La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius]

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MessageSujet: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Mer 10 Mai - 17:51
-Dayton : tu restes en couverture avec ta MP7 à une fenêtre haute. Seraphin tu restes au premier étage, t'allumes à la chevrotine tout ce qui passe. Hans, t'es au rez-de-chaussée : si ça merde t'es ma première ligne de défense. Je me charge de la came et des sacs.

C'est de la merde ce plan : j'ai un SPAS-12, c'est un bon fusil mais le problème vient surtout du fait que j'ai pas vraiment un millier de cartouches pour le tir à longue distance. De la chevrotine liée avec des fils d'aciers, de la brenneke haute puissance pour les distances vraiment longues et de la grenaille d'Ankara. Cette merde ça a un joli nom pour camoufler une saloperie autant pour le tirer que le mec qui va la recevoir : c'est une ogive de verre qui a la tendance à éclater dès la sortie du canon une fois sur deux, ça c'est une idée de Tina pour faire de la grenaille dévastatrice a faible coût. Evidemment ça vient aussi avec le coup de niquer le canon.
Tina c'est ma partenaire en affaire, ma partenaire au combat et parfois ma partenaire en baise quand j'ai du viagra : d'origine esquimau à ses yeux amandes et son teint légèrement halé, sans compter les cheveux noirs comme du pétrole, je la soupçonne d'être une hybride Chine-Cherokee, ça expliquerait certaines choses. Enfin, maintenant c'est plus vraiment d'actualité vu que les gens en ont plus rien à foutre de leurs origines, mais pour ma part ça m'a toujours gonflé de travailler avec certaines nationalités et ou ethnie. Assez grande, mince, si elle arrêtait la muscu et les marathons elle pourrait devenir mannequin, mais puisque son loisir c'est d'avoir et de fabriquer des armes à feux, je suppose que lui suggérer une carrière qui nécessite d'être conciliante n'est pas la chose la plus intelligente à faire. Après elle a un AS-VAL, ça en dit long sur son domaine de compétence : avoir un fusil d'assaut, à canon silencieux, balles subsoniques perforantes et cerise sur le gâteau, un viseur point rouge qui corrige la parallaxe, c'est typiquement un truc d'armurier d'élite.
Autre cerise sur le gâteau : elle bosse avec moi, on profite de l'expertise de l'autre. Dommage qu'elle ait un sale caractère parce que j'aurais tout eu sinon, l'argent, la maison, la femme. Pas les putes, pour passer le temps elles sont là, pour passer un bon moment y a Tina, mais c'est rare vu son caractère. Première nana qui engueule l'enfoiré qui la bourre. Moi en l’occurrence, ça m'a fait chié la première fois j'ai pas pu terminer les choses.
Dayton c'est un enculé de première qui fait chic sur lui et qui joue carte sur table quand on lui demande : membre de la confrérie de l'acier quand ça lui chante, joyeux luron qui arnaque les gens l'autre moitié de son temps, avec sa combinaison anti-G et son casque d'aviateur il a tout du riche pilote qui sniffe de la coke sur le dos de sa pute, un samedi soir alors qu'il devrait vérifier le moteur de son coucou pour le vol du lendemain. Lui à chaque fois que je suis allé au bordel je le croisais entouré d'un zoo : noir, blanche, jaune, rouge, tout le putain d'arc en ciel y est passé.
Ca se reflète dans sa façon de se battre : une MP7 propre uniquement parce qu'on lui est tombé dessus pour qu'il l'entretienne avant le deal, mais plus qu'une mitraillette c'est devenu un fusil d'assaut en petit calibre surtout. Crosse modifiée, viseur holographique, canon allongé, chargeur double tambour, l'enculé a poussé le vice de foutre un pendentif en cible sur son arme. Dans trois jours on le voit gravé en lettre d'or son nom sur son joujou. A la base il était à la confrérie de l'acier mais Dayton la trouvait pas assez bien, alors à chaque fois qu'il avait une capsule que sa libido ne dépensait pas, il la mettait dans l'arme et à changer toutes les pièces progressivement au fur et à mesure. Tina et moi on a pas eu le coeur de lui faire payer les accessoires traditionnels vu qu'il avait déjà bien raqué et qu'il était chaud pour nous aider durant le deal.
Hans la goule, mon coloc depuis 2067 si mes souvenirs sont bons, une fine gâchette, je l'ai constaté quand même ivre mort il tirait mieux que moi. Allemand de souche qui entretient jalousement son accent, chante des marches militaires de son pays d'origine, me fait régulièrement part de ses théories sur la hiérarchie des races. Le pire? C'est que celui-là il a un vrai argumentaire et des preuves concrètes à m'apporter, alors je dis rien quand il me prouve par A plus B que les asiatiques sont plus travailleurs que les Occidentaux.
En somme c'est un nazi, et c'est aussi l'un de mes associés : pas dans la vente ni la fabrication, lui il flane les trois quarts du temps à l'extérieur, chasse le raider comme d'autres chassaient le sanglier et le soir revient avec des pétoires qu'il juge originale pour qu'on fasse de l'ingénierie inversée dessus. L'indiana Jones des flingues.
Mais c'est surtout un nazi qui manie le fusil à verrou comme un dieu : il a positionné la culasse mobile de sorte à pouvoir se la caler entre le pouce et l'index, et utiliser le majeur pour tirer. Evidemment il a mis plus de vaseline dans la culasse qu'il en faudrait pour lubrifier toutes les portes du monde, résultat il tire plus vite que moi alors que j'ai un putain de fusil à pompe. Ça et le chargeur allongé de vingt balles en 338 lapua magnum, ça le rend assez agressif à toutes les distances vu qu'il a un double viseur : une optique classique pour la longue portée, un point rouge par dessus pour buter les gens qui auraient les couilles de l'approcher.

-Ok j'y vais.

Je me recul un peu pour avoir une vue sur elle et son interlocuteur, mais pas collé à la vitre pour être la cible de tout les snipers du monde.
J'aime pas nos acheteurs : c'est des raiders. On en a dénombré sept : le contact qui amène les sacs et qui a un revolver à sa ceinture, deux avec des pistolets mitrailleurs qui le surveille, et quatre autres dans le bâtiment en face du notre. On est infériorité numérique et ça va compter : on est dans un vieux quartier de la nouvelle Orléans, dans une cour fermée dans un style qui fait vaguement pensée aux haciendas mexicaines d'avant les bombes. Quatre bâtiments qui cloisonnent la cour, des patios sur le plancher des vaches avec des arcades et une cour avec une fontaine au milieu, maintenant asséchée. On est arrivé avant eux, on connait la zone, on a la supériorité tactique et matériel normalement, à voir si ça peut compenser le nombre. Je suppose que oui, les British ils ont bien colonisé la moitié du globe parce qu'ils avaient des fusils et qu'en face c'étaient des culs nus avec des sagaies, donc quatre représentants de la fine fleur de l'ancien monde face à des crétins qui peinent à comprendre comment un flingue fonctionne ça devrait aller.
J'entends ma chère Tina exécuter le contrat.

-J'ai les sacs : des fusils d'assauts à canon court dans l'un, les chargeurs en 5,56mm dans l'autre. Où est la came et le pognon?

