sur des bases saines maintenant... et on va faire quelque chose pour votre pompe."

Après ces maigres présentations. Je remis mon casque pour éviter de prendre trop de rads. Mon nez saignait déjà un peu.

"C'est pas que j'aime pas vous parler hein. Mais c'est que sans cette combi je serais déjà brûlé de l'intérieur par ces saloperies d'avant guerre. Sur ce, pouvez-vous m'en dire plus sur vous? Pour savoir par ou commencer la recherche de la rangers et pour pouvoir vous aiguiller à travers ce coin paumé."

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Ven 2 Déc - 13:10
J'étais finalement apaisé, le type était certes un tas d'acier articulé mais il était éduqué et bordel ça faisait bien plaisir. Ce n'est pas que j'en ai jamais croisé mais ce genre d'individu se faisait rare dans un monde en pénitence. En outre il avait l'air marrant, du moins assez pour ne pas prendre au premier degrés une vieille goule qui en a vu assez pour avoir une remarque cinglante sur tout.

"Julius ? Ça me fait penser... oui on devrait repartir sur des bases saines et puis j'aimerais pas vous donner une raison de me trouer le cuir".

Quelques quintes de toux en guise de page de réclame et une poignée de main assez rare pour être noté.

"Ca te dérange si on se tutoie Julius ? Non parce-que moi ça me dérange pas".

J'avais tout le loisir de remarquer que le type avait fait un effort pour m'accueillir au point de se prendre un petit shot de rad's dans le coin du pif.

"A l'avenir ne te gêne pas pour me traiter comme une goule Julius, c'est ce que je suis".

*Quintes de toux et bronches hurlantes*

"T'fais pas chier pour la pompe, je vais bricoler une connerie. Du coup c'est quoi les bons plans de la région ? Je cherche un coin pour me poser et amasser un peu de caillasse."

Levant les mains je sortais bien modestement du camion pour profiter de l'atmosphère du lieu, tout était plat et l'horizon se profilait sans incident.


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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Ven 2 Déc - 18:59
"Écoute mon pote, si tu veux qu'on se tutoie, ca veut dire qu'on va bien s'entendre."

J'aime ces gens comme ça, des gens sympathiques qui savent rendre ce qu'on leurs apporte, ca passait vraiment du baume au cœur de savoir qu'il en restait, des gens comme ça.

"Alors mec, si tu veux amasser de la caillasse et pioncer dans un endroit décent, j'peux t'aider... j'peux t'aider beaucoup."

"Me ferais-tu le plaisir de te suivre? Tu me dit si t'as faim/soif ou que t'est crevé, j'ai de quoi t'aider pour tout ça. Sinon si tu peux marcher derrière moi, j'vais pouvoir t'emmener à la plus grande ville de la région, la Cité de Louisiane. C'est pas aussi glorieux que les rumeurs sur le Strip, mais y'a du monde et j'connais suffisamment les gens du coin pour qu'on t'emmerde pas."

Je me mit en marche sur le grande route vide au beau milieu de désert radioactif. Le vent portait le sable jusque dans mes yeux et les vitres de mon casque commençaient à devenir opaques, je passais la main sur mon visage froid et noir d'acier pour chasser ces petits bouts de passé qui m'empêchaient d'avancer. Je commençais le pèlerinage vers la nouvelle Mecque de nos vies. Je faisait un barouf de fout en avançant. L'armure totalement réparée faisait des miracles, elle fonctionnait tellement bien que quand je m'arrêtais pour regarder, il n'y avait aucune particule dans les jointures et les servomoteurs ne grinçaient plus, c'était le pied. Même si le prix avait été élevé. Mes plaies me tiraillaient toujours et j'avais mal quand j'avançait, tellement que je dus à quelques reprises stopper le convoi pour me presser les côte dans un ultime espoir de soulagement.

Je décidais de lancer la conversation avec mon nouvel invité. Après tout c'était quelqu'un de bien, ça serait impoli de ma part de le laisser dans le silence.

"Et donc tu t'appelles? Tu viens d'où comme ça? C'est juste que des mecs avait d'aussi bonne manière que toi c'est rarement à la rue, goule ou pas."

