La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours]

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Date d'inscription : 02/06/2017
MessageSujet: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours] Dim 4 Juin - 18:49



Blanche Claire Martin


« Ce n'est pas parce que c'est la fin du monde que ce doit être la fin de notre humanité  »


Nom complet : Blanche Claire Martin
Âge : 50 ans au moment des bombes, donc 264 ans en 2291
Race : Ghoule
Groupe : Survivante des terres désolées, Nomade
Métier : Exploratrice / Aventurière / Chasseuse de trésors
_________________________________________________________

CARACTÉRISTIQUES (40 points)
STRENGTH : 3
PERCEPTION : 10
ENDURANCE : 7
CHARISMA : 3
INTELLIGENCE : 5
AGILITY : 7
LUCK : 5


COMPÉTENCES (200 points + points de départ)
Armes légères : 17 + 23 = 40
Armes lourdes : 14
Armes blanches : 10
Corps à corps : 10
Discrétion : 12 +38 = 50
Intimidation : 8
Mécanique : 15
Médecine : 10 + 20 = 30
Négociation : 6 + 3 = 9
Science : 10 + 10 = 20
Physique : 14 + 46 = 60
Pilotage : 20
Projectiles : 6
Survie : 10 + 60 = 70


_________________________________________________________

DESCRIPTION PHYSIQUE
Peau en lambeaux marquée de nombreuses cicatrices, traces de ses luttes incessantes avec les Terres Désolées ou ses habitants. Ses cheveux, autrefois bruns, sont manquant exceptés pour une  "tresse dreadlockée" à l'arrière gauche de son crane qui lui a été faite par la Marabou Nahema. Y sont accrochés des perles, tissues et charmes, ainsi qu'une mèche de cheveux de feu sa fille Valérie. Pour ce qu'il reste de son visage, on peux y décerner les vestiges d'une beauté qui faisait tourner plus d'une tête. Malheureusement, les années d'exploration dans la nature, la guerre couplés à sa transformation en ghoule l'ont rendue aussi disgracieuse que peuvent l'être les membres de sa condition. Ses yeux, auparavant d'un gris clair pétillant de curiosité sont à présent aussi noirs que le néant, reflétant toute la souffrance que peut subir une personne de plus de 260 ans d’existence dans un monde ravagé par la guerre et le chaos. Blanche, il fut un temps, avait une musculature bien formée, tout en restant ce qui était considéré présentable pour une dame de l'époque. Maintenant, les muscles de son corps semblent former des excroissances malsaines sur la fine couche de cuir recouvrant ses os décharnés. En connaissant son existence, on peux décerner un tatouage traditionnel amérindien présent sur son épaule gauche, presque complètement effacé, souvenir d'une époque où ses voyages l'amenait à découvrir et à s'imprégner d'autres cultures.
Il ne reste guère plus grand chose de la femme populaire passionnée d'art qui vivait avant la guerre.
Pour recouvrir sa chair écorchée, elle porte généralement des armures légères de cuir ou des vêtements conférant une protection physique optimisant principalement sa discrétion et sa rapidité de mouvements. Lorsqu'elle doit rentrer en contact avec d'autres personnes, elle couvre sa tête et son cou d'un foulard noué aux modes de sa jeunesse, utilisant de grandes lunettes de soleil rondes et des gants comme accessoires. Bien que cela puisse lui apporter des ennuies, elle ne cherche pas à cacher outre mesure sa nature de ghoule.



DESCRIPTION MENTALE
Depuis la mort de sa famille, Blanche est très solitaire. Alors qu'elle était auparavant curieuse, extravertie et altruiste, elle est devenue méfiante, silencieuse et certains diraient indifférente. Bien qu'elle ne refuse jamais d'aider une personne en détresse, elle aura tendance à prioriser sa survie à ceux des autres, trop souvent amenée à être trahie du fait de sa condition.
Discriminée par son statut de ghoule, elle a tendance à éviter les endroits civilisés autant qu'elle le peut et se montre très suspicieuse dès que quelqu'un la regarde de travers. Elle sera néanmoins plus prompte à fuir plutôt qu'à tuer, car pour Blanche, chaque vie est précieuse. Tant qu'elle le peut, elle évite même de tuer les supermutants, car elle les considère eux aussi victime de leur condition, tout comme elle l'est en tant que ghoule. Seuls les férals et les anti-ghoules sont une exception à sa règle, mettant un terme à leur souffrance étant un acte de compassion pour les uns, tandis qu'elle voit l'abattage des autres comme un acte de service à la communauté.
Même lorsque le meurtre est obligatoire ou nécessaire, il la hante des jours durant, la faisant se maudire et regretter immédiatement son geste. Elle se dit qu'elle aurait pu aider cette personne plutôt que d'avoir choisit la facilité, ou qu'elle s'est trompée sur leur compte. Dans tous les cas, son chagrin ne fait que s’accroître, la faisant esquiver les endroits peuplés plus qu'à l'accoutumé.
La chute des bombes ayant créer un traumatisme chez elle, les lieux fermés et les forts bruits lui font extrêmement peur, pouvant la déstabiliser grandement en combat, la faisant éviter les combats contre des personnes lourdement armées ou dans des endroits exiguës.
Autrement, Blanche Claire est une personne très ouverte d'esprit. Elle ne juge pas les gens en fonction de leur physique, leur passé ou leur groupe d'appartenance, mais en fonction de leurs actions. Elle est toujours prête à pardonner et à aller de l'avant. Elle est pour la liberté de tous, ce qui la rendit immédiatement nerveuse dès qu'elle eut posé le pied en Louisiane, les rumeurs sur cet état ayant fait leur chemin jusqu'à elle. Elle aime également se tenir informée de la moindre actions des groupes importants dans les lieux qu'elle visite, que ça soit pour des raisons de sécurités comme pour des raisons de recherche d'artefacts.
Elle croit au vaudouisme, mais n'a malheureusement que peu de temps pour honorer ses Lwas (divinités mineures) au quotidien. Mais dès qu'elle possède une seconde de tranquillité pour elle même, elle prie et fait des offrandes pour obtenir protection, sagesse et chance. Elle est persuadée que c'est grâce à sa rencontre avec la marabou Nahema qu'elle put survivre à toutes ses épreuves et continuer à avancer.
Enfin, elle hait sa condition de ghoule. Elle considère cet état comme une abomination et comme le responsable de tous ses malheurs. Le monde se portant mieux sans cette "évolution". Cela ne la rend pas anti-ghoule pour autant, au contraire. Elle considère tous les siens comme des victimes supplémentaires des bombes et radiations. Il en va de même pour les supermutants. Elle est également très indécise quand à la condition des Synths car elle ne croit pas à leur existence, pensant n'en avoir jamais vu ni croisé.
Blanche est aromantique, cela veut dire qu'elle ne peux ressentir de sentiment amoureux pour personne.
Pour finir, elle aime tout autant se faire appeler Blanche que Claire, le fait de jongler entre les deux noms l'aidant à se rendre plus discrète et moins traçable par où elle passe.