Le deal c'est des dérivés de fusil Kalachnikov en moyen calibre avec les cartouches, et en retour on a le droit à un sac de cocaïne, et deux sacs de capsules.
C'est surtout les capsules qui nous intéresse, synthétiser de la vrai coke de qualité ça demande une putain de main-d'oeuvre et des moyens considérables, ce qu'on va recevoir, ma main à couper que c'est moitié coke basse gamme, moitié lessive Le chat en poudre.
Les capsules qu'elles soient fausses ou vraies rien à foutre : y a pas de bourse des terres désolées et de toute façon si elles sont fausses on les blanchira en rendant la monnaie à des clients et en allant acheter des merdes du quotidien. Les capsules de contrebandes c'est bien, ça paie le pain. Azyme le pain, les boulangers ont pas que ça a foutre de le faire lever pour faire plaisir à mes instincts de Français.

-LA SALOPE! SUR LA FONTAINE! Je regarde le gars en question : on dirait la version colombienne du joker, comprendre : bien poudré comme il faut à la farine et avec un hachoir à la ceinture.
-Guignol, t'es qui pour me parler comme ça?
-Luxurio le démon de la luxure, à ton avis pourquoi je te paie en coke? Il sniffe pas que de la farine. Ma partenaire prend une longue inspiration.
-Bref, voilà la marchandise. Répond Tina en faisant un gros effort sur elle-même.

L'habituel scène de vérification des sacs.

-Tout y est, butez moi cette pute.

Sa tête explose, foudroyée par le Lapua d'Hans, son torse devient une passoire, criblés de balles par Dayton. J'engage les deux gardes du corps, l'un d'eux tombe avant que son pote ne se mette à couvert. Tina se planque derrière la fontaine, à côté des sacs, avarice quand tu nous tiens.
Puis la riposte se fait poussiéreuse tant le mur vole en éclat de mon côté, les munitions sont tirées avec zèle, je me fais bloqué et je dois ramper pour sortir de la zone de tir de l'acharné qui m'a pris pour cible.
Maintenant c'est là que ça devient con : vu le close-combat qu'il va y avoir, je mise ma chemise qu'au prochain tournant je croise deux raiders. Faut que je trouve un plan d'acti...

-A L'AIDE QUELQU'UN! JE SUIS BLOQUE.

Jouer au héro semble la meilleure option.
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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Mer 10 Mai - 22:35
Honnêtement j'attendais tout sauf ça. Le sang coule encore de sous ma semelle d'acier. On pourrait presqu'encore remarquer l'expression horrifiée sur la moitié de globe oculaire qui pave maintenant la cour intérieur du bâtiment.

Ma journée avait débuté par une bonne douche et un bon petit dèj. Puis j'allais comme tout les jours depuis 2 semaines chercher du travail. J'avais encore mal au bide et au porte monnaie de ma soirée du nouvelle an et en plus, la rouquine n'avait pas aidé à augmenter mon temps de sommeil pour contrebalancer. M'enfin bref, c'était la merde autant dans ma tête que dans mon corps.

J'avais besoin de rendre la justice, mes mains auraient pu presque trembler du manque. Même les ouvriers au temps du goulag n'avaient pas la vie aussi dure que moi, haha.

Aujourd'hui les rues étaient aussi tristes que la pluies qui les faisait luire. Entre les hurlement des chiens qui bouffaient la chair d'un récupérateur et les coups de feu suivis des cris de femmes et d'enfants, je pense que ce jour-là, j'aurais pu pleurer pour la Shoah. M'enfin bref, fallait que j'avance.


"-A L'AIDE QUELQU'UN! JE SUIS BLOQUE."

Wow, d'une damoiselle en plus. Ca signifiait qu'on m'appelait, même si je ne voyais pas de coup de projecteur en forme de chauve-souris dans le ciel. Dès cet instant mes instincts de justiciers reprennent le dessus et Richard fondit dans ma main comme pour me proposer un accord mutuel avec marqué en bas de la feuille qu'après les 39 signatures j'allais aller aider cette damoiselle.

Les cris venaient d'un vieux collège délabré à l'angle de la rue suivante. J'allume mon capteur gamma et la rue semble s'illuminer d'un seul coup révélant chaque petit radcafard planqué sous un vieux sac poubelle percé. La sueur commence à perler sur mon front, fille conjointe du stress de la situation et de l'envie irrépressible, du besoin intense, de l'envie folle qu'est exercer la justice autour de moi. Peut-être que mon moteur à fusion vibrant dans mon dos n'y est pas étranger non plus.

La porte du collège se retrouva vite enfoncé à mes pied avec un énorme impact de semelle tamponné sur son front. Les escaliers défilèrent à toute allure sous mes pas et mon capteur s'époumonait à me prévenir de la présence de 3 raiders en embuscade au couloir du 2ème étage. Ces gars étaient planqués et s'amusaient à vider des chargeurs de manière bourrine vers ce qui semblait être un groupe de marchand encerclés dans la cour du bâtiment. Une fois monté à l'étage je préparais mon coup. Une goutte de sueur coula sur la jugulaire au moment où j'appuyai sur le bouton "S.A.M.A." et me lançai contre le premier raider qui se prit mon armure à 40 KM/H en pleine poire puis un coup de tête qui lui fit exploser le front. Sa vermeil vient gerber sur le carrelage du couloir jaune raclé par les pas de mon armure qui l'eurent creusé sur 5 cm, remplissant ces creux et les changeant en marres de sang tout droit sorties des enfers.

Son pote derrière lui eu juste le temps de tourner la tête pour recevoir dans ses yeux mes pouces. À peine le cadavre de son collègue eu touché le sol que une bouillie blanche suintait sur les phalanges et dans la bouche du péon qui s'époumonait de toute ses forces. Quand je senti le fond de son crâne heurter contre mes doigts, je lui colla une droite qui éjecta sa carcasse par la fenêtre. Le sac à viande désormais tomba sur le goudron et l'angle formé par ses articulation voulaient probablement dire que pour lui, toute chance de mouvement est réduite à néant. À peine pris-je le temps de contempler ce spectacle inutilement grotesque et sadique qu'une balle vint s'écraser contre ma joue et tomber entre mon casque et le haut de mon plastron où elle resta coincée entre 2 joints.

Le troisième qui s'obstinait désespérément à vouloir m'occire, eu le droit lui aussi au passage par la fenêtre, mais lui sans châtiment préalable... Jusqu'à que je saute après lui et que mon pied vint délicatement étaler ses 1,5T à 180 KM/H contre son visage.... enfin, ce qu'il en reste.

Je relève la tête délicatement, je fais face à l'équipe de marchands au beau milieu de la cour du bâtiment. Aux sacs qu'ils transportent, ça devait sûrement un deal d'armes. Et puis pour se ramener à 4, dont 1 mutant, 1 mec en combi anti-G et une goule tireuse d'élite, ça ne pouvait qu'être des mecs avec un pied dans le métier.

La pompe junkinator de mon armure m'indique qu'elle est vide... d'où la crise de folie. C'est que je m'y habituerait presque!

