La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Carl "Psykopomp" Snyder [terminé]

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Date d'inscription : 15/07/2017
MessageSujet: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Sam 15 Juil - 16:22



Carl “Psykopomp” Snyder


« Votre mère n'est pas d'accord avec vous... Oui, je sais qu'elle est morte, elle m'a raconté comment ça s'est passé. »


Nom complet : Carl "Pskykopomp" Snyder
Âge : 231 ans environ
Race : Goule
Groupe : Survivants
Métier : Chasseur
_________________________________________________________

CARACTÉRISTIQUES (40 points)
STRENGTH :5
PERCEPTION :7
ENDURANCE :6
CHARISMA :3
INTELLIGENCE :5
AGILITY :7
LUCK :7


COMPÉTENCES (200 points + points de départ)
Armes légères :14+31 = 45
Armes lourdes :13+00 = 13
Armes blanches :12+8 = 20
Corps à corps :11+00 = 11
Discrétion :14+51 = 65
Intimidation :08+00 = 08
Mécanique :12+23 = 35
Médecine :12+00 = 12
Négociation :06+00 = 06
Science :10+00 = 10
Physique :13+32 = 45
Pilotage :14+00 = 14
Projectiles :10+14 =  24
Survie :14+41 = 55


_________________________________________________________

DESCRIPTION PHYSIQUE
Certaines peaux-lisses disent que toutes les Goules se ressemblent, et il serait compliqué de leur prouver le contraire, ne serait-ce car peu de monde a envie de s'approcher de ces faces de cul pelés pour vérifier.

Pourtant, un regard averti pourra les distinguer autrement que par leur code vestimentaire, ne serait-ce que par ce qui reste de leur tronche, voire de ce qui a disparu le plus. Car effectivement de nombreux traits distinctifs sont gommés par les ravages des radiations et du temps.

Pour sa part, Carl a encore beaucoup de couenne sur les os pour son grand âge, se fondant parfaitement dans la masse de ses pairs, certains rescapés irradiés plus jeunes étant logés à moins bonne enseigne, et ressemblant plus à un cadavre en décomposition avancée qu'à autre chose.

Le regard laiteux, comme nombre de ses pairs, le chasseur paraît pourtant sagace, peu de choses lui échappant, ayant même parfois l'air de remarquer des choses invisibles aux yeux du commun des mortels...

La peau ravagée, telle une bâche craquelée par le soleil, et dont le vent se sera amusé à l'éventrer par endroits, un cratère pourpre des plus repoussants demeure là où devraient se dessiner les courbes d'un nez, tandis que l'absence d'oreille externe et les rares cheveux, épars, rajoutent un on-ne-sait-quoi d'horreur au portrait de cet homme d'antan, privé de son humanité par les affres des années... et de la Guerre.

Guère mieux vêtu qu'un vagabond, ce survivant des terres désolées voyage plutôt léger, s'étant préservé de toute armure, qui aurait limité ses mouvements, et de tout armement lourd, qui l'aurait ralenti dans ses voyages en solitaire, nécessitant parfois d'escalader des falaises ou de les descendre en rappel. Seule exception à ce mode de vie minimaliste, un sac à dos richement fourni, mais aux yeux de Carl, rien de ce qui s'y trouve n'est de trop, et le mode de rangement de la goule reste des plus efficaces.



DESCRIPTION MENTALE
Carl est passé par beaucoup d'états – mis à part liquides et gazeux – à travers sa longue vie, mais a rapidement appris à voir les choses avec pragmatisme, ne serait-ce que pour voir demain arriver sans péter une durite. Ceci étant, sa mutation affecta profondément son système nerveux au point où il était difficile pour lui de ressentir le moindre sentiment. Pas d'euphorie, ni de tristesse accablante, encore moins de rage insoutenable, seulement comme de vagues souvenirs de sensations ayant toutes les difficultés du monde à l'atteindre.

Ce qui le maintient dans un chemin un tant soi peu droit demeure dans les règles de conduite qu'il s'est fixé et qu'il s'impose, afin de ne pas sombrer et se perdre définitivement. Après tout, s'il se laissait aller aux pires crimes, il ne serait même pas certain de pouvoir ressentir le moindre remords, ni le moindre plaisir.

Il ne juge donc pas trop les gens, ne souhaitant pas être jugé en retour, et préfère que les choses se fassent en bonne intelligence, autant que faire se peut. Face à l'agressivité il fera profil bas, même s'il est dans son droit, préférant plier que rompre, ce qui ne veut pas dire qu'il ne se vengera pas quand une opportunité se présentera...

Pour autant, Carl n'est pas un pacifiste borné, tendant la joue gauche après s'être fait gifler la droite, loin de là, et profitera de chaque occasion venant à sa portée pour faire couler le sang de ses pires ennemis : les raiders.

Nombre de fois a-t-il échappé aux traques de ces dégénérés, parfois in extremis. Être une goule n'est pas tous les jours facile, mais c'est tout simplement invivable si l'on laisse prospérer ces vermines meurtrières, et cela, le Psykopomp l'a bien vite compris. Et s'il se planque dans les broussailles lorsqu'une bande de cramés belligérants parade dans le coin, il n'est pas rare que cette chienlit ne se réveille avec le garde de nuit du premier quart une flèche fichée dans le crâne ou bien la gorge tranchée quand le chasseur est dans les parages.

