La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Le kit du chevalier blanc, l'armement.

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MessageSujet: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 10 Juin - 23:15
20/05/2291

Le galet rebondit plusieurs fois sur la surface de l'eau avant de couler au bout de trois rebonds, Hans lance à son tour une pierre qui réussit à faire un saut de plus que sa concurrente à avant d'elle aussi finir sa course dans l'eau. Tôt le matin, ce n'est pas forcément le meilleur loisir pour bien passer le début de la journée, alors que Tina pique l'une de ses mémorables crises de nerfs à cause d'un motif plus ou moins futile, en l'occurrence le retard qu'elle a prise sur une commande de cartouches en .500 nitro qui lui usent l'esprit. Elle bosse jusqu'à pas d'heures et s'est énervée quand on lui a proposé un café, ou bien un somnifère histoire qu'elle récupère en passant une grosse nuit de sommeil, je ne sais plus ce qu'on lui a offert mais elle n'a pas apprécié. Donc maintenant on s'occupe comme des gosses qui ont peur de rentrer chez eux à cause d'une dispute, étrange que je craigne plus les baffes d'une de mes collègues que les balles des raiders et les griffes des créatures qui peuplent les quais. La brume matinale et l'aube se lèvent à peine, nous sommes entre nous à attendre que mademoiselle se calme pour redescendre dans le paquebot, prendre un petit déjeuner et se mettre au travail. Non pas que Tina nous empêcherait de bosser, mais je préfère être à la bourre sur une commande que de me risquer à l'orage d'émotions qu'une femme représente, surtout lorsqu'elle est enragée.
A un moment j'en aie assez de cette petite compétition, alors je me pose sur le rebord des quais, Hans se pose à côté de moi.
Il m'offre une de ses clopes. J'en prends une et après qu'il se soit allumé la sienne, me tend son zippo : un modèle qui nous évoque l'Europe, avec son aigle bicéphale d'un côté et une fleur de lys de l'autre. Un jour je rentrerai à la maison, en espérant y trouver mieux que ce que j'ai connu en Louisiane. Si j'avais un dosimètre, sans doutes qu'il se mettrait à hurler tant le radium contenu dans les cigarettes d'Hans est dévastateur.

-Tu te souviens du proverbe de notre sergent?
-Non, celui quand on faisait nos classes? Il hoche la tête.
-Une arme, c'est comme une femme, quand ça marche pas, faut taper dessus.

Si seulement c'était vrai, je serai le plus grand tombeur des terres dévastées, et le meilleur armurier du monde.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 14:05
La matinée était à peine entamée que la lumière du jour recouvrait déjà les vieille ruines d'avant guerre, et pourtant... pourtant il faisait incroyablement sombre dans le bâtiment, comme si le Soleil ne s'était jamais levé. Les rares fenêtres qui y étaient présentes étaient toute recouvertes d'une épaisse mélasse jaunâtre, ne laissant passer que de maigres rayons lumineux, eux aussi parsemés des particules poussiéreuses qui semblaient avoir prit possession des lieux depuis bien longtemps. La couche habituelle de vêtement dont était parée la Goule ne lui permettait plus de recouvrir sa luminescence, la laissant visible et brillante malgré tout. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de se réfugier ici.
Des bruits de pas. Des cris haletants, des injonctions autoritaire. Une balle perdue siffla non loin. L'orbe radiant n'en pouvait plus.

- Merde mais grouille toi ! Ils nous suivent ces cons, ils nous rattrapent, là ! Je ne veux pas crever, il n'en est pas question !
- Sans déconner ? Arrête de paniquer et guide moi, répliqua la grand mère.

La seule solution était de sortir de ce bâtiment au plus vite et de perdre les poursuivants dans les quartiers sud. S'ils restaient coincés dans l'immeuble, ce dernier deviendrait vite leur tombeau. La Luminescente fonça tout droit, traversa l'immense salle et prit la première porte qu'elle trouva. Nouvelles injonctions, nouveaux cris. Une volée lumineuse siffla dans sa direction quand elle claqua l'entré derrière elle. Celle ci menait à un autre escalier que l'enfant se pressa d'emprunter. Elle dévala les marches à une vitesse effrénée, manquant plusieurs fois de trébucher sur ses petites jambes, et arriva dans un sorte de bureau d'accueil délabré. Dawn nota du coin de l'oeil la présence d'un objet rouge pétant lorsque ses pieds touchèrent le carrelage dur et craquelé de la pièce. Un extincteur. Ses poursuivants étaient bien plus rapide qu'elle. Plus grands aussi. Elle les entendait déjà enfoncer la porte à l'étage du dessus.
C'est en soupirant qu'elle attrapa l'extincteur et le balança dans la cage d’escalier. A en juger par son poids ce dernier semblait toujours plein de cette substance poudreuse propre à ce modèle.
Qu'est-ce qui lui avait prit de suivre cette caravane de marchant ? C'était une idée stupide. Bien sûr qu'ils allaient se faire attaquer dans cette partie de la ville. Même eux l'avaient sut à en juger par la terreur qu'elle avait lut sur leur visages sales et fatigués. Ils n'avaient pas dû regretter bien longtemps la décision qu'ils avaient prise.
« Paix à leurs âmes. » pensa la Goule, amère, alors qu'elle visait avec patience l’extincteur en attendant le bon moment. Le bruit de la course des raiders -ou qui qu'ils fussent, elle s'en moquait- était maintenant bien proche. L'orpheline tira et manqua son premier tir à cause du stress, fit feu une nouvelle fois, ratant sa cible par la faute de la fatigue. La troisième balle, enfin, se logea dans l'objet carmin tandis que les hommes arrivèrent à côté de celui ci. Le trait traversa le contenant de part en part, libérant la pression d'un seul coup et répandant son contenu dans un bruit sourd et sonore qui résonna dans l'escalier. La petite Lumière s'enfuit par la sortie de secours, accompagnée par les cris des assassins.
Elle prit directement à gauche, sans se retourner et sans même réfléchir une seule seconde à sa destination. C'est après quelque longues enjambées qu'elle remarqua que sa course la menait aux quais, tout au Sud de la ville. Et ça, c'était particulièrement la merde.

- Dès que possible, faites demi tour. Dès que possible, faites demi tour, argua la sphère verte sur un ton monocorde. Lui même ne savait pas vraiment ce qu'il imitait.
- Je sais, je sais !

Mais la retraite semblait impossible, car déjà les pillards firent tonner les armes dans leur direction. La gamine pesta en se mettant à couvert derrière une vieille carcasse de voiture. C'était à se demander si le psycho et le jet immunisait contre les brûlures rétiniennes et le surdité due à une explosion.
Cette cacophonie se répercuta aisément sur les mur froids et décrépits des immeubles qui entouraient la jeune fille. Sans doute tout le quartier était au courant qu'on se faisait tirer dessus, ici.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 15:09
Je tire un coup sur ma clope, la nicotine qui envahit mes poumons et mon corps me permettent de relativiser quant à la situation avec Tina : à la fin de la journée, je serais dans mon lit en train de faire du rien alors que le monde continuera de s'effondrer sur lui même. Alors, je ne regretterai pour rien les crises de rage de ma partenaire en affaires tandis que la Terre recèle de dangers bien plus dangereux, en prime je me permets un petit rire amusé en direction de l'Atlantique qui me fait face : il vivra plus longtemps que moi, mais je ne serai jamais une aussi grande victime du destin qu'il ne l'a été. Merci au FEV, je suis déjà immunisé aux cancers et autres maladies, grâce à mes armes, au reste de l'humanité. Puis un rappel de la politique actuelle parvient à mes oreilles : des tirs de carabines lasers, des détonations de fusils. Hans et moi on se redresse prestement, on vérifie notre arsenal : j'ai un M16, lui son éternel fusil de chasse à verrou, malgré ça je ne suis pas vraiment chaud pour aller voir de plus près, je n'aie pas d'armure, même pas du kevlar, juste mon vieil uniforme rapiécé et une ceinture d'accessoire pour les chargeurs que j'ai avec moi. Pareil pour mon camarade goule qui préfère le harnais à poche pour le combat plutôt qu'une ceinture, dans tout les cas on est juste paré pour de la défense personnelle.
Certains trouveraient ça carrément abusif d'avoir sur soi un fusil d'assaut et cinq chargeurs pour se défendre, mais à ma décharge, je me vois mal arpenter la Louisiane avec moins vu le nombre d'armures artisanales en acier qui parcourent les rues. Sans compter les distances d'engagement qui sont assez grandes pour peu qu'on tombe sur des types pas trop cons.

-Combien de cartouches sur toi? J'en aie 50. Ca semble peu mais en fait étant donné qu'il tire en 338 lapua magnum (c'est à dire des balles qui percent du béton armé) et qu'il a un chargeur fixe de dix balles, ça lui fait cinq lames chargeurs de dix balles chacune.

Hans a toujours été un type précis plus qu'un flambeur de cartouches en matière de combat, il peut se le permettre vu ses talents sur un champ de tir. Moi je suis déjà moins bien doté par le destin à cause de mon gabarit et tout les problèmes de proportions qu'ils posent quant à l'armement.

-170. Il penche la tête sur le côté, sa façon à lui d'exprimer la surprise. Un chargeur tambour de 50 balles engagé, et quatre fois 30 cartouches. Faut bien que je me défende non? Surtout si je mets tout à côté.

Il hausse les épaules et me fait signe de le suivre, on trottine en se fiant aux bruits de fusillades pour avancer, une explosion nous fait signe que les événements viennent à nous en un certains sens. On arrive à un croisement juste à côté d'un parking qu'on voit une goule luminescent taper un sprint avant de s'abriter derrière une voiture, mon pouce fait sauter le cran de sécurité de mon M16 mais mon cerveau bloque tout tir réflexe. Hans lui est naturellement réticent à tirer sur une congénère, surtout qu'elle a l'air consciente et civilisée celle-la.
Je m'abrite à l'angle de l'intersection, mon collègue se pose juste à côté, près d'un camion en ruine des boulangeries hostess. Il s'allonge et commence à allumer tout les raiders qui passent. J'épaule mon fusil et presse à intervalle régulier la gâchette, quelques impacts prêts de moi fusent, un nuage de ciment me force à baisser le regard et à passer en position accroupie pour tirer, j'allume tout ce qui bouge et touche à l'occasion, mais rien de bien probant face à ce que doivent réaliser les goules.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 16:39
Les éclats de tôle et de ferraille que soulevaient les tirs à chaque impacts prévenait toute tentative de riposte. Faire feu à l'aveuglette était également proscrit, le nombre de ses munitions n'étant pas très édifiant. Tout ce que pouvait faire la Luminescente pour l'instant était de baisser la tête et de subir.
Quelque morceaux de la vitre qui venait d'exploser sous la puissance de l'une des lignes vinrent se loger dans son avant bras, lui arrachant un gémissement de douleur. Les hommes avançaient tout en tirant quelque salves, sachant bien que, de toute manière, elle ne bougerait pas jusqu'à ce qu'ils lui tombent dessus.
C'est à ce moment là qu'elle les vit arriver. Et qu'Igniculus l'interpella.

« Géant vert en vue, commença t-il, suivit d'une Goule. Ils se sont peut-être perdus ? Les boules... »

L'ami fluorescent n'avait pas tord ; si ces deux là n'était pas amical s'en était fini d'eux. Prise entre deux feux, la gamine ne pourrait pas en réchapper. Mais, contre toute attente, les deux compagnons se postèrent non loin de sa position et commencèrent à ouvrir le feu. Sur ses ennemis.
Le Super Mutant arrosait les premières lignes d'attaquants avec ce qui semblait être un fusil d'assaut d'assez bonne qualité, qui, malgré le manque d'adresse de son propriétaire, semblait parfaitement faire son travail et força les pillards à se réfugier. L'homme nécrosé, quant à lui, faisait feu à l'aide d'un fusil à verrou. Son acuité n'avait rien à envier à celle de Dawn. Il était même sans doute meilleur qu'elle.
La grand mère sourit amèrement : ils lui sauvaient la mise pour l'instant, mais que lui réserveraient ils par la suite ? Peut-être le plus sage était de profiter du bordel pour se barrer en courant...
Enfin, pour l'instant l'essentiel était de diminuer le nombre d'assaillant. Avec toute ces lignes de tirs et ces balles perdues, s'enfuir maintenant l'aurait sûrement menée au désastre.
La petite Lumière les remercia d'un signe de tête -pas sûr qu'ils l'ais remarqué- et se dressa au dessus du capot de son abri pour tirer.
Trois balles fusèrent, et deux d'entre elles touchèrent. L'épaule d'un homme en veste de cuir pour la première et la jambe d'une vieille femme en doudoune grise pour la seconde. La troisième partit se perdre dans le dédale des ruelles qui constituaient le décor de cette bataille. Sans doute son bras égratigné l'avait faite manquer l'homme au masque à gaz qu'elle visait. Ce ne fut pas très important, car un trait d'une grande précision se logea dans la tête de ce dernier et la traversa comme une pastèque bien pleine. C'est en se cachant de nouveau et en observant la Goule qu'elle comprit qu'il fallait mieux l'avoir dans son camp.
« Vraiment pas mauvais. » se dit elle en rechargeant son arme. Igniculus siffla d'admiration.
De son côté, le Super Mutant arrosait à qui mieux mieux. Même si la précision ne semblait pas être son fort, le barrage de balle qu'il effectuait avait au moins la qualité de diminuer le nombre de tirs ennemis, ainsi que détourner l'attention des tireurs des Goules. Surtout détourner l'attention. Ce qui n'était pas plus mal, car le Méta Humain était pus costaud et résistant que ses camarades monstrueux. Et puis, il savait se mettre à couvert comme il faut.
La gamine hocha la tête après avoir recharger le barillet du Rapace et s'être massée son avant bras meurtri. Elle repartit ensuite à l'assaut.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 16:56
Je viens à bout du chargeur tambour de cinquante balles, après être disparu derrière mon abri, le magasin circulaire retourne dans l'étui à cet effet avant que je ne m'empare d'un chargeur droit de trente cartouches. Je tape un coup sur le bloqueur de culasse pour la remettre en position de tir et m'expose de nouveau ; j'épaule et tire sur tout ce qui apparaît dans mon champ de vision et qui ne me montre pas son dos, après un petit temps d'acharnement je finis par atteindre l'un des derniers qui s'abritait derrière un abri en taule rouillée. Hans de son côté se débrouille beaucoup mieux que moi et touche en pleine poitrine un raider qui s'effondre au sol, il n'en reste plus qu'un, tout les autres ont pris la fuite ou bien sont morts.
Je profite du manque d'adversaires pour me poser à côté de Hans et arroser la couverture du dernier courageux, ou inconscient, tout est une question de son point de vue. La goule recharge en un temps record son fusil avant de recommencer à tirer tandis que je prends un peu plus de temps pour sortir un chargeur, enlever celui déjà engagé et vide, le remettre dans son étui et placer le nouveau en position de tir. Même routine que pour le chargeur tambour, je cogne le bloqueur de culasse pour que l'arme soit de nouveau prête à tirer. Mon collègue me tape sur l'épaule.