Je pensais au mythe du Hancock. Ce mec s'était à priori goulifié en prenant une dope expérimentale et avait quand même réussi à devenir maire d'une bourgade près de Boston. Ca faisait rêver.

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Dim 4 Déc - 14:38
"Te suivre ? Une occasion pareille ça se refuse pas, ouais"

Mad, s'agitait le trench pour y déloger le surplus de poussière avant de reprendre, sur une quinte de toux grasse:

"La Cité de Louisiane ? Ça doit être un bon coin pour se poser ça. Te fais pas de bile pour le Strip je l'ai vu de loin et c'est beaucoup de bruits pour rien"

C'était une bonne nouvelle, mon premier contact avec un local s'était bien passé et même mieux j'avais un porte-flingues en guise de guide, que demander de plus ? Qu'il soit poli ? Mais c'est le cas. Un Jackpot digne des cieux pour une vieille goule et ses six cartouches restantes.

Puisque la route ne me dérangeait pas et que j'avais régler mon problème de ranger manquante grâce à une magouille créative, je pouvais sobrement apprécier l'environnement sans me soucier de toutes les saloperies que je pourrais rencontrer, parce-que j'ai une armoire à glace en guise de compagnie.

Plus on avançait plus je comprenais que derrière ces parois rivetés d'acier se dressait un gars, sûrement blessé, à quelques reprises il s'arrêta pour reprendre un semblant de souffle. Finalement il m’éjecta de mes pensées en amorçant la conversion, notamment quelques questions bien senties sur mon identité. C'est vrai que je ne m'étais pas vraiment présenté, j'avais un peu perdu l'habitude à cause des nombreux tirs aux pigeons que j'ai vécus en guise de "saluts enchantés".


"Mad, Mad Martigan, mais te gêne pas pour m’appeler Martigan. Je viens de loin tu sais, aux dernières nouvelles je me suis échappé d'un coin appelé Fallon et c'est pas à côté"

Sans laisser vraiment le temps à sir Julius de répondre je continuais mon histoire:

"Le coin était une ruine bourrée de rats et des gros. Il y avait un rade et deux types qui se crêpé le chignon, tu connais l'expression ? Bref un certain Megaw et l'autre c'était... un représentant de l'ordre, un certain Boas. Les types ne s'aimaient pas trop mais vivaient dans le même coin, c'était genre leur ville à eux et ils étaient trop fiers pour le quitter ce coin paumé. Sauf que ces cons là avaient pris le coin après moi... en fait je faisais ma longue pause. Tu sais c'est un peu comme une hibernation en fait. Je faisais ma pause dans une cave, dans la bâtisse ou le Megaw avait organisé son tripot. J'ai passé un mois enfermé puisque l'autre peau-douce de mes noix croyait être en face d'un mort revenu de l'au-delà pour le hanter. Il m'a proprement enfermé dans sa maudite cave, préférant servir de la pisse aux rares voyageurs du coin, plutôt que de descendre chercher ses stocks de spiritueux"

Quintes de toux

J'ai dû attendre qu'un type soit de passage, le gars est descendu et il était payé pour résoudre le mystère. Heureusement qu'il savait ce que c'était qu'une putain de goule. Finalement je suis parti en insultant l'autre et j'ai tracé la route, même si je me suis fait copieusement tirer dessus par le représentant de l'ordre de mes deux, j'ai nommé un certain Boas"

Je continuais de marcher, réfléchissant a deux trois histoires bien senties.


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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Mar 20 Déc - 18:30
"Ouais, y'a toujours des cons dans ce monde, ça a pas changé entre l'avant et l'après guerre, juste que maintenant sans les ogives ils peuvent plus répandre leurs merdes partout."

Je marchais tranquillement et ma blessure allait déjà mieux. Ce mec derrière moi avait beaucoup de chose à dire, et il les racontais bien. Et en plus, il était poli, et en plus, il était sympa. Ca faisait du bien de marcher avec des gens de cette trempe.

Par contre autours de nous, c'était le désert. Il n'y avait rien hormis des carcasses de voitures presque fumante tellement le soleil tapait fort et, de temps à autres, une remorque de camion estampillée RobCo ou General Atomics. Une cependant attira mon attention.

