La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Comme un air de famille (PV Kim)

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MessageSujet: Comme un air de famille (PV Kim) Mar 28 Fév - 10:53
15 Février 2290, Midi

Une journée de plus se levait sur la Louisiane, pour Xiang, une journée de travail de plus au bagne de cet état qu'était la Nouvelle-France. Quand il s'était levé le matin même, il pensait que, comme hier, il allait devoir prospecter du charbon au plus profond d'un boyau d'une mine du pays... Il détestait ça, comme tous les autres enfants d'ailleurs... Mais s'il y avait bien une chose que Xiang avait appris, c'était qu'au bagne, on ne choisissait pas son affectation, et mieux encore on ne contestait pas les choix des gardiens... Il avait vu des petits caïds plus vieux que lui finir en pleurs à force de se prendre des coups de matraque pour avoir osé remettre en question l'autorité des gardiens alors puisque jusqu'à maintenant xiang avait esquivé les coups, il comptait bien passer les deux petites semaines de prison qui lui restait sans s'en prendre une dans la gueule. Aussi donc son plan restait-il le même : fermer sa gueule et obéir au doigt et à l’œil.

Cependant, alors qu'il se préparait à une autre très dure journée de labeur, Xiang eu l'agréable surprise de voir qu'on allait les emmener en sortie scolaire ! Ou plutôt en sortie pénitentiaire, mais pas moins réjouissant aux yeux des enfants. La mobilisation d'un bus rien que pour eux ne pouvait dire que deux choses : c'était un tiers qui avait payé pour disposer des prisonniers en ce jour, et c'était loin d'ici.
Fait exceptionnel, les gardiens eurent la flemme de les attacher et les enfants furent donc libres de leurs mouvements dans le bus. Même si en pratique, il n'avaient pas le droit de bouger, ne pas sentir sur ses membres le contact des chaînes était agréable. Mais cette sensation ne durerait pas très longtemps car dès qu'ils furent arrivés, Xiang et les autres virent chacun leurs pieds entravés par d'épaisses chaînes qui n'avaient qu'une utilité : les gêner. Pas suffisamment pour les empêcher de travailler mais suffisamment pour qu'ils ne puissent pas taper un sprint. De toute façon, Xiang doutait de courir plus vite que les balles des fusils des gardiens. Après un rapide briefing où on leur expliqua qu'ils étaient dans un lieu appelé "l'enclave", l'ordre qui leur fut donné fut simple : faire la récolte de l'immense potager de cette communauté. Xiang et les autres enfants se répartirent en groupes et commencèrent rapidement le travail.
C'était un grand potager d'hiver, il regorgeait de légumes variés et appétissants que Xiang et les autres ne pourraient goûter que es yeux sous peine de violents coups de martinet, voire de fouet. Xiang commença à ramasser des choux donc et le moins qu'on ai pu dire, c'était qu'il y en avait un paquet ! Seul sur sa range, le garçon passa la matinée complète à tout récolter et il constata avec satisfaction qu'il était un des seuls à avoir fini sa rangée à la fin de la matinée ! S'il y avait un bonus pour les meilleurs travailleurs en fin de journée, il l’aurait sûrement !
Tous ses légumes soigneusement entassés dans une remorque à bras, le jeune Xiang retroussa ses manches et la porta jusqu'à un camion estampillé à un étrange logo avant de se rendre à la soupe.

Mais il y avait du changement aujourd'hui ! Ce n'était pas la prison qui leur servait à manger, mais un bonhomme bedonnant en tablier blanc qui, devant les yeux émerveillés des enfants, leur proposa à chacun deux tatos chaudes et un petit morceau de bacon de rataupe, en plus d'un bouillon de légumes avec de gros morceaux et des bouts de gras. Immobile dans la file d'attente, Xiang salivait et en parvenait même à oublier le froid ambiant qui régnait : quelques degrés au dessus de zéro seulement. Il avait, comme beaucoup d'autre, passé sur ses épaules sa veste beige sensée le protéger contre le froid. En vrai, son efficacité était limitée mais comme on dit, c'est mieux que rien.
Bientôt, le moment tant attendu arriva : c'était à lui ! Xiang s'en frotta les mains et quand il vit que le cuisinier lui servit en plus (comme aux autres, mais il ne l'avait pas vu) un joli œuf au plat d'une quelconque bestiole mutante, le jeune homme sourit largement et remercia le cuisinier avec sincérité.