-Il est bien parti pour rester planquer celui la, j'aimerais éviter de gaspiller mes munitions, va le déloger.

J'hoche la tête et commence à taper une course vers la position supposer du dernier, étrangement j'ai un vieux réflexe de piéton Parisien et vérifie à droite, puis à gauche, puis encore à droite avant de traverser la route qui me sépare de lui et lâche quelques balles à son attention pendant mon franchissement de bitume routier. Je passe l'arme en tir automatique et tape un sprint pour arriver à côté de son abri, je le choppe en train d'essayer de dégoupiller nerveusement une grenade, j'enfonce la détente, le M16 hurle comme une locomotive à pleine vitesse et je transforme en passoire le dernier assaillant. Je vérifie autour de moi que personne n'aurait envie de m'en vouloir et fonce à couvert au niveau du parking recharger, à quelques voitures d'écart de la luminescente que nous venons de secourir. Une fois à l'abri, c'est plein de tension que je recharge nerveusement avant de vérifier une nouvelle fois que personne d'hostile n'est dans les environs : passer trop de temps dans la mire métallique du flingue ça donne une vision tunnel, et quand on doit faire attention à son environnement voir le monde à travers le canon de son flingue ce n'est pas la meilleur option.

-RAS je crois.

Hans n'est guère convaincu et trottine vers la luminescente arme baissée, mais chargeur plein rien qu'à en juger la façon dont il tient son index éloigné de la détente. Je les rejoints en marchant, un peu secoué par échauffourée qui vient d'avoir lieu. La prochaine fois j'espère qu'on me laissera le temps d'enfiler un pare-balle.

-Ca va aller la dedans? Le masque ne permet pas vraiment de discerner qui se cache en dessous.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 18:21
La vieille Goule, son attention complètement absorbée par la bataille, oublia son plan initial de fuite. Allez savoir pourquoi, elle s'était mise en tête d'abattre le plus d'adversaires possible. Plus que le tireur d'élite, en tout cas. Comme s'il lui semblait normal qu'une compétition puérile et stupide de ce genre devait se créer entre deux bons tireurs. Comme quoi, parfois, elle avait toujours 10 ans dans sa petite caboche. Peut-être que l'admiration qu’éprouvait Igniculus pour le sniper sur le moment y avait joué, aussi. Toujours était il que, de toute manière, elle avait perdu le compte. Probablement avait il gagné.
C'est lorsque le dernier attaquant tomba ventre contre terre que le Méta Humain se mit à hurler « RAS je crois. » et se dirigea vers elle, bientôt rejoint par son coéquipier.

- Ca va aller là dedans ? S'enquit il après s'être penché vers Dawn.
- C'est méga moche un Super Mutant, quand même. Mais on ne peut pas dire de celui là qu'il n'est pas amène.

La grand mère observa un moment ce qui avait autrefois été un homme. Il y avait en effet beaucoup à observer. Il devait bien faire deux mètres et quelque, autrement dit un titan colossal au regard de la Luminescente. Sa face blanchâtre à l'allure reptilienne était sertie de deux billes aux couleurs d'acier, et elle put presque discerner des écailles ici et là. Autant d'élément d'une particularité peu commune pour un Super Mutant. Le petit détail supplémentaire venait de son odeur : tabac froid rehaussé de quelque chose de plus frais. De la menthe, peut-être ?
Son acolyte était plus secret. Le visage recouvert d'un masque à gaz, il était impossible de savoir à quoi il ressemblait. L'orpheline ne put définir son identité qu'en observant ses mains ; putréfiée comme les siennes. Il était paré d'un long trench coat bleu marine du plus bel effet.
La petite Goule jaugea plus encore ses interlocuteurs. Etaient-ils dignes de confiance ? N'allait ils pas lui foutre une balle dans le dos à la première occasion ? Mais elle réfuta cette idée. Déjà parce que ces derniers l'avait secouru et qu'en plus était désireux de connaître son état de santé. Mais, plus convainquant encore, ils pourraient tout simplement l'occire immédiatement, sans préambule ni cérémonie. Ce n'est pas avec son épée brisée, ses seize balles et sa fatigue qu'elle aurait put riposter, de toute façon.

« Ca va, merci pour le coup de main, dit elle en massant de nouveau son avant bras. J'imagine que je vous dois quelque chose ? »

Elle disait ça plus par circonstance et politesse que par réelle intention de donner. Ce n'est pas comme si elle roulait sur l'or, de toute façon. Douze capsules étaient sans aucun doute une bien maigre récompense en échange d'une vie.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 19:17
Hans hausse les épaules, moi aussi après que nous ayons échangé un bref regard : ce n'est pas comme si j'étais en mesure de pouvoir demander quelque chose tout en restant un type bien. De toute façon si j'ai sauvé quelqu'un ce n'est pas pour lui demander une faveur en retour, si j'avais besoin de matériel j'aurais juste tué tout le monde. De toute façon pour l'instant je n'aie besoin de rien et ce n'est pas dans mes habitudes de faire le travail à moitié, quand je vois l'état assez pathétique de son bras. Je pose un genou à terre pour mettre à sa hauteur et voir d'un angle un peu plus proche du sol le membre blessé avant de la regarder.

-Tu ne nous dois rien. On habite dans le coin c'est un petit peu notre devoir que de garder le voisinage propre.

Ils ne l'ont pas loupé pour son bras, l'Allemand se racle la gorge avant de prendre la parole avec toujours son éternel accent haché.

-Vous devriez venir avec nous, qu'on puisse s'occuper de votre bras en paix. J'ai déjà vu assez de blessures comme ça pour savoir que même sur une goule ça peut faire du dégât. Il met son fusil en bandoulière avant de sortir son fameux paquet de clopes. J'ai l'impression de sentir mon irradiation tant le radium est puissant. Il tend le paquet à l'inconnue. Pour faire passer la douleur, il n'y a pas que du tabac dedans. Je m'appel Hans au passage.
-Seraphin, enchanté malgré les circonstances.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Lun 12 Juin - 22:47
La petite Goule observa les deux compères échanger un regard entendu, puis elle sursauta quand le géant posa un genoux au sol afin de rapprocher son visage. C'est qu'une énorme masse comme cela pouvait faire peur quand elle s'approchait, surtout quand on ne mesurait pas plus d'un mètre vingt. Et ce bien que le Méta Humain soit moins large que la plupart de ses confrères.
Dawn se rendit compte qu'il examinait sa blessure de plus près. Effectivement, elle était plus mal en point qu'elle ne le pensait. Un liquide d'une couleur étrange, mélange d'écarlate et d’émeraude, commençait à goutter sur le sol dans un plic ploc entêtant.

- Tu ne nous dois rien. On habite dans le coin c'est un petit peu notre devoir que de garder le voisinage propre.

La Luminescente esquissa un pas en arrière. Le timbre et le volume de la voix du Super Mutant l'avait surprise, mais elle put discerner avec conviction la senteur fraîche qui émanait de lui. Il s'agissait bien de l'odeur doucereuse de la menthe. Le titan blanc avait bon goût, mais elle se demandait bien où il pouvait se la procurer. L'Anglais que parlait le colosse était teinté d'une légère touche Francaise, ce qui n'était pas vraiment rare dans cette partie du continent.
En tout cas, elle ne leur devait rien, apparemment. C'était une bonne chose, parce qu'elle n'avait rien justement. En tout cas rien dont elle voulu se séparer gratuitement. « Je suis tombée sur de bons samaritains, il semblerait. »
Son compagnon de Goule éclaircit sa voix rauque pour prendre la parole.

- Vous devriez venir avec nous, qu'on puisse s'occuper de votre bras en paix. J'ai déjà vu assez de blessures comme ça pour savoir que même sur une goule ça peut faire du dégât, dit il en marquant une légère pause.
- P'tete pour les sous Goules comme toi, asséna le Foyer fluorescent, mais pas pour ma petite protégée, n'est-ce pas ? Conclut il en regardant son hôtesse.

L'homme se mit à fouiller son trench coat après avoir placé son fusil en bandoulière, ce que la fillette trouva suspect. Elle n'arrivait pas non plus à mettre le doigt sur l'accent tranchant et presque brutal de l'étranger et ça l'agaçait. Il lui tendit finalement un paquet de blonde.

- Pour faire passer la douleur, expliqua t-il. Il n'y a pas que du tabac dedans. Je m'appelle Hans au passage.
- Seraphin, enchanté malgré les circonstances, s'empressa d'ajouter le Super Mutant.

Hans et Séraphin. Le prénom du titan confirma l'origine qu'avait soupçonné l'orpheline en premier lieu. Mais Hans ? Elle n'arrivait toujours pas à mettre le doigt dessus. Sans doute un pays limitrophe à la France...
C'est en les toisant plus encore qu'elle se rendit compte qu'ils attendaient.

- Non merci, commença t-elle en voulant refuser la cigarette qu'on lui tendait. Moi c'est Dawn. C'est un plaisir de connaître le nom de mes sauveurs, mais malheureusement...

Sa phrase resta suspendue dans le vent alors qu'elle comptait refuser l'offre d'hospitalité des deux hommes, si on pouvait toujours les appeler comme cela. Un souvenir vint bousculer ses pensées: on lui avait dit qu'un armurier de talent se trouvait sur les quais, sur un bateau précisément. Un certain Mauser, quelque chose dans le genre. Un nom qui avait, par ailleurs, la même résonance exotique que celui de la Goule masquée en face d'elle. C'était peut-être une bonne idée de les suivre, mais elle resterait sur ses gardes tout le long du trajet. Après tout, Migi avait grandement besoin d'un bon retapage.

- Finalement, je vais goûter à ces trucs, décida t-elle, enjouée, en attrapant une des cigarettes juste avant qu'elles ne retrouvent leur place dans la poche de Hans. C'est loin, chez vous ?

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Mar 13 Juin - 12:19
Hans lui tend son briquet avant de me proposer à moi aussi une autre clope, je refuse d'un geste de main avant qu'il ne range le paquet dans sa poche. Si on approchait un dosimètre de nous je suis certains qu'il se mettrait à s'énerver tant mon collègue apprécie de bourrer au radium ses tiges, je me relève et regarde l'endroit par lequel nous sommes revenus. Non, nous n'habitons pas très loin, moins d'un kilomètre, en cinq petites minutes de marche c'est réglé. Je détaille du regard un instant la luminescente : la tenue est particulière mais pas forcément surchargé, autant esthétiquement que d'un point de vue purement pratique, c'est pas encore un uniforme militaire mais on est encore très loin de la tenue d'apparat de certains mercenaires qui aiment se trimbaler avec du matos ostensiblement inutile. Je range dans mon dos mon M16 donc on peut distinguer le canon porté au rouge à travers le grillage du garde main, un peu de repos ne lui fera pas de mal si je veux éviter qu'il me pète à la gueule de façon imminente.

-Non c'est pas loin du tout, à peine trois minutes de marche. On habite dans un bateau à...
-On colloc' un bateau. M'interrompt Hans. C'est vrai, il n'aime pas quand je fais des formulations de phrases qui pourraient laisser penser qu'on est homo.
-On se partage un paquebot sur les quais, comme ça on a de l'eau a volonté pour toutes les choses dont on a besoin : distillation sous vide, refroidissement métallurgique, entretien du matériel, et on a aussi du sel pour la nourriture.

On commence à se mettre en chemin en taillant une ligne droite jusqu'aux quais puis en longeant le bord de l'eau, on devrait aboutir assez vite à notre navire qui ne fonctionne plus depuis un long moment, mais sert quand même bien de logis.

