La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber

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MessageSujet: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mar 23 Mai - 21:11

01/04/2291

Les psychotiques sont différents de nous : déjà gamin on sent que quelque chose cloche chez eux, ils tétaient leur mère jusqu'au sang, ils ne se mélangeaient pas aux autres enfants, restaient dans leur coin à torturer insectes, puis des animaux, avant de passer à leur congénère une fois le mal libéré. Leurs cendres, dispersés aux quatre vents empoisonnera la terre tant ils sont fous, les herbes repousseront rouges, les sillons se gorgeront de sang inhumain, le monde se modèlera à notre image, peut-être un jour nos enfants auront-ils la chance de voir un monde vert, pour ma part je sais que le rouge restera la couleur la plus marquante de mon existence passée, présente, et probablement future.
Quatre...
Plus que les points cardinaux, c'est aussi le chiffre des cavaliers de l'apocalypse, si je me refuse à croire que Guerre est un raider, tant il manque de classe et d'ambition, j'imagine sans peine voir arrivé par la mer conquête, des vestiges de l'Europe, pestilence et famine sont déjà parmi nous ; l'un est représenté par l'Enclave, douce meurtrière de l'impureté, l'autre par la Nouvelle France qui se montre agressive et vorace, quitte à asphyxier sous les taxes les pauvres hères qui sont sur son territoire.
Suis-je guerre?
Je vends des armes, les gens autour de moi s'entre-déchirent, tuent, pillent, violent, j'ai perdu le rouge de mon sang pour du jaune, est-ce que je suis en train de devenir un cavalier de l'apocalypse? A répandre le chaos dans mon sillage?
Dieu m'aime-t-il? M'a-t-il déjà punit en punissant l'humanité où alors suis-je un être qui semblerait doué d'un bon fond qui ferait de moi l'un des membres de ses neuf cent quatre vingt dix neufs légions? Est-il moral de souhaiter avoir une part de bon en soi pour continuer la guerre qu'on a entrepris face au mal dans la mort?
Je hais les raiders pour ce qu'ils sont, pas pour ce qu'ils font.
J'ai tué, j'ai rapiné, j'ai assassiné, même si ça me répugne à dire j'ai déjà violé. Pourtant je me sens différent d'eux, la forme compterait-elle autant que le fond?

Souffle un vent formidable.
Qu'importe que l'on nous acclame,
Ou nous damne le monde entier:


Nous irons, nous combattrons, nous gagnerons face à eux.
Pour ça encore faut-il s'en donner les moyens. Des moyens que j'essaie de donner.

-Julius, ah! Je vous entends d'ici. Depuis le rez-de-chaussée de l'Eglise. Montez!

Perché au sommet du clocher, je regarde à travers le vitrail éclaté le musée en contrebas, il y a des chars, il y a des avions dedans, qui reposent en paix, loin d'être prêts à servir de nouveau. Pourtant parfois il faut déterrer les morts pour se fabriquer des alliés, il faut revoir les leçons du passé pour se forger un meilleur avenir. Certains onironautes professionnels pensent, moi je préfère agir et ramener à la réalité des reliques de notre histoire pour défendre ce qui aujourd'hui nous est cher. Le bois grince lentement alors que j'entends mon acolyte grimper les marches, nous ne sommes que deux aujourd'hui, mais c'est amplement suffisant pour la tâche : nous entrons, nous regardons, nous ressortons. Je reviendrais avec des amis plus tard, avec du matériel, pour retaper ce qui aura été dans le meilleur état possible.
Je pointe du doigt le musée quand il se tient derrière moi.

-Si Dieu n'est pas encore mort, tué par les raiders, alors il a un message de justice et de tolérance pour nous, et c'est un message qui pèse 50 tonnes et a un canon de 77mm qui nous attend. Haber, si vous avez ramené un grappin, c'est le moment de s'en servir pour passer par les toits,
sinon on y va façon barbouze et on se taille une voie à l'intérieur.


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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mer 24 Mai - 20:25
"Putain de merde, c'est moi ou tout ce qui touche à la religion tient encore debout..."

Cette phrase m'échappe à demi-murmure, comme une mélange d'agacement et de fascination. J'aime pas spécialement la religion, mais j'en ai toujours eu rien à carrer. N'importe qui (quoi) peut prier n'importe qui (quoi...) devant moi, j'en tiendrais pas compte. C'est limite si ça m'arrache un "cool pour toi".

Au final, quand on voit comment les croisades ont fini et quelle étaient leurs origines, on pourrait presque prendre la guerre nucléaire comme une énième guerre de religion. Reste encore à savoir laquelle, la lutte anti-communiste? L'expansion naturelle de l'homme? Son besoin de poser ses couilles sur la table dès qu'il peut? L'atome en lui même?. On pourrait considérer l'atome comme une église empoisonnant ses disciples au même titre que la nature humaine détruit ses enfants. Mais là encore, c'est plus perfide, c'est directement à la source. Au moment même ou la moitié de toi sort des baloches de ton père en un gémissement et qu'il vient retrouver l'autre bout de toi, tu sais déjà que tu vas être raté et que tu vas faire de la merde. L'être humain est un être deutérostomiens, c'est-à-dire que le premier orifice à se former sur le fœtus est l'anus. On a tous été des trous du culs un jour. Certains sont restés très jeunes alors.

Malgré tout je garde fois dans les petites bestioles anthropoïdes qui sillonnent les barils de radium. Si y'a bien un truc qui m'a toujours fasciné avec ces bestioles c'est leur capacité à apprendre de leurs erreurs, de communiquer leurs découvertes et de s'organiser entre eux. C'est la recette miracle pour une espèce intelligente, et ma naïveté ou ma lucidité me disent que ça pourra peut-être suffire à remettre l'humanité sur le droit chemin, bombes ou religions.

Je monte les escaliers de cette église lentement et savoure le doux craquement des planches de bois pliant sous mon poids. J'ai toujours kiffé les choses anciennes, elles ont tellement de choses à nous apprendre et à nous montrer. Séraphin m'attend là-haut, et à priori, les vielles choses on va en voir. Et ptèt même les bricoler en choses utiles. Faudrait que je lui demande son âge un jour.

Je le vois, accroupi au dernier étage du clocher, sa carrure masquant le peu de rayons de lune qui traversent les vitraux en partie brisés. J'arrive derrière lui et allume mes lampes torches afin de sonder la zone.

Y'a un putain d'écart entre notre position et le musée, je pourrais sauter en soi en poussant fort sur l'AA et en s'agrippant à la réception, mais pour Séraphin ça sera le bordel. J'ai pas de corde, et merde. Va falloir trouver une solution. Il à l'air plus calé que moi en infiltration donc je vais le laisser commencer, à voir quand je pourrais filer un coup de main.

"-Si Dieu n'est pas encore mort, tué par les raiders, alors il a un message de justice et de tolérance pour nous, et c'est un message qui pèse 50 tonnes et a un canon de 77mm qui nous attend. Haber, si vous avez ramené un grappin, c'est le moment de s'en servir pour passer par les toits, sinon on y va façon barbouze et on se taille une voie à l'intérieur.

-C'est du lourd... J'ai toujours aimé les messages de justice, écrits en très grosse lettres, police 77. En revanche si j'étudie le bordel et que je prend en compte le fait que j'ai pas amené de grappin, on va pas avoir beaucoup de choix. Je peux essayer de sauter et de vous ouvrir la voie, mais je pense que se séparer et pas forcément une bonne idée, et puis j'aurais peur de vous manquer. Sinon on peut en tant qu'Hominis Brutalus faire en sorte que l'entrée vienne à nous, sur ce terrain la Maus peut peut-être faire tomber un mur ou une fenêtre fragile, ou même mieux si vous avez des explosifs sur vous. Et puis y'a la porte d'entrée, ça fonctionne aussi. À vous de voir."

Le M.A.S.S. ne révèle rien d'anormal, mais le béton me limite vachement. On peut y aller.