- Merci monsieur !
Dit-il avec un sourire jusqu'aux oreilles avant de se diriger vers le reste du groupe des prisonniers enfants. Mais alors que le garçon passait devant un garde du pénitencier et deux autres militaires en uniforme noir, dont une femme asiatique, exactement comme lui. Il entendit le garde se bidonner.
- J'connais un truc marrant, vous allez voir.
Xiang n'avait absolument pas fait attention aux paroles de ce garde, aussi sa surprise fut totale quand ses pieds refusèrent d'avancer, bloqués par les chaînes qui les reliait, comme s'il s'était coincé les pieds dans quelque choses. Xiang poussa un petit cri de stupeur et tomba par terre instantanément, le visage dans la terre. Heureusement, la terre était à peu près sèche, mais cela n'empêcha pas Xiang de voir son visage et sa veste beige en être recouverte, mais il y avait pire : Son repas, son bon repas ! Il était par terre maintenant !
Alors qu'il se demandait ce qui s'était passé, Xiang eu sa réponse quand le garde décida de le narguer.

- Tu pourrais pas faire attention non ?
Xiang se retourna et lança à l'homme en train de se marrer un regard aussi noir que le ventablack, mais il se calma immédiatement en le voyant sortir sa matraque. Impuissant, Xiang baissa les yeux et serra ses points avant de répondre.
- Oui monsieur, désolé monsieur...
Satisfait par cette réponse, le gardien rangea sa matraque et laissa Xiang à ramasser ce qui restait encore de son repas. Médusé et rouge de colère, Xiang sentit une larme d'impuissance couler de son œil tandis qu'il ramassait sa gamelle et sa tato, mais il l'essuya immédiatement. A Hell's deep comme ailleurs, paraître faible en prison, c'est la mort...

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mar 28 Fév - 20:26
10 h 00 - Fief de l'enclave - Tarmac de décollage.

Je sors de la grande maison familiale des Kim's, cette demeure que j'apprécie tant et qui regroupe tout les membres de la famille. Je passe le jardin couvert de verglas, je marche sur les pavés gelé et glissant avant de pousser le portail noir, celui qui fais la séparation entre le domaine et la rue. Je me dirige ensuite à pied vers la base militaire. Je suis vêtue d'une veste militaire en cuir noir et d'un pantalon en lin noir également, sur ma tête se trouve un képi noir allant avec le reste de la tenue. une paire de gant en cuir et une écharpe me permet de me protéger d'avantage du froid. Le ceinturon que je porte à ma ceinture me permet de me balader avec mon luger, fidèle pistolet. Après plusieurs minutes de marche, je me présente devant le gardien du camp militaire. Je lui fais un signe avant de présenter mes papiers, il me salut à son tour et je pénètre enfin dans la base.

Une fois dans le bâtiment A, le QG de commandement de l'enclave, je me présente devant le capitaine Howard Thomas. Un bref salut militaire et il me fait signe d'avancer vers une carte. " Nous allons aller à la ferme Warwick pour faire une analyse des besoins nécessaire à l'amélioration de la production de la ferme." J'approuve d'un signe de tête et je croise les bras. Après plusieurs minutes je me dirige vers le vertiptère qui doit nous amener jusqu'au lieu de rencontre.

12 h 00 - Champ des Warwick

Le vertiptère survole alors la fameuse ferme et atterrit alors sur l'arrière de la ferme, plus précisément derrière un grand hangar ou se trouve les machines des fermes de l'enclave. Le terrain est plutôt grand et protégé par des sentinelles. Je descend alors de l'engin avant de commencer à marcher en direction de la ferme. J'accompagne donc le capitaine Howard Thomas qui va voir le directeur de la ferme Monsieur Conway. Cependant, tendis qu'il rentre je me tourne, le laissant aller et je commence à visiter la ferme pour faire un rapport. Je passe alors prêt des cuisines et je salut le chef cuisinier avant de regarder les prisonniers. Ils sont tous différent, des petits, des grands, des très petit et des presque adultes... Un des gardes du camps s'approche de moi pour commencer à m'expliquer le travail des enfants. Je l'écoute tout en regardant tour à tour, mes deux collègues, des simples soldats première place.

- Oui madame... Le travail que font ses morveux est pas mal... mais je crois sérieusement qu'ils ont droit à un repas trop conséquent et pas assez de coup de fouet.? Dit-il alors en rigolant, je ne dis rien mais je suis contre cette idée ridicule. Il continue cependant dans sa connerie.