-Et au fait Dawn, qu'est-ce qui peut amener quelqu'un comme vous aussi près des quais? D'habitude ceux qui traînent ici passent me voir ou vont directement piller les tankers abandonnés à leurs risques et périls.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Mar 13 Juin - 13:21
La petite Lumière se saisit du briquet gravé d'un Aigle bicéphale tandis que Hans l'une de ses Gainz' à son acolyte, qui refusa poliment. Ils n'étaient pas de mauvais bougres, à première vue en tout cas.
Pendant que le Super Mutant lui expliquait qu'ils n'habitaient -pardon, cohabitaient- pas très loin, elle en profita pour ranger son matériel et examiner plus encore la cigarette qu'elle tenait entre son pouce et son index. Le géant parla d'un bateau comme lieu d'habitation, ce qui rappela énormément la description qu'on lui avait faite de Mauser. Sa bouche s'ouvrit mais se ferma aussitôt, jaugeant que ce n'était peut-être pas le bon moment pour demander ce genre de renseignement. Son attention se focalisa de nouveau sur la clope.
Cela faisait bien des années qu'elle n'avait pas touché à ces tiges là, elle devait bien avoir la vingtaine ou un peu moins la première fois qu'elle le fit. Un sourire nostalgique s'afficha sur ses lèvres lorsqu'elle repensa à ce moment, ce que ses nouveaux compagnons ne purent distinguer à cause de son masque. Penser à Axel lui était toujours incroyablement bénéfique. C'était, par ailleurs, assez ironique qu'après de nombreuses, nombreuses années ce soit encore une Goule qui lui propose de fumer. Elle eut subitement l'envie d'écouter « Hooked on a feeling » de Blue Swede et de danser frénétiquement sur l'air entraînant de cette mélodie.
Séraphin termina ses explications en admettant les côtés pratiques de vivre sur un paquebot, ce qui avait en effet l'air agréable, et ils se mirent en route.
C'est en arrivant aux quais après seulement quelque minutes de marche pour le moins tranquilles que le titan d'albâtre brisa le silence.

- Et au fait Dawn, qu'est-ce qui peut amener quelqu'un comme vous aussi près des quais? Demanda t-il sans gêne. D'habitude ceux qui traînent ici passent me voir ou vont directement piller les tankers abandonnés à leurs risques et périls.

« Passent me voir ? » se répéta la Luminescente. « Tu es donc quelqu'un de si spécial, Séraphin ? ». Elle ne put s'empêcher de remarquer que ses nouveaux compagnon ne cessaient de jongler entre le vouvoiement et le tutoiement. On aurait dit de jeunes adultes s'adressant à leur semblables, oscillant entre la politesse et la familiarité sans vraiment savoir ce qu'il fallait choisir. Elle sourit. La compagnie de ces deux hommes n'était pas pour lui déplaire. La grand mère décida de trancher pour eux.

- Vous pouvez me tutoyer, les gars. Vous m'avez sauvé les fesses tout à l'heure, j'imagine que ça nous rapproche un peu, non ? Et puis, je dois bien être 20 fois plus jeune que vous ! Termina t-elle en riant.
- Hey, la pré-pubère, t'as les joues roses, tiqua la sphère radiante, sans doute froissée par le petit gloussement de sa partenaire. Et puis, t'oublie quelque chose.

C'était vrai, elle n'avait toujours pas allumé sa cigarette. Hans avait terminé la sienne depuis un moment, lui. Elle se souvenait comment cela lui avait fait cracher ses poumons la première fois, aussi elle appréhendait un peu. Mais bon, quand faut y aller...
La flamme lécha la tige de feuille et de tabac, la faisant légèrement crépiter -ce qui était un peu étrange, d'ailleurs- et forma quelque volutes éparses de fumée.

« A la base, reprit la récupératrice avant de se soumettre au supplice de la cigarette, j’accompagnai une caravane qui devait se rendre aux quais, justement. A mi chemin on à été attaqué par les types qu'on a descendu tout à l'heure. Tout les caravaniers, et même les gardes, n'ont pas fait long feu. C'était une bonne embuscade, il faut dire. Aucun d'entre eux ne s'y attendait. Pas un seul ne s'en est sortit, ajouta t-elle avec de l'aigreur dans la voix. Moi j'ai profité de ma silhouette naturellement discrète, enfin, quand il fait pas nuit, ajouta la fillette plus bas, pour m'enfuir. Mais ils m'ont bien vite rattrapée. La suite, vous la connaissez. »

Le briquet retrouva sa place contre la cuisse de la Goule au masque à gaz tandis qu'elle tira une première bouffée, provoquant une longue quinte de toux. Anormalement longue d'ailleurs. Le sang lui montait au cerveau, son cœur commençait à battre un peu plus fort. Un vertige lui fit tourner la tête et elle chancela. « C'est la nicotine, ça ? ». Mais c'est lorsqu'elle sentit se peau briller plus fortement et qu'elle entendit le soupir de plaisir d'Igniculus qu'elle comprit que quelque chose n'allait pas.

« Qu'est-ce que vous foutez dans vos cigarettes ? » s'enquit elle sur un ton accusateur.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Mer 14 Juin - 17:46
Beaucoup de remarques et puis pour terminer une question un peu trop agressive à mon goût, je fais la moue en constatant qu'Hans n'a pas l'air décider à parler d'autre chose que de clopes, je prends les devants, et, empêchant un silence gênant de s'installer, commence à répondre à toutes les interrogations de la goule. Sauf celle concernant les clopes, puisque je ne suis pas vraiment un expert la dedans, hormis dire "c'est du radium", je ne serais pas trop en mesure d'expliquer les dosages, ni les effets précis qu'il a sur l'organisme des goules, donc je vais me taire la dessus et rester dans mon domaine d'expertise. Je me retourne vers Dawn, et marchant à reculons, fait lumière sur les diverses questions qu'elle a exprimé.

Mes condoléances pour tes collègues et ce qui leur est arrivé, si tu veux on reviendra plus tard sur les lieux pour leur donner une sépulture décente. Et aussi les vider de leurs munitions, même si c'est glauque à dire, il n'y a pas de petit profit. Pour les clopes... C'est pas uniquement la nicotine qui fait ça, en effet.

Hans se retourne alors que je marche de nouveau dans le bon sens de la bonne manière, l'Allemand se racle la gorge.

-Je t'avais dis qu'il n'y avait pas que du tabac dedans : je rajoute du radium pour l'effet anti-douleur, en tant que goules les radiations nous régénèrent, donc je me permets de garder un paquet de clopes au radium sur moi pour... La détente et les instants ou voir une plaie se refermer un peu plus vite que d'habitude est critique, les stimpack c'est bien mais c'est pas toujours facile appliquer sur une peau cratérisée. Vu l'état de ton bras, à mon humble avis d'Allemand. De nazi? Je pense que ça valait mieux pour toi de hausser temporairement le compteur geiger et que tu évites de tenir le bras en saignant et que ça cicatrise plus vite. Ca ne diminue pas vraiment la durée de vie des goules avant que tu ne demandes : je m'en fais une par jour depuis un an, je suis toujours la. Hans prend conscience du 44 magnum de son interlocutrice. Navré herr Dawn si ce n'est pas à votre goût, j'essaie de bien faire.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Mer 14 Juin - 22:32
Une sépulture décente... Ce n'était pas une mauvaise idée et elle hocha la tête en signe d'assentiment. Même si ces gens ne représentaient, au final, rien aux yeux de Dawn, ils méritaient tout de même ce dernier service. Surtout au regard de l'échec de la mission de la gamine, qui consistait à les protéger. Elle se souvint que ces derniers ne lui avaient pas vraiment fait confiance sur ce point... ils avaient eu raison.
Hans lui expliqua le contenu de ses fameuses cigarettes. Du radium. Ce composant peu banal surprit la Luminescente, qui éprouva de la colère contre la Goule sur le coup. Elle se reprit rapidement, consciente qu'il ne pouvait savoir que ce genre de petite surprise avait quelque fâcheuses répercutions sur l'enfant. Il précisait que cela avait quelque effet anesthésiant, et il était vrai que l'orpheline ne sentait plus beaucoup les picotements dans son avant bras. Sans doute était-ce vraiment efficace, après tout. « Mais es-tu au courant que ça accélère ta transformation en bête sauvage ? » ajouta t-elle pour elle même.
L'homme au trench coat se définit comme étant Allemand, ce qui souleva les questions que se posait la grand mère sur ses origines. Elle n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer des gens venants d'Allemagne dans ses aventures, c'était sans doute pour cela qu'elle n'avait pas reconnut l'accent haché de l'homme.
Il termina en s'excusant, justifiant son acte par un « je voulais bien faire », qui était sans doute authentique. De plus, la Goule la taxa d'un qualificatif au résonance inconnues -sans doute venait il de la langue natale de ce dernier- que Dawn perçut comme une marque de respect. Enfin, étant donné les connaissance de la petite Lumière de la langue germanique, ça pouvait tout aussi bien être une insulte que tout autre chose. Elle remarqua, par le fait, que Hans avait encore un peu de mal à choisir entre le « vous » et le « tu ». La gamine ne le fit pas remarquer, elle préféra laisser le temps au temps.

- T'en fais pas, Hans. J'apprécie le geste. C'est juste que... commença t-elle, hésitante. C'est juste que la radioactivité peut avoir des effets disons... indésirables sur moi, c'est tout.
- C'est de moi que tu parle ? Fulmina l'orbe vert.

Mais l'enfant décida de l'ignorer, pensant à juste titre qu'il ne valait peut-être pas passez pour une folle et commencer à parler « toute seule » tout de suite. De plus, elle se sentait légèrement désorientée à cause du radium. Des murmures et des voix commençaient à la harceler dans son crâne. Néanmoins, elle décida de venir à bout de la cigarette radiante. Un cadeau ne se refuse pas, en particulier lorsqu'il est déjà à moitié consommé.
Bientôt ils arrivèrent en face d'une embarcation de taille tout à fait respectable et presque propre. L'endroit semblait avoir été retapé il n'y a pas très longtemps. La Luminescente jeta son mégot dans l'eau sombre du port. Ce dernier s'éteignit en grésillant.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Ven 16 Juin - 9:26
On arrive à la maison : un paquebot qui mériterait quand même qu'on lui redonne un peu plus qu'un coup de peinture et un passage de serpillière, refaire le plancher, les escaliers, l'électricité. On entre par une passerelle en bon état malgré le patch work d'acier, de bois et de plastique qui constitue la partie sur laquelle nous marchons, les gardes-fous sont d'origine, recouvert d'une couche de rouille noire protectrice, on pénètre dans les installations. Je descends des escaliers dont certaines marches sont à moitiés bousillées par le temps et les passages répétés de clients, quelques lampes halogènes projetant leur lumière vers un plafond immaculé de toute toile d'araignée et de crasse mais pourtant amoché lui aussi par le temps. Puis vient la porte de sécurité typique de tout les navires, on s'arrête net devant, je commence à chercher à tâtons le mécanisme d'embuscade, au bout d'un moment je choppe le fil déclencheur entre la claymore et le remonte jusqu'à la planque explosive : j'écarte un panneau de tôle et débranche le fil. Maintenant je peux ouvrir la porte sans me prendre une boite à mitraille entière dans le dos, et aussi l'explosion d'un kilos de plastique explosif.
J'ouvre, on entre. J'allume les lumières de l'atelier, apparemment Tina est en train de pioncer, tant mieux, ça évitera une dispute en présence d'une invitée. Hans se décide à prendre les devants et nous fait signe de nous asseoir sur une table alors qu'il se dirige naturellement vers la cuisine. On traverse l'atelier qui grouille de machines-outils, d'une forge, d'un soufflet, de clefs allen, anglaises, d'un peu tout les outils imaginables. On va dans la partie secondaire dédié aux négociations et aux aspects moins "solennels" du métier d'armurier et on se pose autour d'une table basse, sur des sofas fatigués mais pas pour autant défoncés par le temps.
C'est con mais j'ai une impression de déjà vu, comme si il y a six mois je faisais déjà cette merde. Dreyse m'en avait parlé, que lui aussi parfois il avait l'impression de revivre le même instant mais quelques mois plus tard, ou bien alors que des gens disparaissent sans crier gare en plein milieu d'une conversation. J'hausse les épaules, il y a certaines choses que seul la connerie peut justifier.

-Café? Bière?
-Café.
-Dawn? Un rafraichissement?

La bière dès le matin c'est trash, extrêmement trash vu la qualité des spiritueux d'aujourd'hui, je regarde ma montre, il n'est même pas neuf heures, on ne va quand même pas étudier la fermentation alcoolique du houblon si tôt, si?
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Ven 16 Juin - 16:13
La bâtiment, bien que propre et retapé sommairement, se présentait tout de même comme une vieille relique d'un monde passé. Alors qu'ils empruntaient l'escalier permettant de pénétrer dans le navire, Dawn put remarquer à loisir l'état de délabrement avancé de certaines de ses parties. C'est avec une appréhension retenue qu'elle descendit les marches fatiguées de l'escalier de bois, craignant à chaque instant le possible effondrement de celles ci. En particulier lorsque le Super Mutant les déambula avec une nonchalance remarquable.
Une porte d'acier leur bloquait le passage mais au lieu de simplement l'ouvrir, Séraphin semblait fouiller et trifouiller pour finalement désactiver ce que la Luminescente interpréta comme un piège à l'ouverture. Sans doute craignaient ils quelque visites surprises des pillards du coin. C'est en pénétrant dans la cabine et après que le propriétaire -ou locataire, la grand mère n'était pas sûre d'avoir compris- alluma les lumières qu'elle tilta. Ces gens étaient en fait des armuriers, c'était en tout cas ce qu'elle put déduire en voyant l'atelier. La vision d'une forge et de toute sorte d'outils différents le lui confirma, quelque instant plus tard, lorsqu'ils traversèrent plusieurs pièces d'affilé.
La petite Lumière prit place sur un des sofas délavés mais confortable que l'un de ses hôtes lui désigna. Elle ne put ne pas remarquer l'expression perplexe sur le visage -pourtant naturellement inexpressif dû à sa nature mutée- du Méta Humain lorsque celui ci s'installa à son tour. C'était un peu comme si ce dernier se remémorait quelque chose. Entre temps, Hans avait disparut dans une pièce annexe pour faire de nouveau son apparition, proposant quelque chose à boire.