HISTOIRE
Blanche Claire Martin est née à Bordeaux en 2027, dans une famille aisée où elle ne manquais de rien. Elle était la dernière d'une fratrie de deux sœurs et deux frères. Bien que grande, elle n'était en rien chaleureuse, l'argent et la compétition ayant remplacer l'amour et la compassion. Oh, bien entendu, ses parents l'aimaient comme peuvent aimer des parents. C'était plutôt ses aîné(e)s qui lui rendait la vie misérable. Tous se battaient pour obtenir l'affection des parents. Qui avait la meilleure note, l'attitude la plus exemplaire, le plus de notoriété au sein de leur entourage, tout était bon pour être leur préféré(e). Mais il est plus facile de se hisser premier(e) lorsque les autres baissent dans le classement. C'est dans cette ambiance de tension et de coups bas que Blanche grandit. Pendant des années elle tenta d'adoucir ses sœurs et frères, mais ne faisait que doubler leurs aversion à son égard, car ils pensaient que cela faisait partis de "son jeu" pour séduire les parents. Ce qui par ailleurs était le cas, les deux adultes l'adorant et la gâtant plus que ses pairs, ceux qui ne faisait qu'aggraver le cas de la jeune Blanche.
Plus le temps passait, et plus ses aîné(e)s étaient sévères envers elle, allant jusqu'à la frapper ou l'humilier pour passer leur frustration.
Un jour de ses 11 ans, alors qu'elle venait d'essuyer une autre de ses "correction" par l'une de ses sœurs, Blanche alla s’asseoir comme à son habitude sur une pierre au fond du jardin pour se retrouver un peu seule. Elle ne pleurait jamais, étant amenée à croire après toutes ces années que c'était de sa faute si elle subissait le courroux de sa famille. Dans ces moments là, elle préférait s'isoler et réfléchir à ce qu'elle avait fait et à ce qu'elle pouvait faire pour se racheter auprès d'eux.
Alors qu'elle était toute à ses pensées, elle n'entendit les pas de sa mère que lorsque celle ci était déjà arrivée près de sa fille. Cette dernière s'assit près d'elle, respectant le silence du moment pendant de longues minutes. Puis, au bout d'un certain temps, elle parla à Blanche d'un ton calme et tendre :
"Tu sais Blanche, si tu passes ta vie à te laisser marcher dessus par les autres, tu ne seras jamais heureuse. Il faut que tu te battes en retour, et pas juste te laisser manger par tes sœurs et frères."
Tournant son regard vers sa fille, elle fit face à deux grands yeux remplis de confusion.
"Mais Mère... Je veux qu'ils m'aiment....C'est ça qui me rendrait heureuse."
L'adulte se rapprocha de Blanche, lui parlant à voix basse.
"Tu veux savoir un secret ma chérie ? Il faut que tu arrêtes de penser que ton bonheur est en fonction de ce que pensent les autres. Il faut que tu fasses ce que tu as envie, quand tu en as envie, peu importe les opinions. Ne laisse jamais les autres être en travers de toi et de tes rêves."
La mère passa doucement sa main dans la chevelure de sa fille, replaçant une mèche derrière son oreille.
"J'ai vu les dessins que tu fais. Ils sont magnifiques. Tu devrais t'accrocher à ça et aller jusqu'au bout."
Embrassant le front d'une Blanche encore plus confuse, elle se leva pour rentrer dans la maison familiale.

Ce sont ces paroles qui résonnèrent dans la tête de Blanche lorsqu'elle ouvrit sa première galerie d'art l'année de ses 21 ans.
Sa fratrie avait plus que vivement rejeté sa passion. Mais les années de sévices qu'elle dut passer après la révélation de cette dernière n'eurent pour effet que de pousser la jeune femme un peu plus dans sa créativité. La négation qu'elle subit l'incita même à utiliser son argent pour ouvrir un lieu où l'art des artistes pouvait être acceptés à leur juste valeur.
Elle ne pensait pas les revoir, et pourtant ils furent là pour sa soirée d'inauguration. Ce fut le cœur emplis de joie qu'elle alla à leur rencontre.
"Marie, Hélène, Marceau et George ! Je ne m'attendais pas à vous voir !"
Un regard dédaigneux et snob de la part de l'une de ses sœurs fit légèrement trembler son sourire.
"Mère et Père on insisté à ce que l'on soit là. Encore une de tes gamineries qui m'a coûter une soirée, j'espère que tu es contente de toi."
Le ton glaciale de Marie força Blanche à serrer ses dents pour garder bonne figure. Devant sa résistance à l'assaut, Marceau renchérit.
"Je me demande combien de temps tu vas tenir avant que cet endroit ne fasse faillite. Tu pilles vraiment la fortune de nos parents, profitant sur leur dos sans jamais trouver de vrai travail. Il serait temps que tu te trouves un mari qui te dressera et te remettra vite fait dans le droit chemin." Lança son frère Marceau
"Haha, je me demande combien on devrait payer pour pouvoir trouver un homme à ce laideron. Regardez là, on dirait une de ces hippie anti-guerre !" s’esclaffa Hélène, faisant retourner quelques têtes sur ses mots.
Très embarrassée, Blanche baissa les yeux, faisant mine de défaire les plis de sa robe d'un revers de la main.
"Excusez moi mademoiselle, mais vous allez vous laisser faire ?"
La tendresse et la douceur de la voix fut si soudaine et inattendue qu'elle fut accueillie par un regard direct et confus de la part de ladite demoiselle.
"emmm....Excusez moi ?" Fit-elle à l'attention du jeune inconnu qui venait de s'inclure dans la conversation.
"Non parce que je dis ça, mais vous n'avez pas l'air de beaucoup vous défendre, alors je me posais la question."
"Hey bourricot, t'es toujours avec nous ou tu es partie dans ton monde imaginaire ?!" Fit la voix de George, paraissant lointaine.
"....Ils finissent toujours par se lasser si on les laissent faire." répondit-elle à voix plus basse à l'inconnu, baissant à nouveau son regard.
D'un mouvement fluide, il se rapprocha et murmura au même niveau qu'elle :
"Je ne pense pas que cela soit une bonne méthode sur le long terme si vous voulez mon avis."
"Je peux très bien m'occuper de mes affaires, cela ne vous regarde pas."
"Pardon pardon, j'essayais simplement...."
Un son de claquement retentis dans la galerie. Ce ne fut que quelques secondes plus tard, lorsque la douleur commença à irradier dans sa joue que la jeune femme se rendit compte que c'était l'une de ses sœurs qui l'avait frappée.
"Hey, réponds nous quand on te parles espèce d'attardée !" s'énerva Hélène.
Passant une main sur son visage, Blanche leva les yeux pour planter un regard meurtrie dans les yeux marrons du mystérieux jeune homme. Son regard sembla se durcir de rage, et aussi soudainement que le premier coup était passé, l'inconnu se tourna vers l'assaillante pour lui assigner une gifle.
Ouvrant de grands yeux surpris, la jeune femme laissa s'échapper une exclamation outrée.
"Comment osez vous porter la main sur une femme ?!" cracha t-elle.
"Peu importe son sexe ou son statut social, une personne doit toujours s'attendre à être rendue la violence qu'elle cause."
Marceau se posta alors entre l'homme et Hélène.
"Je pense que vous devez partir, ou vous allez avoir de grave ennuis."
"*Non*. *Vous* devez partir ou...."
La voix auparavant légère avait fait place à un ton grave et lourd de conséquences sous entendues.
"...Ou j'appelle la sécurité pour qu'elle vous traîne dehors devant tout le monde."
Blanche leva pleinement la tête, les yeux balayant entre ses sœurs et frères, le regard dur et sans compromis.
Marceau sembla réfléchir. Puis, après quelques secondes de silence, se tourna vers sa fratrie et lança un faible :
"Partons. De toute façon cette soirée n'est rien qu'un ramassis de bobos minables."
Et sur ces simples mots, ils partirent sans plus de vagues.
"Wow. Vous avez finalement réussit à leur tenir tête. Ça semblait pourtant loin d'être gagné." Laissa s'échapper le jeune homme dans un soupir de soulagement.
"Je vais devoir vous demander de partir également monsieur."
"....Pardon ?"
"Vous avez causé beaucoup de problème et vous avez frappé ma sœur. Je vous demande donc de partir." Répéta t-elle
L'inconnu passa sa main dans ses cheveux, geste démontrant sa gène de la situation. Il soupira à nouveau.
"Très bien, je comprend votre point de vue. J'espère en tout cas que vous ne vous laisserez pas à nouveau faire comme ça. Vous méritez mieux que ça."
Il tourna les talons et commença a faire son chemin vers la sortie.
"Bonne soirée, et félicitation pour votre ouverture. Je vous souhaite beaucoup de réussite."
Et sur ces mots, il disparut.
Un noeux dans la gorge de Blanche se forma. L'anxiété de la situation laissa place au sentiment de culpabilité. Cet homme ne la connaissait pas, et pourtant il l'avait défendu devant sa famille. Et elle venait de le chasser comme la dernière des ingrates. Il lui fallut un temps pour réagir, mais elle s'élança dehors à sa poursuite. Elle ne rencontra qu'une rue silencieuse et vide, les invités s'étant déjà tous engouffré dans le lieu de l’événement de la soirée. Après quelques secondes de recherches visuelles, elle se rendit à l'évidence : Il s'était volatilisé. Le poids dans son ventre s’alourdit, et elle rentra à nouveau dans la galerie. Elle avait une soirée à tenir.