- J'connais un truc marrant, vous allez voir. Dit-il en entravant le petit chinois qui se casse la gueule sur le sol, son repas tombant en miette par terre. Il rigole avant de le menacer par son bâton le jeune enfant qui commence à s'en aller. Cette vue est insupportable et je crois les bras.

Soldat... amenez cette homme à l'arrière et passer le à tabac avant de le jeter hors du con nue comme un vers.... Je m'approche alors du petit chinois et je tousse alors pour attirer son attention et je pose ma main sur son épaule.

本著回報吃。 Dis-je alors en chinois pensant que c'est la langue du jeune homme. Je l'incite du regard à retourner dans la file pour reprendre un boc de nourriture. De l'autre côté les soldats amènent l'homme derrière le hangar avant de commencer à le taper. Les cries semblent s'intensifier puis s'arrêter après plusieurs minutes. Cependant, quelque chose me taquine, je regarde Xiang et je semble reconnaître le nez de mon père et les oreilles de ma tante...; ça doit être le jeu de mon imagination.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mar 28 Fév - 23:22
Le petit bagnard ramassa son repas en vitesse avant que le garde n’ait l’idée de lui mettre un coup de pied au derrière pour le faire aller plus vite, comme il le faisait parfois. Alors qu’il s’apprêtait à aller manger ce qui restait de son repas, la demoiselle en noir derrière lui lui adressa la parole dans une langue étrange qu’il n’avait jamais entendu de sa vie. Xiang se retourna alors et écarquilla les yeux, traduisant ainsi sa confusion et son incompréhension.
- Heu…
Dit-il simplement, hésitant sur le sens à attribuer à ce qu’elle venait de lui dire, mais heureusement, ses gestes lui firent comprendre ce qu’elle signifiait et son visage s’illumina alors. La perspective de pouvoir profiter, comme les autres, d’un vrai repas sans avoir en plus au préalable à enlever la terre qui avait souillé les aliments ressemblait à une bénédiction, un peu comme une seconde chance qu’un certain juge véreux avait refusé de lui laisser quelques mois plus tôt. Xiang remercia avec un sourire la jeune militaire avant d’aller se remettre en rang, donnant au passage sa gamelle à un enfant plus jeune que lui qui salivait à l’idée de s’en mettre un peu plus plein la panse, même des aliments recouverts de terre.
Xiang n’eu pas à s’expliquer devant le cuisinier qui lui sourit avant de lui resservir la même portion qu’aux autres. Xiang alla ensuite s’asseoir avec d’autres enfants et dégusta son repas en silence dans les minutes qui suivirent, comme ils n’avaient pas le droit de parler. Alors que son estomac contracté par des semaines de diète presque miséreuse menaçait de rendre l’âme, le cuisinier fit une annonce qui laissa tous les enfants pantois.

- Il y a du rab’ !
Xiang, comme tous les autres, n’en croyaient pas ses oreilles, c’était bien la première fois qu’ils étaient aussi gentiment traités quelque part, la majeure partie des fermiers qui employaient leur main d’œuvre faisaient habituellement la gueule à la simple idée de leur donner un quignon de pain sec, alors vous imaginez, après un tel repas, du rab ! C’était noël avant l’heure pour les enfants qui se précipitèrent vers le cuisinier, gamelle tendue avant qu’un gardien ne rappelle tout le monde à l’ordre et ordonne de faire une queue propre. De son côté, Xiang n’avait plus faim et décida plutôt de profiter du temps de pause restant pour aller discuter un peu avec sa bienfaitrice.. Si elle ne lui ordonnait pas de dégager…

Ca tombait bien d’ailleurs, elle était seule maintenant, sans son ami et l’autre enfoiré de garde, l’occasion oùù jamais, Xiang se rapprocha alors et ôta sa casquette comme le protocole l’exigeait dans la prison qu’on on s’adressait à un garde.

- Heu… Je voulais vous remercier madame, pour tout à l’heure… C’était… Vraiment très gentil… Merci.
Après avoir dit ça, un peu gêné, Xiang s’attendait à être congédié aussi à moins que Kim ne le retienne, il irait rejoindre son groupe après quelques secondes.

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mer 1 Mar - 14:12
Je croise les bras avant de me tourner vers le chef cuisinier pour l'observer avec un intérêt important. Je croise les bras et je constate que ce n'est pas habituel de servir autant de bouffe aux enfants... Le coup du gardien et du petit chinois n'est que la surface de l'iceberg. Je soupire alors et note sur mon cahier de prévoir sur place un officier permanent qui va faire un rapport chaque semaine au QG. Tendis que je suis entrain d'écrire cela, j'entend une petite voix venant de derrière moi.