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mer 24 Mai - 22:05
-On va descendre, on entre par la porte principale.

Je descends les escaliers, on fait le chemin inverse dans l'église on ne s'arrête pas trop pour contempler les statuts on sort, la les événements prennent une tournure plus sérieuse, loin des monologues philosophiques, je ressors mes vieux réflexes de soldats et prend une posture plus tactique ; dos voûté, jambes courbées, fusil à l'épaule. Le musée est juste à côté, on traverse la route qui nous sépare du bâtiment avec une certaine précipitation, je saute par dessus une fissure dans le bitume et on monte le petit escalier qui nous amène à la grande porte à double battant de ce qui était avant un musée des blindés. J'essaie d'ouvrir avant de constater que c'est fermé à clef. Je jette un oeil aux alentours : personne en vue, juste des détonations au loin, sans doutes une escarmouche entre alliés et raiders. Ça ne me plait pas. Je n'aie pas envie d'attirer l'attention, surtout avec mon FERMOL je vais faire un boucan pas possible avec mes cartouches magnum.

-On va essayer de ne pas alerter tout le monde.

Je me mets à genoux et commence à crocheter la porte avec mon kit : j'essaie d'abord la méthode subtile qui consiste à jouer avec le crochet pour aligner les différentes goupilles du verrou, puis après une bonne minute à ramer face au destin, je me lasse. Remballe les outils d'expert et commence à ouvrir comme une brute subtile : on prend une clef passe partout et on fait des va-et-vient dans la serrure jusqu'à ce que les goupilles finissent toutes alignées. La tâche est monotone mais a le mérite d'être simple. Au bout d'un moment j'atteins mon objectif et la porte s'ouvre. Je me faufile en premier pour constater un point crucial : les chars sont au sous-sol, donc il doit y avoir une sortie et un parking souterrain en toute logique.

-Haber venez.

On se taille un chemin vers les sous-sols : la tâche est relativement simple, le musée est tout ce qu'il y a de plus commun avec du carrelage, du parquet dans certaines salles et des corridors vides de tout. Puis à un moment on aboutit à une cage d’ascenseur, et à côté un escalier. J'essaie d'écouter un moment ce qui se passe en bas mais rien.
Je me tourne vers monsieur le char avec des pattes.

-On descend par le câble d'ascenseur ou l'escalier?

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Ven 26 Mai - 10:58
Allez hop, repassage dans l’église mais cette fois accompagné de mon guide. C’est toujours aussi calme et tranquille, et la lune dans le ciel est plus haute qu’à mon arrivée. La rue est calme, vide et tranquille elle aussi. Ça serait presque le moment pour une balade romantique en couple. Seul bémol au paysage, la fissure dans le béton. Et puis la voiture qui tient en équilibre dessus aussi. Et puis la devanture du magasin qui… non j’arrête. La petite ballade finit calmement devant une énorme porte en bois aux jointures en acier noir qui pourrait presque avoir un air menaçant. Je vois Séraphin poser le genoux à terre et commencer à crocheter cette merde. J’en profite donc pour poser la main sur le bois et écouter. Ça sonne plein, le bois est bourré de nœuds et relativement bien traité malgré les retombées atomiques. C’est probablement un vieux bois qui à été récupéré pendant l’aménagement de la Louisiane après la vente du territoire par un Français, Napoléon 1er. Je m’avance plus au niveau des gonds et charnières. C’est de l’acier simple, pas fondu dans un moule ou quoi que ce soit. Ça reste très primaire et on peut encore voir les coups de marteau sur les éléments métalliques. La porte s’ouvre et quand elle pivote, je peux constater un sérieux jeu dans la fixation des éléments ensembles. Si tout le musée comme ça on aura peu de marge de manœuvre durant les combats. La bâtiment est à mon avis en béton dans les parties récentes mais le fait de tomber sur les murs en briques dans certaines salles me surprendrait pas.

"-Haber venez

-Bien reçu."

Je sors Richard de mon dos dans un geste réflexe de sûreté. Mon esprit est tellement habitué à ce genre d’atmosphères que le fait d’avoir mon flingue dans les mains me procure d’un seul coup une sensation d’apaisement et de plénitude. « Merde, serais-je en train de devenir addict à mon flingue ». Pas le temps pour ces conneries, je suis mon hôte avec attention. On se retrouve face à une cage d’escalier et une cage d’ascenseur. Tiens, un choix, ça m’avait manqué.

"-On descend par le câble d’ascenseur ou l’escalier ?"

Je ne répond pas tout de suite à mon interlocuteur et m’avance plus prudemment vers le câble.

(échec dé de perception http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3281)

Je n’arrive pas à voir le sol de là où je suis, il fait trop noir dans le conduit qui commence à 5cm de la pointe de mes pieds et qui pourrait presque m’avaler avec ses airs d’intestin d’un quelconque monstre géant.

Je regarde le câble fixement et me met à réfléchir de comment l’utiliser pour se garder un avantage sur l’hypothétique ennemi qui nous attendrait en bas.

(réussite du dé de science http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3283)

Je m’accroupis et étudie le câble d’acier et son mécanisme. J’ai une petite idée.

« Séraphin, j’ai une idée si je puis me permettre. Ce câble est suffisamment puissant pour tenir un avion de ligne à vide vu que les normes de sécurité datent de 2069. De plus le mécanisme semble hermétique de l’extérieur. Ça veut dire qu’avec un peu de chance il est encore suffisamment graissé pour pouvoir effectuer quelques descentes... »

Je touche un peu le câble, il est encore effectivement en état de marche correct. Je jette un œil à mes épaulières.

« Si les escaliers en bois sont dans le même bois et entretenus comme la porte d’entrée, on a 50 % de chances de passer à travers et 50 % de chances qu’il fasse un boucan d’enfer et qui s’entendent dans tout le sous sol. J’ai pas très envie de réveiller des bestioles perso. » Je me souviens du Nocturne avec Mauser, quel mauvais moment…

« alors je vais essayer d’utiliser le câble. Si on peut m’y accrocher et me faire descendre en rappel je pourrais avec mon scanner couvrir la position silencieusement et vous assurer une descente safe en retour. »

(échec du lancé de mécanique http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3285)

Je n’arrive pas à accrocher le dos de mon armure avec le câble, soit ça rentre pas, soit je n’ai pas assez de force à lui opposer pour qu’il tienne. Je pourrais demander de l’aide à mon hôte, mais s’il refuse on va devoir prendre les escaliers. Mon M.A.S.S. émet un bip, mais torsadé sur moi même je ne sais pas pourquoi.

« Tenez Séraphin, je suis désolé mais j’y arrive pas. Si vous pouviez m’aider à accrocher ça serait vraiment cool, merci. »

J’enlève le cran de sécurité de Richard. Le bip ne me met pas trop en confiance.

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Ven 26 Mai - 13:33
J'hausse les épaules, bien sûr que je peux l'accrocher à l'un des câbles de l'ascenseur pour le faire descendre, je m'empare du crochet et l'attache solidement à l'acier entremêlé qui soutient la cage mécanique en contrebas. Je lui fais signe d'attendre avant de s'élancer : je préfère passer en premier, s'il y a un quelconque problème avec la machinerie je pourrai l'avertir et ça lui évitera de se tuer en essayant de descendre. D'un petit bond je saute sur le câble tendu comme une corde de violon et enroule mes pieds autour, vu toute la graisse qu'il y a dessus je n'aie qu'à me laisser glisser jusqu'en bas. Ensuite, je regarde où est-ce que nous en sommes : en face de la porte d'ascenseur du sous-sol, avec la cage bien tassée au fond du couloir vertical.

-J'y suis. Petite vérification des treuillages, treuils et systèmes de montée et descente. Venez.