Oui, la chasse, seul, perdu dans les contrées sauvages, loin de la civilisation et de ses pièges, profitant de chaque instant comme si le temps n'existait pas réellement, ou n'avait pas lieu d'exister. Certes, la vie nomade dans les terres désolées n'a rien d'une partie de plaisir, avec ses lots de prédateurs mortels et indomptables, ses voyageurs plus ou moins malveillants et avec les aléas du terrain et des éléments, mais c'est encore l'un des seuls endroits où le bicentenaire se sent encore vivre ; c'est là qu'il parvient le plus à ressentir.

Cette fuite de la civilisation n'est pas pour autant liée à une peur de côtoyer les autres, mais plutôt à un rejet de ce que l'Homme a su créer... et détruire. Étant né avant la Grande Guerre et ayant connu le monde avant les ravages des bombes atomiques, Carl sait mieux que quiconque ce qui a été réduit à néant, et pourquoi.

Tant que deux êtres fouleront la même terre et qu'ils voudront en jouir tout autant ils se déchireront. La cupidité, la jalousie, l'intolérance les pousseront à s’entre-tuer, et personne n'en ressortira vainqueur... et la Guerre continuera, ici comme ailleurs.

Ne jamais s'arrêter de marcher, ne jamais poser sa valise, c'est de refuser de jouer au jeu des propriétés, et c'est donc refuser de donner des occasions aux autres de convoiter un territoire occupé, des biens entreposés. A quoi bon un lopin de terre et une cabane quand le monde entier s'offre à vous, avec ce qu'il a de plus authentique, de meilleur comme de pire ?

Cependant, la vie en solitaire – même parsemée de rencontres et de haltes dans les hameaux et dans les villes – a son prix, au fil des années. Carl aura adopté un mode de pensée autre, loin des idées et des occupations de ses contemporains, centrées sur l'être et sur l'existence plutôt que sur les apparences et que sur la subsistance.

Le voyageur ne sait si cette vie d'errance en solitaire lui aura fait fondre sa pile à fission ou bien si au contraire elle lui aura ouvert les yeux, mais toujours est-il qu'au cours de la dernière décennie Carl fut le témoin d'étranges apparitions. D'abord fugaces, donnant l'impression d'un mauvais coup de soleil, ce qu'il prit pour des hallucinations se fit plus marqué, et plus présent.

Quand on a tué durant près de deux siècles, on s'attend à ce que les ombres désincarnées que l'on croise soient là pour de mauvaises intentions. Vengeance, malédictions, ce genre de choses. Mais ce n'était pas vraiment le cas. La Guerre a tué tellement plus qu'une goule solitaire loin de chez elle.

Parfois il ne s'agit que de présences, intimant de partir, ou bien signifiant une douleur, une perte, des regrets. Carl ne sait toujours pas comment ces entités se débrouillent, mais elles ont le don de le bouleverser, lui qui a le cœur atrophié, et même après des années cela reste très déstabilisant. Se mettre à pleurer sans raison, à sentir la colère grouiller sous la peau alors que tout roule...

D'autres fois, les Ombres se montrent, semblant répéter un protocole inlassablement, comme s'il ne s'agissait que de marionnettes reproduisant la même pièce de théâtre sans broncher. Une bagarre qui tourne mal, une fuite effrénée, un suicide, ou parfois une scène de la vie, comme si ces êtres désincarnés continuaient leur train-train quotidien malgré tout. Oui, selon l'étranger errant il s'agirait de revenants, d'esprits n'ayant pas quitté ce monde. Le peut-on, après tout ? Personne n'a jamais – à sa connaissance – couché le moindre détail à ce sujet.

Mais le plus intéressant, ce n'est pas ces présences invisibles, ni ces automates témoignant du passé, mais les ombres qui parviennent à vous voir, et qui viennent vous parler...



HISTOIRE
L'aurore, premiers rayons du soleil léchant la campagne inondée de rosée, la faisant scintiller et l'arrachant avec candeur des ténèbres de la nuit. Petit, j'adorais ce spectacle qui s'offrait à moi, les champs ondulant sous le vent comme pour me saluer, les arbres projetant leurs ombres immenses sur la prairie et sur les routes, tandis que je rejoignais avec mon grand-frère Peter les enfants du voisinage à l'arrêt de bus qui nous mènerait à l'école, une tartine de confiture entre les dents.

Nos parents, Dereck et Martha Snyder, tenaient une ferme à quelques miles de Plover, dans l'Iowa, où ils élevaient du bétail, et si Peter n'avait qu'une envie, à savoir de quitter ce "trou paumé", je me faisais une joie de pouvoir prendre la relève une fois plus âgé, et profitais de chaque instant pour m'occuper du poulailler ou des vaches, avec papa.

J'avais à l'époque le plaisir de voir les choses partir de presque rien et de croître, et ressentais une grande fierté à participer à cette évolution. Et entre les champs environnants, le bétail familial et le potager de m'man j'étais servi !