Des mois passèrent, et elle ne cessait de penser à lui. Elle avait en vain essayé de contacter ses invités pour savoir qui pouvait connaitre le jeune homme, mais sans son nom ou prénom, elle ne put aller bien loin dans sa recherche. Résignée, elle tenta de l'oublier, mais son regard la poursuivi, et elle semblait le reconnaître à chaque coin de rue.

Ce fut alors que le destin décida de jouer en sa faveur.

Une après-midi d'automne, Blanche se rendit à une vente aux enchères réputée pour ses œuvres hors du commun. Elle commençait à avoir besoin de renouveau pour se changer les idées, et au vu du succès de sa première galerie, elle songeait à en ouvrir une autre sur un thème différent. Les objets mis en ventes étaient tous des pièces anciennes, des reliques du passé ou des trésors perdus, tous proposés par le même vendeur. La jeune femme vit sa curiosité piquée. Qui pouvait donc être cette personne qui vendait tous ces bien. Un riche collectionneur ? Un vieux baroudeur décédé récemment dont l'héritier n'avait que faire de ses biens ?
Dès que la vente fut finie, Blanche commença à se diriger vers le commissaire-priseur. C'est à ce moment là qu'elle l'aperçu du coin de l’œil. Elle se figea sur place, suivant du regard le jeune brun au loin. Une bouffée de stresse l’emplis, mais il ne lui fallut pas plus que quelques secondes pour rassembler son courage et se diriger vers lui. Une fois arrivée à sa hauteur, une odeur de vieux tabac froid et de terre l'assaillit. Il y avait une autre essence, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.
"E...Excusez moi." Fit-elle timidement.
C'est lorsque ses yeux chocolat rencontrèrent ses yeux orageux que son cœur se mis à battre plus rapidement.
"...Mademoiselle Martin ?! Quel coïncidence de vous revoir ici !" Lui lança t-il d'un air enjoué.
"Bonjour monsieur. Je...écoutez, depuis cette nuit à ma galerie, je n'ai cesser de penser à mon comportement plus que grossier à votre égard. Vous m'avez sortis d'une situation très inconfortable, et je vous ai fait chassé. Vous êtes même partis sans faire de scène." Elle reprit sa respiration, et continua. "Tout cela pour vous dire que je m'excuse profondément de mon attitude."
Un large sourire s'afficha sur le visage du jeune homme.
"Ne vous inquiétez donc pas pour cela, je n'avais pas mis un pied dehors que je vous avez déjà pardonnée. Comme vous dites, vous étiez dans une position inconfortable. Vous avez réagit avec le stresse de la situation, et je ne vous en tiens pas responsable."
Un sentiment de soulagement s'installa en Blanche. Ses battements s’apaisèrent et le poids de son cœur s'allégea.
"Vous ne pouvez pas savoir à quel point je me sens mieux." Fit-elle non sans un petit rire.
Après un moment de flottement plaisant, la voix de la jeune femme se fit entendre à nouveau.
"Cet événement est vraiment sympathique. Je n'avais jamais vu de mes propres yeux des pièces de ce genre là !"
"Cela vous plait ? C'est vrai que l'on voit plus ce genre de choses dans un musée plutôt qu'à une vente aux enchères."
"J'ai cru apercevoir le directeur du Louvre tout à l'heure. Et vu leurs moyens, il aurait fallu être fou pour tenter de leur tenir tête."
"Il font partis des clients principaux, et c'est ceux qui payent le mieux. Malheureusement, il est rare d'arriver à les faire venir sans avoir quelque chose qui vaille le coup. La chance fut vraiment au rendez-vous ce soir."
Blanche lui renvoya un sourire, appréciant le ton léger du brun. Une pensée lui traversa l'esprit, et elle décida de rapidement remédier à une erreur.
"Je m'excuse de ne pas vous avoir demandé plus tôt, mais je ne connais pas votre nom."
Un air d'étonnement passa sur le visage du jeune homme, suivit d'un rire franc.
"DuJardin. Antoine DuJardin."
Ce fut au tour de Blanche d'ouvrir de grands yeux ronds. DuJardin, c'était le nom de la personne ayant mise en vente toutes ces reliques.
"Vous êtes le vieux collectionneur baroudeur !" s'exclama t-elle
"Le quoi ?"
La jeune femme rougit de honte et baissa les yeux.
"Hm...Rien. Je...Mon esprit à quelque peu dérivé lorsque je réfléchissais à quel type de personne pouvait appartenir ces objets."
Antoine ria de nouveau, mais quelque chose dans sa façon de le faire atténua la gène de la demoiselle plutôt que de la renforcer.