Je ramène à moitié la pompe de mon fusil vers moi : la chambre s'ouvre à moitié, dévoilant de la chevrotine liée si je me réfère à mon code couleur personnel en matière de cartouches. Tandis qu'Haber descend avec un peu plus de lenteur moi, je m'empare de ma pince monseigneur et m'en sert comme pied de biche pour écarter un petit peu les pans de la porte : je n'aie pas envie d'avoir une mauvaise surprise en m'incrustant dans un endroit que je connais pas. Un petit coup d'oeil plus tard je ne vois rien, je remets en bretelle mon FERMOL pour passer sur le pistolet en calibre 12, chargé à la Sauvestre. La Sauvestre c'est une balle en forme de fléchette, moins précise et moins capable de tir à longue portée, mais pour déchirer quelqu'un courte distance sans en foutre partout comme ça pourrait être le cas avec de la chevrotine.
Tuer quelqu'un avec de la Sauvestre c'est comme lui mettre un coup de tronçonneuse dans le bide : c'est efficace mais d'un point de vue humain on a déjà vu mieux. Je pose ma main sur la poignée de secours pour l'ouverture des portes et sort un bâton de chimiluminescence que je mords pour initier la réaction chimique, la lumière bleue illumine faiblement mais surement les alentours ; je constate avec joie qu'on est au sec et qu'aucun insecte n'a élu domicile ici, qu'il soit gros ou petit.

-A trois, j'ouvre. Qu'il se tienne prêt. Un, deux, trois.

Je tire un grand coup sur la poignée, les portes s'ouvrent instantanément et je bondis hors de notre cachette, glowstick dans une main, PERMOL dans l'autre, je mets en joue les alentours. Je distingue un mouvement à la périphérie de ma vision, sur ma gauche, il n'en faut pas moins pour que je vise la direction donnée et me rapproche.
Merde...

-Un rat... C'était juste un rat... Je me retourne vers Haber. Des chars, dans ces salles il y en a un paquet. Ce qu'on cherche c'est un Black prince, un tank anglais assez long, avec un canon de 77mm, un dérivé du Churchill. Si on en trouve,
bah on se rabattra sur ce qu'on trouvera, dans l'ordre d'utilité : un Cromwell, le Sherman, le Panzer 4,
le Panther et le Tiger. Il y en a aucun qui seront en état de marche, mais l'objectif ça reste de voir quand même lequel est le moins amoché par le temps.


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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 28 Mai - 11:36
Bon, cherchons le Tank alors. Séraphin part sur la droite de la salle et prend le sens de visite à l’envers tandis que je fais mon gros touriste et me contente de suivre les flèches sur le sol. Richard est toujours au creux de mes mains mais baissé.

"-Et merde… j’aurais du prendre mon appareil photo"

Ce musée est vraiment aussi désastreux que la raclée d’Anchorage en 2066. Je me demande comment Séra peut espérer récupérer quoi que ce soit dans cette piaule. Il manque des lames sur les bancs et les baïonnettes, et le silence qui règne dans cette salle doit à mon avis aussi régner dans les moteurs des carcasses d’acier. Des vieux posters vantant les mérites et les victoires de l’armée Américaine s’entassent sur les murs dont le crépi s’enlève, ou alors se décrochent comme dans un geste d’étouffement. C’est pas comme si la nation s’était écroulée elle aussi.

"-Merde… c’est quoi ça ?"

Un vieux bout de fer rouge cubique jalonne le mur à ma gauche. Lui, il est bien conservé, et fait tâche au milieu des trous laissant apercevoir le placo. Je m’approche et… merde, jours de chance. Cette jolie chose est en fait une boîte avec une grosse serrures et arborant une magnifique étiquette "keys". Encore faut-il l’ouvrir. Une clé pour garder des clés pour garder des tanks, quelle idée. Mais n’empêche qu’en attendant, c’est fermé. Je peux toujours tenter de crocheter le bordel, au pire Séraphin avec son passe partout pourra m’aider.

(échec du lancé de Mécanique http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3324)

Merde, vraiment bien fermé. En même temps un trousseau de clé faisant sauter les verrous d'une dizaine de tanks, c’est plutôt normal qu’il soit sous protection. Je me permet de demander de l’aide à Séraphin, en criant à travers le musée, mais pas trop fort non plus, on ne sait pas ce qui dort à côté.

"-Séraphin, j’ai trouvé le placard à clé mais je peux pas l’ouvrir, pourriez-vous venir m’aider à me filer un coup de main ?"

Je me retourne et j’active mon M.A.S.S. comme possédé par une paranoïa. J’ai crié pour demander de l’aide, et j’aimerais pas avoir à le faire une deuxième fois à cause d’une bestiole. Tout semble vide et calme sauf… oh putain.

Le sous sol, le parquet est en bois donc la barrière aux rayons gamma est presque nulle. Et putain j’ai pas envie d’y aller. Plein de tâches rondes, certaines petites en tas et d’autres plus grosses et moins circulaires… Et si on y prête attention, on peut voir de temps en temps deux ou trois pinces s’ouvrir et se fermer. Il y a du avoir une fuite dans les canalisation et les gros crabes ont du en profiter pour élire domicile.

Je règle en profondeur le scanner pour obtenir un angle plus grand d’étude.

(réussite du lancé de chance http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3326)

Pas de reine, Yes. Normalement ces bestioles-là sont toujours accompagnées de leur maman pour aller s’installer quelque part. Et honnêtement tank ou pas, poutrer un boîte de thon XXL ça reste compliqué. Donc échec sur les clés, échec sur les fangeux, mais victoire sur ce coup.

Je continue d’avancer un peu et j’en profite pour lire les panneaux d’affichage. Toutes les dimensions des blindés y sont consignées ainsi que leur histoire. C’est très instructif, mais cette lecture reste relativement bateau… Jusqu’à ce que je tombe sur un panneau affichant Black Prince.

"-Séraphin, je crois qu'au passage j'ai un truc qui pourrait vous intéresser."

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 28 Mai - 18:21
Je me pointe voir Haber vu qu'apparemment il a quelque chose pour moi, on se regarde, j'observe sa découverte, les dimensions du black prince, son blindage, la largeur de son canon 17 pounder, longueur des obus, il y a exactement tout ce qu'il faut pour le retaper. Je sors ma dague de combat et commence à découper avec une précision millimétrique la partie concernant le précieux sésame avant de l'enrouler et de la foutre dans un étui de poitrine qui à la base servait à contenir des stimpack mais qui maintenant conviendra parfaitement au plan.

-Pour le placard à clef, je vous suggère de reculer Haber... Je charge mon FERMOL avec une munition à fléchette blindée.

C'est con à dire mais j'ai fais des munitions à fléchette à énergie cinétiques à sabot détachables, chose habituellement réservée aux chars d'assauts à cause de l'usinage de qualité qu'il faut, mais j'en aie sur moi parce que j'ai assez de temps pour en avoir pour ma consommation personnelle. Et aussi parce qu'à un moment où un autre il faut bien avoir une munition qui peut défoncer des serrures. J'épaule mon fusil à pompe. Je presse la détente.
Le tungstène de la flèche pénétrante écarte l'acier du verrou comme si c'était du placo-plâtre et laisse place à un petit cratère en forme de fleur, tout brûlant de la violence de l'impact. J'ouvre la porte et choppe la clef du Black prince.