Mais c'est toujours pareil ; quand on construit quelque chose, il faut toujours s'attendre à ce que cela  finisse par s'effondrer de soi-même, ou que quelqu'un ne vienne le détruire. La guerre faisait rage entre les jaunes et nous, et Peter eu la merveilleuse idée de s'engager pour mourir en protégeant la Nation. A l'époque j'étais très fier d'avoir un grand-frère soldat, mais tout ce qu'il a réussit à faire dans sa vie a été de quitté ce "trou paumé"... Quel exploit ! Ces deux cent ans auraient été moins longs à ses côtés.

Ma mémoire me fait parfois faux bond, me souvenant de certains visages rencontrés au cours de mes voyages à travers les USA ou de certains noms, que je ne parviens plus à replacer dans le temps et dans l'espace, mais s'il y a bien une chose que je ne peux pas oublier, c'est des bombardements.

Notre famille avait eu la chance d'obtenir ses places dans l'abri Vault-Tech le plus proche, et face à la menace nucléaire mon père avait fini par vendre tout notre bétail ainsi que la ferme à un voisin, devenant ses locataires et employés, pour assurer notre survie et afin de pouvoir rejoindre les profondeurs à tout moment... seulement rien ne s'est passé comme il l'avait convenu.

Il neigeait ce jour-ci, le 23 octobre 2077... Nous attendions notre tour depuis cinq heures du matin, dans le froid nocturne et nous arrivions pratiquement en tête de file tandis que le jour s'était levé. La nouvelle avait dû s'ébruiter car de nombreux sélectionnés étaient arrivés avant nous. Papa ayant eu tard dans la nuit un appel d'un de ses cousins, officier dans le renseignement, qui lui avait dit que ça risquait fort d'être "l'heure de descendre", et plutôt que de tenter le diable on avait tous pris nos valises préparées à l'avance, qui attendaient dans le placard de l'entrée avant de sauter en voiture jusqu'ici...

Or, alors qu'il ne restait tout au plus que deux familles devant nous, les sirènes hurlèrent. De toute ma vie, je n'avais jamais entendu autant de sirènes retentir à travers la campagne, se déclenchant de toutes parts, comme si le comté tout entier venait de passer en alerte, et un vent de panique ne tarda pas à prendre la foule, qui s’apprêtait à forcer le passage pour rentrer. Mais elle n'était pas la seule a avoir peur.

L'un des soldats en charge des entrées pointa son fusil d'assaut en l'air et décocha une rafale, qui musela l'ensemble des civils, un silence pesant s'imposant, seulement interrompu par les sirènes d'alarme. Je n'étais pas loin, recroquevillé, tenant ma mère, tremblante, dans mes bras pour la rassurer, et je pouvais voir dans ses yeux que le militaire chiait dans son froc tout autant que nous.

Il laissa entrer la famille qui venait de remplir ses dossiers et prit le parti de se mettre lui aussi en sécurité, mettant fin aux admissions, ce qui ne manqua pas de révolter les laissés pour compte, mon père en tête de file.

La réplique fut directe, sans la moindre sommation, car plusieurs rafales déchiquetèrent les chairs autour de moi, provoquant la fuite de ceux dont les jambes voulaient encore bien les porter, tandis qu'une alarme retentissait en sourdine, derrière la porte en métal qui menait au sas de l'abri et dont le verrou venait d'être fermé à la hâte. Un crissement métallique froid et suraiguë me vria alors les oreilles autant que le cœur ; ils venaient lâchement de nous abandonner dehors, après nous avoir canardé comme des chiens enragés...

M'man ne voulait pas lâcher la main de papa... Je ne sais plus combien de temps j'avais passé, avec quelques autres tirés au sort, à tambouriner sur la porte de métal givrée, à hurler à m'en éteindre la voix, les poings en sang, et pas même sûr qu' on aie pu m'entendre de l'intérieur maintenant que l'accès avait été condamné.

J'ai pleuré, longtemps, peut-être, je crois... en regardant ma mère vociférer des menaces, ou embrasser p'pa, qui gisait là, au milieu d'une mare de sang et de dépouilles sans vie qui souillait la neige. Les sirènes hurlaient toujours, inlassablement, et de nombreuses voitures s'étaient précipitées jusqu'au parking adjacent, pour trouver un spectacle à couper le souffle et  porte close.

Certains repartaient alors en trombe, vers le prochain abri, tenter leur chance, d'autres restaient là, interloqués, priant en silence que Dieu vienne nous aider. Mais tout ce qui vint alors du ciel fut la pire des pluies qu'il m'a été amené à observer.

Nous ne vîmes pas arriver la Mort, à cause de l'épais manteau de nuages qui voilait le ciel, mais nous l'entendîmes arriver avant qu'Elle ne frappe le sol, ses griffes de métal sifflant dans leur chute, l'écho de leur plainte se répercutant dans la vallée... Et puis tout devint blanc, tandis qu'un de ses monstres s'approchait du sol, à bien dix ou quinze miles de là, comme si un soleil miniature s'était invité à la surface de la terre, avant de se désagréger.

Une fois le flash passé, un immense volute de fumée monta vers le ciel, tandis qu'une seconde explosion nous aveugla à nouveau, venant d'un peu plus loin encore, depuis la direction opposée. Ces masses  qui dévoraient le ciel grouillaient, gonflaient comme si elles avaient pris vie, méduses de cendres remontant vers la surface.

C'est alors que nous entendîmes une détonation étourdissante de par sa violence, accompagnée de près par un souffle chargé de poussières et de débris, qui coucha tous les témoins présents au sol. C'était... indescriptible.