« Bien volontiers, répondirent en chœur l'orpheline et l'enfant. Toute cette agitation m'a donné soif... Vous avez du Nuka ? »

La Goule disparut de nouveau à la recherche d'un café pour monsieur et d'un soda pour madame, bien qu'elle ne soit pas sûre qu'il s'en trouvait quelque uns dans le frigo. C'est en tout cas comme ceci qu'elle déchiffra le haussement d'épaule de l'Allemand. Le Français, quant à lui, l'observa pendant qu'elle découvrait son bras meurtrit. Une croûte sèche et verdâtre avait déjà commencée à se former autour des petits morceaux de verres incrustés dedans, attestant de sa régénération plutôt rapide ainsi que de l'efficacité des tiges radioactives. Elle pesta dans sa barbe, ça n'allait être que plus douloureux de nettoyer tout ce merdier.

« Alors comme ça vous êtes armuriers ? Vous vendez aussi, n'est-ce pas ? J'ai récupéré quelque petites choses dernièrement, ça vous dérangeraient d'y jeter un œil ? » Demanda t-elle en posant son sac sur la table basse.

Ce n'était pas vraiment pour cela qu'elle était venue, en premier lieu, ni les vendeurs auquel elle avait pensé pour refourguer son matos -elle ne connaissait même pas leur existence avant aujourd'hui- mais sans doute feraient ils l'affaire. Au pire des cas, l'échoppe de Mauser ne devait pas se trouver bien loin. Mais la récupératrice balaya cette idée dans un recoin de sa tête, elle devait bien ça à ces braves gens. Ce n'était pas tout les jours qu'on lui sauvait la mise...

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Mar 20 Juin - 13:49
Dawn remarque que nous sommes vendeurs d'armes et si nous faisons aussi dans l'achat de matériel vu sa demande et la façon dont elle pose le sac sur la table, je souris, bien sûr que oui elle peut me vendre des choses inversement ; tout est bon à revendre ou presque, l'inverse est vrai aussi. J'ai bien tenté de vendre une fois du sable à un super mutant, alors bon, du vrai matos c'est largement plus dans mes cordes. Hans m'apporte un café et à mon interlocutrice un nuka cola, le fait que la boisson soit fluorescente ne me rassure pas des masses. Non pas que je sois inquiété de boire du nuka cola, j'ai déjà goûté, mais moi et les boissons luminescentes ce n'est pas le grand amour, sans doutes parce que la première que j'ai bu en fait était de l'eau tout ce qu'il y a de plus normal avec un énorme ver radioactif tout luisant et huileux à l'intérieur.
Je me permets un un haussement de sourcils inexistant en voyant toute l'artillerie qu'elle me débarque de la : un fusil à levier en 45-70, un fusil à pompe en calibre 12, 27 cartouches brenneke de calibre 12, un réacteur à fusion, du cuir de croco, des bouquins en braille.

-Ah oui quand même. Je fais le décompte de tout ça.

A compter de trois capsules par cartouches, on se retrouve à une centaine de capsules environ. En rajoutant le fusil à levier en 45-70 et le fusil à pompe en calibre 12, un Benelli M4 en relativement bon état si on excepte la crosse qui a pris un peu cher. Autant le fusil à levier je peux le solder à 50 capsules, autant le Benelli M4 en vaut au moins 400 capsules. On arrive quand même déjà à la somme rondelette de 550 capsules.
Ensuite : le réacteur à fusion on rajoute 100, le cuir de croco a 50 parce que les fameuses vertus pare-balle des crococlaw c'est du flan.
Les livres en braille ça va se négocier avec Mauser mais je pense que pour ça, on va se baser sur les tarifs de l'ancien monde : cinquante capsules.
Après un bref calcul, on arrive à 750 capsules bordel.

-Tout ça vaut environ 750 capsules. C'est une sacré armurerie que voilà.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Jeu 22 Juin - 16:12
La boisson radioactive se posa sur la table avec un bruit pour le moins agréable à l'oreille. La Goule remercia Hans d'un hochement enjoué de la tête et ouvrit la bouteille. L'armurier, quant à lui, se mit à compter une à une les bastos que lui avait ramené la récupératrice. Il estima le fusil à levier et le fusil à pompe, pour enfin terminer par les objets de secondes main. Dawn le laissa examiner le matos, elle était là pour ça de toute façon. De fait, ça l'arrangeait bien d'être tombé sur un revendeur de façon complètement aléatoire. Elle se trimbalait tout ce tintouin depuis un temps déjà, et, bien qu'elle le déposait régulièrement dans des endroits plus ou moins sécurisé afin de reposer son dos meurtri, ce dernier la lançait continuellement. Les petites filles, comme les vieilles grand mère, ne sont pas vraiment faites pour le port de charge. Malheureusement, la petite Lumière était les deux à la fois. Elle eut soudain une pensé pour l'Irlandaise. « Dunlaith ». Cela faisait un moment qu'elle ne l'avait pas croisé, et même son appartement était vide désormais. Ou donc avait elle bien pût passer ? C'est comme ci l'ex négrière au scaphandre avait disparut de la surface de la Terre. Peut-être d'urgente affaire l'avait forcé à quitter la ville ? Mais Dawn réfuta cette idée. Il était plus probable qu'elle se soit tirée pour fuir un des gros bonnet du coin. Elle avait un passé chargé, après tout. Cela pouvait tout aussi bien être sa quête de Julius Haber qui l'avait poussée à partir. Oui, c'était probablement cela.
Une fois que Séraphin eut terminé d'identifier et de poser un prix sur chacun de ces objets, il lui annonça directement la couleur. Le prix de la revente était assez impressionnant, et la gamine faillit s'étouffer avec son Nuka cola.

- Putain, on est riche ! S'exclama son Foyer de compagnon. Marchande un peu, on ne sait jamais. Les Super Mutants n'ont rien dans l'poix-chiche, y'a moyen de gagner plus si on le voulait !
- C'est un beau montant que tu me proposes là, Séraphin. Ne t'es tu pas trompé dans le décompte ?

C'est fut après que l'armurier hoche la tête en signe de négation qu'elle se ravisa. Ce dernier affichait une expression perplexe sur le visage -en tout cas c'est ce qu'il semblait à la Goule- tandis que la grand mère déglutit. Bien sûr qu'il ne s'était pas trompé, c'était un professionnel après tout.
Elle sirota un peu plus son Nuka tout en détournant les yeux pour cacher sa gêne, puis se tourna de nouveau vers le titan couleur d'albâtre.

- A vrai dire, ça fait beaucoup de capsule à transporter... A la rigueur, je pourrais peut-être effectuer quelque achats chez vous ? Demanda t-elle d'une petite voix. J'ai entendu dire que les différentes armées en faction en Louisiane aimaient se balancer des gaz militaires sur la tronche, vous ne pourriez pas modifier mon masque afin que je ne craigne plus ce genre de désagrément ?
- T'oublie quelque chose : marchander, la vieille. Une occasion comme ça ne se représentera pas demain, la veille.

C'est en éludant la remarque d'Igniculus qu'elle posa son épée brisée sur la table, prévenant également la réponse qu'aurait put lui donner le géant. Elle n'avait pas terminé.

- Je ne sais pas sur vous faites dans la ferronnerie, mais j'aimerais que tu jettes un coup d’œil à ça, continua t-elle en tapotant les morceaux de métal brisé. J'aimerais que vous lui redonniez, si possible, une nouvelle vie. Peut-être en faire une arme plus maniable et légère ? Plus solide, aussi... Avez vous quelque armure ou des gilet en kevlar ? Cela m'intéresserait aussi. Et enfin, des munitions de .44. Je n'en ais presque plus... C'est beaucoup de demandes, désolée, ajouta t-elle en papillonnant des paupière dans une vaine tentative de paraître plus jeune.


P.S [HRP]: Tu peux retirer 5 muns du pompe de tes comptes? J'ai un RP avec Kim et Xiang qui se passe avant, et à peine il commence que c'est déjà la merde... J'vais sans doute utiliser ces 5 balles ^^ Thanks buddy


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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Jeu 22 Juin - 18:00
-Hans, va me chercher le pare éclat en aramide, les plaques ballistique de catégorie 4 et 5, un masque à gaz russe, une boite de 44 magnum et une... J'hésite. Ouais, va me chercher aussi une épée bâtarde s'il te plaît. J'ai tout ce qu'il faut, ça me dérange pas de faire une présentation du matériel, c'est moi qui le conçoit ou bien l'entretient, j'en tire une certaine fierté je l'avoue.

La goule s'exécute sans un mot et amène au fur et à mesure le matériel alors que j'essaie de reconstituer le puzzle que représente cette épée, tout en ramenant les différents morceaux la où ils devraient être, je commence à lui faire la présentation du matériel, dans l'ordre. D'abord le masque à gaz, j'arrête de jouer au puzzle avant de prendre son masque en main et de le regarder sous tout les angles avant d'en déduire ce qu'il faudrait lui faire pour qu'il devienne étanche et protège des attaques chimiques.

-Alors en partant du principe que le masque épouse parfaitement la forme du visage, il faut que je rajoute un joint de caoutchouc autour de sa périphérie pour qu'il n'y ait aucun appel d'air, ensuite soit on le branche directement à une bouteille d'air comprimé avec un détendeur pour que tu aies plusieurs heures d'autonomie dans des environnements gazeux et sous-marins. Soit on part sur un masque qui fonctionne avec des filtres à charbon actif, ça te protégera de l'immense majorité des attaques biologiques et chimiques, tu seras plus légère mais pas protéger des environnements ou la qualité de l'air lui même est menacé. Donc si t'as un masque à gaz et pas à oxygène dans un incendie t'es chances de mourir d'asphyxie sont encore plus fortes que si t'en avais pas vu les difficultés à respirer correctement avec un masque de combat. Je me racle la gorge, j'ai pas terminé la liste des emmerdes que procurent un masque de protection chimique. Dans les deux cas on a dix heures d'autonomie environ, cinq heures pour le masque à gaz si vraiment t'évolues dans un environnement saturé en toxines. Pour éviter qu'à force de respirer dedans et de suer tu finisses aveugle à cause de la buée sur les verres je mettrais un petit ventilateur pour brasser l'air et aider à respirer correctement, avec aussi une ouverture hermétique pour pouvoir boire avec un câble qui se relie à une gourde. Oui oui, avoir un masque à gaz qui n'est pas emmerdant au combat c'est un investissement assez onéreux, de deux cents capsules. Bon. Je pose le masque de côté et ramène à moi la veste en fibre aramide.

Ou pour le commun des mortels, une veste pare-éclat. C'est une sorte de gros plastron semi-rigide assez épais qui même s'ils ne gênent pas l'amplitude des mouvements, peuvent s'avérer chiants sur le long terme. Surtout qu'ils tiennent chaud.

-Pour les protections j'ai des vestes en fibre aramide, c'est à dire des gilets pare-éclat qui protègent le torse, la base de la gorge et les épaules. A courte portée ça protège des shrapnels, des explosions de grenades, des tirs à la grenaille et si quelqu'un tente de te foutre un coup de taille avec une lame, où alors un coup de poing, de marteau ou d'une quelconque arme contondante, ça va arrêter le coup même si c'est pas vraiment fait pour ça à la base. Pour m'être déjà pris un coup de pied dans le ventre avec ça, j'ai pas senti grand-chose. A longue et moyenne distance ça protège aussi des munitions de pistolet même si c'est pas une raison de tenter le diable avec. C'est relativement léger vu que c'est uniquement du tissu. Devant et derrière, il y a des pochettes pour glisser des plaques protectrice. J'attrape la catégorie 4, qui est en fait un morceau d'acier soigneusement découpé à la meuleuse et passé au vernis protecteur pour éviter qu'il ne rouille. Une plaque qui protège tout le torse et fait cinq millimètres d'épaisseur. C'est la protection lourde la plus répandue : t'arrêtes les tirs de fusil d'assaut lourd et des fusils à lunette de calibre standard. Dans les fusillades à deux cent mètres et plus, avec le bon angle il se peut même que la balle qui t'atteigne ricoche et que tu ne sentes même pas l'impact. C'est assez lourd à se trimbaler mais c'est robuste, j'ai les mêmes en céramiques, beaucoup plus légères mais qui ont tendance à se casser au deuxième voir troisième impact. Je mets la plaque de catégorie 5 à la verticale et lui montre la coupe : deux plaques de catégorie 4 avec entre chaque un centimètre de fibre aramide. C'est le mieux que je puisse fournir qui reste réellement raisonnable on va dire, avec ça ou tu peux encaisser un tir de fusil à pompe à bout portant et en sortir indemne si on excepte que vous serez projeté par terre, et la protection encaisse à peu près tout ce qui existe dans les calibres d'armes à main. A savoir que dans tout les cas avec une plaque de protection lourde standard tu ne crains plus rien des coups de couteaux, d'épée et autre hachoirs, celui qui réussira percer ça avec une arme blanche il aura sorti la hallebarde. Pour la veste en fibre aramide j'ai aussi des protections à scratch qui s'adaptent aux bras et aux jambes.