"Attend Marty, tu vois celle là? C'est une remorque qui servait à l'armée pour transférer du matos entre les camps. On va voir ce qu'il y a dedans, si ça se trouve on pourra trouver des rangers."

J'approchais du camion. Cette masse peinte en vert caca d'oie faisait pitié à première vue, mais il n'était pas rare de croiser des T-60 encore sous blister dans ces camions. Je trifouillais le panneau de commande externe. Ces trucs étaient sous la loi de "Plus c'est sécu, plus y'a des thunes dedans". Je frémissais à la vue des systèmes du panneau qui indiquaient qu'un petit paquet de capsules était à prévoir.

La trappe descendait en un bruit de moteur stressant. Puis se firent entendre des claquements de culasses. Beaucoup de claquements.

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P.S. Excuse moi du retard, j'ai eu des gros problèmes IRL.
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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Mar 24 Jan - 16:32
J'ai souvent eu pour trait de caractère de raconter ma vie, la romancer, c'est un peu mon rapport à l'altérité, à l'autre. En tant que viande séchée pensante et parlante j'ai toujours plongé mes interlocuteurs à la peau douce dans un subtil mélange de fascination couplé à un scepticisme à la limite du miséricordieux, comme-ci il se disait "hum, il a l'air seul le pauvre".  Je savais bien que mon nouveau camarade n'étais pas du genre à s’apitoyer sur mon sort et cette pensée me réconfortait.

A force de papoter et marcher on avait atteint un point d’intérêt qui prenait la forme d'une carlingue qui sentait bon l'air militariste d'avant-guerre. Le Julius, mon Julius me fit signe et se précipitât autour de son Graal comme un chevalier en crise de quête spirituelle, avec à la clé une dame, de fer. C'était tout à fait respectable et encore une fois rafraîchissant.

Toutefois une question me titillait un synapse sur deux.


"Dis Julius, mon Julius, tu ferais pas copain copain avec les connards de la confrérie de l'acier ?"

Bordel, j'avais dit connard... j'espérais alors ne pas frôler un de ces maudits "incidents diplomatiques" que j'avais auparavant croisé en insultant sans le vouloir les idéaux de mes interlocuteurs. Pourtant Julius n'avait pas une armure de la confrérie.

Pendant que sombrais dans le doute le plus obscur de ma vie, Julius avait réussi à actionner l'ouverture de la remorque et une cacophonie de sons cliquetants amorçait le bal de toutes les frayeurs.



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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Mar 24 Jan - 19:49
J'étais là, la porte de la remorque était grande ouverte. Elle était remontée au dessus du camion dans des énormes crissement d'acier. Elle n'avait sûrement pas été huilée depuis bien longtemps. En revanche les plaques de métal imbriquées elles étaient grasse de suie et de sang séché macéré, un signe qui aurait du m'alerter dès le début. Maintenant le cliquetis du rouleau automatique forcé avait laissé place au cliquetis des culasse d'une demi douzaine de raiders armés de bout de bois automatique.

La dernière question de Martigan résonnait dans ma tête comme un lointain écho du passé. Il servait de fond sonore pendant que je faisait inconsciemment dans ma tête des calculs de probabilité pour savoir quel mouvement serait propice à la survie de moi et mon hôte. Il ne me prit pas longtemps avec mes problèmes mentaux pour comprendre que mon armure bullet-proof allait être notre seule chance de salut. Je me retourne alors et plaque Martigan contre ton mon torse et je fais le dos rond dans le sens des pillards.

Mon dos vibre et mon cœur à fusion chauffe toujours, Dreyse fait des merveilles avec les armures. Cependant je me permet de regarder le visage de Martigan qui malgré les bandelettes le recouvrant semblait surpris. Ces abrutis de pillards étant défoncés et ne sortant pas de la remorque, les tirs sur mon dos durèrent plusieurs dizaines de secondes, lacérant et me faisant pâtir de ma blessure de manière atroce. Je profitais du moment pour balancer à Mad une phrase entrecoupée de sanglots de douleur et d'effort (je parle comme je peux):

"La confrérie? Je leur... ai tapé dessus... tout mon service... et je le regrette maintenant... J'connais pas plus... que... ça."