La première méduse prenait toujours de l'ampleur, bientôt suivie par sa petite sœur, dans un ronflement sonore significatif, digne des fournaises de l'Enfer, quand la seconde détonation et son souffle arrivèrent de l'autre côté, un peu comme si la vague qui avait déferlé sur nous rebroussait maintenant chemin vers la mer.

Un homme dans la force de l'âge, un lourd manteau fourré sur le dos, une moustache généreuse et les cheveux en cache-misère regarda son épouse et ses deux filles, avant de foncer vers son automobile et d'en sortir un pied de biche, bien déterminé à faire rentrer sa petite famille. C'était peut-être notre seule chance d'en réchapper, du moins c'était ce que je pensais à cet instant, ignorant qu'après cette vulgaire porte en métal, le sas de l'abri 184 demeurerait inviolable.

Plusieurs autres explosions s'étaient fait entendre, plus lointaines, leurs flashs ayant nuancé la luminosité de cette mâtinée maudite, et allez savoir si cela était positif ou non, mais il ne restait plus qu'une sirène en état de marche, au loin, poussant des gémissements étouffés par les vents, comme un léger acouphène dont on ne parviendrait à se débarrasser. Depuis l'intérieur, on pouvait entendre la chute de débris, et l'un des braves luttant pour entrer dans l'abri barricada la porte d'entrée du tunnel afin d'éviter qu'on se prenne quoi que ce soit. Nous ne le savions pas mais c'était tout à fait dérisoire de fermer cette porte.

Il me fallut quelques heures, assis dans le tunnel d'accès de l'abri, pour assimiler les faits, accusant le coup, ne parvenant à me résigner à comprendre dans quel pétrin je me trouvais. Il devait être sur les coups de midi, et les autres rescapés tambourinaient sur la porte, au point où je ne voulais plus rester dans le couloir de roche, où résonnaient chacun de leur coup.

Au-dehors, le paysage était cauchemardesque, accidenté, désolé, tandis que nous nous trouvions au milieu d'un banc de méduses écarlates géantes, qui se disséminaient dans les airs, dans un ciel débarrassé de ses nuages naturels, tandis qu'une tempête de poussière et de débris flagellait encore le sol.

Une odeur inconnue me piquait particulièrement le nez, tandis que j'observais l'étendue des désastres autour de nous.

Un champ en jachère avait pris feu en contrebas, le vent attisant les flammes, tandis que les trois quarts des environs ressemblaient à un champ de bataille, la forêt avoisinante ressemblant à un jeu de mikado en flammes, ce qui rendait l'atmosphère particulièrement ardente. De son côté une voiture avait fait le grand ménage du côté du parking, des dizaines de voitures ayant sauté de concert, créant un cratère calciné difforme, et ayant projeté du macadam et de la ferraille un peu partout.

Tandis que je contemplais avec abattement le spectacle qui s'offrait à moi, bientôt rejoint par quelques uns des survivants qui eux-aussi n'en pouvaient plus de se battre contre un moulin à vent, un doute me prit, cherchant fiévreusement du regard un visage familier.

Ma mère n'était plus là... J'avais été négligent, trop abattu pour penser à autre chose que ma petite personne, et l'abandonnant au-dehors je n'avais pas la moindre idée de ce qui avait pu lui arriver. Elle avait laissé derrière elle la dépouille de mon père, que je rejoignis, m'allongeant à ses côtés, scrutant le ciel que les méduses abandonnaient petit à petit, trop épuisé et accablé pour battre la campagne à la recherche d'un énième cadavre.

Peter... puis mon père, et probablement maman... La Guerre avait fait son œuvre, et plus rien ne tenait debout... Ni les années de propagande, ni le patriotisme, ni même les petits plaisirs de la vie, il ne restait qu'un grand vide, cruel et froid. J'avais envie d'écrire mon nom dans le sang gelé, afin que si l'on me retrouvait mort on puisse m'identifier, mes papiers perdus dans une valise qui pouvait tout aussi bien se trouver dans les parages qu'en orbite autour de la lune. C'était stupide, mais l'idée de mourir dans l'anonymat me terrifiait.

Et puis le vieux... Gordon ?... oui, c'est ça, le vieux Gordon me releva de force, rassemblant les laissés pour compte afin de s'organiser, tentant de rassurer autant qu'il pouvait les civils désemparés que nous étions, essayant de nous donner un peu d'espoir, affirmant qu'il devait y avoir d'autres survivants, et très certainement des militaires et des gens du gouvernement, qui s'activeraient pour nous venir en secours. Le vieux Gordon n'y croyait sûrement pas lui-même, mais ayant appris à cerner le bonhomme, il ne pouvait se résoudre à abandonner si facilement.

Il guida le convoi vers le bled le plus proche, à la recherche d'un officiel ou d'un téléphone en état de marche, peut-être même d'un endroit sûr où se restaurer et où se reposer, mais après une heure de marche hasardeuse entre les cratères et les débris de civilisation, tout ce que nous trouvâmes fut un village de bois balayé comme un château de cartes par l'un des souffles d'explosion, quelques cheminées de pierre tenant plus ou moins debout, les ruines calcinées et encore crépitantes.