-Pour la culture générale et la postérité ; ça sert à rien de foutre des verrous aux chars, parce que même sans ils sont impossibles à bouger, rien qu'à cause du carburant déjà, mais aussi parce que toutes les parties mobiles qui comportent des produits élastiques doivent être changées extrêmement régulièrement. Par exemple les amortisseurs qui ont des ressorts ou du caoutchouc font pas long feu de manière générale, alors si par miracle un crétin se ramenait avec assez d'essence pour allumer le moteur, faudrait en plus qu'il change toutes les parties mécaniques mobiles pour mettre son char en branle. Sans compter qu'aujourd'hui les chars sont extrêmement dépendants de l'électronique de bord pour se mouvoir et tirer, ce qui fait que retaper un MBT contemporain pour un particulier est impossible. Je m'arrête devant le black prince et le libère de sa pseudo entrave. C'est pour ça que j'ai pris un char de la seconde guerre mondiale. D'ailleurs anecdote sympathique pour briller en soirée, lors de l'insurrection de Donetsk et de l'annexion de la Crimée par la Russie lors des années 2010-2020, l'URSS avait accusé l'Occident d'armer les rebelles avec des chas t34.
La vrai version c'est qu'à la fin de la grande guerre patriotique, c'est à dire la seconde guerre mondiale, les Russes avaient produit environ soixante dix milles char t34 et en avaient refourgué énormément à l'étranger. Le reste? Ils les ont foutu en guise de monument dans les avenus, les ronds-points et caetera. Au moment de l'insurrection, les rebelles ont juste eu besoin de démonter ces vieux chars pour prendre les pièces encore utilisables selon l'engin pour en assembler plusieurs capables de défoncer les lignes de front. C'est pour ça qu'il n'y a plus aucun véhicule militaire en guise d'indicateur ou monument ici en Louisiane ; tout les armuriers et mécanos qui s'y connaissent un peu en histoire les ont désossé.
Sinon d'un point de vue actuel et pratique, les conservateurs du musée ont dû foutre des verrous pour être en accord avec la législation, même si je suis sûr que le canon de dix-sept livres et encore en état de tir.


Je monte sur la tourelle du char, la trappe m'empêche d'accéder à l'intérieur.

-Haber, soyez courtois et arrachez moi la trappe du commandant de bord, sur la tourelle, sinon je ne vais pas pouvoir passer.
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 28 Mai - 19:59
C’était expéditif, mais maintenant c’est ouvert. Et j’ai même le droit à un certain cours d’histoire sur l’annexion de la Crimée et l’utilisation des blindés en cas de rébellion. Je me souviens avoir séché ce cours d’histoire là au profit de… une séance d’irradiation afin d’aller gauler mon bébé et quitter ce vieux trou à merde qu’était Raven Rock. En revanche moi aussi j’allais ptèt pouvoir apprendre 2 ou 3 trucs avec les explosions. La physique c’est mon dada.

"-Sympa la leçon d’histoire, j’apprécie. C’est pas tous les jours qu’on peut en apprendre sur un sujet aussi lointain.

Moi perso mon dada c’est tout ce qui est forces, physique, dynamique, écoulement et les mathématiques analytiques. C’est parfois pratique parce que tu peux de temps en temps savoir si se planquer dans un autre milieu pour échapper à une explosion est bon. C’est-à-dire que par exemple vous devez savoir qu’on plonge souvent dans l’eau pour échapper au blast d’une explosion. La plupart du temps c’est du bullshit, l’explosion a une trajectoire rectiligne donc la présence d’eau est inutile, mais en plus l’eau est pratiquement incompressible contrairement à l’air. Dans le cas d’une grenade dans la flotte par exemple ou d’un blast suffisamment puissant pour affecter l’eau, l’onde de souffle va se propager sans perdre de puissance du à la rigidité de l’eau incompressible, pour venir s’épuiser dans le première poche d’air rencontrée, c’est-à-dire des poumons la plupart du temps.

Y’a le canon indien aussi, celui de Jaivana, qui était le plus gros jamais construit en boulets de fer calibre 280mm. Ce truc demandait 100kg de poudre pour tirer, et le souffle tua même 2 des 4 éléphants chargés de le tirer."

J’ouvre la trappe et m’occupe d’arracher le tour pour que Sera puisse passer

"-Après vous."

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Lun 29 Mai - 16:10
Haber me montre qu'en matière de balistique appliquée des explosifs, il a la plus grosse, soit, je lui laisse compenser un manque physique par l'esprit (serait-ce pour l'Occident et l'extrême Orient ont progressé bien plus vite que tout le reste du monde? La taille?) Il mentionne la taille de l'une des plus grosses bombardes à boulet de fer, je me contente de faire une moue approbative quand j'entends le calibre du canon, quand en histoire on vous assomme l'esprit en vous disant que les USA ont réussit à accoucher de canons de calibre 400mm pour leurs cuirassés et que la Tsar Pouchka tire de la mitraille ou bien des boulets de 80cm de diamètre ça remet beaucoup de choses en cause.
Non pas que je démérite le plus gros canon qui tirait des boulets en fer, mais bordel pourquoi choisir la version Indienne quand on avait la même chose un siècle plus tôt en Europe? Cette manie que les blancs humains ont de dénigrer leur propre culture malgré eux m'agace, bientôt je vais entendre que ce sont des chinois qui sont allés sur la lune.
Haber choppe la trappe et l'envoie valser comme si c'était un moucheron nuisible, je note en moi de ne pas lui faire de remarque désobligeante tant l'armure Maus a une puissance de boeuf pour tout le poids qu'elle transporte et me glisse dans le char avec mon glowstick.

-C'est ballot ça, je crois qu'on va tenter un autre char plutôt : celui le tableau de bord est mort, les commandes aussi, les pédales d'accélération... Quoi? Je rêve? Pourquoi il y a six pédales? Pourquoi?

Je sors du char, et alors que je ne suis qu'à moitié hors de l'engin, je regarde mon partenaire de mission.

-On va en prendre un autre, celui-la est crevé de chez crevé.

On se dirige vers le char juste à côté, un Sherman Firefly, on ouvre, on entre, on constate, c'est encore de la merde.
Troisième char : un Wolverine. De la merde.
Quatrième char : un Panther 2. De la merde.
Cinquième char : un Sherman Bulldozer. De la merde.
Sixième char : un Jagdpanzer. Il marche!
Le moteur est ruiné mais sinon tout le reste marche : le canon de 75mm est encore apte au service, les commandes répondent bien à l'hydraulique, les chenilles respirent.

-Je crois qu'on a trouvé notre joujou, Haber, enlevez votre Maus et entré à l'intérieur,
j'aimerai votre avis sur la possibilité de remplacer le moteur diesel par un moteur à énergie nucléaire.
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Lun 29 Mai - 21:43
Je vois Séraphin hausser les épaules quand je lui parle de mon exemple. Peut être est-il moyennement convaincu quant-à l'image d'application que je lui donne. Boaf. Il devra se contenter de ça. Car c'est à peu près le seul cas de massacre par souffle à la mise à feu d'un canon. Peut-être est-ce parce qu'il est indien que la sécurité n'était pas de mise. M'enfin bref.

Tous les tanks sur lesquels on tombe ne sont pas en état de marche. C'est étrange qu'un mécano agisse ainsi, à sa place si j'avais son niveau de technique j'aurais cannibalisé les autres tanks non fonctionnels pour retaper le Black Prince, mais peut-être que si j'avais son niveau de technique je comprendrais pourquoi c'est une mauvaise idée. M'enfin bref. Mon hôte me demande d'enlever ma Maus pour rentrer dans le char et évaluer le potentiel de "nucléarisation" comme j'aime bien dire de la bestiole.

"-Bon alors… voyons ça."

Je sors de ma Maus dans un amas de cliquetis et de bruits de vérins. Une fois à l'extérieur je sens le froid et les courants d'air de la pièce sur ma peau. J'ai l'impression de vivre H24 dans une chape de plomb et sortir de mon panzer à pattes me redonne toutes les sensations de la vie oubliées à la longue.

Je me glisse dans le Jagdpanzer IV/48 et me sers du glowing stick que Mauser tient pour analyser l'intérieur du char.

C'est petit, y'a pas de tourelle, la conception de ce tank a du demander de déplacer les réservoirs, voir même le bloc moteur afin de modifier la carcasse et s'éloigner du schéma classique à tourelle. En revanche on gagne sur la place, plus besoin de système de moteurs pour faire pivoter le canon. Je m'assois et passe en position pilote avant de regarder tout les bidules autour de moi.

"-Donc... va falloir nucléariser tout ce bordel... Premièrement je vois que sans la tour ça abaisse la puissance électrique minimale à délivrer pour l'ensemble du char, c'est-à-dire qu'on aura plus de marge d'erreur sur notre moteur par rapport au voltage de base prévu.