Passons au 44 magnum, je sors la boîte et j'en extirpe deux cartouches. Une à tête ronde classique, une avec une pointe métallique orangée au bout, une pointe en laiton.

-Pas grand chose à dire, si ce n'est que si tu comptes faire exclusivement usage du 44 magnum dans ton revolver j'ai des munitions à pointe, ça a une trajectoire de tir plus plate, ça cogne plus fort parce que ça garde l'énergie du tir plus longtemps et ça fait plus de dégâts. Par contre ça peut pas servir dans une carabine à levier ou tout autre arme ou les munitions sont en file indienne les unes derrière les autres dans un tube. Je les vends au même prix que les munitions classiques.

Pour être franc ça me broie les couilles de ne pas pouvoir les vendre plus cher à cause de tout les gens qui pensent que parce qu'on les utilise dans moins d'armes possibles, ça justifie qu'on doive les vendre au même prix même si elles cognent bien plus fort. Maintenant, l'épée, je l'invite à jeter un oeil sur l'épée longue.

-Oui, je peux facilement la reforger pour qu'elle soit plus légère, plus maniable mais aussi plus diversifiée. Le fait qu'elle ait une morphologie de hachoir surdimensionné lui permet de cogner plus fort mais pour récupérer un coup foiré ou exécuter une parade un peu technique c'est mort. Je peux la refaire d'origine ou alors lui donner une structure d'épée longue européenne : avec on pouvait les attraper par la lame pour se servir de la garde comme d'une tête de massue et éclater les chevaliers qui se pensaient à l'abri derrière une énorme armure de plate sans pour autant se priver de découper la piétaille qui portait des plastrons de cuir. Le pommeau peut se dévisser à la main pour s'en servir comme d'une dague cachée ou alors au contraire le lancer à la gueule de quelqu'un vu que ça reste un contrepoids. Bon après j'ai sélectionné ce qui semblait le plus adapter à tes demande. N'hésite pas à faire un tour dans l'armurerie si tu veux voir s'il y a autre chose qui puisse répondre à ta demande.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 24 Juin - 22:47
Effectivement. L'enfant n'était pas mal tombée. Ces types étaient des professionnels, et l'expertise des armes de Séraphin n'aurait sans doute trouvée aucun rival digne de ce nom sur ces quais. Ou alors peut-être ce Mauser. « C'est drôle, pensa t-elle en y réfléchissant, les deux armuriers du coin possèdent tout deux un bateau, sont des Métas Humains et en plus sont intarissables bourrus d'engin de mort. Comme quoi... ». Elle se demanda si les deux était en compétition frontale ou bien s'ils coopéraient afin de faire grimper certains prix. On sait jamais, une coopération sous le manteau peut donner matière à beaucoup de profit.
La Luminescente écouta patiemment le titan blanc lorsqu'il lui exposa ses différentes options. Elle hochait la tête, faisant signe qu'elle comprenait ce qu'on lui racontait. Elle jetait de temps en temps des coups d'oeil en directement d'Igniculus, mais ce dernier était incroyablement calme depuis qu'ils avaient atteint le paquebot. Avait il le mal de mer ?

Bien entendu, lorsque le revendeur lui proposa au choix un filtre à charbon ou un système à oxygène, son choix avait déjà été fait. Elle prendrait le plus efficace, et le moins amène à l'emmerder si les choses tournaient mal. Enfin, c'est son porte feuille qui en déciderait, au final. Séraphin était plutôt radin concernant les informations sur les prix, bien qu'il en révélait certaine. Dawn dû plus ou moins boucher les trous. Il était honnête, seulement plus passionné par les armes que par les capsules qu'elles pouvaient lui rapporter. D'un certain côté c'est ce qui rassurait la gamine.
L'Allemand rapporta différentes pièces d'armure, certaine à base de céramique légère mais pas très endurante, d'autre faite de métal lourd et résistant. On lui présenta également des veste de tissu, des fibres « aramides » comme ils appelaient ça. La récupératrice n'était pas très friande des détails techniques, à vrai dire, tout ce qui comptait pour elle était l'efficacité du produit et son potentiel. Le Français lui expliqua bien entendu de long en large de quoi il retournait, et l'acheteuse sentit son opinion balancer pour la tenue aramides.
Du léger, c'est ce qui lui fallait. Elle ne pouvait pas se permettre de se balader avec une tenue de métal sur le dos, et encore moins en céramique. Cette dernière était trop peu résistante aux chocs, et s'il fallait la changer à chaque fois... C'était un véritable budget.
C'est après qu'elle eut ouvert son bocal pour y saisir une viande séchée que le géant attrapa deux munitions. Il expliqua rapidement les tenants et aboutissants, tout en refusant poliment la morceau de viande que lui tendait la Goule. « Sans doute prendrais-je les munitions à pointe. » se dit elle, sachant pertinemment qu'elle n'utiliserait sans doute pas de fusil. En tout cas pas avec ces balles là. De toute façon, s'il lui venait l'idée de prendre une arme à moyenne portée, ce serait certainement à un calibre plus élevé.
Enfin, l'armurier lui parla de Migi, son épée brisée. Il lui proposa soit de la remettre à neuf sous sa forme originelle, soit de lui donner une tout autre tête.

« Merci pour ces explications, Séraphin. Très pro ! Commença t-elle en mâchonnant toujours son morceau de viande. Il commençait à dater. Je ne suis pas sûre de pouvoir tout me payer, vous allez pouvoir m'éclairer sur le sujet ! Je pense opter pour le masque à oxygène, l'appareil à l'air plus sûr et plus efficace. En ce qui concerne les tenues, j'opterais plutôt pour celle en aramide, avec si possible quelque plaques de protections. Pour les balles, je pense que ce sera celles à pointe pour l'instant, sauf si j'ai de quoi m'accorder un petit bonus. J'y reviens. La petite Lumière prit un léger temps afin de réunir ses idées. Pour l'épée je te fais confiance, je voudrais quelque chose d'assez léger et versatile. Quelque chose de maniable et d'efficace pour ma petite taille. Et, en dernière requête, et bien sûr si j'ai les capsules, j'aimerais jeter un coup d'oeil à vos fusils. 'Mettons ceux destinés à la moyenne-longue portée, s'il vous plaît. »

Elle avala une nouvelle gorgé de Nuka, guettant la réaction du Super Mutant.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Dim 25 Juin - 0:39
Viennent les questions sur le prix, ça devait forcément venir, elle a assez pour tout payer normalement, on ne dilapide pas 750 capsules comme ça d'un coup dans une armurerie, même haut de gamme, sauf si vraiment on s'équipe pour aller à la guerre. Je me pose dans le sofa et fait un petit calcul en laissant échapper un haussement de sourcil, le regard dans le vide, j'ai du mal avec le calcul mental quand il s'agit de prendre en compte tous les paramètres, de retenir et d'ajuster les variables et autre.

-200 pour le masque à oxygène, 200 pour la veste en fibre aramide avec quelques plaques d'acier de catégorie 4. 50 capsules pour la boîte de 50 cartouches de 44 magnum et on va dire que je vais pas faire payer la refonte de l'épée par amour de l'art. Hans éclate d'un rire jaune intérieurement au moment où nos regards se croisent. Et aussi parce que je ne suis pas forgeron, même si j'ai déjà de l'expérience dans la métallurgie-sidérurgie du fait que j'ai dû refaire des culasses de fusil,
détentes et autres mécanismes en métal, il y a une différence entre ça, et même si elle déjà plus minime,
une différence entre forger une lame de combat et fabriquer un tomahawk grâce à une clef à molette et un vieux barbecue abandonné avec quelques kilos de charbon. Ne t'inquiètes pas je suis en mesure de lui refaire une santé à ton épée, mais ça va prendre un peu plus de temps en comparaison d'une arme à feu du même poids.


L'Allemand décide de s'incruster avec un kit pour respirateur hermétique aux conditions externes, apparemment je n'aie pas été assez précis, où alors il aime juste parler de ses domaines d'expertise puisqu'il passe quasiment toute l'année avec un masque sur la gueule.

-Alors, pour le masque à oxygène, voilà ta commande. Un mamba, un détendeur avec purge, un recycleur, une bouteille en kevlar d'un litre. Pour le mamba. Un gros câble un peu élastique enroulé sur lui même façon vieux câble de téléphone qui fait la jonction entre le masque et la purge, un appareillage métallique qui évite que lorsqu'on débranche le mamba du détendeur, l'air dedans ne se vide pas brutalement, occasionnant un retour de câble au visage et un bruit particulièrement désagréable et auditif. Le détendeur sert à doser la pression d'air que reçoit le mamba et donc le masque, parce que se prendre 300 bars de pressions d'un coup n'est pas très agréable. Le tuyau est résistant n'aie pas peur de le brusquer, juste une ou deux indications pratiques qui peuvent servir sur le terrain : la bouteille de kevlar chauffe quand on la remplit, donc vas-y lentement c'est normal, l'oxygène fait toujours ça quand on le comprime, et puis aussi parce que si tu vas trop vite elle va devenir brûlante et tu pourras à peine la tenir en main. Pour la purge, tu tires sur la vis pour retirer facilement le mamba de la bouteille, le recycleur : il y a une cartouche de chaux à l'intérieur qui sert à absorber le carbone qu'on rejette pour grapiller un peu d'oxygène sur le dioxyde de carbone qu'on recrache à chaque expiration. Donc si tu dois ouvrir le recycleur prépare une cartouche de chaux de rechange vu qu'elle va réagir avec le carbone naturellement présent dans l'air ambiant. Si tu fais de la plongée avec le masque, ne tripote surtout pas le recycleur : si de l'eau entre en contact avec la chaux elle va réagir et se décomposer en gaz mortel, directement relié à ton système respiratoire. Pour la bouteille c'est de l'air comprimés aux alentours de 300 bars, soit 300 fois la pression atmosphérique qui pèse sur nous, c'est quasiment de l'air liquide à ce stade, si tu tires dedans ça explose fort. Donc mets la dans le dos et si un jour t'as besoin d'une grenade surpuissante, dis-toi que tu en as une toute prête à agir comme ça sur toi. Dernier conseil :
ne lubrifie rien, ou du moins, pas avec quelque chose d'inflammable, surtout pas la jonction de bouteille, y a des types qui se sont fait explosés à cause de ça, et d'autres qui ont été défiguré en pleine fusillade parce que la bouteille d'un gars d'en face a choppé une fuite au niveau de l'entrée d'air et qu'elle est partie à quatre cent kilomètre heures dans le décor.
Bon, cette petite parenthèse étant close, je vais te chercher des fusils. J'apporte quoi Seraphin?

-Une configuration AR-15, une bullpup, une kalach, un Mermol et un fusil à verrou. Avec des balles de 7,62mm et 5,56m. Il s'éclipse et revient avec tout ça peu de temps après tout en reprenant le précédent matos sur la table.

Je choppe l'AR-15, bon c'est pas vraiment un AR-15 mais plutôt l'un de ses très nombreux dérivés : un fusil avec une carcasse d'acier, la poignée de tir avec la gâchette située derrière le chargeur et une grosse crosse. La chambre de tir, le canon et la crosse forment une droite parfaite qui évite que le recul fasse partir le fusil à la verticale dès le premier tir.

-C'est un... Je regarde d'un peu le flingue. Un fusil HK-416. L'arme fonctionne en récupérant une partie de l'énergie du recul pour éjecter la douille et chambrer une nouvelle balle. Le fusil est relativement résistant à la maltraitance, tu peux te balader dans les marais, le sable, la boue avec, bon, c'est pas une raison pour pelleter avec ou se servir du canon comme d'une barre à mine mais il ne va pas non plus lâcher au premier coup de crosse. J'éjecte le chargeur d'une pression de bouton et le chambre de nouveau avec une certaine aisance, propre au mécanisme de l'arme plus qu'à cause d'une quelconque habitude du flingue. Les chargeurs s'insèrent facilement, se relâchent facilement et un bloquer de culasse la laisse en position ouverte lorsque la dernière balle a été tirée, donc une fois que t'as remis un chargeur, juste une pression de bouton et t'es prête a repartir au combat. Par contre si l'arme s'enraille va falloir jouer avec la culasse de réarmement et ça c'est plus chiant déjà. Le poids est intermédiaire, aux alentours de trois kilos ça dépend si t'as envie de mettre des accessoires dessus ou pas, le recul est relativement simple à contrôler. Après ça nécessite un temps d'adaptation à cause de la doublé sécurité dessus : il y a un bloqueur de gâchette et il faut songer à mettre le sélecteur de tir en position de tir, et pas en position sécurité. Je dis ça parce que ça surprend la première fois qu'on se fait attaquer avec.

Je pose le HK416, attrape la kalach.