Quelques corps sans vie gisaient au milieu de ce carnage, clairement identifiables, pour ceux qui n'avaient pas été pris dans l'incendie, et cette découverte ficha une claque à toute l'assemblée, qui resta muette un moment, avant qu'une femme n’interrompe un jeune blanc bec dans mes âges qui s'était mis à farfouiller dans les décombres, à la recherche de nourriture et de biens de première nécessité.

“M'dame, sauf vot'respect, ces gens là n'en auront plus besoin...”

La voix se voulait polie et désolée, et elle l'était, tout autant que tremblante. Le jeune homme n'en menait pas large, honteux de ce qu'il faisait, mais dans ce genre de situations on ne pouvait décemment pas faire de manières, et respecter les règles d'avant...


Je croyais que le plus horrible que j'aurais à vivre était de porter les premiers secours aux grands brûlés. Quand nous sommes arrivés à leur rencontre, ils tendaient leurs bras en avant, les vêtements en haillons, les cheveux frisés par les flammes, quand ils en avaient encore, et comme de grands sacs plastiques battaient au vent, tout le long de leur corps... C'était leur peau.

La chair à vif, quelques rares zones épargnées par les circonstances, leurs plaies suintaient, leurs nerfs littéralement à vif, se plaignant quand ils en avaient encore la force, marchant à petits pas, tels des zombies... La première fois je n'ai pas pu m'approcher, tellement ces cadavres ambulants m'horrifiaient, ne comprenant eux-mêmes pas ma réaction.

Nous n'avions pas grand chose à leur donner, pas le nécessaire pour les soigner convenablement, mais nous ne pouvions pas les abandonner à leur sort, nous qui nous considérions comme chanceux d'avoir été assez loin des bombardements pour ne pas en souffrir... Ça n'empêchait pas à nombre d'entre eux de s'éteindre, malheureusement, ou pour leur plus grand salut.

Certes, nous n'avions pas été au cœur de l'horreur... Nous n'avions pas été grillés sur pied, comme tous ces corps transformés en charbon, aux abords des épicentres, et sur les centaines de pieds tout autour. Certaines marques sur les murs suggéraient que quelqu'un se trouvait là, debout, ou courant, seul témoignage de l'existence du malheureux, le corps s'étant volatilisé. Des marques similaires avaient été dessinées par les bombes sur le sol et les parois, jouant sur les vides des structures pour former des négatifs, laissant apparaître des témoignages de l'instant fatidique, d'un glauque encore rarement égalé.

Malgré les difficultés à trouver des vivres et de l'eau potable dans ce désert de désolation, et malgré le froid de la saison, on pensait vraiment que le pire était derrière nous, et que nous allions rebâtir les États-Unis de leurs cendres, quand un mal inconnu survint le jour même des bombardements.

Si les grands brûlés avaient une forte proportion à mourir, certains pris de convulsions ou ne contrôlant plus leurs mouvements, d'autres en pleine crise de délire, “les privilégiés” – dont je faisais partie – commencèrent à se sentir épuisés, nauséeux, développant des maux de tête, la peau rougissant sans raison apparente. Nous n'avions pas de médecins ou de scientifiques compétents pour nous expliquer ce qui se passait, aussi plaça-t-on les premiers touchés en quarantaine, craignant qu'il ne s'agisse d'une maladie contagieuse. Je fus isolé avant le coucher du soleil, après avoir caché mes symptômes le plus longtemps possible, craignant d'être considéré tel un pestiféré, mais quand tout le groupe de survivants finit par être atteint, nous levâmes la quarantaine, puisqu'il n'y avait plus personne à prémunir.

Nous n'avions qu'une trouille, à savoir de mourir de ce mal inconnu, donc personne n'abordait le sujet, bien qu'il était affiché dans chaque regard, pendant aux lèvres, espérant que quelqu'un ne cède afin de rompre le silence. Et puis la plupart des cas semblèrent se résorber d'eux-mêmes, et nous reprîmes plus activement nos travaux d'aménagement, afin de nous constituer suffisamment d'abris dans les ruines d'une entreprise de poids lourds, les conteneurs offrant un espace de vie conséquent pour les convertir en logements, faisant de la cour intérieur un petit village. C'est là-bas que ça a dérapé, pour moi.

Une partie de l'entrepôt avait été mise sous clé par l'entreprise, et comme nous étions d'humeur zélée avec l'impression d'un retour à la normale pour une bonne part d'entre nous, on avait fait sauter la chaîne sans trop se poser de questions. Il se pouvait qu'il y ai du matériel onéreux à l'intérieur, voire des marchandises en attente d'être livrées, et au contraire, d'être les premiers à se servir avait tout son intérêt en ces temps de crise.

Joshua s'affairait à ouvrir les conteneurs les uns après les autres, laissant aux autres membres du groupe de travail le soin de fouiller. Il fallait dire que le grand brun tenait plus du bœuf que de l'homme, et que c'était un réel plaisir pour lui de s'afficher lors de démonstrations de force. Nous ça nous arrangeait, car le plus dur était fait, et que ça nous faisait prendre de l'avance sur les autres groupes de travail, ce qui voulait dire un peu plus de repos – bien mérité – une fois notre mission achevée.