Ensuite si je me souviens bien de ma lecture, on peut savoir que le moteur de ce tank doit libérer 300 chevaux... Si on admet une pile à fusion standard qu'on trouve partout dans les générateurs et les Armures Assistées, on peut bosser avec un truc qui envoie de la patate. Vive l'atome.

Or une pile à fission d'armure assistée fournit 60.000 Watts pour 2 ampères, ça veut dire qu'on a tant de Volts... et ce système qui assure l'autosuffisance de l'AA bride trop alors si on débride tout ça pour passer à 50 ampères qui est un débit industriel et montable en générateur... on obtient 30.000...

Bon alors. La pile à fusion de 30.000 volts, vive le nucléaire, est bridé sur une AA à 2Amp afin d'assurer la longévité de la batterie et l'autosuffisance de l'armure. Si on débride le bordel à 50 ampères comme c'est dans les systèmes lourds on peut obtenir 1471000 Watts soit... 2000 chevaux.
ça vous convient?"

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mar 30 Mai - 20:49
Tout ce qu'il me dit semble bon, mais pour être sincère je n'adhère pas trop à son charabia technique parce que je n'aie jamais vraiment été un aficionado de l'énergie nucléaire, sérieusement... Au lieu de faire du biocarburant, on préfère se branler sur des piles à fission atomique qui ont surtout réussies à rendre la Terre quasiment inhabitable. Dois-je formuler que l'Uranium est un matériaux fossile au même titre que le pétrole, que sans la mondialisation ni les infrastructures pour exploiter de l'Uranium les USA courent le risque de subir le même problème que face au pétrole. C'est à dire de se prendre de plein fouet une pénurie de combustible radioactif ainsi qu'un autre effondrement de la civilisation?
Pour clore cette parenthèse, j'ajouterai que je ne suis pas enchanté à l'idée de foutre une pile à fission à l'arrière d'un chasseur de char tant le risque de feu d'artifice est grand, mais c'est une considération tactique absurde dans la mesure où il ne devrait pas être exposé à des tirs venant de derrière.

-Ça me convient, mais dans ce cas ça inclut non seulement de retaper le bloc moteur mais aussi toute l'électronique de bord du char, puisqu'il faut que tout puisse supporter la tension et l'ampérage. Accessoirement le rendre étanche serait aussi une bonne idée... Je me sens largué. Je vous fais confiance, l'électricité ça n'a jamais été vraiment mon fort. Ce que je veux c'est juste que ça marche en adéquation avec les matériaux : parce que c'est sympa d'avoir des milliers de watt de puissance si c'est pour que les chenilles explosent.
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mer 31 Mai - 13:48
"-Pas besoin de changer l'électronique de bord, on peut installer un système de fusibles pour ajuster le courant en fonction de l'utilisation. De plus, pour l'étanchéité je garantis rien mais on peut peut-être se servir des différentes pièces de caoutchouc pour faire des joints, à voir. Ensuite vient le problème des chenilles et deux options s'offrent à nous.

Soit un prend un moteur de fusée à l'étage de l'aérospatiale et on se sers des circuits à l'intérieur pour électriser le système de chenilles et en faire un système magnétique, ce qui permettra une meilleure fluidité de mouvement et un meilleur comportement à haut régime, mais en contrepartie demandera un entretien fou et une certaine lenteur de freinage et une grosse fragilité aux bas régimes tant que le système n'a pas chopé assez d'énergie cinétique. Je pense pas que cette méthode soit sensible aux balles, donc avantage si vous êtes sous le feu ennemi.

Soit on va étage des avions et on pique deux moteurs de Messerschmitt 262 afin d'en scrapper les turbines et en faire des moteurs électriques surpuissants. Ça serait tout terrains, vachement précis dans les commandes malgré les à-coups et relativement fiable. Faudra juste faire gaffe à que ça chauffe pas trop, que ça prenne ni l'eau ni les balles et qu'on vérifié souvent si rien ne fond dedans. Une fois installé ces bébètes vous porrez passer d'un régime full avant à demi tour sur vous même en un rien de temps.

En gros, soit vous choisissez entre performance maximale extrême et fluidité, soit entre précision et fiabilité. Qualité ou précision, à vous de voir.

Ah, et il faudra aussi aller chercher le compteur électrique et le générateur à fusion du bâtiment afin d'installer le moteur à fusion en lui même et les réducteurs pour l'électronique de bord."


Je ressors du char en me hissant du mieux que je peux malgré ma carcasse squelettique et ma taille très encombrante. C'est vraiment une belle chose, ce blindé. J'avance vers ma Mauss toujours en état grande ouverte et je me gratte vite fait ma narine manquante avant de m'enfourner dans la carcasse de métal.

"-Maintenant, à vous de voir où vous voulez aller."

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Jeu 1 Juin - 18:28
-Les moteurs turbines de Messerschmit 262 : je suis un ingénieur, je sais comment ce genre de chose tourne, je vais vous faire un truc fiable et utile avec ça. Pas besoin de la jouer futuriste avec des rails magnétiques et d'autres conneries du genre : des chenilles avec des roulis, un bon vieux moteur, c'est tout ce que je demande. Entretenir le char c'est une autre histoire, mais normalement si on ne le pousse pas à fond et qu'on y apporte de l'intention, il n'est pas prêt de tomber en rade.

Je sors du char à mon tour, en fait qualifier un char de fiable est assez stupide dans la mesure où même les chars modernes sont des gouffres financiers, coûteux à entretenir, tant qu'on ne pousse pas trop la bête elle restera calme et en état de marche, si on fait hurler le moteur, devoir changer deux ou trois rustines sera indispensable après. Bah, dans les faits on ne poussera jamais la machine jusqu'à ses limites : c'est un chasseur de char, il est conçu pour donner la chasse aux fortifications et aux véhicules de toutes sortes. Je me pose à côté. Il veut un tableau électrique et un générateur à fusion, je ne suis pas chaud honnêtement : ça inclurait de mettre le tank à poil en ouvrant bien fort les écoutilles d'entretient du moteur, j'hausse les épaules, ce n'est pas comme s'il existait une autre option. Je regarde mon Fermol et les speed-loaders que j'ai avec moi : j'ai pas mal de cartouches, mais j'aimerais bien en garder quelques une pour le retour quand même. Une vingtaine serait bien, ça me laisse quand même soixante cartouches pour massacrer tout ce qui se trouvera sur notre chemin, sans compter qu'Haber pourra sans doutes me prêter des munitions si je suis à sec. Vu la taille de son compartiment à munitions, je dirais qu'il a au moins le double de ce que j'ai, ce qui représente quand même un sacré caisson de cartouches.

-On va commencer par le compteur électrique et le générateur à fusion, ils doivent être dans le coin. On est au sous sol après toi.

On commence à s'aventurer dans les sous sol après un petit moment passer à essayer de régler la lampe de poche intégrée à la poignée de mon FERMOL, la lumière rouge donne un aspect angoissant à tout ce que nous voyons, mais au moins ne ruine pas notre vision nocturne. Je passe devant jusqu'à ce qu'on rencontre un escalier qui descend, et avec marquer local électrique dessus. L'odeur de poisson qui en émane m'intimide un petit peu, je ne suis pas contre les viandes blanches, mais je soupçonne le traquenard.

-Qui m'aime me suive.

On s'enfonce dans l'abysse, et de Charybde en Scylla, on aboutit à la pire occasion possible : des fangeux, pas beaucoup de fangeux mais quand même de belles saloperies. Je me regarde, j'ai un peu une gueule de fangeux aussi.
Moi et les crabes post-apocalyptique on se regarde, il y en a un qui s'approche de moi.

-Tu fais le malin, tu te prends un pain.

(Réussite critique de charisme pig)

Il s'approche quand même, je lui mets une bûche, voir même un baobab vu la taille des paluches, il lâche un petit cri d'effroi et s'enfuit, faisant battre en retraite tout ses congénères dans un trou.
C'est moi le meilleur.
C'est les fangeux qui l'ont décidé.