-C'est une Ak-2042. C'est le fusil d'assaut le plus résistant sur le marché ; tu peux l'enterrer, le retrouver dix ans plus tard, faire un trip à la plage avec, puis dans les marais, tu le lances dans l'eau, le piétine dans la boue fracasse le crâne de quelqu'un avec, même après tout ça il sera en mesure de tirer. Les pièces ont été conçues pour que tout soit usiné en masse, y a pas mal de jeu entre les différentes pièces mobiles donc ta kalach est susceptible de tenir un très long moment sans un entretient adéquat, même le basique décrassage du canon. L'arme est pas super précise à cause du jeu entre les pièces, les chargeurs sont un peu plus chiants à engager que dans un HK-416 mais si tu dois te battre dans des conditions extrêmes, par exemple une tempête radioactive dans un nuage de gaz moutarde, elle va être aussi beaucoup plus facile à manier. Y a pas de bloqueur de culasse, donc même si le rechargement est un poil plus long ça veut dire que t'as pas aussi un amplificateur de problème de tir si t'as un pépin avec le flingue, y a une excroissance métallique reliée à la culasse donc tu peux la réarmer très facilement, même avec des mouffles et un masque à gaz vissé sur la gueule. Le recul est plus prononcé parce que l'axe crosse, chambre de tir, bouche du canon n'est pas respecté, et il pèse quatre kilos parce qu'entièrement en bois et acier. Pour avoir testé la fiabilité de l'arme, dis toi que j'ai tiré 700 cartouches d'affilé avec, avec juste une interruption toutes les trente balles pour mettre un nouveau chargeur. Contrairement au HK la seule sécurité qu'il y a c'est le sélecteur de tir, donc pour la jouer à l'instinct c'est peut-être plus adapté.

Je pose la kalach, je choppe le fusil à architecture bullpup. Je dois avouer que j'ai un petit faible pour l'architecture bullpup : le chargeur derrière la poignée de tir ça à son charme, en plus d'avoir pour la même taille d'arme face à un fusil à architecture classique une plus grande longueur de canon. Et donc plus de précision, de portée et de puissance d'arrêt.

-C'est un fusil Bofors. Il est plus puissant et précis que les deux autres parce que le canon est plus long parce que le chargeur est situé dans la crosse et donc plus de longueur de canon, il est aussi le plus léger de sa catégorie avec trois kilos tout mouillé tout nu. La culasse, c'est comme la kalach, c'est simple et fiable. Après c'est aussi de l'artillerie qui nécessite de l'entretient : le huiler, le décrasser et nettoyer le canon doit être fait régulièrement si on veut pas des problèmes avec. La détente est aussi un peu plus résistante au doigt que les fusils à architecture classique, enfin, si t'a l'habitude des revolvers ça devrait aller. Sinon un problème qui peut soit être anecdotique, soit contrariant : vu que la chambre de tir est au niveau de la crosse, l'éjection des douilles se fait à ce niveau la, sauf que la crosse normalement tu l'as calé contre l'épaule, la joue quasiment dessus. Donc si tu dois t'en servir, vérifie bien que l'éjecteur de douilles est de l'autre côté de la crosse, histoire que tu ne te prennes pas des étuis brûlants au visage.

Au tour du Mermol. Ca me fait bizarre d'essayer de vendre ce truc puisque j'ai rarement réussi à le refourguer.

-Bon, le Mermol en pratique c'est le plus léger de tout les fusils quand on compte le poids des munitions : il tire des munitions sans étuis, donc t'as pas le poids des douilles à prendre en compte,
uniquement la balle et la charge explosive. Les chargeurs sont beaucoup plus gros aussi, donc moins besoin de recharger et la mise à feu et électrique, donc ça fait peu de pièces mobiles et pas vraiment de chances de s'enrailler. Normalement le seul incident de tir que tu peux avoir c'est l'arme qui s'emballe et tire en automatique parce que la chambre est trop chaude et met feu spontanément à la charge explosive. Il a des performances similaires au Bofors et une résistance assez proche de la kalach et du HK416. Par contre ce fusil vu que c'est une arme que je m'étais faite pour moi à la base et pour d'autre armuriers, l'entretient est assez chiant à cause de la cellule à énergie qui doit être changé tout les dix milles tirs et si t'as un incident de tir avec qui est autre chose que les balles qui partent toute seule c'est même pas la peine d'essayer de le corriger sur le terrain, ça sert à rien ça va prendre trop de temps. Ce fusil il s'enraie pas facilement mais si y a un problème avec, ça devient une vraie chiure, donc si t'as l'intention de le jeter dans ton armoire en rentrant chez toi et le sortir uniquement pour les expéditions je te recommande pas de le prendre. Le fusil sinon est pas mal pour un truc : il tire à une cadence 3300 coups à la minute, soit 55 balles à la seconde. Donc en fait s'il tire uniquement en rafale de trois et au coup par coup, c'est pour éviter que tu bouffes un chargeur en moins d'une seconde. A cette cadence, quand tu tires en rafale de trois les balles ont une dispersion extrêmement faible vu que t'as pas vraiment le temps de sentir le recul, donc tu peux espérer avoir toutes les balles qui arrivent dans un rayon de cinq centimètres de diamètre à trois cents mètres.
Par contre, évite de tirer joyeusement avec, l'arme surchauffe beaucoup plus vite que les autres et si tu veux pas vider ta gourde dessus tout les deux chargeurs faut pas tirer avec comme un excité.


Je repose l'arme prodigue et choppe le fusil à verrou.

-C'est un lee-enfield amélioré, le mécanisme à verrou oblige à réarmer entre chaque tir mais il est conçu pour être extrêmement fluide, en te calant la culasse entre le pouce et l'index, tu peux tirer avec la majeur et avoir une très bonne cadence de tir. En prenant en compte la taille des bastos qu'il tire tu peux facilement coucher n'importe qui jusque trois cent-mètres, et beaucoup plus avec une lunette. L'arme est super résistante en elle même, la cause la plus probable d'un dysfonctionnement ce sera parce que tu te seras cassé le bras, elle était conçue pour traîner dans la boue, sous la pluie et subir des charges d'infanterie à la baïonnette en s'en servant comme d'une lance, certains modèles qui datent de 1914 sont encore en état de fonctionnement aujourd'hui, trois cents après quasiment. Le gros revers de la médaille c'est les chargeurs de dix balles, même si tu peux avoir plus c'est peu probable vu que l'arme en fait. Je tire la culasse en position ouverte. Ne se recharge pas chargeur par chargeur, on le laissait dessus et insérait un rail métallique rempli de cartouches qu'on faisait coulisser dans le chargeur déjà en place. C'est aussi plus simple en un sens, tu peux te trimbaler les cartouches en vrac sans que ça pose trop de problème d'alimentation du flingue. Ceci fait, passons aux cartouches.

J'attrape la cartouche de 5,56mm, plus petite que sa grande soeur 7,62 mais aussi plus effilée et plus maigrichonne.

-C'est du 5,56mm après à savoir que le nom américain et civil c'est le 223 rémington, c'est des balles militaires, tu risques pas forcément de trouver ça partout mais jusque 500 mètres environ elle fait bien le travail : elle est légère, a une trajectoire de tir relativement rectiligne, mais a moins de pouvoir d'arrêt que sa grande soeur. Elle est aussi plus sensible au vent donc pour les fusillades à longue portée ça va être problématique si tu prends pas ton temps pour compenser tout les facteurs possibles. Je dirais bien que la munition manque de punch, mais en fait même avec des protections le type qui se bouffe une balle de fusil d'assaut il a des chances d'avoir des côtes fêlées, une hémorragie interne, un muscle qui a éclaté sous l'onde de choc ou juste un gros bleu. S'il est touché, même si on lui retire la balle, si c'est pas correctement traité y a de grandes chances qu'il crève de septicémie ou de gangrène. Donc en fait si tu le finis pas à l'instant y a de bonnes chances que ce soit dame nature qui le finisse. Vu qu'elle est plus légère, tu peux en emporter plus que la 7,62.
La 7,62 c'est différent : plus lourde, plus puissante, tu peux défoncer des humains et des ours avec, à courte portée c'est très bien même, tu peux percer des abris en bois, en métal léger voir même une faible épaisseur de béton, ça a été conçue pour le combat urbain. Par contre le recul est aussi beaucoup plus prononcé, donc faut pas être un fada de la gâchette avec, où alors avoir des épaules en acier pour supporter le recul. Vu qu'elle est plus lourde les protections individuelles auront un effet moindre,
et ceux qui se la prennent de plein fouet ont de très fortes chances de crever, avec du bol et en visant une articulation tu peux même espérer percer une armure assistée. Les deux gros revers c'est le fait que la balle soit plus lourde, donc même si elle subit très faiblement les effets du vent ceux de la gravité sont amplifiés, donc attend devoir à viser un peu haut dessus de la cible pour les fusillades à longue distance.


Je choppe les deux cartouches.

-Après je vais être franc pour le combat à moyenne et longue portée : quelque soit le modèle, de deux à quatre cent mètres tout ira. Ensuite les armes en calibre 7,62 et le lee-enfield auront l'avantage, toutefois faut pas oublier que la munition ne fait pas tout : à plus de quatre cent mètres rallonger le canon est plus que pertinent si on veut de la précision et de la puissance qui ne relève pas de l'intervention divine. Après il existe différents dosages de poudres pour les balles et différentes formes d'ogives tirées, donc certains effets peuvent être atténués ou au contraire amplifiés.
Juste un avertissement, si tu vas te battre dans des zones urbaines et boisées, le 7,62 est pertinent, si tu dois fusiller dans des zones ou il y a des civils je dirais que du 5,56 est plus adapté parce que la puissance moindre de la munition fait qu'on va éviter la surpénétration. Ça serait con de tuer un gosse parce qu'une balle à traverse un malfrat, le mur en placoplatre derrière lui et que le mioche qui se planquait ce la soit bouffé par accident.
A savoir que les fusils que je t'aie présenté, je peux te les fournir dans les deux calibres, et d'autres qui sont plus puissants que la 7,62, plus intermédiaires, ou plus faibles que la 5,56. Après je vais faire un rappel élémentaire qui va sembler con mais que beaucoup de gens semblent oublier : plus la munition est puissante, plus elle est grosse, et donc plus les chargeurs sont petits et lourds. Un exemple tout con : pour sept kilos et quelques, en comptant le fusil, de tête, tu peux environ avoir 100 cartouches en 7,62 et 240 de 5,56. Environ 1,5 fois plus de chaque si tu prends le Mermol et les munition sans étuis qui vont avec.


Soit 150 cartouches en 7,62 et 360 en 5,56mm.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Ven 30 Juin - 14:43
C'est avec un professionnalisme manifeste mais teinté de quelque hésitations que le géant exposait les différents prix des commandes de la Luminescente. En effet, ce dernier s'y connaissait beaucoup plus en armement qu'en marchandage. Ou tout autre interaction monétaire, d'ailleurs. Avec quelque pirouettes verbales ornementées de certaines fourches politiques, la grand mère était persuadée de s'en tirer pour beaucoup moins que ce que Séraphin lui exposait. Elle n'en fit rien, cependant. Déjà parce que l'honnêteté des deux marchands et le fait qu'ils lui avaient sauvés la mise y jouait pas mal, mais surtout parce qu'elle n'en avait pas vraiment l'envie. La cigarette fumée plus tôt commençait à lui tourner la tête. De toute manière, le prix que proposait le Super Mutant pour ses services était tout à fait raisonnable. Dawn allait même pouvoir se payer tout ce qu'elle désirait.
Cela fit sourire l'orpheline lorsque les deux compères échangèrent un regard complice en parlant de la refonte de l'épée gratis. Une telle relation était plutôt rare dans les Terres Désolées. Ce type de prix, aussi. La fillette putréfiée appréhenda tout de même un peu les choses lorsque le revendeur compara le retapage d'une épée à la fabrication de culasse de fusil, mais l'enfant se ravisa bien vite lorsqu'il lui assura que sa lame ne poserait pas de problème. Elle lui faisait confiance.
C'est là qu'Hans fit son apparition, armé de tout un équipement respiratoire. Il lui expliqua de long en large le fonctionnement de l'appareil, ainsi que les conditions d'entretiens de celui ci. Apparemment, chacun avait son domaine d'expertise sur ce bateau, ce qui n'était pas plus mal.
La récupératrice écouta attentivement le monologue de l'Allemand tout en ignorant les bruyants bâillements de l'orbe phosphorescent. Les discussions sur les masques à oxygène n'étaient pas vraiment sa tasse de thé.
Puis, Séraphin mentionna certaine armes et demanda à son partenaire de les lui rapporter. C'est ici que l'attention d'Igniculus s'éveilla. Ses yeux redevinrent grands et ronds, baigné d'une lueur de curiosité et d'attraction, comme ceux d'un enfant devant un marchand de bonbons.
« Ah, là t'écoute par contre... » se lamenta la petite Lumière en jetant un coup d'oeil à la sphère verte.

Lorsque tout fut emmené et exposé, le titan blanc prit le temps de tout expliquer, encore une fois. C'était presque une attitude maladive à ce stade. Mais la petite Goule ne put qu'en comprendre la moitié, parce qu'à chaque injonctions, chaque mots, voir même chaque lettre surgissait une interventions d'Igniculus ou encore une de ses apostrophes. Il posait même des questions directement au revendeur, et, par un fait presque incroyable, il se trouva que celui ci répondait presque à chaque fois dans le mile.

- Oh, qu'est-ce que c'est ? Invectiva t-il en désignant le premier des fusils.
- C'est un... un fusil AK-416.