Quand j'entendis les chargeur tomber à terre, je me dit que c'était le moment pour tout défourailler. Mes bras lâchent Martigan d'un seul coup et je dégaine mon fusil de chasse pendant que je pivote, le cran de sécurité s'enlève tout seul et son clic ponctue les mouvements de main des brigands qui rechargeaient leurs pétoire Emmaüs.

Je ne prend même pas la peine d'épauler, j'arrose, encore et encore, je laisse 7 cartouches s'évaporer en plomb directement projeté dans les corps ouverts et brûlants des bonhommes. Le recul de mon arme est totalement annulé par mes servomoteurs, encore une prouesse de Dreyse. En plus, ca renforçait le côté "tueur froid" vu de l'extérieur. Ptèt que Mad flippait au fond...

Je suis tiré de ma rêverie par la chute des cadavres sur le sol, certains hurlent, d'autre non, mais les quatre derniers du fond réussissent à la vue de leurs 2 collègues du premier rang en charpie à passer par la cabine avant et sortir de mon champ de vision... Je ne sais pas ou il sont partis et je ne peux pas activer mon scanner, je risquerait de lâcher mon arme un instant de trop et d'en prendre plein la gueule. Mais ma principale occupation maintenant est de vérifier l'état de Martigan. Je le prend par le bras et je l'emmène à l'intérieur de la remorque, de force ou pas. Je le plaque sur un des siège vert crasseux où les soldats d'avant guerre puis les raiders ont dû laisser couler leurs fluides... Je toise rapidement l'état de mon hôte et je lui demande :

"Il en reste 4, fait gaffe, sinon ça va? tu tiens le coup?"

Je regarde vite fait autour de moi, obnubilé par le fait qu'ils pourraient nous tomber dessus à tout moment. Je recharge mon fusil dont la culasse claque laissant sortir une douille de caoutchouc rouge.

"C'est pas parce que la justice doit se rendre en priorité que les dommages collatéraux n'existent pas..."

Un bruit.

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Dim 29 Jan - 15:37
Alors que je sourcillais du cul à cause de la menace des cliquetis rampants et des culasses à la sauce bidasse, le bec de corbin sur patte se retourna en me fixant de ses loupiotes intimidantes en me serrant comme un sac de courses.

Je crois que c'est pour mon bien.

C'est bien le genre de réactions qui se comprend qu’après coup. J'entends crépiter les rafales sur la carlingue de mon garde du corps en acier trempé et j'essaye désespérément d'attraper Harold par la couenne pour lâcher une cartouche, mais rien n'y fait je suis compressé.

Je crois que c'est pour mon salut.

Comme une hallucination auditive, une fracture spatio-temporelle, Julius me répond au sujet de la confrérie. Il ne semble pas fâcher par mon manque de tact et éprouve même un semblant de sympathie. J'ai malheureusement pas le temps de lui répondre. Le marteau fait soudain volte-face et écrase sa colère sur l'enclume,  pour leur lâcher, trouer et ratatiner la peau déjà bien entamé par l'hostilité du monde environnant. C'est sérieux, froid et calculateur et les types tombent comme des canards de foire. Quatre de ces accrocheurs à la peau irritée filent par la cabine en bad trip complet.

Ces gars là souffrent, il faut faire un geste (buter, tuer, apaiser ?)



Alors que j'arrive enfin à saisir Harold, Julius m'attrape comme un sac de patates pour me traîner dans la remorque, ni une ni deux je suis confortablement écrasé sur un siège couvert de fientes.
En crachant mes poumons je vocifère ces quelques mots de remerciement
:

"Putain Julius ! C'est merdeux là"

Malgré l'épaisse couche d'acier qui nous sépare je ressens toute la tension qui s'agite sous la carapace de mon garde du corps et il semble prêt à partir en croisade. Je l'entends finalement me faire un rapport sur la situation.

"Moi ça va, depuis le début et toi bordel ? Quoi quatre ? Laisses-les ils sont flippés"

Je reprenais mon souffle entrecoupés de quintes de toux grasses, essayant de reprendre mes esprits en tapotant la tête de piaf:

"Mollo solo, on va récupérer ce qu'il y a récupérer et on bouge de là, ils vont revenir avec leurs collègues".