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mer 7 Juin - 23:27
"-Tu fais le malin, tu te prends un pain."

"-Oh le con..." murmure-je

Mais le pire, c'est qu'effectivement les bestiaux rentrent dans leurs trous respectifs et ne bougent plus, tout les bestiaux! Je suis carrément bluffé par ce que Séra vient de faire. La caverne est sombre et froide, clairement pas le lieu pour tenter un tour de passe passe avec des bêtes sans neurones, mais il l'a fait le bougre. Je sens l'eau ruisseler sur ma Mauss et le M.A.S.S. m'indique plein de petites tâches rouges sous le sol, signe que mon hôte à bien réussi son pari.

"-Pas mal, vraiment bluffant. C'est acquis ou inné cette communion avec les animaux?" Dis-je d'un air sarcastique mais néanmoins bon enfant.

On avance encore plus profondément dans les abysses avec pour seule lumière le glowstick de Séraphin, j'ose pas allumer mes phares par peur de réveiller les fangeux. Nous arrivons enfin dans la salle du générateur en empruntant des boyaux étroits d'origine animale. Les crabes géants ont bien fait leur taff sur ce coup là.

Entre ces 4 murs de béton s'entassent des établis, des armoires à outils et des servantes, avec des réservoirs à carburant. Mais on en aura pas besoin... vive l'atome! Je m'approche du pavé géant que représente le générateur. Il fonctionne toujours malgré la rouille et les impacts de 200 ans de service continu sans entretien.

"-Alors, d'abord j'éjecte et enlève la pile à fission... puis le stoppe la routine de service... enfin, je coupe les câbles de sortie... Voilà, le truc est désossé."

J'ai à peine fini ma phrase que toutes les lumières du musée s'éteignent dans un gros "POUFFF" général et nous nous retrouvons avec un simple glowstick comme source de photons.

"-Dites moi Séraphin... j'aurais besoin de vous pour m'aider à démonter le générateur... Il nous faut la partie solide ici en marron où la pile s'insert, le circuit fermé secondaire pour l'eau conductrice et deux des 8 énormes turbines que vous voyez là. Je suis pas sûr que mes deux mains me suffisent pour tout faire tout seul, mais je peux commencer solo. Si vous voulez aussi pendant que je m'occupe du démontage de base vous pouvez avec votre glowstick aller chercher le panneau à fusibles, ça nous fera faire un voyage en moins"

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 11 Juin - 13:59
MINUTE.
Minute papillon...
N'y a-t-il que moi qui suis choqué de voir que ce bâtiment est alimenté en électricité par un générateur? S'il est branché sur le secteur pour bénéficier de l'énergie de la centrale nucléaire du coin, pourquoi-est ce qu'un bête musée disposerait d'un générateur de secours pour fonctionner? Pourquoi-est ce générateur qui fonctionne à l'énergie nucléaire aurait besoin d'avoir des putains de turbines pour fonctionner alors que l'intérêt d'une pile c'est justement de ne pas avoir besoin d'un putain d'attirail pour produire de l'électricité? Pourquoi-est ce qu'on ne prend pas juste la pile puisque pour avoir un char qui fonctionne on a juste besoin d'un peu d'énergie ?
Je me calme et prend un peu le temps de réfléchir en pensant à ce tout ce qu'il m'a dit, j'hausse les épaules et retrousse mes manches, prend ma pince monseigneur, mon tournevis, et commence à désosser sauvagement le générateur devant nous : vis, écrou, clou, qu'importe ce que c'est tant que je peux le retirer ça finit lancer au loin alors que je mets à nue la carcasse de la bête avec plus d'acharnement qu'un chevalier qui défoncerait la gueule de son adversaire. Même si à un moment je dois sauter à pied joint sur une jointure métallique pour la faire céder, je suis plutôt satisfait de moi, surtout quand je regarde ma montre : en cinq minutes j'ai faits un travail de porc bien rapide, et Haber est à peu près libre de récupérer ce qu'il lui chante.

-Alors, c'est peut-être pas du travail très fin, mais je suis armurier, si vous vouliez de la mécanique de précision fallait demander un horloger suisse, ou bien à la limite un mécanicien. Mon argument est invalide, je suis un ancien de polytechnique.
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 11 Juin - 16:14
Maintenant que le générateur est désossé, certes grossièrement, mais au moins c'est démonté, on peut commencer à récupérer les pièces qu'il nous faut dans cette version miniature d'une vraie centrale nucléaire.

"-Heureusement qu'on est dans un bâtiment important, sinon on aurait du laisser le tank seul quelques instants le temps d'aller trouver un générateur de ce genre ailleurs. Le truc avec ces générateurs, c'est qu'ils sont censés alimenter les systèmes cruciaux des bâtiments importants en cas de coupure du réseau électrique standard. Donc si vous tombez sur un géné comme ça, vous pouvez être sûr qu'il y a une chambre forte ou des systèmes de sécurité, et vice-versa."

Je commence à choper les grandes parties du générateur que je pose sur une pile derrière moi, Certaines pièces sont un petit peu tordues suites au coup donnés par mon collègue mais ça fera l'affaire.

"-Ces bidules sont créés dans le seul but d'être autonomes au possible. Ce modèle là est relativement petit et fragile par rapport à certains autres de qualité industrielles, pour lesquels le système d'extinction requiert 8 clés différentes et qui peuvent tenir théoriquement 2586 ans avec 1 seul charge de combustible.

C'est pour ça que les piles dites "classiques" ont vite été abandonnées, ça ne durait pas assez longtemps et niveau puissance c'était un peu faiblard. L'essors du "nucléaire directement dans ton système" est venu avec la création des premières T-45, où l'utilisation de piles classiques n'était pas appropriée dû au manque de perte de puissance, de longévité et surtout de solidité. L'armée n'a jamais eu les mêmes besoins que nous, surtout quand ça parle de plomb..."

La pile derrière moi affiche maintenant 1m20 de haut et dois bien peser une cinquantaine de kilos. Je me relève, tasse du bout du pied les éléments du générateur dans un coin et prend la pile à bout de bras. La Mauss avale l'effort sans broncher, et mon effort à moi consiste à bien me souvenir de tenir les bras en avant, car ni le poids des éléments ni la sensation de toucher n'est là pour me rappeler que je porte quelque chose.

"-Bon, manque plus que le panneau à fusible, ensuite je pourrais aller installer tout ça sur le tank pendant qu'on échafaudera un plan pour aller récupérer les moteurs du Messerschmitt 262. Merci du coup de main."

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Lun 26 Juin - 19:02
-Pas de problème, toujours une joie de servir. Dis-je en français.

J'aime bien retourner à ma langue maternelle parfois, surtout quand les gens autour de moi ne comprennent pas, ça me rappel à quel point je suis supérieur à la tripotée de connards consanguins qui peuple la Louisiane. Heureusement y a des types comme Haber pour relever le niveau, sinon je serais vraiment au royaume des gros cons.
Je m'allume une clope parce que j'aime bien rappeler à mon système immunitaire de mutant que je veux sa mort même si c'est impossible, puis parce que je suis un enfoiré qui ne respecte rien, je tire un grand coup sur ma tige avant de souffler un nuage gris en direction d'un fangeux trop gros pour passer dans le trou, petit con va.

-Bon, je vais chercher les fusibles, j'en aie pas pour longtemps. Eh oui, parce que comme les gens ne sont pas des gros cons, ils foutent les fusibles à côté de l'alimentation électrique. Incroyable non? C'est pas comme si on était dans la salle des générateurs après tout hein? Alors toi le panneau...