Merde... qu'ai-je fait... les raiders, tout ce massacre inutile et sanglant... je deviendrais presque un monstre moi aussi. De toute façon qu'ai-je fait de ma vie à part tuer des gens au nom d'un truc qui n'existe pas? Je me sens triste, vide, et plein d'une colère verte et sourde, ne cherchant qu'à s'expulser, à sortir de mon corps afin de me causer le plus de mal-être possible. Mes jambes commencent à trembler et mon armure vibre au rythme de la douleur qui l'envahit. Des nombres et des couleurs passent devant mes yeux, essayant de me prouver par A+B que je ne vaut pas mieux que cette racaille du Wasteland que je massacre impunément... par simple plaisir enfaite? Pour suivre un rêve que je ne toucherais ja...

Je deviens fou, c'est la descente... Il faut que je fasse une pause. Je commence à convulser intérieurement et je ne me suis même pas présenté. Mon préfrontal reprend un peu le contrôle de mon reptilien et essaie laborieusement de sortir une phrase potable à mes hôtes.


"Julius Haber, renégat enclavé et justicier nomade. Désolé du retard, j'ai fait aussi vite que j'ai pu."

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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Jeu 11 Mai - 19:57
-Protégez Tina!
-Protégez les flingues. SCHNELL!
-Protéger la came, je me poudre comment sinon?
-Nos armes, protégez nos armes!

Je défonce la fenêtre à grand coup de crosse et saute dans la cour, je rejoins Tina et on s'échange un regard, Hans rôde de part et d'autre des arcades, sa respiration de locomotive trahissant à la fois un stress et une concentration intense : l'air sortant bruyamment du masque m'informe du flux saccadé d'oxygène entrant et fuyant ses poumons dans une mélodie agressive et à première vu informe, mais le mélomane avisée de la gâchette entend ce qui est sourd aux oreilles sauvages du civil. Sa course effrénée bat la mesure, sa poitrine se gonfle avec régularité, il s'arrête contre un pilier du patio, prend appui, épaule son fusil à verrou, le souffle en métronome devient une double irrégularité, une erreur volontaire dans la musique.
Inspirer, expirer.
Inspirer, expirer.

Son cœur ralentit, sa visée se fait plus assurer, entre deux battements de sa pompe à hémoglobine il regarde dans l’œilleton de tir, l'organe de l'amour est une gêne pour les combattants, une machine vitale mais parasite, qui fait trembler la visée trente à cent-vingts fois par minute. Le laps de temps qu'il suffit à un papillon de se poser sur une fleur, celui durant lequel la systole s'effectue, que la cage thoracique d'un homme et d'un silence assourdissant lorsqu'une femme pose son oreille dessus. L'éclat de temps durant lequel Hans presse la détente.
Le vortex de sang, le déluge de matière cérébrale, les paillettes osseuses teintées de rouges qui constituaient jadis sa boîte crânienne, tout cela augure la fin d'une existence de raider.

-Couvre moi, le temps que je mette les sacs à couvert.

Sans que j'ai le temps de donner mon opinion elle saute par dessus le rebord de la fontaine et se précipite vers le petit piédestal ou était posé les sacs. Une rafale la force à s'allonger par terre, le petit nuage de béton m'intimide une demi-seconde, le temps que la partie reptilienne de ma cervelle se mette en branle et me rappel à mes obligations patriarcales : femme en détresse, violence pleine d’allégresse. Je bondis hors de ma cachette tel un obus de mortier hors de son tube et grêle de plomb la pilier derrière lequel se cache le psychotique, celui-ci reste bien planqué derrière son abri.

-Hans, une minute folle sur le pilier que j'arrose?
-Ja.

Le 338 commence à écorcher le béton du pilier comme un économe écorche un légume, Tina profite de l'accalmie qu'on lui offre pour planquer les sacs hors d'une éventuelle grêle de plomb. J'avance en remettant une cartouche dans le magasin tubulaire et marche de côté de sorte à avoir un meilleur point de vue sur le raider que je finis par avoir en ligne de mire : je presse la détente, la chevrotine liée se déploie telle une araignée tissant sa toile, avec la rapidité mortelle d'un cobra affrontant son déjeuner. Le métal embrasse la chair avec passion, l'acier mord fort, comme quand je me taille un steak dans le flanc d'un macchabée encore chaud.
Le résultat est sans appel : un enculé de plus qui va être passé à la broche par Satan, à moitié découpé en deux par la munition, je ramène la poignée de réarmement en arrière. Pas en avant, une balle me touche à ce moment la, je réussis tout juste à me retourner pour atterrir sur le dos. J'ai mal, la céramique a bien encaissé le choc mais j'ai quand même le souffle coupé.

-Enculé de lézard! Une balle le cueille à l'estomac, il tombe à genou.

Tina n'était pas si occupée que ça à protéger le magot. Je me relève, épaule mon fusil et martèle la détente mais rien ne passe, je pousse la poignée de réarmement, maintenant qu'il y a une cartouche dans la chambre ça va aller mieux. Je appuis, rien du tout. Je prends mon arme par le canon et en ranimant mes instincts de golfeur du dimanche, envoie mon plus beau swing dans la gueule du psychotique qui finit couché sur le côté, à demi conscient.
Au loin une rafale du MP7 de Dayton m'informe que je n'aurais sans doutes plus à me préoccuper d'un éventuel tireur isolé.

-Enfoiré de mutant, ta copine m'a mis les tripes à l'air. Il crache ses propres fluides, tout ce qu'on veut que ses boyaux barbotent dans leurs propres sucs gastriques. Je me lèche les babines. Finit moi enculé.
-Tu ne vaux pas les cartouches. Mais te fait pas de mauvais sang, je vais m'en charger à ta place. La colère laisse place à la peur. On va se grouiller, le stress c'est pas bon pour le bétail.
-Tu vas quand même pas...

A TABLE!
Dans un geste digne du plus grand forcené de l'histoire des détraqués sexuels, je le tourne sur le dos d'une pression de ma botte et m'agenouille à califourchon sur lui, lui écrase le visage avec ma main et lui fait tourner la tête. C'est pas que ça me gène qu'il me voit à l'oeuvre, mais c'est plus facile pour moi d'accéder à la jugulaire.
Les Huns avaient raison, le meilleur sang, c'est celui encore pulsant, les animaux aussi, le meilleur steak celui encore hurlant.
J'attaque le plat de résistance sans aucune convenance : sans couverts, pas d'apéro, pas de chianti pour faire plaisir à mon homologue Hannibal, juste moi et la viande rouge, mes dents s'enfoncent dans la chair, les canines trouvent vite la veine principale et referme la mâchoire avec autant d'énergie que celle d'un piège à ours. Je me redresse et crache le morceau dans l'herbe, le psychotique c'est coriace, sans goût à force de bouffer de la merde et en plus c'est tatoué, c'est dégueulasse le goût de l'encre dans la bouche, enfin, c'est comme le nuka cola : faut se faire mal au dent et à la bouche en faisant sauter la capsule avant de profiter du précieux sésame. Je retourne à mon festin et embouche la veine exposée, le sang chaud coule entre mes dents, j'aspire le jus de viande, avec de la moutarde ça serait encore meilleur.
Mais bon, on va faire sang, il y a déjà le goût sucré qui me fait vaguement penser que je bouffe des côtes de porc caramélisés, et ça, ça se mange sans faim, et sans sauce. Le goût m'évoque la vache bien traditionnel, mais avec une certaine vulgarité. J'hausse les épaules, la gorge ça n'a jamais été mon morceau de prédilection.
Merde!
Merde...
A force de commenter mon buffet à volonté il y a tout le sang qui coule, j'ai oublier de boire, c'est vrai que le sang humain faut le boire cul-sec, comme un shot de vodka surdimensionné, sinon ça coule partout et ça devient imbuvable, parce que le plancher est dégueulasse et à cause de la coagulation.