Deux cargaisons pleines de Nuka-Cola Quantum... et les conteneurs luisaient tellement que l'on hésiterait presque à en boire, se demandant s'il ne valait pas plutôt mieux d'en faire un éclairage d'appoint pour la nuit, afin de palier au sentiment d'angoisse qui tiraillant nombre d'entre nous d'avoir à dormir dans ces caisses de métal, plongées dans les ténèbres.

Le troisième conteneur était emplit de boîtes de haricots rouges et de corned-beef, de quoi tenir une petite éternité si l'on se rationnait bien, sans trop se priver, le temps de relancer la culture de céréales et de trouver des bêtes à élever. Ça réglait notre plus grand problème, sachant qu'il ne nous restait que fort peu de vivres, et que chaque minute qui passait se faisait lancinante, dans la faim depuis les dernières mesures prises par le Commité.

Quant à moi, en bout de file, j'eus la malchance de tomber sur le cadeau empoisonné. Des barils, entreposés en masse, sans la moindre autre annotation que "Propriété de Nuka-Cola Corporation" et que "90Sr" en plein milieu. Comme il nous fallait chacun remplir notre fiche de travail afin d'évaluer nos efforts, et que je devais noter en commentaires le contenu exact des marchandises trouvées, j'entrepris de dégager un tonneau métallique avec l'aide de Joshua, tout aussi curieux que moi de découvrir que qui se cachait à l'intérieur.

Face à notre prise, même le colosse eu toutes les difficultés du monde à faire sauter le couvercle, se demandant à voix haute si la compagnie devait utiliser un appareil pour les ouvrir, avant de faire voler la capsule de métal au-dessus du conteneur, projetant un liquide visqueux de même couleur que le Nuka-Cola Quantum, bien que beaucoup plus luminescent...


Je ne sais pas combien de temps a passé depuis que je me suis évanoui. Des heures, des jours peut-être. La douleur était telle qu'avant de sombrer je m'en était arraché la peau de la joue – y laissant quelques ongles au passage. Et je me trouvais là, isolé dans les bureaux, avec Joshua, couché à l'autre bout, derrière le bureau, sur le même genre de matelas improvisé. Comment savoir qu'il s'agit bien de lui ? Ses jambes, dépassant bien largement. Personne d'autre dans le coin n'est aussi imposant, même allongé.

L'odeur et la chaleur dans cette pièce confinée et lugubre, le store baissé, devenaient tout simplement insoutenables, et au vue des cheveux et de la peau morte que je laissais derrière moi en me redressant, le parfum qui embaumait notre cellule n'était pas si étonnant. Ma seule surprise était d'être toujours en vie, malgré la douleur et mon état de décomposition... Combien de temps avait-je encore à agonir ainsi ? Je n'osais l'imaginer, mais déjà mes souffrances se voyaient abrégées, la peine se faisant plus supportable. Où avaient-ils trouvé de la morphine ? Et qui avait osé me l'administrer, surtout ? Depuis l'ouverture du baril, on avait été mis au confinement, et c'était tout juste si on osait nous nourrir. Oui. Il faisait faim.

Me levant avec difficulté, amoindri, j'attrapais machinalement l'une des boîtes de corned-beef abandonnées là, certainement à notre attention, avant de m'affaler sur un siège de bureau, me servant du couvercle tel d'un couvert, évitant de croiser le regard hagard de mon reflet blafard sur le métal froissé.

Pas un bruit ne venait perturber mon repas, et la gorge sèche – j'aurais même dit "granuleuse" – j'attrapais hâtivement une des maudits bouteilles de Nuka-Cola Quantum qu'on nous avait abandonné là pour toute boisson. Quitte à mourir irradié, autant bien faire les choses.

Une fois quelque peu sustenté, je fis rouler paresseusement mon siège jusqu'à la couche de mon compagnon d'infortune, voir l'étendue des dégâts, quand je réprimais un cri. Ne le reconnaissant pas premièrement, malgré sa morphologie, je tombais à terre, m'éloignant avec angoisse du spectacle d'horreur qui s'était offert à moi, manquant de régurgité tout ce que je venais d'avaler, un poids terrible sur l'estomac, la gorge nouée.

Manquant d'air, je tentais de remonter en vain le store de la fenêtre, finissant par l'arracher, irrité, découvrant alors une vitre calfeutrée à la hâte depuis l'extérieur, comme pour contenir tous les maux du monde dans cette boîte de Pandore de brique et d'acier. C'en était trop !

Balançant maladroitement mon fauteuil à roulettes à travers la vitre, manquant de trébucher, le projectile emporta dans un fracas les couvertures clouées au dehors, autour du cadre de la fenêtre, m'éblouissant par la même occasion, mes yeux s'étant habitués à la pénombre au point d'avoir distingué la poussière en suspension voleter dans la salle durant mon lunch.

Joshua n'était visiblement pas le seul à avoir passé l'arme à gauche dans le village, et à dire vrai, après une demie heure d'inspection je devais me l'avouer, aucun des autres membres de la communauté n'avait survécu. Pour autant, seul mon voisin de cellule avait autant souffert des radiations, au point où il ne lui restait pratiquement rien d'humain, tandis que je n'eus aucune difficulté à identifié les dizaines de dépouilles à l'extérieur, remarquant les mêmes stigmates chez chacun, le froid les ayant particulièrement bien conservés ; tous avaient ostensiblement perdu beaucoup de poids, en plus de leurs cheveux, et ils semblaient avoir recraché leurs poumons tant leur visage était barbouillé de sang. Autre signe notable, l'état de leur peau, marqué de taches cramoisies, noircie par endroits, et comme creusée à d'autres, ce qui acheva de me retourner l'estomac... et... m'en fit perdre mon nez !