- Heu… Je voulais vous remercier madame, pour tout à l’heure… C’était… Vraiment très gentil… Merci. Dit-alors le petit chinois à mon encontre avant de se barrer. Je le retiens d'un simple " Hé toi ! " et je croise les bras pour ensuite m’approcher du jeune homme. Je le regarde de haut en bas.

- " Décline ton identité... ainsi que les membres de ta famille que tu connais mort et vivant... Ainsi que l'endroit que tu vies... Hum je te demande aussi ton crime et ton métier auparavant; J'ai conscience que ça fait flic mais je profite de mon grade pour lui demander toute les informations dont j'ai besoin. Déjà pour clarifier le point sur les gardes avec un témoin et aussi pour m'enlever un doute que j'ai en tête.... Car bon... il y'a beaucoup de trait physique qui me semble commun et familier dirais je même.

Alors que j'attend la réponse du jeune Xiang, je me tourne vers les autres jeune prisonnier... Je suis peinée de voir autant d'enfant des rues capturé pour des raisons sans doute obscur par la tyrannie de la Nouvelle France. Je note dans un coin de ma tête, de créer un orphelinat de la nation Enclave ouvert à tout les enfants de Louisiane et ainsi faire cesser le travail des enfants en territoire Enclavé. Si je ne parviens pas à le faire de mon rang de militaire je le ferai en tentant de gagner l'élection prochaine de Louisiane.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mer 1 Mar - 15:08
Le sourire du petit garçon se décomposa immédiatement face à la mine dure et le ton de voix cassant de Kim. Ne sachant pas vraiment comment réagir, le jeune garçon de gratta l'arrière du crâne et essaya l'humour pour détendre la situation.
- Oh, eh bien heu, officiellement c'est là mon nom 10325... Héhé...
Dit-il en pointant l'étiquette sur la poitrine gauche de sa veste beige. Mais il cessa immédiatement de rire quand il vit le sérieux avec lequel la militaire prenait la situation.
- Hum... Xiang Lin madame. J'ai pas de famille, j'ai toujours grandit dans la rue en fait... Enfin si j'ai une famille mais adoptive quoi, des autres enfants abandonnés comme moi. Celle qui m'a donné son nom est celle qui m'a recueillit, Mei Lin, une enfant des rues comme moi aussi, je venais de naître elle m'a trouvé dans une poubelle.
En y pensant, on ne pouvait pas vraiment dire que sa vie avait commencé de la meilleure manière possible. Mais Xiang interrompit son récit car il se doutait que ça n'intéressait pas vraiment la militaire... Mais malgré tout, il avait essayé de faire le plus concis possible pour se faire bien comprendre.
- Pour le domicile... Bah j'en ai jamais eu, on s'installait un peu où on avait la place en fait. et pour finir, je suis là pour vol et escroquerie. Je suis pickpocket et joueur de rue, vous savez ? Avec les gobelets tout ça....
Dit-il en mimant le mouvement es mains. xiang serra ensuite nerveusement sa casquette avant de baisser les yeux, peu tranquille.
- Il vous fallait autre chose madame ?
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Jeu 2 Mar - 13:35
Je regarde une nouvelle fois Xiang perturbé par son visage et je retire mon képi, déliant mes cheveux pour voir si mon visage lui fais le même effet. Je n'espère pas que ça le choque, après tout si mon visage ne lui parle pas c'est que je me fais des idées. Je croise les bras, plaçant mon képi le long de ma taille sur une accroche prévu pour. Je reprend la parole peu de temps après, laissant le silence filer vers l'inconnu.

- " Tu as combien de temps à tirer ? Tu vas faire quoi après ? Retourner dans les rues pour voler ou te trouver un vrai travail ? " Dis-je d'un ton un peu sec et froid mais je ne le fais pas exprès, c'est l'habitude de devoir utiliser se ton pour parler avec les civilisations du Commonwealth. Il est vrai que si on prend un ton moelleux et tendre on se fait marcher dessus dans ses terres sauvages. Une fois encore j'attend la réponse de Xiang et une fois cette réponse obtenu je lui dirai de reprendre le travail.