-Seraphin?
-Eh l'uberuntermensch, dans la vie on n'oublie pas les politesses d'usage.
-Mghn.

Je relève les yeux : je vois une armure assistée Maus, Dreyse m'en avait parlé de son chef d'oeuvre : du métal, du blindage Chobam, une force surhumaine. Par contre Mauser m'a pas passé le nom de son porteur, en même temps il va pas balancer le nom du type qui a l'armure la plus stock de toute la région au moins. Deutsch qualitat son truc, par contre Maus, je trouve ça un peu trop ironique comme nom, si je fais une armure assistée un jour je lui donnerais un nom plus explicite, Opel Blitz par exemple, c'est con mais les gens pensent que quand il y a de l'Allemand ça fait sérieux et fiable. Alors que la mécanique allemande dans les chars, c'est de la grosse merde.
L'homme-Souris se présente.

-MMMHHH Je finis mon assiette, maman m'a appris à ne pas gaspiller. En guise de salutation je secoue la main qui maintenait le bras du raider à sa place, alors que j'ai un genou sur l'autre. Mais la il a plus assez de sang pour bouger, il va faire quoi?
-Tina Stling, armurière-balisticienne et parfois légiste, vous arrivez pile à l'heure.
-Hans Stahlsturm, armurier-chasseur.
-Le mutant c'est Seraphin de Saint-Etienne, un ami à Dreyse Mauser puisque lui aussi bosse sur les quais. Armurier chimiste.
-Et fin gastronome.

Comme pour appuyer mes dires, je m'essuie les babines et le visage sur la chemise poussiéreuse de mon steak. Il était pas super goûtu.

-Merci pour l'aide. Ou est D...
-WOUUUUUUUUUU j'ai ma réponse. TENOHENKA BANZAIII. Crétin.

Notre pilote cocaïnomane bondit en sautant à travers une fenêtre du premier étage, s'apprêtant à porter un puissant coup de pied sauté et chuté à monsieur Maus, mais pour avoir déjà vu Tina faire à la boxe, c'est le genre de truc où il faut être super musclé. Le gainage, la contraction des muscles tout ça, ça coûte de l'énergie et ça nécessite une certaine musculature, même moi j'ai du mal à en faire un beau.
Aussi si la première partie de la chute est épique, digne d'être narré dans le grand livre de la vie et des exploits militaire, la seconde mérite sa place aux Darwin Awards s'il s'était tué : ses muscles se relâchent et il s'écrase comme un moustique qui s'est fait torchonné la gueule en plein vol par la maîtresse maison. Sur le type en armure assistée sinon c'est pas drôle, il glisse à moitié sur lui et se prend les couilles sur l'épaulière droite avant de tomber par terre.
Il est con ce mec.

-Je vous présente par la même occasion Dayton. Je regarde le pilote. Ca va ? Tu t'es bien donné en spectacle la?

Puis je commence à piger : il a dû nous voir face à lui, et a cru qu'on se faisait braquer. Mais encore une fois il a tout faux l'imbécile.

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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Jeu 11 Mai - 22:41
Je relève la tête après ma presqu'crise de nerf. Le poids de mon casque m'appuie comme un fou sur le crâne et le revêtement mousse me gratte affreusement le front. Je ne sais pas ce que je sens le plus entre mes articulation endolories et tétanisée par la folie ou la vibration des servomoteurs, agissants comme une constante rassurante et une présence chaleureuse. L'armure à toujours été un écrin pour contenir le bijou de mes états d'âme (on a vu mieux comme bijou je vous l'accorde, mais tout est moins bien après l'apocalypse nucléaire). Je regarde mes mains fixement et fait concorder mes influx nerveux demandant à mes patounes de pivoter lentement telle une machine, avec la réponse mécanique des vérins grondant dans mes gants.

Dessous ces phalanges d'acier se cachent de la chair et du sang aussi rouge que celui bu par le lézard sous mes yeux. Comme si ma fragilité et mon impétuosité inhérente à mon espèce avait trouvé un maître d'acier inflexible et maîtrisant. Cette armure c'était à la fois pour moi un maître et un esclave. Un outil me permettant d'agir de manière surhumaine et de laisser libre court à mes émotion avec pour seule limite 60,000W d'énergie, mais c'est aussi un garde-fou pour ces émotions, cachant de son étreinte d'acier la fragilité qu'elles peuvent laisser voir, m'empêchant de tomber dans les vices de mon esprit.

5 bonnes minutes passèrent à fixer mes mains. Mais cependant mes reflexes restent alerte. j'aperçois sur le coin supérieur droit de mon champ de vision une forme distincte, avec un énorme casque et une combinaison pneumatique rutilante générant des reflets de toute beauté. Mais reflet ou pas c'est surtout une semelle de ranger que je vois approcher à grande vitesse dans ma face. Je coupe alors à l'intérieur de mon armure mes articulations et mes servomoteurs s'arrêtent instantanément dans un vacarme absolu. Comme si tout bruit cessait afin de mieux faire résonner le "PONG" du pied dans mon épaulière, puis le "fraaaap" de ce péon qui s'étale par terre. Je rallume mes membres et entreprend de regarder l'acier de ma Maus afin de savoir si une quelconque rayure n'est pas apparue.

"Désolé, fallait peut-être prendre une plus grosse ranger, ça va tes couilles?"

Je tend la main à cet abruti fini et je le remet debout, j'époussète sa combi au passage et me tourne vers la gentille petite troupe.

"Alors, une armurière-balisticienne, un armurier-chasseur et un armurier-goinfre. C'est nickel."

Je pose les mains sur les hanches et contemple tout ces cadavres dont il manque certains... bouts à l'un d'entre eux. J'avais même pas remarqué que le pote à Mauser était en train de bouffer un mec. Boaf, j'ai déjà vu plus brutal comme exécution et pour avoir déjà goûté c'est pas fameux.

"Dis-moi ça te gène pas trop l'encre dans la bouche?"

Je regarde le mec dans les yeux et pendant que je regarde le paysage de guérilla de guerre mon cerveau ne peut s'empêcher de lancer

"Parce que moi ça m'a fait chié..."

Les autres compagnons du lézard semblent déplacer les sacs en toile de jute noircis et bouffés. Les quelques trous qu'ils comportent laissent apercevoir des armes pour l'un et des chargeurs pour l'autre. Cela expliquerait pourquoi des armuriers, et surtout pourquoi leur présence ici. Mon hypothèse du deal est étayée par la présence d'un autre sac de poudre blanche étrange dont je ne veux pas connaître la nature exacte. En plus je sens rien avec mon armure.