Ils passèrent la soirée à discuter. Il lui expliqua qu'il était un mixe entre archéologue, chasseur de trésor et explorateur. Le monde le fascinait, et il utilisait ses découvertes pour financer ses expéditions. La jeune femme buvait ses paroles, posant sans cesse des questions. Elle se retrouva totalement passionnée des lieux dont il lui parlait, même si elle n'avait jamais vraiment songer à partir de la France, ni même de sa ville natale.
Lorsque le lieu de la vente du fermer ses portes, Antoine proposa à Blanche de continuer la soirée en marchant dans les rues de Bordeaux. Il était encore tôt dans l'automne, et la chaleur de l'été était encore bien présente dans les rues de la métropole. C'est comme cela qu'il se retrouvèrent aux petites heures du jour, assis sur un banc d'un parc au nom inconnu, leur discussion ne s'étant pas éteinte même après tout ce temps.
"Je n'arrive pas à croire que vous ayez pu vivre tout cela Antoine. Vous avez vu en votre courte vie bien plus que n'importe qui pourrait avoir en une existence toute entière. Je vous envie tellement, cela doit être excitant."
"C'est vrai qu'il n'y a rien de mieux que d'apprendre et de découvrir de nouvelles choses. Mais l'aventure, aussi intéressante soit-elle, peut se montrer rapidement très solitaire. Mais c'est loin d'être pour tout le monde."
Un silence agréable passa. La vie se réveillait doucement autour des deux jeunes gentes. Les oiseaux commençait à chanter et le vent dans les arbres transportait un agréable parfum de chaleur douce.
"Ça vous dirait de partir à l'aventure avec moi ?" Laissa s'échapper en un souffle le jeune homme.
Sa voix était si douce et basse que la jeune femme cru pendant un instant que son esprit lui jouait des tours. Un ange passa. Devant l'absence de réponse de Blanche, il s'empressa d'ajouter :
"Enfin, je dis ça comme ça. Vous aviez l'air tellement captivée par mes aventures que j'ai cru....enfin, je pensais que....vous seriez peut être plus intéressée par les vivre en personne plutôt qu'à travers les récits de quelqu'un d'autre."
"Mais...un homme et une femme seuls....que diraient les gens."
Un sourire du jeune homme vint apaiser ses craintes. Il semblait pouvoir tenir tête à n'importe qui.
"C'est ça le meilleur dans l'histoire, c'est que nous partirions loin, là où personne ne pourra faire de commérages. Et même s'ils en faisaient, nous serions bien trop loin pour les entendre."
Le ton enjoué et innocent fit naître un sourire chez Blanche. Tout ce qui sortait de sa bouche sonnait si simple et facile.
"Honnêtement," commença doucement la demoiselle, "votre proposition me remplie de joie. Cela va peut être vous paraître stupide, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois que je suis à un tournant de ma vie, le destin met sur mon chemin quelqu'un pour me motiver à aller de l'avant, à franchir le pas." Après un petite temps de réflexion, elle conclus :
"Je vais réfléchir à votre proposition. Puis-je avoir un peu de temps pour cela ?"
"Je vous proposerais bien 'tout le temps que vous souhaitez', mais je dois repartir d'ici la semaine prochaine. Pensez vous que vous aurez décidé d'ici là ?"
Un hochement de la tête suffit à sa réponse. Plongeant sa main dans sa poche, il en sortit un morceau de papier sur lequel il commença à écrire, avant de le tendre à Blanche.
"Voila l'adresse et le numéro de téléphone de la chambre d’hôtel auquel je loge actuellement. N'hésitez pas à passer, même si vous décidez de ne pas me rejoindre."
Il se hissa et présenta son bras à la jeune femme.
"Maintenant, si je puis me permettre, le jour commence à se lever. Puis-je vous raccompagner jusqu'à chez vous ?"
Blanche se redressa à son tour et pris le bras qui lui était proposé. Il sentait le vieux tabac froid, la terre, et un brin d'essence qu'elle reconnu enfin. C'était l'odeur de l'aventure et de l'inconnu.
"Volontiers."


Blanche décida que c'était le moment de rendre visite à ses parents. Quoi que serait son choix, elle devait leur en parler avant tout. Elle aurait préféré attendre un peu plus longtemps, car sa fratrie était en ce moment chez eux, mais elle n'avait pas ce luxe.
Rassemblant tout le courage qu'elle pouvait, elle passa la porte de la demeure de son enfance.
Son père fut le premier à l'accueillir d'une chaleureuse embrasse, suivit du regard affectueux de sa mère.
Alors qu'ils faisant leur chemin vers le salon, elle vit rapidement du coin de l’œil son frère Marceau. Depuis l'incident à l'ouverture de sa galerie d'art, ils ne s'étaient pas reparlés. Que ce soit de leur coté ou du sien, l'esquive était mutuelle et tacite. Venir chez les parents alors qu'ils y étaient était clairement un signe de guerre ouverte. Le ventre de la benjamine se tordit à cette pensée.
Laissant ses géniteurs s'asseoir sur le canapé, elle prit le siège devant eux pour faciliter la discussion.
"Tu prendras du thé ma chérie ?" Fit sa mère avec affection.
"Non merci maman. Je sais que c'est un peu abrupte, mais j'ai une décision à prendre, et j'aimerais avoir votre avis dessus."
"Oui, tu m'avais parlé rapidement de cela au téléphone. Est ce que tout va bien ma perle ?" Demanda son père, légèrement inquiet.
Déjà ses frères et sœurs commençaient à se rassembler dans le salon familial, curieux de ce que leur sœur pouvait annoncer.
"Oui papa. Tout va bien." commença t-elle. La présence des autres l'angoissait un peu, mais plus vite tout serait dit, plus vite elle pourrait passer à autre chose.
"Je viens vous voir car je souhaite partir en expédition avec un aventurier."
Un silence de malaise prit place, rapidement brisé par un éclat de rire de la part d'Hélène.
"Ah ! Je savais qu'elle avait un grain, mais j'arrive pas à croire qu'elle veut s'enfuir avec un inconnu. Oh attend ! Est ce que c'est l'autre taré de la soirée ?! J'arrive pas à y croire."
La jeune femme n'eut pas besoin de lever les yeux vers eux pour savoir qu'ils avaient tous une moue moqueuse à son égard. Elle était déjà entrain de regretter ses paroles lorsqu'une voix sèche s'éleva :
"Allez dans vos chambres. Tous. Cette discussion ne vous concerne pas, et vous la mettez plus mal à l'aise qu'autre chose."
Les autres étaient sur le point de répliquer lorsque la voix se répéta, plus intransigeante encore :
"Me serais-je mal faite entendre ? J'ai dit TOUS dans vos chambres."
Sans plus de discussion, Marie, Hélène, Marceau et Georges partirent de la pièce.
Se pencha vers sa fille, le père prit ses mains dans les siennes dans un geste réconfortant.
"Ma perle, qu'est ce que c'est que cette histoire ?"
Alors Blanche raconta alors comment elle avait rencontré Antoine, la passion dans sa voix quand il racontait ses aventures, et la façon dont elle avait vu naître en elle l'envie de le suivre dans ses aventures, ainsi que sa proposition.
"Mais...tu l'aimes ?" Demanda sa mère après son long récit.
"Non. Pourquoi, il faudrait ?"
Un regard perplexe de sa mère lui fit comprendre que ce n'était pas aussi simple.
"Peut-être que lui nourrit ce genre de sentiment à ton égard ma chérie... Mais passons, ce n'est pas le plus important ici."
Après un échange furtif entre les deux géniteurs, elle continua :
"Ma chérie, fait ce que ton cœur te dit de faire. Si tu veux partir, vas y."
"Mais je ne veux pas non plus vous quitter..."
"Tu n'es pas obligée de partir pour toujours. Tu pourras venir nous rendre visite de temps en temps. Ça sera pareil que maintenant, mais en plus espacé." La rassura son père.
"Il ne faut pas que tes vieux parents t’empêchent de vivre ta vie." renchérit sa mère.
Un soupire de soulagement s'échappa de Blanche, suivit d'un sourire.
"Je ne sais pas ce que je ferais sans vous." Fit-elle en les enlaçant.