L'idée de construire cet orphelinat me targue de plus en plus... Je crois que ça va être une bonne chose pour tout ses enfants et pour l'avenir de l'Amérique. Je retourne alors en direction du capitaine Howard qui semble plutôt énervé suite à son entretien avec Monsieur Conway. Je lui donne mon calepin ou se trouve mes annotations qu'il va lire brièvement avant de me rendre le document. On décide alors de faire une dernière fois le tour de la propriété. Marchant le long du champ ou travail Xiang, je lui offre un dernier regard avant de reprendre mon activité et de devoir monter dans le vertiptère pour rentrer au QG de l'enclave.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Jeu 2 Mar - 14:00
Le garçon resta ses yeux rivés sur le sol et il n'eut pas vraiment l'occasion de détailler Kim... Il faut dire que la militaire était intimidante et puisque en temps normal on attendait des prisonniers de baisser les yeux en permanence, ce n'était pas un ordre pour lequel Xiang avait besoin de se forcer.
Sa question, froide, sèche, lui mit une boule dans la gorge et il grimaça un peu. Il tritura un peu plus sa casquette de gavroche, regrettant finalement d'être venu parler à cette dame.

- Heu... Deux semaines madame, j'ai été condamné à trois mois, il me reste que deux semaines à faire...
Xiang ne voulu pas évoquer sa condamnation à mort, ça ne l'intéresserait pas et puisqu'il préférait écourter leur conversation, il ne se lancerait pas dans de longues explications. Il se contenta à la place de répondre à Kim.
- Je sais pas... Le juge m'a suggéré l'armée, mais j'ai pas encore l'âge... La police m'a dit aussi qu'ils avaient ouvert un orphelinat, je vais peut-être m'y rendre. Honnêtement je ne sais pas madame.
Dit-il toujours aussi nerveux avant qu'elle ne lui dise de retourner au travail. Xiang acquiesça, revissa sa casquette sur son crâne et s'en alla sans demander son reste. Pour autant, il avait trouvé cette conversation assez... Étrange... Pourquoi lui demander tant d'informations sur sa vie passée ? Sans doute y avait-il une forme d'intérêt de sa part pour le petit asiatique mais difficile de dire à quel titre et quelles étaient ses intentions derrière... Voir même dire s'il il avait tout simplement une intention...
Xiang aurait tout le temps d'y réfléchir pendant qu'il ramassait des pommes de terre dans le champ tout l'après-midi.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Ven 3 Mar - 21:00
Le vertiptère de l'enclave décolle de la terre boueuse qui forme le champ de blé. Les hélices pousse le vent ce qui fait voler les feuilles autour de l'appareil. Je m'installe plus profondément dans mon siège, ma main s'appuyant sur une barre sur le côté. Le pilote dit alors -" Décollage et retour QG, bon voyage". Un sourire naît sur mon visage et je me souviens la première fois que j'ai pris ce genre d'appareil. C'était il y'a une dizaine d'années, j'étais deux fois moins grande, portais une longue natte et des lunettes de soleil. Mon père à l'époque m'avait laissé au bon soin de feu la vieille madame Emmet. nous devions prendre un vertiptère pour nous rendre plus au nord sur un plateau appartenant à l'enclave pour récupérer des plantes. Enfin... bon... je me souviens que j'étais impatiente de monter dans un vertiptère... Je les avais vue voler pendant un moment et ça me faisais rêver. ça 'était avant... avant que je ne connaisse la fiabilité de nos pilotes. Des dizaines et des dizaines d'appareil que j'ai vue s'écraser à cause de mauvais pilotes ou de mauvaise machine. ça semble pourtant si simple de faire voler un tel appareil..

Nous atterrissons donc sur le tarmac de l'enclave et je suis alors mon capitaine jusqu'au bureau pour effectuer mon rapport. C'est très simple, j'écris sur le papier qu'il faut absolument des personnes de confiance dans chaque ferme pour qu'ils surveillent que les anciennes lois soit au maximum respecter et ils devront faire un rapport toute les semaines. Il est évident, que la ferme de Monsieur Conway exploite les enfants et pourrait bien les torturer ou pire. Il semble que le capitaine note la même chose et il me regarde avant de me demander de partir après avoir fais le rapport. Je m’exécute, je ne pose pas de question car je sais très bien qu'il à du travail.

Je retourne chez moi, je me déshabille et j'enfile des vêtements civils avant de me rendre au laboratoire scientifique ou travail mon père. Le garde à l'entrée me laisse passer, puisqu'il connait mon père et qu'il me connait moi, il m'a vue grandir. Je continue d'avancer dans le couloir blanc et je passe différente porte avant d'arriver dans le laboratoire de science. Je m'approche de mon père qui m'ignore complètement.