[…]

- Ah, ouais, c'est pas trop notre genre. Vous pouvez le ranger alors. Voyons voir autre chose, par exemple ça ! Il a l'air résistant, en tout cas.
- C'est une Ak-2042. C'est le fusil d'assaut le plus résistant sur le marché ; tu peux l'enterrer, le retrouver dix ans plus tard, faire un trip à la plage avec, puis dans les marais, tu le lances dans l'eau, le piétine dans la boue fracasse le crâne de quelqu'un avec, la sphère radioactive frétilla en émettant un « oh ! » d'approbation, même après tout ça il sera en mesure de tirer.
- Il à l'air super votre machin. Et pour le recul, ça fonctionne bien ? Parce que la gamine, là...
- Le recul est plus prononcé parce que l'axe crosse, chambre de tir, bouche du canon n'est pas respecté, et il pèse quatre kilos parce qu'entièrement en bois et acier.
- Hum, c'est pas terrible terrible, ça.

La grand mère soupira d'ennuis. Elle en avait ras le bol d'écouter deux conversations à la fois. Surtout qu'à la fin de tout ces discours, le foutu gosse qui l'accompagnait nuit et jour ne pouvait s'empêcher de lui faire une crise. Il voulait tout prendre. Vous imaginez la douleur et la honte qu’éprouve une mère qui réprimande son enfant devant tout un public parce que celui ci pleure pour avoir une glace ? Imaginez maintenant la frustration que c'est lorsque, comme Dawn à cet instant, on ne puisse rien faire hormis supporter la chose sous peine de se faire passer pour fou. La Luminescente nota pour elle même de lui tirer une balle dans le crâne dès qu'ils seront sortit.

« Merci pour tout ces détails, Séraphin. Ce sujet te passionne vraiment, c'en est presque grisant ! Et à vrai dire, j'ai un peu mal au crâne, ajouta t-elle pour elle même. Je vais donc te prendre le Lee Enfield, l'orbe protesta, et le Lee Enfield seulement, surligna t-elle en jetant un regard exaspéré dans la direction du foyer radiant. Avec ça une petite centaine de munition 5,56 devrons faire l'affaire. Aurais tu une lunette pour aller avec ? Pas trop imposante, j'aimerais pouvoir tirer avec le fusil à moyenne porté sans avoir à l'enlever à chaque fois... si ce n'est pas trop demandé, bien entendu, dit elle dans un sourire. Ah, et j'y pense, aurais tu des munitions calibre 300 blk? Une cinquantaine? Il me semble que ce type de fusil à verrou peut en tirer. Ca, et aussi le canon et la chargeur qui vont avec bien entendu! Enfin, si mon porte feuille me le permet... »

Son Nuka cola vint se poser sur la table dans un bruit particulier. Celui d'une bouteille vide.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Ven 30 Juin - 22:33
Hans remballe toutes les armes à l'exception du Lee-Enfield qui reste posé, et revient les bras chargés de matériel : un canon et un chargeur pour le Lee-Enfield en 300 BLK, des lunettes diverses et variées, du simple viseur point rouge à l'optique grossissante qui permet d'avoiner à un kilomètre de distance. Puis il fait un autre aller retour, cette fois-ci pour revenir avec deux caisses de munitions sous les bras : une de 5,56mm, une autre de 300 BLK, il les pose, puis retourne s'installer à part sur sa chaise à lire un livre dans une langue dont lui seul à le secret, qu'on parlait dans un pays au Sud de la mer du Nord. Devant nous une lunette grossissante, un viseur point rouge, un double optique et une lunette basculante.
J'attrape l'optique double.

-La lunette en bas c'est pour les relativement longues portée, carcasse d'aluminium, un truc d'avant-guerre comme on en fait plus, je pense pas avoir besoin de détailler. Juste au dessus y a un viseur point rouge, ça zoom pas mais quand on vise avec pas besoin de fermer un oeil, l’accommodation se fait automatique et le laser fait en sorte de légèrement corriger l'effet de parallaxe, donc le viseur point rouge est relativement tolérant on va dire aux visées hasardeuses et rapides qu'imposent les combats à courte portée. Sinon, si t'as pas envie d'avoir un truc double qui augmente la hauteur de ton fusil de dix centimètres, j'ai aussi une lunette basculante : quand tu dois te battre à courte portée, il y a juste à décaler d'un geste de la main le viseur pour qu'il bascule d'un quart de tour et laisse la mire d'acier libre pour viser de près. Les deux se valent, c'est une question de préférence personnelle.
Oui, ça devrait aller au niveau du portefeuille. Les viseurs c'est pas le plus demander et... Je ne dirais pas entrée de gamme parce que les différences sont infimes entre le viseur normal et le haut de gamme, mais ça joue à des détails qui ne font pas forcément la différence. Je doute que tu veuilles d'un produit antibuée pour le verre, j'vois pas trop d'ailleurs comment ça pourrait te servir mais bon, j'en aie bien vendu un litre hier à un mec armé jusqu'aux dents. Bref, les viseurs normaux coûtent pas la mort.

-Herr Guéna. m'apostrophe Hans. L'épée, je fais chauffer la forge d'emblée? J'hausse les épaules et me retourne vers Dawn.
-Tu veux assister à la reconstruction de ton épée en direct?
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 1 Juil - 10:53
Les armes partirent se cacher dans la salle adjacente, là où étaient leur place, aidées par l'Allemand qui les transportait. Au grand regret d'Igniculus. Seul le fusil à verrou restait présent, nouvel indéfectible compagnon de route des deux partenaires.
Mais l'enfant brillant ne l'entendait pas de cette oreille. Il fit la moue, pleurnicha. Il tremblotait de frustration. La récupératrice le regardait du coin de l'oeil tout en écoutant les tirades de Séraphin d'une oreille distraite. L'orbe avait, à ses yeux et à ce moment là, bien plus d'importance que tout le reste. « Ne me pète pas un câble maintenant, s'il te plais... » implora t-elle pour elle même. Avec toute les armes à disposition sur ce vieux rafiot qui sait comment ça pourrait finir ?
La Goule hocha distraitement la tête en émettant un murmure approbatif lorsque la titan lui proposa une lunette à bascule. C'est ce qui lui semblait le plus judicieux et le plus pratique pour l'usage qu'elle comptait faire de l'arme en question.
C'est à ce moment qu'Hans décida d'interpeller le Super Mutant dans ce qui semblait être une expression de sa langue natale. Il lui demanda s'il fallait chauffer la forge tout de suite. Le revendeur restait indécis.

- Tu veux assister à la reconstruction de ton épée en direct ? Lui demanda t-il poliment.
- Oui ! Répondit elle, trop rapidement à son goût.

Peut-être le feu et la fournaise allait calmer le petit orbe luminescent. Le travail opéré sur le métal en fusion avait sans doute quelque chose d'attirant, d'hypnotique. C'est en tout cas ce qu'avait l'élément du feu en lui même. Qui n'a jamais perdu son regard dans l'orange rougeâtre d'un brasier ardent ? Et puis, cela devait être intéressant à regarder. Surtout qu'il s'agissait là de son épée, autant qu'elle y assiste directement. La grand mère pourrait faire part de ses impressions aux artisans, de cette manière.

« Le travail de l'acier doit être très intéressant à regarder, continua t-elle afin de donner substance à son affirmation précipité. En plus c'est mon épée, j'aimerais bien savoir comment vous comptez la reforger. J'suis un peu curieuse, aussi, de voir comment vous bossez vous deux. » finit elle par dire avec un brin de malice dans l'oeil.

Séraphin acquiesça et quitta péniblement le sofa défoncé. Il faut dire que, lorsqu'on est aussi grand, c'est toujours un peu complexe de se lever d'un truc à un mètre du sol à peine. Le Français blanc comme un morceau d'ivoire crasseux l'invita à le suivre d'un geste de la main. Son ami d'Allemand putréfié, lui, avait déjà disparu dans les méandres des couloirs labyrinthiques -aux yeux de la Texanne, en tout cas- du paquebot.
Après avoir passé quelque sas et portes d'acier, ils se retrouvèrent dans une vaste salle. Un grand atelier. Un parc de jeu immense pour ces deux férus d'armement.
Hans avait déjà commencé le travail en préparant la forge. Elle venait à peine de se réveiller de ce qui semblait être un court repos que, déjà, une chaleur insoutenable se déversait à une vitesse hallucinante dans la pièce. La petite Lumière eu soudain l'irrépressible envie d'un nouveau Nuka Cola.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 1 Juil - 12:04
Hans met la forge en route assez rapidement ; le charbon de bois, assisté d'une pastille d'essence et d'un soufflet automatique prend feu extrêmement vite, et le brasier ne tarde pas à devenir intense un bref moment pour devenir ensuite un amas rougeoyant de braises. Le spectacle est relativement beau, l'Allemand choisit d'ignorer cela et va surtout ouvrir les hublots qui peuvent l'être dans une vaine tentative d'avoir de l'air frais. La chaleur ne m'affecte pas trop, à force de me trimbaler dans les terres dévastées, j'ai presque fini par devenir un animal à sang-froid suite aux étés indiens et aux chaleurs caniculaires qui ont été monnaie courante, sans compter le réchauffement climatique extrême. Hans lui s'allume une clope au radium, sans doutes pour s'irradier et accélérer le processus de régénération cellulaire : la chaleur devient très vite supportable pour lui, même s'il tombe le trench pour être en chemise treillis.
Je pose dans le brasier l'épée et ses différents fragments après avoir découpé la poignée à la meuleuse, le temps de porter ça au rouge je peux virer tout le cuir qui protège la poignée pour la mettre ensuite avec le reste du métal. Une fois tout ça fait, je traîne avec difficulté un moule d'épée longue, le genre de saloperie tout en fonte qui est effroyablement chiant à décoffrer et qui va nous en faire voir de toutes les couleurs.

-D'habitude quand on reforge une arme, il suffit juste de faire fondre au chalumeaux deux ou trois extrémités pour tout recoller et taper dessus un peu au marteau. La pour faire les choses bien on va avoir besoin de feuilleter l'acier, c'est à dire de le replier plusieurs fois sur lui même pour augmenter sa résistance mécanique. C'est pas nécessaire compliqué, juste chiant.

A un moment, quand Hans le juge bon, il attrape avec une pince les fragments d'épée et les mets dans un récipient en fonte qu'il pose directement sur les braises.

-Dawn, savais-tu qu'on pouvait faire brûler du métal?
-Qui s'en charge? demande sèchement Hans. Pile ou face?
Celui qui perd doit purifier l'acier.

-Ok.
-Pile je gagne, face tu verses?
-Ok.

Il lance la capsule et la rattrape au vol, il me fait signe d'y aller. Pourquoi, je n'aie même pas connaissance du résultat. Je lui fais un regard interrogateur.

-Fallait être plus attentif. Eh merde, je viens de comprendre.
-Passe moi les oxydants... Il me lance un thermos en métal.

J'enfile des gants épais et ouvre le contenant, je me penche au dessus de la forge, j'ai envie de crever tellement la température est insoutenable, je remplis une tasse d'oxydants et la vide dans la marmite de fonte avant de me reculer prestement. Pas assez pour ne pas me prendre un éclat en pleine gueule, heureusement que j'avais un masque de protection.
Les flammes vertes qui se dégagent du récipient me font penser un peu à une incantation vaudou. Je me fends d'une explication à Dawn, histoire d'éviter les accusations de sorcellerie.

-Pour faire simple, l'acier n'est pas un élément naturel qu'on trouve, c'est un mélange de fer et de carbone. Le problème c'est qu'en fonction des proportions on obtient soit un acier extrêmement solide, soit on peut foirer jusqu'à obtenir de la fonte, un matériaux résistant à la chaleur mais qui casse extrêmement facilement. Je viens de mettre un oxydant chimique pour forcer le carbone en trop à brûler, normalement déjà de base la lame sera plus résistante qu'avant vu que la pureté du matériel utilisé sera meilleur. Bon, je te cache pas que c'est pas non plus le mieux qu'on peut faire, y a des procédés industriels qui permettent d'obtenir de l'acier pur à 99.8%, mais le problème c'est que les machines font la taille d'une maison. Avec ce que j'ai faits, on devrait être proche des 99%.
-La suite!

C'est reparti, j'enfile une paire de gants plus épais, un masque, les fringues en kevlar devraient faire l'affaire, on se met à deux sur la marmite de métal liquide et on commence le truc con et fastidieux. Verser sans en foutre partout, même avec la force suffisante et l'habitude ça reste toujours un exercice délicat, et puisque les entonnoirs en tungstène n'existent pas, c'est toujours laborieux de le faire. Ensuite? On attend.
Tout le monde sur un canapé ou un siège, une boisson à la main et on attend que ça refroidisse jusqu'à la couleur cerise claire histoire de foutre quelques coups de power-hammer. On tape un peu la discute puis quand vient l'heure, on remet des gants, les masques, les tenues de protections et on s'y remet. J'attrape une pince, Hans active le marteau de puissance et on est reparti pour forger l'épée nouvellement sortie du moule.
L'objectif de foutre des coups de marteau-pilon sur une lame bien moulée est relativement simple : mettre à l'épreuve l'acier et le forcer à adopter une structure atomique plus résistante à force de le bourrinner. Ca et corriger deux ou trois bavures qui auraient pu survenir. Une fois ceci fait, et Dieu que c'est éprouvant avec les étincelles et le bruit infernal de la machine, je trempe le métal brûlant dans une solution d'eau enrichie en ions. Ca aussi c'est censé durcir un petit peu plus l'acier. Puis une fois ceci fait, je peux enfin tenir la lame à main nue.