J'entame un de mes petits rituels consistant à me promener entre mes victimes de manière bucolique et champêtre. C'est presque tous des camés tatoués Jean Kévin Wastelander chair à canon. Le genre de vermine qu'on extermine en se demandant si jamais ça peut servir à autre chose que mannequin de combat ou table basse si on les plies bien. Un seul attira mon attention dû au lézard lui bouffant littéralement la gorge... et la bourse de capsule pendant à sa ceinture maintenant rouge bordeaux.

Je me baisse en pliant bien les genoux pour ne pas déranger le gourmet et j'attrape du bout de mes index/pouce la bourse cliquetante. Je ne peux pas m'empêcher de jeter un coup d'œil digne d'un pervers septuagénaire à ce mutant. Il semblait vraiment doué pour sucer des jugulaires, il arrivait à les mettre entièrement dans la bouche en les calant avec les dents, témoignant d'un certain entraînement. Cette vue ne manque pas de me rappeler cette rousse qui doit posséder un certain entraînement elle aussi. Même mouvement, même ouverture, même bruits et même lueur dans les yeux. Vraiment des portraits crachés.

La bourse contenait la modique somme de 39 capsules, cela allait me permettre d'acheter des rations quelque part et de satisfaire mon estomac pour quelques jours / semaines. Quand on mange pas beaucoup et que l'armure absorbe tout les efforts, on a plus trop besoin de vraiment manger et des quarts de repas nous suffisent. J'attrape un sac au passage que j'accroche au mousqueton dans mon dos là où je range Richard habituellement.

"Bon, je finis toujours ce que j'ai commencé. Je vous raccompagne. Si j'ai bien compris vous connaissez Mauser, et les amis de mes amis sont mes amis aussi."

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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Ven 12 Mai - 19:00
Un ami de Dreyse Mauser, ça semblait un peu évident : je voyais mal l'Allemand le plus dangereux de Louisiane refourguer ce genre de chose à un parfait inconnu, même moyennant finance, l'argent n'achète pas tout. Je ne commenterai pas le détournement de citation, car dans le fond l'histoire a prouvé le contraire : après que toute l'Europe se soit unifiée pour tuer des musulmans pour Jérusalem, de retour à la maison, les anciens camarades sont redevenus des ennemis, les croisades, des trêves éphémères d'adversaires mortels pour lutter face à un ennemi commun avant de redevenir. La citation ne révèle être juste que dans les premiers instants de la bataille, lorsque les uniformes tout frétillants sortent du pressing, que les peaux ont leur couleur d'origine. A la fin, perdu dans le chaos des affrontements, une seule teinte ressort ; le rouge sanglant qui recouvre les âmes autant que les corps. L'ultra-violence, l'adrénaline qui pulse dans le corps, engorge l'esprit de rage et donne une soif de sang sans fin, embrume la morale d'un nuage écarlate et trouble : la frontière entre la cruauté et la nécessité de survie se brouille, la peur de mourir prend le dessus sur tout le reste, des hommes ont tenus des jours sans boire dans les pires déserts, des flics ont tenu une heure la cervelle à l'air avant de se faire rafistoler en urgence par les chirurgiens, la vérité c'est que la mort est presque psychologique. Les plus acharnés, ceux qui ne vivent pas pour eux mais pour autre chose, ne se laissent pas crever facilement, les bourlingueurs sauvages qui s'en sont sortis allégé de trois litres de sang c'est plus fréquent qu'il n'y parait. Les pires restent les berserkers : lorsque le cerveau abandonne toute réelle conscience pour rentrer dans le lard et s'extraire de la situation extrême qui lui fait face, quitte à n'avoir plus qu'une idée très vague de ce qu'on a pu avoir fait.

-Julius Haber... J'apprécie pas trop qu'on écorche mon appellation. Je suppose qu'il peut venir avec nous.

Hans hoche la tête et se remet en ordre de marche dans la plus grande discipline militaire : il pose son sac, ses sacoches de cartouches, rajuste ses ceintures et baudriers, règle les sangles de ses bagages, recharge à la balle près son fusil et remplit ses chargeurs avec méthode, triant ceux qui sont vides et les autres. Le harnais de magasins à sa taille se voit soigneusement réorganiser : les contenants à 338 pleins devant, puis plus on recule vers le dos plus ils sont vides. Ensuite, avec les deux sacs de capsules sur le dos, le nazi décomposé prend son fusil par la crosse et se le pose sur l'épaule façon marche militaire pour s'épargner des efforts supplémentaires à se trimbaler un fusil. Et cela avec une symétrie presque inquiétante : tout est réparti de façon à ce que le poids ne soit pas un problème majeur, ni un problème d'équilibre, de la gourde d'eau à la pomme trop mûre, l'organisation et le perfectionnisme Allemand au summum de son être, jusqu'à l'absurde.
Je dis ça, c'est encore moi qui vais suer à la fin de la marche.

-Ouais. Tina prend le sac de coke. Juste, Haber... Merci. Elle est pas vraiment à l'aise avec cette attitude friendly-friendly. Prend les autres sacs Seraphin.

Tina fait à peu près tout le contraire de Hans : la came en bandoulière d'un côté, l'As-Val de l'autre, le dos légèrement voûté pour compenser le contrepoids à l'arrière, avec pas mal de matériel mal dispersé sur le corps, elle galère un peu mais trouve vite une position confortable et attend mon top départ.
Je me charge comme une mule avec les fusils et les chargeurs, un gros sac de chaque côté à l'arrière, le fusil à pompe comme Hans sur l'épaule, j'essaie de le singer en m'organisant et sans son aide je n'aurais pas vraiment réussir à faire le tiers de ce que lui réussit à gagner comme place. Pour une goule avec un masque à gaz, il a un putain de spatialisation de l'environnement et des choses, l'expérience aide pas mal aussi.

-Je vais... Je vais marcher juste. Il vous reste de la codéine ?
-Une fois rentré tu t'allongeras et je te passerais de l'aspirine, ça devrait aider à faire passer mal la douleur.

Notre pilote favori malgré le mal qu'il doit éprouver réussit à mettre sa MP7 en bandoulière et fait quelque pas avec une démarche assez incertaine, puis avec un peu d'exercice il réussit enfin à se remettre en forme, au moins le temps de rentrer au paquebot.
On se met en route, les quais sont déserts à cette heure la, je regarde Haber un instant avant de lui demander.

-D'où tu connais Mauser? Je veux dire... Si t'as une armure Maus ça veut dire que tu le connais bien au moins, je l'aie connu quand j'étais aux USA avant la guerre, puis on s'est recroisé par miracle chez le maître l'espace d'un instant, puis encore une fois en Louisiane, cette fois-ci on s'est pas perdu de vue.
D'ailleurs, je crois que j'ai vu ton armure en ville, t'es pas recherché par l'Enclave toi?
C'est pas que je suis ami avec eux ou autre, le secret [médical
Oui oui, médical, j'aide les gens à soigner la connerie dans le monde. M'interdit de parler de ce genre de choses, mais j'aime bien savoir de qui je reçois de l'aide.


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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Sam 20 Mai - 11:47
-D'où tu connais Mauser? Je veux dire... Si t'as une armure Maus ça veut dire que tu le connais bien au moins, je l'aie connu quand j'étais aux USA avant la guerre, puis on s'est recroisé par miracle chez le maître l'espace d'un instant, puis encore une fois en Louisiane, cette fois-ci on s'est pas perdu de vue.
D'ailleurs, je crois que j'ai vu ton armure en ville, t'es pas recherché par l'Enclave toi?
C'est pas que je suis ami avec eux ou autre, le secret médical m'interdit de parler de ce genre de choses, mais j'aime bien savoir de qui je reçois de l'aide.