Quinte de toux

"A moins que t'es envie de te faire un comité de pillards".

J'agita Harold en souriant à m'en éclater la croûte fossilisé de mon visage.

"Six ! Six putains de cartouches, six morts"

Quinte de toux, ricanement, quinte de toux.

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MessageSujet: Re: Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad] Mer 8 Fév - 19:49
"Six ! Six putains de cartouches, six morts"

J'aimais bien ce rouleau de PQ au fond. Ce mec semble tellement vieux comme le monde, on pourrait penser qu'il à vécu toutes les atrocités de l'univers et pourtant il en rigole. C'est des perles rare les gens comme ça, une denrée qui pourrait soigner tout les problèmes sociologiques du monde. Je m'assois en face de mon hôte et je fait claquer la culasse de mon fusil contre le rebord du siège afin que ma main droite, pendant ce temps, cherche sous le siège où je me trouvais l'objet de notre venue.

Ma main mécanique passe à reculons et fait des va et viens entre les deux extrémités du siège. Des fluides visqueux semblent dégouliner sur ma mains et le dessous du fauteuil est troué de partout, signe d'une guerre passée ou de mon passage personnel? Je ne sais pas. Je cherche. Puis je trouve.

"Tiens Marty, attrapes et enfile ça fissa, je le sens pas ce coin."

Je lance à Martigan une vieille paire de rangers militaires modèle 2267 qui stagnaient là sous une veste de treillis usée. Elles volaient encore bien droit, signe que le cuir était encore droit et donc qu'elles étaient en plutôt bon état. Je laissais Marty s'affairer et se préparer pendant qu'un bruit métallique résonnait au dessus de nos têtes.

J'avais l'impression d'être dans une cuisine d'avant guerre tellement les chocs de métal ressemblaient à des tirs sur des casseroles. Je tends l'oreille et je m'affaire à savoir d'où ça vient. C'était étrange, régulier et faisait trembler la carlingue du camion que pliait sur ses "roues". Les vibrations firent tomber un bout de peinture émaillée du plafond.

Je pris mon arme et sans réfléchir, j'arrosai le toit du camion de l'intérieur en partant de la cabine vers l'arrière de la remorque. Je fis bien attention que les petit trous lumineux qui signifiaient le passage d'un plomb soient également répartis sur la longueur. J'aime le travail bien fait. En une dizaine de seconde, il y avait plus de jour dans le plafond que d’acier et les chocs s’irrégularisaient. Quand j’entendis un cri, je m’attardai particulièrement et les coups sur la carlingue cessèrent au profit d’un gros BOIIIIIING, et ce deux fois.

Je recharge mon fusil et je fais claquer la culasse qui vient lâcher sa douille sur une pompe de mon Marty préfére.

"Désolé Martigan, je vous laisse les prochains, promis !"

Je rigole ensuite lourdement à travers mon armure au point de m’en faire mal aux abdominaux. Je range mon fusil dans mon dos et me laisse tomber lourdement.

Une douleur m’envahit, mes côtes refont des siennes et je le sens. J’ai l’impression qu’on me déchire le torse avec un éventreur et je sens la mousse de ma cuirasse imprégnée de sang. Je me relève doucement… très doucement… et je me tiens les flancs comme pour essayer de calmer ce mal qui me taillade. Je marche péniblement vers la porte du camion qui laissait apercevoir une énorme étendue désertique parsemée de cadavres automobiles et de volutes de sable. Je m’accroche à cette porte comme je peux et je me tourne vers Martigan.

"Mmmememhfs… ghqqlfkrd… mmmmmmmpppf"

J’essaie d’enlever mon casque de ma main libre. J’y arrive et je le tiens par le cou dans un ultime effort pour rester debout.

"Désolé… Marty… douleur… mal… pas tenir… debout… gnaaarf… Peux…. Fermer… pour… sécurité ? Pas… besoin… sortir… absolument ?..."

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Un bout de ferraille et un rouleau de PQ [Julius - Mad]

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