-C'est moche putain, on dirait la Louisiane! s'écrie Hans.

Il a pas tord : la lame est parfaitement dégueulasse, elle a un aspect tout rouillé, extrêmement rêche à prendre en main, à l'oeil nue on constate que ça ne coupe rien. La garde, la lame et la poignée sont la, plus qu'à visser un pommeau adapté après avoir traité l'arme avec différents matériaux.

-Bon, faut encore poncer au papier de verre les dernières impureté, peindre, traiter la lame avec de l'antirouille, l’affûter, mettre un matériel adapté autour de la poignée et ensuite la, ce sera une vraie lame.

Toutes ces choses sont beaucoup plus supportables et plus rapide que jouer au forgeron. Faire deux ou trois modifications de dernière minute avec une pince et un chalumeau, appliquer deux ou trois solutions chimiques et passer un coup l'acier sur une meule va vite. Je projette un petit coup de vernis sur l'ouvrage pour terminer le tout et le protéger des éléments, je regarde le résultat avec une certaine fierté.
Une lame parfaitement symétrique et droite, avec une pointe digne d'une aiguille, tranchante, avec un joli reflet métallique et la capacité de se regarder dedans comme dans un miroir. La garde est perpendiculaire à la lame pour mieux arrêter un coup susceptible de trancher une main et se servir de massue. Le pommeau équilibre assez bien la chose.

-C'est l'heure du crash-test. Passe moi ça.

Il s'empare de l'épée et se pose devant un bloc de gel balistique censé reproduire le corps humain, il prend l'arme à deux mains, je prends une inspiration, j'appréhende un petit peu ce que je vais voir. L'allemand se projette en avant et fait un coup de taille avec une amplitude quasi-parabolique et tranche en deux le bloc. D'accord... Monsieur voulait juste simuler une décapitation. Il me rend l'épée longue, je la passe à Dawn.

-Je te laisse tester ton arme blanche, dis moi si ça te convient.

Je regarde ma montre : dix huit heures, on aura pris notre temps.
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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 1 Juil - 15:09
Les braises s'intensifiaient sous l'impulsions des soufflets actionné par la Goule revendeuse, et les flammes qu'elles produisaient vinrent bientôt lécher les extrémité de la forge dans une vaine tentative d'évasion. L'air frais qu'apportait les hublots ouverts n’atténuait en rien la chaleur oppressante de toute la machinerie, mais il fut tout de même accueillit par un soupir de contentement de la part de la gamine.
Comme elle se l'était imaginé, l'attrait du feu et sa danse frénétiquement hypnotique avait capté toute l'attention de son Foyer de compagnon. Il ne grognait, ne chouinait ou ne ruminait même plus au grand soulagement de la grand mère. Concentré sur la forge en pleine action ainsi que le travail des artisans, ce denier se retint même de bailler tant le spectacle était beau. Dawn avait déjà remarqué l'attraction de la conscience verte envers l'élément ardent lors de ses nombreux feux de camps. Où bien encore lorsqu'elle se réveillait le lendemain d'une nuit passé à la belle étoile et qu'elle retrouvait l'orbe flottant là, sans bouger, à la manière d'une sentinelle lumineuse, observant attentivement le levé du Soleil avec attention.
Séraphin commença à lui parler du processus de reforge de l'arme, dont la fillette ignorait totalement la mécanique. La Goule s'y connaissait peut-être un peu en armement, mais concernant le travail des métaux... autant vous dire qu'elle aurait fait un bien piètre professeur. En revanche, elle constituait une parfaite élève et profita du calme relatif d'Igniculus pour littéralement absorber les paroles des deux compères. On sait jamais, peut-être qu'un jour ça lui servirait...
Une capsule vola bientôt en l'air afin de désigner l'heureux élu qui allait avoir le privilège de commencer la première étape du travail, sans doute le plus complexe. La récupératrice émit un discret gloussement quand elle comprit la supercherie de Hans. Plus attentive que Séraphin, elle avait bien remarqué que le colosse Français s'était fait roulé par son ami Allemand. Néanmoins ce dernier s'affaira à sa tâche comme si de rien n'était. La complicité des deux lurons étaient bien présente, presque tangible. On ne pouvait que se sentir bien auprès d'eux. Accepté. C'est ce que la grand mère éprouvait, au final. Elle n'y accordait pas beaucoup d'attention, cependant. Encore moins d'importance, car elle avait décidé qu'elle partirait sitôt le travail accomplis. L'enfant savait ce à quoi pouvait mener ce genre de relation.
Lorsque la forge crépita d'étincelle aux couleurs vert clair et laissa pulser des flammes parées de la même couleur, l'orbe radiant émit une petite onomatopée de surprise. D'amusement aussi. Il essayait de jouer avec les flammes émeraudes, presque aussi semblables que lui. Malheureusement, ses nouvelles amies s'évanouirent bientôt une à une dans l'air ambiant. Le forgeron, lui, prit le temps d'expliquer encore une fois le pourquoi du comment avec cette application qui lui était si propre. Il lui promit, par ailleurs, un acier proche du 99% de pureté.
C'était bien un Super Mutant comme on en voyait très rarement. La culture, la patience et la parlote n'était pas vraiment leur fort, d'habitude, en particulier lorsqu'ils venaient de coins pourris comme Washington D.C.
L'ancien homme combattait l'enfer vert et ses projectiles à l'aide d'un tablier en kevlar et d'un masque de soudure un peu trop petit pour lui. Heureusement, d'ailleurs, qu'il portait tout cet attirail, car bientôt des flammèches tentèrent de lui mordre le visage.
Ils prirent ensuite une pause et une boisson le temps que le métal blanc se repose un peu. L'enfant radiant, lui, restât auprès des flammes qui mourraient petit à petit dans l'antre brûlant.
Ils discutèrent de tout et de rien, et Dawn eu même l'occasion d'échanger quelque moments de complicité avec les deux amis. Ne connaissant en rien la langue Allemande, Hans prenait un malin plaisir à discuter avec le Méta Humain dans sa langue maternelle seulement pour embrouiller la pauvre gamine. Elle n'était pas sûre que Séraphin comprenait tout ce que la Goule lui disait, mais ce dernier se retournait souvent dans sa direction pour afficher son plus beau sourire. Il lui répondait en Français, pensant que la Luminescente ne comprendrait pas non plus ce langage tout de même moins exotique que son cousin germain en Louisiane. C'est cette erreur qui permit à la Texane de se joindre à la conversation et de glisser quelque piques amicales à leur intentions.
De nouveau devant la forge afin de terminer le travail, ils enfilèrent encore une fois la tenue de protection en kevlar.
La puissance et le bruit avec lesquels le marteau pilon aplatissait la lame avait quelque chose de fatiguant, de stressant. Mais, étrangement, la Goule se sentait apaisée en l'entendant. C'était surprenant comme quelque chose d'aussi présent et bruyant pouvait rassurer en même temps.
Le travail fût bientôt presque accomplis, et Hans décida de se saisir de l’œuvre en devenir afin de pouvoir porter un œil critique dessus.

- C'est moche, putain ! On dirait la Louisiane ! La grand mère pouffa.
- Bon, faut encore poncer au papier de verre les dernières impureté, peindre, traiter la lame avec de l'antirouille, l’affûter, mettre un matériel adapté autour de la poignée et ensuite la, ce sera une vraie lame, ajouta le géant comme pour prendre la défense du sabre.

Une fois toute ces opérations terminée, le titan d'albâtre jetta à son tour un regard observateur sur l'épée. Il semblait très satisfait de son travail, et il y avait de quoi. La lame était parfaitement symétrique et semblait efficace. Pourtant, la fillette ne put se retenir d'avoir un petit pincement au cœur. Toute les fioritures anciennement présente sur la lame avait disparut. Une nouvelle trace de son passé effacé dans le feu. « T'en pis, se dit elle, c'est derrière moi tout ça, maintenant »

« C'est l'heure du crash-test, passe moi ça. »

Hans découpa avec une facilité déconcertante un morceau de gel balistique. La lame avait, en effet, l'air d'être efficace. Le forgeron géant récupéra alors l'épée des mains du revendeur putréfié afin de la tendre à sa cliente phosphorescente. Elle se saisit de l'épée de sa main droite, migi en Japonais, mais chancela soudain en arrière. Comme si le sabre venait de la repousser.

« C'est... incroyablement léger ! Il va falloir que je m'y fasse... »

L'enfant opéra quelque chassés croisés, suivit de deux pas chassés. Exécutant une, puis deux feintes, suivit d'un coup d'estoc, elle se redressa soudain droite comme un I, pointant la lame vers l'avant. D'une pirouette, elle punit son invisible adversaire par un coup circulaire et se surprit à ne pas se laisser emporter par le poids de son arme. C'est toujours ce qu'il se produisait avec ce genre de coup, avec Migi. Peut-être fallait il changer son nom... ou même ne pas lui en donner, tout simplement.

« Dommage qu'elle soit déjà effilée et tranchante, j'aurais bien aimé l'utiliser avec un partenaire de jeu, si vous voyez ce que je veux dire, chanta t-elle en leur lançant un clin d'oeil. Vous n'avez pas le même type de lame, à peu près, mais sans pointe et émoussée ? On pourrait s'amuser, de cette manière, ajouta t-elle en souriant. »

L'orbe vert sortit de son calme. Un peu d'exercice, voilà qui était une très bonne idée. Les deux armuriers se regardèrent un petit moment, échangeant une nouvelle fois ce regard complice qui les définissait parfaitement. La grand mère réprima un petit rire quand elle repensa à ce que s'était empressé de dire Hans lorsqu'ils s'étaient rencontré, plusieurs heures plus tôt. « On colloc' un bateau. » avait il dit comme pour justifier une quelconque hétérosexualité. Enfin, l'amitié entre deux hommes pouvaient arborer de nombreux visages différents, elle le savait. Ce n'était pas forcément signe d'une sexualité homosexuelle, mais bon. Cette confusion se révélait souvent très drôle.
Séraphin de Saint Etienne répondit par l'affirmative et se proposa d'être le partenaire d'épée de la Luminescente tout en récupérant deux vieilles épées un peu rouillées dans une caisse de bois vermoulue. C'est en voyant l'expression un peu amusée de ce dernier que la grand mère répliqua, sans doute ce dernier pensait que sa taille lui donnerait nettement l'avantage. Il n'avait pas tord, en effet.

« Ah, et ne me ménage pas parce que je fais un mètre quatre-vingt de moins de toi ! Je ne suis peut-être pas aussi vieille que vous, mais j'ai tout de même de la bouteille. »

Sur quoi, elle se mit en garde. Un peu maladroitement, cela dit, elle n'était pas habituée au poids de l'épée. Le géant en fit de même, peut-être encore plus maladroitement encore. Le sabre dans sa main avait plus l'air d'un cure dent qu'autre chose, à vrai dire.

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MessageSujet: Re: Le kit du chevalier blanc, l'armement. Sam 1 Juil - 15:37
Je regarde Dawn jouer un peu avec l'épée avant de me rendre compte de la fluidité de ces mouvements et la facilité déconcertante qu'elle a de s'adapter à sa nouvelle lame. Elle manie ça avec une putain de force d'un côté pour pouvoir manier une lame bâtarde comme ça avec autant d'aise et pourtant ça ne semble guère lui poser d'effort. Je l'imaginais plus chétive que cela, mais il semblerait que les apparences soient trompeuses à son sujet. Lorsqu'elle souhaite son duel toutefois, je me porte volontaire : c'est toujours amusant de se confronter à des adversaires différents, Hans et moi savons par coeur les tics nerveux, les manies de l'autre, ça fait toujours du bien de se confronter à un inconnu de temps en temps. Surtout quand on n'est pas la pour lui sortir les boyaux.
Chacun de nous attrape une épée, je me pose en face d'elle dans un espace beaucoup plus large avec deux ou trois tapis, prévu pour se taper sur la gueule en toute convivialité. Je mets la jambe droite devant et fléchis les genoux, lame contre l'épaule, la garde de Dawn est plus directe et aussi beaucoup plus défensive : lame pointée vers moi, si j'essaie de rentrer dans le tas je m'empale comme un con et fin de la partie. Je décide de frapper comme une brute dans la lame adverse, pour le simple plaisir d'écailler la défense adverse et voir ce qui se passe, mais en face ça ne flanche pas des masses. Je suppose que je me suis aussi un petit peu ridiculisé en frappant la lame et pas la personne, j'imagine bien qu'avec ma force et mon allonge je peux me servir de mon épée comme d'un fleuret et essayer de l'avoir à l'usure en gardant de la distance entre nous. Mais vu son niveau ça n'aboutirait pas à grand chose probablement.
J'attaque de nouveau, une attaque de taille toute basique qui vise les côtes, elle esquive en reculant un petit peu et me touche au poignet en laissant son aiguille à tricotée hypertrophiée tomber vers le bas. Eh oui, j'ai une meilleure allonge mais avec des épées de tailles équivalentes, j'ai toujours la main fort d'exposée.

-Ce n'était pas une super ouverture ce que j'ai faits, je te laisse attaquer cette fois-ci.
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Le kit du chevalier blanc, l'armement.

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