En fait il y en a deux : un avec des fusibles à plombs, qui ont tendance à fondre à la première emmerde avec le système électrique, et donc par conséquent un panneau de fusible très chiant puisqu'il faut en retrouver de nouveau à chaque fois qu'on a mal joué avec le courant. L'autre c'est un modèle à fusible basculant qui déconnectent l'alimentation au premier problème en basculant, et donc en ouvrant le circuit, ceux la sont les fusibles moins chiants parce qu'en cas de pépin il ne faut pas se mettre en quête du magasin de bricolage le plus proche pour ravoir du jus. Apparemment les gens avant nous aimaient bien les deux modèles puisqu'ils ont les deux.
Pour ma part j'ai du mal comment des fusibles prévus pour du 110 volts arriveront à tenir l'alimentation d'un char de combat mais bon, je ne suis pas électricien et même si mon sang de polytechnicien me dit qu'il y a une couille dans le potage, je vais faire semblant de rien. Moi quand je veux diminuer la puissance électrique d'un truc je fous des résistances, mais bon. Voyant les panneaux solidement encastrés dans le mur, je lève les bras en l'air en regardant au plafond, dans le vain espoir d'appeler à l'aide le papa de l'électricité : le plus fameux des Serbe.

-Nikola Tesla! J'ai besoin de toi! Prête moi ta...

Deux bruits lourds me parviennent aux oreilles, je regarde à mes pieds, les panneaux sont tombés par terre, avec les câblages et tout le bordel. Je regarde les murs : en fait l'humidité et les fangeux ont tout ruiné, j'hausse les épaules, prend mes deux tableaux de dérivation et me casse sans demander mon reste. Une fois arrivé devant le char avec Haber, je pose les fusibles en lâchant un simple.

-Nikola Tesla était de bon poil aujourd'hui. Maintenant les moteurs à réaction. Pour les Messerschmit on va faire simple : on casse les ailes, on traîne les moteurs,
et on avise pour voir comment démonter ça proprement.


Ceci fait, on remonte à l'étage et on se dirige vers le secteur où il y a des avions, des fangeux dans la poisse du sous-sol, je m'attends à tomber sur un nid d'aigles, ou quelque chose de pire. Des Italiens par exemple, ils aiment bien tout ce qui vol en général. On aboutit dans la zone. Pourquoi je m'attends au pire? Quelque chose que seul la connerie peut justifier.
Jet de connerie ::
 

(Bon bah le deuxième jet de dés a dit : 6 pig)

Whola, qu'est ce que je viens de découvrir? Enfin, qu'est ce que je viens de voir. Est-ce que c'est un uniforme de l'Afrika Korps que je viens de voir? Je regarde d'un peu plus près la goule qui nous fait face, putain on dirait Erwin Rommel vu l'uniforme, sans compter le masque et les lunettes de protection anti-tempête de sable. Par contre le brassard à son bras témoigne de son affiliation : je vois un cimeterre avec un palmier, un soldat du désert?



Anon

-Qui êtes vous? Au nom du Moissonneur des toiles identifiez-vous, car je suis un croisé de Alohah Snackbar? l'ordre des quatre feuilles, et mon nom est Anon.
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mar 27 Juin - 12:11
Bon, le musée est toujours aussi pourri et décrépit que la dernière fois que j'en ai parlé, mais entre-temps j'ai pu trouver une caisse à outil relativement propre et complète. Je l'ai donc accroché à ma ceinture afin de ressembler encore plus à un prolétaire de basse caste. Putain, j'ai fait des études supérieures qui auraient pu faire de moi un doctorant payé 80000$ nets par an dans l'ancien monde, mais à cause des bombes je porte maintenant une caisse à outil digne des sous-traitants que j'exécrais à Raven Rock. La vie est cruelle.

Je loge tout les composants comme je peux dans mes mains et je marche péniblement vers la carcasse du tank en donnant quelques coups de pieds dans des fangeux qui essaieraient de s'approcher trop près de nous deux. Ils ont l'air tellement dociles depuis que Séraphin leur en a collé une, que même un coup de savate assisté les fait couiner comme des mâles-zeta. Faut avouer que c'est marrant de les voir s'enterrer le plus vite possible dans leur boue en laissant juste le haut de la carapace dépasser, on peut aller cogner dessus pour les entendre faire "pouiiiick" et les voir s'enterrer pareil, mais 10 mètres plus loin.

"-Attendez moi Séraphin, j'ai une idée."

Je cours vite fait poser toute ma merde devant le tank et regarde dans le fond de la caisse à outil. Je trouve un chalumeau de poche suffisamment puissant et un pistolet à joints d'étanchéité. Je récupère quelques plaques de métal sur une vielle carcasse de tank inutile et déjà désossée, puis je retourne dans le couloir à fangeux.

J'allume mes lampes, et je commence à marcher lentement entre les fangeux apeurés à la recherche du spécimen parfait. Celui-là me semble bien, le dessus de sa carapace est bien plat, il à l'air suffisamment large et solide pour pouvoir supporter ce que je vais lui faire. C'est l'individu parfait, et je vais pouvoir étendre mon territoire et mon commandement sur sa petite tête de fangeux-aryen.

"- Ach, mein Klein kind! Tu vas comprendre pourquoi ma mère à décidé de m'appelé Mengele."

Je pose de gros cailloux sur la fangeux enterré afin qu'il ne puisse plus sortir de terre ou bouger. Je prend ensuite de grosses plaques de métal rouillées suffisamment propres pour pouvoir les retailler en carré avec le chalumeau. Vient ensuite la partie compliquée.

"- Erreur de la nature, le métal sera ta rédemption!"

Voilà, maintenant la plaque est solidement soudée et fixée avec des rivets aux dessus de la carapace de la bébète. On l'entend encore hurler de là où je suis, mais les cris sont retenus prisonnier par la terre, donnant des modulations digne d'un synthétiseur et relativement intéressantes d'un point de vue musical.

"- Ouvre pas trop la bouche mon grand, tu vas avaler ta merde et t'étouffer."

J'essaie de secouer le nouvel implant Leader Price sur la tête de mon jeune ami, il est vraiment bien fixé. Je retourne ensuite dans la salle électrique et m'empare d'un grand câble gainé en acier de 16 mètres et d'un fauteil de bureau.

3 minutes plus tard, je pouvais m'asseoir sur mon nouvel esclave

Je creuse la terre et attache les câbles à ses mandibules. Ça doit faire un mal de chien, mais bon, c'est fun, fluo et utile. Puis tant que c'est pas moi la victime j'peux bien me permettre un peu d'oppression des races inférieures non?

Je fais sortir mon pote de terre, je dois limite le soulever à bout de bras tellement la douleur le rend amorphe, pour enfin m'asseoir sur mon nouveau siège.

Par miracle, je tient dessus sans qu'il s'écrase en pâté de campagne, on à déjà révolutionné la science à ce niveau là, alors tentons d'aller plus loin. Je secoue vite fait mes brides plus proche du barbelé que des lanières de cuir. La bête couine, mais n'avance pas. Quel empaffé. C'est vraiment une chance pour le Wasteland ce truc, heureusement que y'a plus de RSA et de CAF sinon il serait entretenu aux frais du pays, putain. Je tire alors sur les brides jusqu'à ce que je commence à entendre craquer et le truc se met à avancer en couinant, comme toujours.

Ma nouvelle monture maintenant avec moi, et avec un trou à travers la carapace afin de la faire couiner sur demande, je reprend la route vers l'étage de l'aviation où Séraphin m'attend.

Je le voit avec la clope au bec, en train de discuter ou d'attendre devant une vielle goule momifiée dans un costume nazi, probablement un soldat du désert. Mais bordel, qu'est-ce qu'il fout là l'enculé. Il est sur le chemin pour aller chercher mes putain de réacteurs! Connard.

(jet de chance réussi http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3602)

Le soldat fait mine de s'extasier devant ma silhouette et ma monture. Enfin quelqu'un qui me reconnaît à ma juste valeur.

Il se met alors à genoux, probablement défoncé aux radiations, et à réciter une prière dans une langue proche de l'arabe, donc que je ne comprend absolument pas. Je regarde Séraphin à travers mon casque et hausse les épaules. Se mec semble limite prêt à racler le goudron avec ses gencive tellement il est à genoux, j'en ai limite honte.

"- Oui bon allez, c'est bien, t'as compris. Ouais, voilà, relève toi, vas-y, putain tu fais honte."