Les servomoteurs de mon panzer anthropomorphe ne plient même pas sous le poids des deux sacs accrochés aux mousquetons utilitaires de mes épaulières. Je me met à jouer avec la culasse de Richard, faisant cliqueter les bouts d'acier et essayant de trouver la formule qui pourrait caractériser la surface de caoutchouc qu'on voit depuis la fenêtre d'éjection en fonction du taux de retrait du percuteur. Je garde malgré ma tête baissée les pompes de la fille dans mon champ de vision afin de pouvoir suivre le convoi. Plus on retire la culasse en arrière plus la surface de caoutchouc grandit en longueur mais la largeur n'augmente que lors des 3 premiers cm de retrait. De plus quand on tire la fenêtre au max le mécanisme commence à sortir de son emplacement standard pour venir caché la cartouche. On peut donc dire que la solution serait une intervalle, reste à savoir quelle serait la gueule de la fonction.

Je réalise juste qu'on vient de me poser une question et je sens de la gêne monter. Compte tenu de comment le gros lézard peut faire péter des jugulaires, je suppose qu'il faudrait que je lui réponde.

"-Oh Mauser? C'est simple. J'ai déserté de chez les fachos...

Je commence à jouer cette fois avec la fixation du chargeur dans l'arme. Les petites fentes sur le sommet du tambour ont une forme bien particulière que je n'arrive pas à cerner sur le flingue. Je cherche alors à l'intérieur de la fente si les fixations ne seraient pas directement gravées dans le bois.

...Et j'ai pensé à me casser avec leur plus grand prototype d'AA...

Pas de fixations dans le bois, en plus mes doigts sont trop gros pour rentrer dans le flingue et tenter une recherche par tâtonnement. J'enlève alors mon casque que j'accroche à ma ceinture afin de pouvoir passer l'œil sous l'amas de métal sans avoir un ATH merdique pour réduire mon acuité visuelle déjà pas top et mon champ de vision aussi étroit de le conduit d'une vierge.

...En même temps ils l'avaient laissé dans un marché pourri, alors je l'ai pris et je l'ai retapé tout seul... comme un grand.

Ahah! Ça y est, j'ai les fixation en vue, c'était vraiment planqué et le fait d'avoir commencé à marché a fait tourné le soleil. Les petits crochets sont maintenant bien en vue, et le fait que l'un deux soit tordu me fait étonnamment mal à la rétine. En plus avec mon AA je peux pas mettre le doigt dedans... super. Je vais être obligé de sortir.

...Puis ensuite j'ai fait ma vie jusqu'au jour où j'ai eu envie de retaper ce bout de tank de fond en comble. Alors j'suis allé voir le grand mutant manitou des flingues...

Je tend les bras à l'horizontale après avoir raccroché mon fusil dans mon entre les deux sacs qui le cernent maintenant comme les russes et ricains ont cernés les Bosch durant la WWII. Pour pousser la métaphore plus loin quand la plaque du dos s'ouvrit et que la lumière entra dans l'habitacle par le dos, un des deux sac se cassa la gueule sur moi et ma sortie. M'enfin bref. Une fois dehors j'époussette mon pyjama et remet les sacs proprement sur la mule d'acier. Je remet enfin à l'aide de mon petit doigt sale et crasseux (surtout dans les plis des phalanges, on fait ce qu'on peut pour rester propre dans le Wasteland) le petit bout d'acier et essaie mon chargeur.

...On a cambriolé un musée et désossé un tank pour pouvoir retaper et changer tout le blindage du bestiau, ça lui a servi de paie. Et même si son associé... Frank je crois, est con comme une pointe, j'ai failli m'occuper de sa petite assistante là... M'enfin bref, sacré histoire."

Tout fonctionne, le chargeur s'insère comme dans du beurre et fait des cliquetis aussi doux qu'ils m'évoqueraient presque l'industrie lourde Stalinienne. Un élan de joie naît dans mon petit cœur déclenchant en moi des trucs encore inconnus. Mais bon, je suis en pyjama, donc si ça me prend vraiment là où il faut pas ça va se voir. Et je pourrais pas rentrer dans mon armure.

Je fait claquer la culasse. Et file une grande claque sur mon AA qui la fait résonner tel un chant patriote ou la mise à feu d'un V2. Le meilleur son de l'univers si vous voulez mon avis.

...Donc voilà, maintenant c'est moi, mon tank, la justice et Natascha qui m'attend à l'hôtel."

Je rembarque sur mon AA et l'émoustillement ne s'en trouve que renforcé lorsque je sens le vrombissement du moteur à fusion contre mon dos plein de sueur. L'ATH de mon AA s'allume, et ça fait vraiment monter la puissance en soi. La petite voix de l'IA me fait un check-up, depuis que l'ai un peu reprogrammée entre deux bastons.

"Servomoteurs à 100%"

"Blindage 100%"

Héhé, Mauser a fait un super taff en mettant des couches de silice sous le blindage. Ce truc semi conducteur permet de faire passer un signal sous le plaques, témoignant de l'intégrité de celle-ci, tout en protégeant des petits IEM. Miraculeux ce truc.

"Rendement pack à fusion 100%"

Et enfin le coup de théâtre, fruit d'un aboutissement personnel et fin d'un rêve de gosse.

"Bienvenue Julius Haber."

"Bon alors les gars, et vous vous faites quoi de vos peaux?".

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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Sam 20 Mai - 19:06
-Gobe-ça, et allonge toi, je vais te chercher un truc froid.

A tout hasard un sac de glaçon, Dayton s'allonge, retire son casque, dévoilant une gueule d'ange qui me donne envie de le violer sur place : non pas que je sois un homosexuel (ça me parait inacceptable biologiquement de l'être, la nature conçoit ses enfants pour se reproduire, comment elle peut foirer son travail à ce point?), mais plutôt que Dayton est loup dans un corps d'agneau. Les cheveux blonds, les yeux bleus, les traits fins et l'air toujours souriant, il correspond parfaitement à l'archétype du bel Apollon que toutes les femmes s'arrachent dans ces films à l'eau de rose où à la fin l'héroïne et lui se posent ensemble. Ça, plus son charisme fait qu'il a emballé bien des femmes, et accessoirement qu'à notre première rencontre je lui aie foutu un coup de genou dans les côtes quand il a essayé de faire les yeux doux à Tina. C'est son habitude à prendre des baffes qui lui a évité une fracture : bague au doigt ou pas, c'est un type ouvert d'esprit qui ne fait pas de différence à cause d'un si petit détail. Ce qui amène au point suivant : sa capacité à courir très vite même en ayant mal, et sa capacité à embobiner les gens, sans ces deux capacités il serait mort depuis longtemps.
De ce que je sais de certains paladins de la confrérie de l'acier qui viennent me voir pour deux trois bricoles que leurs supérieurs n'apprécieraient pas (comme doper les batteries de leurs armures avec des piles artisanales au radium pour les pics d'énergie), Dayton ne serait pas un membre originel de ce chapitre renégat mais un type en provenance de Los-Angeles et qu'il aurait du quitté cette étape de la confrérie après s'être vanté devant tout le monde d'avoir baisé la fille de l'aîné du coin.
Ça expliquerait beaucoup de choses pour être franc.