Frappé de stupeur, j'eus toutes les peines du monde à reprendre mon calme, en pleine crise d'angoisse, tremblant comme une feuille, à genoux, et ne parvenant pas à reprendre mon souffle, comme s'il n'y avait plus d'oxygène autour de moi. D'un autre côté, je tombais en morceaux, il y avait de quoi se pisser dessus.

Toujours dans un état critique, je m'étais dirigé, tel un ivrogne n'ayant plus de notion de pesanteur, vers le bâtiment principal, afin de rejoindre l'unique miroir du village éteint, à savoir dans les toilettes de l'entreprise de transport poids lourd. Grand mal m'en a pris, car mon état de santé mentale en prit un sérieux coup sur le moment. Mais d'un autre côté je n'aurais pas pu me voiler la face bien longtemps, ce n'était pas comme de tenter de cacher son homosexualité ou son tabagisme à sa famille, là il y avait aucune chance pour que je prenne ma face de revenant pour autre chose que du steak haché avarié. Aujourd'hui, en me remémorant la tête de déterré que je tirais à l'époque, j'en rirais presque... si mon cerveau me le permettait.


Les premières décennies fut un long moment de solitude, seulement troublé par les bêtes sauvages, principalement des chiens errants et autres coyotes, qui se retrouvaient plus ou moins en haut de l'échelle alimentaire. La première saloperie irradiée – autre que mon auguste personne – que j'eus l'intime honneur de rencontrer fut un essaim de Rad-cafards, et ces petites bêtes là, même à l'époque, étaient déjà plus grosses que mes bottes, mais bien moins dangereuses, même si elles n'hésitaient déjà pas à vous sauter dessus.

J'ai bien croisé une autre Goule, du côté de ce qui restait de Grand Forks, à la frontière du Minnesota et du Dakota du Nord, mais elle tenta de me refroidir dès qu'elle se rendit compte que je n'étais pas son reflet dans le miroir. C'est dommage que je ne me souvienne plus de tous les noms d'oiseaux qu'elle m'avait affublé, car ce vieux croûton avait un langage des plus fleuris... Après, essayez de suivre une conversation quand chaque mot est ponctué d'un tir de carabine.

En tout cas ça m'a à moitié rassuré, puisque cette rencontre signifiait que je n'étais pas seul au monde. Mes inquiétudes furent de ne plus trouver qui que ce soit de photogénique sur le continent, mais cette étrange lubie m'a vite passé... quand les descendants des petits privilégiés ont commencé à sortir leur cul des abris. Eux aussi ne m'aimaient pas, à croire que le steak haché était devenu la nouvelle minorité stigmatisée aux USA, juste entre les chinois communistes et les afro-américains. Ils auraient mieux fait d'oublier l'accès de la sortie de leurs asiles souterrains.

Maintenant mon plus grand emmerde n'était plus les bêtes sauvages, mais mes propres compatriotes, qui n'avaient jamais rien vu d'aussi déplaisant que moi de toute leur vie, et qui ne voulaient pas de moi comme voisin. Quelques décennies à la surface leur fit les dents cela dit, certains se montrant encore plus décevants que leurs ancêtres, et devenant par la même occasion mes meilleurs partenaires de jeux. Sérieux, j'avais réussi à rester solvable près d'un siècle, et eux ils pétaient les plombs pour un oui ou pour un non, il y avait de quoi se vexer...

Bien entendu, certaines âmes charitables subsistaient dans les terres désolées, prêtes à partager le peu qu'elles avaient avec les étrangers, parfois même avec une Goule dans mon genre, contre quelques objets de récupération et deux-trois récits de l'ancien monde, un peu comme si j'étais une capsule temporelle itinérante, ce qui m'amusa durant un petit quart de siècle, avant de franchement me lasser, voyant que l'humanité n'apprendrait jamais de ses erreurs.

J'ai alors cessé de poser mon cul trop longtemps sur le même rocher, gardant pour moi les secrets de l'ancien monde, ne faisant halte dans les oasis de civilisation qu'en cas d'extrême nécessité, n'acceptant un peu de compagnie durant mes voyages qu'avec la certitude que ce ne soit que temporaire, me faisant parfois des amis que je ne reverrais jamais.

Après quelques emmerdes du côté de la côte est, notamment avec ces dégénérés de l'Enclave et leur musique de merde, j'ai fini par vouloir m'enfoncer à nouveau à l'intérieur des terres, évitant de trop traîner au Texas, peuplé aujourd'hui comme il y a deux cent ans et des poussières de gros attardés faciles de la gâchette, longeant la rive nord de ce qui restait du Red.