Puis j'me suis dit que puisqu'aujourd'hui est ma journée d'oppresseur et qu'il n'y a plus de féminazi pour me limiter, je pourrais l'assimiler à mon Reich lui aussi, on serait 4. Ça pourrait être cool.

"- On va réparer un Panzer, tu viens nous aider à décrocher les aile d'un Messerchmit? Et je te promet la rédemption, le salut, 70 vierges, ou toute la merde que tu veux..."

(réussite du dé de charisme http://fallouttowrpg.forumactif.org/t452-grand-theft-tank#3604)

Le mec semble se mettre au garde à vous avec son fusil contre l'épaule. Je sais pas comment il s'appelle ni d'où il vient. Mais entre élite de la nation, on se comprend. Et maintenant il m'obéit, c'est beau la puissance.

J'appuie deux fois dans la chair molle du fangeux ce qui le fait couiner 2 fois tel un vieux klaxon moisi auquel on aurait accroché un chaton en rut. C'est parti.

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Dim 2 Juil - 14:25
D'accord, ce que je viens de voir n'a aucun sens.
Je m'allume une clope, parce que deux clopes à fumer m'aideront plus à réfléchir qu'une seule, j'ai besoin de doubler les doses de tabac pour garder l'esprit sur terre et à hauteur du goudron, c'pas comme si de toute façon je pouvais mourir passivement du cancer contrairement à Haber. Aussi, si notre paladin du désert ne m'étonne pas trop, la saloperie ambulante qui sert de monture au fêlé en armure assistée me perturbe trop.
Lorsqu'on arrive dans la salle dédiée aux avions à réaction de première génération, je regarde autour de moi toutes ces belles choses qui ont fait que l'humanité est digne de s'élever dans les étoiles : que ce soit le gloster meteor, le Messerschmit Komet ou encore le Sabre, je me sens petit face à ces inventeurs qui ont donné naissance à des légendes de l'aviation. J'en profite aussi pour regarder un peu la cour centrale du musée : on peut la voir depuis une rambarde, tout en bas on voit l'accueil et en se penchant un peu même une vieille jeep vénérable. Lorsque qu'Haber descend de sa saloperie ambulante et s'approche du Me-262 pour commencer à inspecter la bête, je me saisis de l'occasion pour avec l'aide d'Anon chopper le fangeux estropié et le balancer par le garde-fou, comme ça. Ca suffit les conneries maintenant! On va arrêter de faire n'importe quoi, on va réparer le char, et on le ramène au paquebot bordel de merde.

-Il a chuté comme le troisième... Anon aussi a chuté.

Sérieusement, maintenant on arrête de faire de la merde à ce point, et on bosse!
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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mar 4 Juil - 11:57
"-Une idée? Pour désosser le 262? J'pensais qu'on pourrait vite fait arracher les ailes, puis traîner tout le toutim vers le tank. Ça nous permettrait de démonter proprement, puis les commandes hydrauliques inclues sur les longerons pourraient nous être utile au cas-où."

Je regarde la zone et ne voit pas mon fangeux se faire balancer par dessus la balustrade au même titre que l'arabe. Le problème, c'est que le Messerschmitt est mis en scène et suspendu avec des câble à 10m au dessus du sol. Il va falloir que je trouve un moyen de monter là-haut.

à côté de lui se trouve une vieux Spitfire, version Seafire. C'est une aubaine pour moi, car cet avion utilisé en Provence et dans la Task Force 88 était une version navale de son grand frère. Donc doté de dispositif d'appontage... et d'ailes pliantes.

Je grimpe sur le carcasse et manque de passer le pied à travers la verrière du cockpit. Je marche presqu'à quatre pattes car l'acier de mes mains n'accroche pas beaucoup sur le fuselage de l'avion, et je ne compte plus les fois où j'ai glissé dans ce genre de manœuvre. Une fois arrivé sur l'aile plate, je m'allonge sur le sol, fait bien attention que mes genoux se trouvent sur la fine nervure invisible qui parcours la couverture de l'aile. J'attrape le saumon à bout de bras et commence à tirer sur l'aile, et mes abdos au passage.

Le verrou de pliage saute, je l'aile commence se relever au fur et à mesure que je tire. J'espère que les grincements ne vont pas réveiller des trucs et que tout l'acier va tenir à mon escalade. Maintenant que l'aile décrit une jolie pente vers le bout de l'aile du Messerschmitt 262. Je dois trouver un moyen de faire grimper 1.5T sur un avion, et la faire sauter de 8mètres.

Mes neurones se désactivent afin que mon cerveau arrête de consommer de l'oxygène, ce qui en fait plus pour mes muscles lorsque je m'élance du bout de l'autre aile, cours sur la paroi à presque 90° de la pliure et saute bras tendus. Je m'agrippe au bout de l'aile du 262 qui, uniquement tenu par des câbles, se met à tanguer sérieusement et se retrouve lui aussi tourné à 90° vers le bas. En même temps je serais pas suspendu je tirerais peut-être pas sur l'aile.

Maintenant, je force sur les bras et commence à grimper sur l'aile comme on grimperais à une corde. Une fois arrivé en haut je me recale sur le fuselage. L'avion comment à reprendre son inclinaison normale, ce qui le fait revenir à plat, et donc m'expulser sur le côté opposé. Je m'agrippe juste à temps sur le câble. La situation est sous contrôle.

"-Séraphin, je vais démonter les ailes avec ma caisse à outil, si vous pouviez éviter qu'elles se cassent la gueule une fois en bas ça serait chouette. Merci."

Ainsi commence un long moment de coups de chalumeau afin de faire tomber les bouts d'acier.

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MessageSujet: Re: Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber Mar 4 Juil - 17:44
Je regarde une tortue asmhatique d'une tonne essayer de grimper sur un avion pour découper les ailes d'un autre, je le laisse faire en réfléchissant quelques instants : le temps qu'il commence à attaquer les ailles au chalumeau en fait, puis je commence regarder ou sont les avions en bois et je commence à pousser un Spitfire qui traînait par la après avoir desserré le frein à main, jusqu'à en dessous du Me-262 pour être exact. Alors que Haber vient de finir de couper une aile. C'est peut-être extrêmement débile ce que je vais faire mais bon : il nous faudrait une équipe de chantier avec des poulies et une grue pour faire atterrir de façon sécurisée ces réacteurs. Moi je les veux maintenant.

-Haber, cassez-vous du coucou. Je dis ça pour votre sécurité. Je décharge mon Fermol bourré à la slug pour le remplacer par de la chevrotine liée.

Les messerschmit sont des avions faits en bois pour avoir une légèreté à toute épreuve, même les avions à réactions du troisième Reich étaient faits à minimum un tiers de bois. J'arme mon fusil à pompe, le passe en mode semi-automatique et épaule haut dessus de ma tête (mais pas juste au dessus) et commence à attaquer la jointure de l'aile par rapport à la carlingue avec mon fusil semi-automatique. Les trous s'alignent et on commence à discuter très nettement la lumière au travers avant que la carlingue entière ne s'effondre au sol, les ailes balancent dans le vide avec les câblages de sécurité qui donnent un effet pendule aux ailes. Mon oeil toujours dans l’œilleton de visée, je met en joue les attaches des ailes avant de reporter mon attention sur les câbles qui tiennent haut au dessus du sol un P-51 Mustang, je tire plusieurs coups sur les jointures du plafond pour faire céder les câbles qui lâchent. Ils s'écrasent au sol avec l'avion de yankee, je les recoupe à la pince monseigneur.

-Ok, voilà les bails : on a des câbles, on les attaches à l'un des réacteurs, et vous vous foutez au deuxième étage à faire glisser contre la rambarde le câble, le but c'est de le faire descendre tout doucement jusqu'en bas. Je regarde le plus sérieusement du monde Haber. Maintenant la partie marrante : lancez-moi sur les ailes.
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Grand Theft Tank, the ballad of Iron Haber

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