Après d'autres discussion divers, la jeune femme décida de se retirer, préférant ne pas rester trop de temps pour laisser l'opportunité à sa fratrie de venir commenter sur sa décision.


Voila à présent plus de trois ans qu'Antoine et Blanche avaient décidés de partir à l'aventure ensemble, et rien ne semblait les arrêter. Ils avaient visités déjà visités le continent africain, et maintenant ils étaient en Amérique du Sud, remontant doucement le continent vers le Nord.
Ils s'étaient arrêtés dans une tribu amazonienne et avaient réussis à se faire accepter pour la nuit. Ils arrivaient en pleine célébration d'un événement heureux : Une union était arrivée au sein de la tribu. Alors que la nourriture et le boisson coulait à flop, un des indigène leur tendit une bouteille d'un breuvage à la couleur aussi noir que la nuit.
"Qu'est ce que c'est ?" Questionna Blanche en examinant le liquide.
"Il dit que c'est une boisson sensée apportée la fertilité sur le jeune couple. Il nous propose d'en boire car il y a peu de chance qu'on ai de nouveau l'occasion." Lui répondit le jeune homme.
"Quelle générosité de leur part !"
L'autochtone leur servit deux grandes coupes du liquide, leur faisant signe de boire cul sec le tout.
Après un regard de challenge échangé, les deux jeunes français vidèrent leur coupe. Après voir reposé la sienne, la à présente aventurière mis sa main devant de bouche pour ne pas que la boisson refasse le chemin inverse.
"Wow...C'est quelque chose... Je me demande ce qu'ils mettent dedans." Fit Antoine, engouffrant rapidement un morceau de pain pour aider à faire passer le gout.
Lorsque l'indigène fit mine de les resservir, Blanche s’apprêta à l'arrêter, mais le brun fut plus rapide à son égard.
"Il faut au moins accepter la politesse de la deuxième fois, sinon nous allons passés pour des sauvages sans manières."
C'est alors avec une grimace que les deux jeunes gentes finirent une nouvelle fois leur coupe, non sans une grimace.
"Heeey, ça passe quand même mieux la deuxième fois." plaisanta le damoiseau. Elle le poussa d'une façon joueuse, ce qui déclencha le rire de ce dernier.
S'ensuivit alors une dégustation vorace des divers mets exotiques qui leurs étaient présentés.

Plus tard dans la soirée, lorsque vint le temps d'aller se reposer, les deux jeunes gentes se dirigèrent vers leur tente. Alors qu'ils se préparaient à dormir, Antoine se tourna vers Blanche et lui dit doucement :
"Ecoute, ça va faire un moment que l'on voyage ensemble maintenant, et, ne le prend pas mal, j'adore voyager avec toi et tout, mais j'ai besoin de te dire quelque chose d'important pour moi."
La jeune femme s'assit silencieusement, attendant qu'il remette de l'ordre dans ses idées pour entendre ce qu'il avait à lui dire.
"Voila...depuis quelques temps déjà, mes sentiments se développent pour toi. Et je ne veux pas du tout être pressant, mais j'aimerais savoir si ces sentiments sont réciproques ou non."
Le regard de Blanche ne changea pas, preuve qu'elle savait déjà cette information avant qu'il ne lui en parle.
"Je vais être honnête avec toi, comme je l'ai toujours été." Elle respira un grand coup, comme pour se donner du courage, et continua. "Je n'ai pas ce genre de sentiments à ton égard. Je n'ai d'ailleurs jamais ressentit cela pour personne. Pendant très longtemps, j'ai cru que quelque chose n'allait pas chez moi. Puis, au fil du temps, j'ai appris à accepter cela comme faisait partit de moi. Je t'apprécie énormément, tu es la personne la plus chère à mon cœur, mais pas de la manière dont tu le souhaiterais."
Après cette tirade, un nouveau silence tomba dans le lieu exiguë de leur tente.
"J'espère que tu ne me déteste pas..." fit la jeune femme d'une voix légèrement étranglée et remplie d'insécurité.
C'est alors que le jeune homme l'enlaça. Il parla d'une voix douce et réconfortante.
"Jamais je ne pourrais te détester Blanche. Au contraire, j'avais peur que tu m'en veuilles pour mes sentiments. Je suis heureux que ça ne soit pas le cas. Plus que tout, je souhaite continuer de voyager avec toi."
Passant ses bras autour de lui, elle resserra l'étreinte.
"C'est ce que je souhaite le plus que tout au monde également."
Ils restèrent ainsi pendant quelques secondes, puis se lâchèrent, non sans rester très proche, leur fronts se collant l'un à l'autre.
Un regard tendre passa, et Antoine s'approcha doucement pour poser ses lèvres sur celles de Blanche. Aussitôt le geste fait, il s'éloigna, comme si le contact l'avait brûlé.
"Oh mon dieu, je m'excuse Blanche ! Je ne sais pas ce qui m'a pris, pardon, ça ne se reproduira plus !"
Un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme.
"Ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave... Je n'avais jamais embrassé avant. C'est... agréable."
Elle passa sa main sur ses lèvres, comme pour analyser ce qu'il venait de se passer.
"Ce n'est en rien pour excuser mon geste, mais je pense que l'alcool m'a un peu étourdit ce soir." Fit-il en passant sa main dans ses cheveux d'un geste embarrassé.
"Oui, c'est un peu vrai...Mais je suis contente. Je n'ai jamais eu quelqu'un et je ne pense pas en avoir un jour, donc je suis contente d'avoir pu expérimenter ça...."
Ses yeux perçant rencontrèrent les siens calmes et chaleureux.
"Tu l'as déjà fait, non ? Est ce que...est ce que ça te dérangerais si on....Enfin, je sais ce que j'ai dit avant et je le maintien toujours, mais...j'aimerais savoir ce que ça fait...de le faire." Demande timidement et peu sûre d'elle la demoiselle.
"...C'est très délicat ce que tu me demandes..."
Rougissant furieusement, la jeune femme s'allongea sur son duvet.
"Excuse moi, je n'aurais pas dû en parler."
Un mouvement à coté d'elle la fit se tourner à nouveau vers le jeune homme, ce dernier passant une caresse sur sa joue.
"Ça ne me dérange pas. Mais es-tu sûre de toi ? Peut être faudrait-il mieux attendre que nous ne soyons plus enivrés par l'alcool et que tu ais le temps d'y réfléchir."
Prenant sa main dans la sienne, Blanche lui répondit.
"Non. Je suis sûre de moi. Je veux le faire ce soir, sinon je ne pense pas que j'aurais le courage de me lancer à nouveau."
"Très bien." Conclu t-il.
Il l'embrassa doucement, et la nuit continua son cours.