-Je suppose que je n'aie pas besoin de te montrer comment ça marche. lui dis-je en lui donnant un pain de glace.

Il ne moufte pas et se contente de me remercier en s'écrasant dans un canapé.
Je me retourne que Tina me fait face, elle pose son sac et me foudroie du regard.

-Tu t'en charges. qu'elle annonce sèchement en faisant un bref signe de tête vers Haber.
-Je vais nous servir quelque chose, vous avez l'air d'en avoir besoin.

Merci Hans, ça m'épargne des embrouilles avec ma collègue. J'invite notre sauver à s'asseoir à table, Tina préfère ne rien dire et ranger l'arsenal qu'on avait emporté pour le deal, les capsules et les munitions en plus. L'Allemand partiellement décomposé et sévèrement irradié sort à peu près tout ce qui est alcoolisé, ça part du Calvados qui vaut une fortune à la vodka de contrebande qui tordrait les boyaux d'un super-mutant Bavarois. On s'installe, personne ne fait de réflexion sur la tenue de personne, parce que le code vestimentaire en vigueur est assez anarchique : entre un gus en pyjama, un type sorti tout droit d'Ypres 1917, une militaire et moi, il y a beaucoup à juger et personne de réellement tout blanc.
Puis Hans nous lâche un sachet de coke au milieu de la table, instinctivement, Tina sort son cran d'arrêt.

-Risquons nous sur le bizarre, c'est jour de fête : on a le beurre et l'argent du beurre. J'hausse les épaules, ça semble légitime.
-La poudreuse n'a pas l'air mauvaise en plus.
-Oui.

Sans vraiment demander son avis à quelqu'un, j'emprunte la lame de ma camarade et fait une entaille dans le contenant et en prend un petit monticule du bout de la lame.
Je m'improvise cokelier, et comme mes illustres homologues goutteur de vin, je regarde un peu la came : une belle texture fine et poudreuse, presque volatile, une couleur qui réfléchit bien la lumière, elle a une belle robe blanche bien harmonieuse, dépourvue de toute imperfection. Au toucher on la sent finement traitée. Plus qu'à sentir.
Je regarde autour de moi : Tina et Hans me regardent comme si j'allais jouer à la roulette russe pour le fun, Haber n'a pas l'air non plus chaud pour tester (en même temps il a refusé tout à l'heure, c'est pas pour dire oui maintenant). Ne reste plus que moi pour essayer si je ne veux pas perdre la face.
Je prends une grande inspiration.
Mes narines explosent, mes sinus fondent, mes yeux pleurent, je me tiens le haut du visage et quitte ma place en renversant ma chaise avant d'aller me moucher violemment au dessus du lavabo de la salle d'eau. Le filet de sang qui s'écoule de mon pif confirme bien ce que je pensais.
J'ai sniffé de la lessive Le chat.
Ça brûle...

-Ca va ? Non, pas du tout.
-Non ! C'était de la lessive putain !

J'entends vaguement Tina au loin, qui a l'air de s'être débridé suite à l'incident qui vient de m'arriver.

-Et sinon messire Haber, comment pouvons nous vous remercier?
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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Dim 21 Mai - 18:09
"-Et sinon messire Haber, comment pouvons nous vous remercier?"

J'ai très envie de dézipper ma braguette mais compte tenu de la quantité de flingues autour de moi je me ravise. Je sais pertinemment ce qui me ferais envie, mais c'est un projet de longue date... J'ai des armuriers autour de moi, et ils seraient à priori suffisamment dingue pour me filer un coup de main.

"-Très bon bourbon dans tout les cas. Sinon j'ai quelque chose pour vous qui pourrait sûrement vous intéresser comme projet. Chacun y trouvera sa part... Vous avez du papier et un crayon?"

L'autre abruti de lézard qui a sniffé le pactole (apparemment un truc pas net) me pointe depuis le lavabo une pile de feuilles jaunies et un crayon de chantier taille XXL. Je m'équipe et commence à étaler des feuilles sur la table.

Je prend me crayon dans mes mains et entame un dessin. Ça ressemble vaguement à un cylindre en vue cavalière avec 2 ampoules à l'intérieur, le tout relié à une cellule à fusion plugée à un terminal comprenant 3 boutons. Sous ce cylindre j'en applique un autre à la perpendiculaire, celui-là avec un bout arrondi et une petite fenêtre pour visualiser son contenu selon un niveau. Une valvule en caoutchouc étanche le relie à son grand frère tout en verre. J'image à l'arrière de celui là une crosse de forme rectangulaire avec des strilles et des pistons alimentés par la cellule. Maintenant, je dessine à l'avant une figure assez étrange, comme 3 cercles accolés ensembles formant un zigzag. Celui du centre droit et fixé sur le réservoir à bougie en son centre et communique avec lui via un trou d'un petit diamètre. Ses congénère se calent au dessus de lui, un à droite et un autre à gauche. Sur ces deux là prennent place des hélices relativement petites avec des pistons sur le sommet, le tout relié à la cellule du départ par un amas de câbles. Ensuite viennent deux canons relativement long et plus étroits au pout qu'à l'emplanture. Ils se terminent par un cache flamme relié avec des guignols au cylindre réservoir. La clique d'armuriers étaient maintenant en arc de cercle plongés dans ma presqu'œuvre d'art (le cubisme étant un mouvement tout à fait honorable, je puis considérer mon plan comme un chef-d'œuvre) sauf Seraphin qui crachait l'intégralité du contenu de ses artères dans sn lavabo.

"-Bon les enfants, voilà le topo. J'ai besoin de construire ce flingue, je sais théoriquement comment il fonctionne, mais j'ai ni le savoir faire ni les objets pour le réaliser. C'est donc ici que vous intervenez, si vous tenez à me renvoyer l'ascenseur.

-On va chercher le matos ensemble, je vous file un coup de patte pour allez filer des bastos si y'a besoin, vous me construisez le flingue et le reste des trouvailles sont-à vous.

-En soit le flingue est assez spécial. Dans le réservoir jaugé vous mettez un gaz à base d'oxygène ou quoi que ce soit d'ionisable. J'ai pas encore déterminé précisément quoi mais je me dis que compte tenu que dans le cylindre en verre les deux bougies servent à l'allumer, le faire brûler et l'ioniser peut importe ce qu'on prend temps que c'est suffisamment instable. Donc après ionisation je pensais l'envoyer dans des valvules couplées avec des compresseurs afin de le compresser et en faire des projectiles qui sortent évidemment par les canons. Ceux-ci sont animés d'un recul à guignols comme les canons de DCA afin d'amortir l'instabilité du bordel. Après si y'a moyen de couper les compresseurs directement sur la crosse et de maintenir les valvules ouvertes y'aurait moyen de faire un lance-flamme à plasma de toute beauté contre les goules..."