Bâton Rouge fut une étape que j'aurais préféré éviter, mais fort heureusement pour moi le Super-Mutant que j'ai croisé et qui répondait au doux pseudonyme de Tedd "Ass-Puncher" me prit pour un allié et me couvrit à l'aide de sa mitrailleuse, tandis qu'une bande de Raiders cramés, les "Bloodbugs' Bitches", me donnaient en chasse. Finalement, après les avoir tous perforés comme s'il s'agissait de boites de conserves, et suite à un un bref échange, qui déboucha sur un troc me débarrassant de toutes les marchandises de choix que j'avais dégoté en ville, il m’escorta jusqu'à une zone moins craignos, et nous nous quittâmes en bons termes, pour peu que l'on se souvienne l'un de l'autre demain au réveil...

Suivant son conseil – pour une fois que j'écoutais quelqu'un – je suivis ce qu'il restait de l'Interstate 10, évitant ainsi de suivre mon intuition en longeant l'Interstate 12, qui m'aurait mené chez ces casses-couilles de l'Enclave...



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INVENTAIRE DE DÉPART
Bourse :
– Capsule x 25

Vêtements :
– Casquette kaki
– Lunettes de moto
– T-shirt blanc sale x 2
– Sweat à capuche vermillon délavé
– Paire de mitaines en cuir souple
– Bracelet d'archerie en cuir de brahmine
– Caleçon x 2
– Pantalon beige usé
– Ceinture à poches (4 compartiments)
– Paire de chaussettes artisanales x 2
– Chaussures de randonnée
– Sac à dos de chasse en cuir de brahmine (porte-arc et porte-carquois)

Armes :
– Couteau de chasse
– Arc d'artisan
– Carquois dorsal en cuir de brahmine : flèches artisanales x 25
– S&W M10 ( .38 special / 6 coups)
– .38 special x 12

Utilitaires :
– Boîte de détergent x2
– Colle miracle x 3
– Pierre à aiguiser
– Boîte d'amadou et silex
– Casserole en métal
– Petite poêle en métal
– Timbale en métal
– Cuillère en bois
– Set de couverts
– Couverture
– Lacets de rechange
– Corde d'arc de rechange
– Ceinture de cuir
– Grappin pliable artisanal
– Fine corde de 20m
– Piton x 5
– Mousqueton x 5
– Chiffon x 7
– Fer à repasser en fonte
– Petit marteau de forgeron
– Petite tenaille
– Cutter
– Tournevis plat court

Alimentaire :
– Portion de viande de coyote (cuite et emballée dans un chiffon) x 3
– Instamash x 4
– Mut-fruit x 2
– Eau sale x 5
– Eau purifiée x 2

Médical :
– Stimpack
– Poudre de soin primitive x 5
– Anti-venin primitif x 3


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Pseudo : Viking
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Comment as-tu trouvé le forum ? : J'ai cherché sur moteur de recherche, comme je m'ennuyais tout seul sur Fallout 3
Des suggestions ? : Je n'ai pas eu le temps de tout lire ou de tout voir, mais mis à part des erreurs de frappe à corriger et l'envie de gribouiller des annotations sur les cartes de la régions, le forum me semble très bien !

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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Sam 15 Juil - 23:04
Bienvenue
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Sam 15 Juil - 23:42
Bienvenue à toi sur Fallout TOW =) Si tu as des questions,n'hésites pas à nous contacter moi ou la Fabuliste Smile
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Lun 17 Juil - 22:47
Bienvenue Carl, puisse les Dieux t'être favorables. Ca leur arrivent, des fois.
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Mar 18 Juil - 14:08
Merci à tou(te)s !
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Mer 19 Juil - 12:49
Si tu as terminé je m'occupe de ta fifiche
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Mer 19 Juil - 12:53
Pas encore mad'moiselle (niveau histoire j'en suis qu'à la Grande Guerre, il faut que j'attaque la transformation en Goule et mes deux-cent ans de pérégrinations ^^).
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 11:59
Coucouille l'ami !

C'est une bien jolie fiche et de qualité que tu nous présentes dit donc ! Bienvenue ! Et bonne mor... Bon séjour !
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 17:54
Cocu Finn ! Voilà, j'ai terminé ma fiche, en essayant d'abréger.

Bonne lecture.
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 18:44
Finn est une andouille ! C'est certainement pas lui le boss, n'écoutes pas ce qu'il dit x)
En tout cas on va lire tout ça et on reviens à toi bientôt ! =)
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 18:53
J'aime bien les andouilles. C'est mon côté... "qui se ressemblent s'assemblent" !
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 19:48
Mais... Superviseur tu me brises le cœur j'ai juste dit qu'il a écrit une très bonne fiche Sad
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 19:54
Ce n'est pas de ta faute, c'est à cause de mon sang idiot, je t'ai pris pour un admin ou autre modérateur ^^.
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 19:56
*Chuchote* Arrête te traites pas d'idiot quand je suis impliqué dans l'histoire il va encore me crier dessus*Chuchote*

OUI C'EST DE MA FAUTE DÉSOLÉ !
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 20:04
Quitte à s'en prendre plein laggle, autant être deux, on se sent moins seul ^^.

C'est moi ou je flood à mort sur ma fiche ?
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 20:05
Non non... (oui)
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Dim 23 Juil - 20:07
Quitte à flooder, autant aller sur la ChatBox ^^.
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MessageSujet: Re: Carl "Psykopomp" Snyder [terminé] Lun 24 Juil - 21:58
Une superbe fiche ! Tu es d'office VALIDE
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Carl "Psykopomp" Snyder [terminé]

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