Ce qui se passa ce soir là ne se reproduisit jamais, mais l'amitié qui unissait les deux aventuriers ne faiblis pas pour autant. Au contraire, maintenant que tout était dit, le soulagement permis à une confiance et une complicité sans faille de naître. Néanmoins, quelques temps plus tard, une surprise inattendue arriva : Le ventre de Blanche commença à grossir. Au départ anxieuse à cette nouvelle, la jeune femme fut apaisée de voir que son compagnon d'aventure n'y voyait pas d'inconvénient. "Cela arrive, c'est la vie. Et probablement ce breuvage plus que douteux." Lui avait-il dit d'un ton amusé.
C'est comme cela que, quelques mois plus tard naquit la petite Valérie. Elle était blonde et possédait de magnifiques cheveux blonds platine.
Malgré sa grossesse et la nouvelle naissance du poupon, ils n'arrêtèrent pas leurs voyages et explorations pour autant. Peu de temps après, ils posaient les pieds en Louisiane, terre étrange, mystérieuse et magique.
Ce fut pendant cette période que Blanche rencontra une marabou du nom de Nahema. Cette femme pratiquait le vaudouisme, ce qui attisa grandement la curiosité de la jeune mère. Passant autant de temps qu'elle le pouvait en sa compagnie, elle s'abreuva de toute la connaissance qu'elle pouvait retenir.
Elle n'était pas croyante, loin de là, mais l'apprentissage de différentes cultures était ce qui l'avait poussée à voyager en premier lieu.
Après plusieurs mois en Louisiane, la petite famille décida de continuer son chemin vers le nord. Blanche décida au cours de sa dernière séance avec Nahema de lui demander un charme et des prédictions pour le futur.
"Le monde mourra, mais renaîtra de ses cendres, dont tu feras partie. Comme les cendres, tu dois être le fertilisant pour les nouvelles vies qui arriveront. Jamais tu ne devras abandonner. Mais ne t'inquiète guère, quand tu penseras être au bout de ton chemin, tu seras sauvée en retour." Lui prédit la marabou lorsqu'elle lui confectionnais une dreadlock, attachant perles et protections à la chevelure.
Sur ces paroles énigmatiques et sombres, la jeune femme remercia chaleureusement Nahema pour tout ce temps passé avec elle, et prit congé, non sans un dernier regard à la cabane de la mystérieuse sorcière.


Les années passèrent, et les maintenant trois aventuriers visitèrent de nombreux autres continents. L'Asie, L'Indonésie, le Pacifique, tout lieu encore inconnu pour eux devait être exploré. Valérie grandissait pour devenir une jeune femme aussi belle et forte que ses deux parents. Jamais elle ne remis en question leur famille ou leur choix de vie, étant aussi passionnée qu'eux par leurs découvertes.
Mais alors que les tensions internationales s'intensifiait, la famille décida de retourner au nord de l'Amérique, vers l'Alaska. Si un malheur arrivait, au moins ils seraient en sûreté, n'est ce pas ?
Ce fameux matin 23 Octobre 2077, alors qu'ils s'étaient réfugiés dans une grotte en tant qu'abris de fortune, les bombes s’abattirent sur le monde. Pendant des heures, Blanche et Antoine enlacèrent d'une manière protectrice leur pauvre fille Valérie. Blanche n'oubliera jamais ce moment. Chaque seconde semblait durer une éternité, chaque bruit d'explosion semblait être celui qui l'emporterais elle et sa famille, chaque vague de cendre radioactive semblait rendre plus étroite et fragile leur caverne.
Même après que le silence se remis à régner, les trois êtres encore vivants tremblaient de tous leurs membres, mais n'osaient bouger de leur cachette. Lorsque les vivres vinrent à manquer, ils commencèrent à émerger de leur grotte pour faire face à l'horreur qu'était devenu leur monde. Ils remerciaient à peine le ciel d'être encore en vie que déjà les dangers de leur nouvelle terre vinrent les attaquer de plus belle.
Ils décidèrent de faire route vers le sud, pour trouver de la civilisation. Surement ils n'étaient pas les seuls à avoir survécus dans ce chaos.
Mais plus ils avancèrent dans leur voyage, plus ils ne rencontrèrent sur le chemin que mort et désolation. Leur vitesse était grandement ralentie par le manque de vivre et la nécessité de sans cesse chasser, ou de se mettre à l'abris contre de potentiels dangers.
C'est alors que les symptômes on commencés à apparaître.
Au départ, ils mirent leur toux constante sur l'atmosphère remplie de cendre radioactive qui avait remplacé l'air pur du nord. Mais vinrent rapidement les démangeaisons, et avec elles la perte de peau, puis de cheveux. La pauvre Valérie qui tenait tant à ses atouts pleurait chaque soir en s'endormant. Plus une nuit ne passait sans que Blanche ne craigne que l'un d'eux ne se réveille pas un matin.
Ce qui l'attendait était bien pire que ce qu'elle pouvait imaginer.

Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques lieues de Vancouver, Antoine commença à agir étrangement. Voila déjà quelques heures que le vieil aventurier marchait en arrière. Lorsque Blanche l'avait fait remarqué, ce dernier lui avait dit de ne pas s'en faire, qu'il fallait continuer jusqu'à la ville pour ne pas se faire avoir par la nuit.
Des grognements se firent entendre. Au départ presque imperceptibles, ils devinrent plus insistant.
Stoppant la marche, la mère commença à avancer vers son meilleur ami.
"Antoine, si tu n'en peux plus on fait une pause. Ça ne sert à rien de se presser si on claque avant d'y arriver." Fit-elle, posant sa main sur son épaule.
Dès que le contact physique fut établit, l'aventurier releva la tête, et avec une vitesse surhumaine plaqua la femme au sol.
"MAMAN ! PAPA !" Hurla Valérie, courant vers eux.
"RESTE EN ARRIÈRE !" Répliqua t-elle à sa fille. "Antoine, ressaisis toi, qu'est ce qu'il t'arrive ?!"
Tout en disant ça, elle le tenait hors de sa portée, arrivant finalement à le renverser et le plaquer à son tour, l'immobilisant du mieux qu'elle pouvait.
"Putain de merde Antoine !" Laissa t-elle s'échapper alors qu'il tentait de lui porter des coups ou de la mordre.
Dans un éclat de lucidité, le brun supplia d'une voix étranglée :
"Blanche...Blanche...Aide moi...Je...J'ai envie de vous tuer....Aides moi...Tu dois protéger Valérie."
"NON ! Mais qu'est ce que tu racontes mon vieux, tu deviens complètement barge."
"Je.... ne peux pas retenir....plus longtemps....pitié....C'est trop tard pour moi." Fit-il, laissant échapper un gémissement de douleur.
Blanche serra les dents si fortement que sa mâchoire la faisait souffrir. Les radiations. Ça devait être les radiations qui le rendait fou à petit feu. Mais il avait raison. Elle devait protéger Valérie. Elle devait respecter sa dernière volonté. Mais...elle ne pouvait pas le faire seule.
"Valérie...Je vais avoir besoin que tu tiennes Antoine."
La jeune femme qui avait suivit toute la discussion ouvrit de grands yeux remplis de détresse. Secouant la tête vivement, elle répliqua :
"Non ! Je refuse ! Il doit bien exister un remède ! Quelqu'un peux le guérir j'en suis sure ! IL DOIT FORCEMENT Y AVOIR UNE AUTRE SOLUTION !" Sa voix était tremblante de peur, tout comme tout son corps.
En dessous de Blanche, Antoine n'émissait plus des grognements sauvages et vorace. La lueur dans ses yeux n'avait plus rien d'humaine.
"VALERIE REPREND TOI ! C'est son souhait, tu sais qu'on ne peux faire autrement. Si je le relâche, il nous tuera, et ce n'est pas ce qu'il voudrait !"
La blonde éclata en sanglots, mais avança vers sa mère d'un pas hésitant. Se laissant tomber au sol près d'elle, elle commença à se placer pour remplacer sa mère à la tâche.
"Je suis désolée papa. Je suis désolée. Je t'aime." répétait-elle en boucle comme un mantra.
Blanche sortit le couteau qui lui servait à acheter les bêtes qu'ils chassaient.
"Ferme les yeux ma chérie."
Et en un coup, c'était fini. Après les derniers sursauts, le corps cessa de se débattre pour s'affaler sans vie sur la terre aride. Quelques secondes passèrent avant que Valérie n'ose lâcher le cadavre, mais dès qu'elle le fit, elle fondit sur son défunt père, laissant éclater toutes les larmes que sont corps pouvait produire.
Laissant tomber le couteau au sol, Blanche la rejoignit immédiatement dans l'étreinte mortuaire.
Elle n'avait peut être pas perdu un amour ou un amant, mais elle avait perdu bien pire : Un membre de sa famille, un ami, et la personne la plus chère à son cœur avec sa fille.
Elles ne surent combien de temps passa avant que les sanglots ne se tarissent, laissant place à un chagrin sec et brutal. Hélas, n'ayant plus que trop peu de ressources, elles durent abandonner sans cérémonies le corps, non sans avoir pris tout ce qui pouvait servir, répétant inlassablement des excuses et des promesses de retour dès qu'elles le pouvaient.


Le chemin vers Vancouver fut lent et douloureux, mais Blanche n'était pas prête à laisser tomber Valérie, peu importe les circonstances. Lorsqu'elle reprirent contact avec la civilisation, le soulagement était aussi immense que le chagrin qui continuait de les ronger. Décidant de s'installer dans les ruines de la ville, elle aidèrent à rétablir un peu d'ordre dans le chaos ambiant qui régnait. Peu à peu, des histoires similaires à la leur surgissait, parlant de ghoules, de transformations sauvages et de cure impossible.
Lorsque Valérie commença à voir sa peau de plus en plus tomber, Blanche sut que la fin était proche.
Un matin alors, elles firent leurs paquets et partirent vers le sud pour repartir dans la nature, avec pour objectif de mourir sans causer de danger pour d'autres personnes.
Mais le temps passait, et bien que toutes sa peau et ses cheveux furent tomber, la jeune femme ne semblait présenter aucun signe de sauvagerie ou d'agressivité. Blanche vit rapidement les même symptômes lui arriver, et bien qu'elle eu un temps peur de devenir comme Antoine, rien ne se passa. Seule sa dreadlock survécus à la chute de sa chevelure.
Après une année d'isolement, les deux femmes décidèrent qu'il était sur de dire qu'elles ne deviendraient pas sauvages et commençaient à être rassurées.
Elles tentèrent alors de reprendre contact avec la civilisation, mais partout où elles allaient, les deux femmes radioactives étaient regardées de travers, chassées, ou encore menacées de mort. Elles croisèrent d'autres gentes comme elles, et découvrirent que leur condition avait un nom : elles étaient des ghoules. Des humains ayant mutés en créatures par la force des radiations. On leur dit qu'elles devaient se sentir chanceuses. Elles auraient pu mourir, ou pire, devenir des férales.
Le souvenir de la mort d'Antoine laissa un goût amère dans le cœur des deux survivantes. Rien ne disait qu'un jour elles ne deviendraient pas férales à leur tour.

Des années passèrent. Dix ans plus exactement. Dix années à s'attendre chaque matin à se réveiller férale, ou avec une balle dans la tête. Les deux femmes faisaient profil bas. Personne n'aimaient les ghoules et nombreux étaient ceux qui tiraient à vu sans discussions préalables.
Mais la malchance n'avait pas fini de s'abattre sur Blanche et sa famille.
Alors qu'elles étaient dans les alentours de Phoenix, en plein dans ce qui fut la forêt de Tonto, une bande de raideurs les attaquèrent. Ils les avaient repérées et il était trop tard pour fuir. Elles décidèrent de se rendre. En général, ils se rendent vite compte qu'elles ne possèdent pas grand chose et passent leur chemin. Deux femmes solitaires sans la moindre capsule ne valent pas le prix des munitions gachées.
Au moment où elles s'exposèrent pour s'expliquer, l'atmosphère devint subitement tendue.

"Des putains de sales ghoules." Lacha avec dégoût ce qui semblait être le chef, crachant au sol pour imager ses propos.
"Nous n'avons pas grand chose sur nous, à peine quelques caps, et nous vous donnons tout si vous nous laissez partir en vie. Nous ne voulons pas nous battre."
"On en veux pas de vos merdes, salopes !" Aboya l'une des membre du groupe.
"Ouais, je pense qu'on rendrait service à l'humanité si on vous mettais une balle entre les deux."
Une brutale peur perça l'estomac de Blanche. Du coin de l’œil, elle pouvait voir Valérie, forte et droite. Sa fille s'était beaucoup durcie depuis la mort de son père, ce qui les avaient aidées plus d'une fois dans ce monde sans pitié.
"S'il vous plait, nous ne voulons pas d'ennuis. Prenez tout ce que nous avons et laissez nous partir." Posa calmement Valérie, les mains toujours derrière son crane en signe de reddition.
L'instant passa au ralenti dans l'esprit de Blanche. La balle qui quitta le canon pour voler en direction de sa fille, avant de pénétrer par son front, le traversant sans grande résistance, puis le corps de la jeune femme tombant au sol dans un bruit sourd. Le sang de Blanche ne fit qu'un tour. Sortant le Browning Hp de sa ceinture, elle tira avec une précision folle dans chacun des raiders présent. Un, deux, trois. Le quatrième semble sortir son arme, mais les balles de Blanches sont aussi rapide que la foudre qui s'abat. Lorsque le cinquième et dernier touche le sol, un silence lugubre s'installe.
La ghoule est sur sa fille avant même que le Browning Hp ne touche la terre sale de l'Arizona. Le cri de détresse qui s'échappent de Blanche est inhumain. Les larmes coulent sans cesse, autant que les excuses et les maudissement à son égard.
De longues minutes passent, puis une heure, puis deux. Seules les larmes se tarissent, mais les cris et la peine ne semblent que s’accroître avec le temps.
Elle sentait la fleur sauvage et un peu de l'odeur boisée et aqueuse de la forêt. Elle avait toujours tenu à confectionner en toute circonstances cette essence florale dont elle seule avait le secret. "C'est peut être superflue à tes yeux, mais c'est important pour moi de voyager dans un confort personnel." Et Blanche n'avait alors pas argumenté, sachant que c'était également une des seules choses qui lui restait du temps où elle était humaine.
Elle avait toujours trouvé ce parfum beaucoup trop fort. Aujourd'hui, c'est avec un horrible déchirement au cœur qu'elle réalisa qu'elle ne le sentirais plus jamais à nouveau.
Lorsqu’enfin le silence règne à nouveau, le corps de Valérie est froid comme la pierre.
Rien ne différenciait la seconde précédente de la suivante, mais pourtant la ghoule se jeta presque féralement sur le Browning Hp avant d'enfoncer le canon dans sa bouche, appuyant sur la gâchette sans plus d'hésitation.
Mais rien ne vint.
Soudainement, venu de nulle part, la vision de Nahema percuta son esprit aussi violemment que les bombes sur le monde :