Je me rend compte de ma connerie, dans mon élan de joie j'ai complètement oublié l'autre néonazi qui me regarde d'un air étrange. Je l'entend beugler quelques trucs en allemand. Le seul truc que j'ai compris c'est "Zyklon B", j'estime donc que ce n'est pas très amical mais je m'en tamponne, je veux finir mes explications.

"-Ensuite, j'avais pensé pour compléter le potentiel de cassage de gueules du toutim que si on pouvait mettre un mode "boost" sur les ampoules d'allumage, y'aurait moyen de mettre feu au gaz jusque dans le chargeur qu'on pourrait donc éjecter comme une grenade via la pression. Et pouf, on a une option de grenade de gazage à plasma. Nickel."

Je me tourne vers la goule de tout à l'heure. Hans qu'elle s'appelle je crois. Je le regarde dans son seul œil non caché par son casque arborant un magnifique double éclair. Il fume une cigarette excitant le compteur Geiger de la main droite tandis que sa gauche est profondément enfournée sous son harnais tactique.

"Ouais je sais, c'est mille fois plus efficace que le Zyklon B, mais ça sert à rien de se toucher en public. Attend que le flingue soit monté au moins."

J'offre un petit clin d'œil à ce type et je commence à replier le dessin.

"M'enfin bref, c'est du sacré boulot qui pourrait profiter à tout le monde, c'est pas donné à tout de monde de mettre les mains dans des armes à plasma et ça pourrait vous faire une putain de formation. À vous de voir."

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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Dim 21 Mai - 20:55
Bute moi ce guignol.

Non Hans n'a pas dit ça, ce n'est pas sa bouche qui a parlé, mais ses yeux et sa respiration, cette très longue respiration qui en dit trop lorsque la situation est sur le point de tourner au vinaigre, celle d'un type qui ralentit son rythme cardiaque pour mieux viser par la suite. Ses doigts martèlent nerveusement la table alors que j'échange un regard avec Tina qui me fusille intérieurement, comme si j'avais amené un clochard au paquebot. On va pas se mentir, il prend un peu ses aises le gars : c'est peut-être un pote à Mauser mais c'est pas vraiment dans les traditions Européennes que de laisser un type s'étaler comme ça, surtout que bon, insulter Hans chez moi, même pas s'excuser ça passe pas trop bien avec moi. Il a son caractère mais ça ne justifie pas non plus qu'on lui balance des choses comme ça : cette condescendance me fout un peu la rage.
StahlSturm tire un grand coup sur sa clope au radium avant de la garder au bec, il pose une fesse sur la table et tire le pistolet à sa ceinture, un vénérable Luger dont il arme le chien d'un geste expert du pouce, le mécanisme à genouillère recule et insère une balle en 9mm parabellum.

Si tu veux la paix, prépare la guerre.

La goule a l'air partante pour affirmer son territoire et braque Haber d'une façon toute relative, pistolet posé contre sa hanche, mon collègue fait le sauter le cran de sécurité qui bloque la gâchette, preuve que l'heure n'est plus à l'humour. Théoriquement il y a une chance infime qu'il le loupe, mais Hans a assez d'expérience pour savoir ou va atterrir la balle, même en le menaçant de façon aussi négligente les chances que notre invité se prenne une bastos en pleine gueule sont proches de cent pour cent. Tina cache difficilement un petit sourire en coin de satisfaction.
Moi je tire la gueule parce StahlSturm sur réagit, il aurait poussé une gueulante que ça aurait été, mais puisque Haber n'a plus sa Maus pour se défendre, il pousse jusqu'au bout le bouchon.

-Le pourceau tu vas me présenter des excuses, à moi et mes ancêtres. Sinon je te bute et ton armure sera mon nouveau plus beau trophée.

Je regarde Hans, puis Julius.
Définitivement le premier est prêt à aller jusqu'au bout...
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MessageSujet: Re: L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius] Dim 21 Mai - 21:18
"-Le pourceau tu vas me présenter des excuses, à moi et mes ancêtres. Sinon je te bute et ton armure sera mon nouveau plus beau trophée."

Je commence à faire danser mes doigts sur le bout de la table.

"Dans ce cas-là je vous prie de m'excuser."

Je replie le plan de manière délicate et en faisant bien attention que tout les coins se superposent bien. Le papier est un peu rêche, mais fera l'affaire. Je prend les feuilles de la main droite et pose le crayon bien parallèle au bord de la table. Ça m'a prit 4 manip pour le faire, mais ça le fait. Je me lève lentement, les yeux toujours fixé sur les imperfections des planches qui constituent la table, comme un exutoire de ma frustration... ou un exercice de restructuration mémorielle.

Je me tourne vers cette goule. Pour une fois qu'un flingue est menaçant, ce serait con qu'il m'arrive malheur.

"Mon humour n'est pas au niveau de l'alcool, et c'en est déplorable."

Comme une baffe dans la gueule d'une femme après être rentré trop tard, ou le recul dans l'épaule d'une arme après avoir tiré, cette discussion allait me revenir dans la gueule. J'aurais jamais du m'exciter sur ce putain de proto. Les sciences, c'est plus fort que moi.

"Je vous prie de m'excuser. Je ne souhaite vous causer plus d'ennuis."

Je me met en marche vers ma Maus qui attendait bien sagement derrière toute la scène, comme cette part de moi qui analyse tout à la 3ème personne. Je loge le plan à l'arrière entre 2 paquets de rations puis je m'engouffre à l'intérieur du cocon de métal. L'habitacle sombre car caché de la lumière s'éclaire progressivement avec l'ATH. Quel fun cette situations, faudrait sincèrement que j'apprenne à ne pas me laisser emporter par mon esprit, c'était déjà la même avec Mauser. La retenue est rare dans le Wasteland, et c'est en partie par ma faute.

M'enfin bref, je sors de ma poche la bourse de 39 capsules que je pose sur la table délicatement en prenant bien soin de ne rien faire vibrer. Ni mon détracteur, ni le crayon posé bien parallèlement, ni le verre à gnôle à moitié plein, ni quoi que ce soit enfaite.

"Merci pour cet accueil. Tenez. À priori St-Étienne est en France, et il serait dommageable de ne pas faire un geste de courtoisie que l'Europe peut nous apprendre."

Je m'en vais ensuite vers la porte.

"Si vous voulez malgré tout essayer de m'aider en vous en mettant plein les fouilles, c'est votre choix. vous savez où me trouver."

Puis la lumière chaude de l'unique ampoule éclairant la table s'effaça dans les claquement d'acier de la porte.

Je marche.

Il se fait tard, et puis je suis crevé. Ça me réussit pas le stress. Mais j'ai pas de quoi dormir de manière safe ici, y'a trop de passage. Puis peut-être qu'au fond aussi je caresse encore l'espoir qu'on puisse ne serait-ce que de me tolérer chez l'autre groupe de vendeurs d'armes. C'est con, c'était probablement ma meilleure chance d'obtenir ce flingue et d'avoir un vendeur chez qui me ravitailler.

Je m'assois entre deux bennes à ordures, prend une position d'ivrogne délabré, et coupe mes articulations et mes lumières. On dirait que mon armure est vide et inanimée, comme quand je l'ai trouvé y'a quelques années de ça. Personne pourra me faire chier, je pèse 1500Kg.

"Bonne nuit Julius."

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L'Hacienda des tontons flingueurs [PV Julius]

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