"Le monde mourra, mais renaîtra de ses cendres, dont tu feras partie. Comme les cendres, tu dois être le fertilisant pour les nouvelles vies qui arriveront. Jamais tu ne devras abandonner. Mais ne t'inquiète guère, quand tu penseras être au bout de ton chemin, tu seras sauvée en retour."

Sortant lentement le pistolet de sa bouche, elle vérifia les munitions. Il en restait encore 9. Pourquoi n'avait-il pas tiré ?
Puis l'évidence la frappa. La balle s'était enrayée dans le canon. La faible probabilité de ce fait fit rire Blanche. Un rire qui grandit de plus en plus proportionnellement au chagrin qui la frappait. Après quelques secondes, ce rire lugubre s'éteignit, et la femme posa les yeux sur Valérie. Lui caressant tendrement le front, elle le lui embrassa.
"Je dois continuer de me battre, c'est ça ?"
Devant l'absence évidente de réponse, elle enlaça une dernière fois sa fille et se leva. Elle aperçut alors un point d'eau.
"Je vais faire ça bien cette fois Valérie." Dit-elle doucement, comme si elle ne voulait pas troubler son repos.

Amenant le corps de sa fille jusqu'à l'eau, elle la déshabilla et la lava. Une fois que ce fut fait, elle sortit de son sac les beaux vêtements que Valérie gardait de coté pour les "grandes occasions" et l'habilla. Elle prit bien soin de décrocher les nombreux piercings de sa fille, et garda tous les objets personnelles qu'elle possédait sur elle.
Sortant une bouteille de son sac, elle la vida de son contenu et la nettoya avant de la poser à coter du corps.
"Courage ma chérie, c'est bientôt finie."
Après quelques instants, elle referma la bouteille et l'immergea dans l'eau, avant de la sortir et de l'ouvrir.
"Tu peux t'en aller ma chérie. Tu es pure. On se retrouvera dans l'autre monde."
Seul le silence lui répondit. Après avoir embrassé une dernière fois le corps de sa défunte fille, Blanche se releva, redressant le sac sur son dos. Retournant aux cadavres des raiders, elle les pilla sans vergogne, allant jusqu'à maudire leur âmes. Elle reprit enfin sa route, lourde de chagrin, se demandant encore à quoi servait-il qu'elle continue dans ce satané monde perdu.

Depuis, des années passèrent. 204 ans plus exactement. Après la mort de Valérie, Blanche tenta de faire le bien autour d'elle, d'aider son prochain, repensant sans cesse à la prédiction de Nahema. Mais sur son chemin, elle ne croisait au mieux que de l'indifférence, au pire de la discrimination et des menaces. Au bout de la première centaine d'année passée, la ghoule cessa d'essayer d'aider. Elle tenta même de s'installer dans un endroit calme qui acceptais les ghoules, mais jamais elle ne se sentit à sa place.
204 ans, et une pensée la traversa alors qu'elle faisait son chemin vers la cote sud. Elle voulait retourner en Louisiane, voir si peut être il restait quelque chose de son ancienne mentor.
C'est le cœur fermé et dur, et l'âme résignée à ne rien trouver au bout du chemin qu'elle posa le pied sur le territoire de la Nouvelle-France : La Nouvelle-Orléans.



_________________________________________________________

INVENTAIRE DE DÉPART
Armes :
- Une Arbalète rudimentaire
- Une sarbacane en bois gravé d’Amérique du sud
- Deux dagues (20 cm)
- Un couteau de chasse pour dépecer
- Un Browning HP (9mm) 13 + 1 coups ayant appartenu à son défunt mari

Munitions :
- 20 munitions d'arbalètes
- Une vingtaine de fléchettes
- 50 munitions 9mm

Habillement :
- Armure de cuir
- Tenue civile (jean noir, chemise blanche, foulard, gants et grandes lunettes de soleil rondes)
- Un Sac à dos portant les signes de Aziyan, Damballa et Loko, les Lwas que vénère Blanche
- Un pendentif en forme de feuille de palmier

Chimie :
- 2 Stimpacks
- 30 gramme de pate/poudre de soin rudimentaire
- 2 bouteilles (20ml) d'antidote
- 2 bouteilles d'anti-venin
- 5 bouteilles de poison animal (Radscorpion, fourmie de feu, Bloodbug, Cazadore, etc.)
- 5 bouteilles de poison végétal (Aconitum, Mancenillier, Conium maculatum , Actaea pachypoda, etc.
- 5 bouteilles de poison artisanal (Curare, dérivé de Rodenticide, etc.)
- 4 briques d'eau, 2 pure et 2 de pluie (radiations)

Divers :
- Une ancienne montre à gousset en or avec une photo d'avant guerre de son mari et de sa fille
- 342 Capsules
- Une paire de jumelles


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Pseudo : Axire en général, mais bon, ici ça sera Blanche j'imagine x)
Âge IRL : 23 ans Smile
Comment as-tu trouvé le forum ? : Grace à google "forum rp Fallout"
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MessageSujet: Re: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours] Dim 4 Juin - 19:28
Je souhaite dessiner mon avatar moi même, et je le ferais probablement dans la semaine ou maximum le weekend prochain, alors je considère la fiche toujours en cours.
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MessageSujet: Re: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours] Dim 4 Juin - 20:02
Bienvenue, même si je te l'ai déjà dis sur la CB.
Courage pour ta validation. Smile
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MessageSujet: Re: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours] Dim 4 Juin - 20:02
Çà me farais un grand plaisir de rencontrer une autre relique du vieux monde. Bonjour. Smile
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MessageSujet: Re: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours] Lun 5 Juin - 13:40
Bon en tant que Modo / Admin, je viens de lire ta fiche que je trouve excellente. Ce qui m'embête le plus c'est le Iels. Si tu pouvais corriger ça je te validerai. Tu peu déjà chercher un rp.
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MessageSujet: Re: Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours]
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Blanche Claire Martin, ghoule pre-war et survivante de l'Apocalypse [En cours]

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