- J'ai besoin de te parler... Tu pourrais me donner un peu de temps ? Dis-je en suivant mon père tendis qu'il semble feuiller un dossier. Il ronchonne alors, s'installe sur une chaise pouvant pivoter. Je soupire et m'approche.

- "J'ai rencontrée un gamin aujourd'hui... et en faite il y'a un truc qui m'a choquée sur son visage." Il n'est visiblement pas d'humeur mais j'insiste pour avoir des réponses.

- " Putain... qu'es que tu veux savoir Jin ? " dit-il et ce qui me choque c'est qu'il m'appelle Jin... une fois encore. Souvent il se trompe de prénom quand il me parle. Il m'appelle Jin, je pense que c'est pour m'emmerder... Bien que j'ai des doutes tout de même.

- Non.... mon prénom c'est Soo-Yong... Bref... le gamin s'appelait Xiang Lin ! Tendis que je lui révèle le prénom du gamin, il se mets à trembler et renverse c'est feuille avant de se lever et de gratter sa tête. Je commence à m'énerver et m'approche de lui pour obtenir des réponses. Il se retourne brutalement et me mets une énorme calotte qui me fais vaciller. Je me tiens alors la joue et je comprend que j'ai touchée une zone sensible. Je suis en colère et je prend une chaise pour l'envoyer sur des produits dans des des récipients en verre avant de m'en aller hors du laboratoire. Je soupire alors, je n'ai jamais aimée être dans le laboratoire.

Je me dirige ensuite vers l'écurie de l'enclave. Je parle un peu à au palefrenier qui m'autorise à utiliser une des bêtes pour me rendre à la ferme de Conway. Je prend alors mon fusil M16 standard et je me dirige vers la ferme. Il me faut toute l'après midi pour faire le trajet. Il est pratiquement 17 heures quand je me présente à la ferme. Il ne s'attendait pas à me voir et cesse tout de suite de foutter un jeune enfant. Je grogne en voyant cette scène et m'avance près du garde pour lui prendre le fouet.

- Laissez se pauvre enfant ! Vous n'avez aucun droit de le fouetter ainsi.. Dite moi votre nom immédiatement !

- " Je n'ai aucun ordre à recevoir d'une voyageuse !"

-"Je suis la Major Kim de l'armée de l'enclave... J'ai toute autorité sur un sou-fifre comme vous. Maintenant cessez immédiatement cela et dite moi votre nom"
-"Pierre Henry... Madame désolée, Madame. "Je note son nom dans un coin de ma tête et je ne manquerai pas de faire un rapport salée.
-" Amenez moi d'urgence le prisonnier Xiang Lin... "
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Sam 4 Mar - 15:53
Après leur conversation relativement gênante du midi , Xiang pensait ne jamais revoir Kim et les sbires de l’enclave. Il s’était donc concentré sur la tâche qui lui incombait : à savoir collecter un maximum de tubercules en 4 petites heures. Equipé d’un seau et de ses ficèles chaînes aux pieds, le garçon commença, comme tous les autres, à déterrer des pommes de terre de ce sol sensé appartenir à cette communauté dont il ne savait rien, et il fut assez efficace avec cela en plus ! C’était toujours bon de savoir que si l’armée ne lui réussissait pas à l’avenir, il pourrait toujours trouver un travail honnête en tant que garçon de ferme compétent. Pas vraiment glamour mais toujours mieux que rien !

L’après-midi s’égraina donc lentement, minute après minute sans vraiment de grandes perturbations, à part les occasionnelles corrections que les gardiens infligeaient aux enfants qui avait l’audace de mettre de côté un tubercule ou un légume pour eux. Xiang vit ainsi deux de ses « collègues » se faire fouetter le derrière pour cette infraction. Lui aurait l’intelligence de ne pas le tenter : après tout, les uniformes qu’ils portaient avaient été conçus pour ne pas permettre de cacher quoi que ce soit alors à moins de l’avaler tout rond ou la planquer dans son derrière, Xiang n’allait pas pouvoir cacher une pomme de terre. Et puis de toute façon, même s’il y arrivait, comment la faire cuire après ?

Xiang se contenta donc de faire son travail sans aucune forme de zèle et alors que le soleil commençait à tomber. Il entendit un garde arpenter le champ en hurlant son nom.

- On cherche Xiang Lin ! Je répète, on demande Xiang Lin ! Qui c’est ?!
Les sphincters de Xiang se serrèrent à ce moment là. Quoi que ce soit, ça ne pouvait pas être bon… Néanmoins, garder le silence ne ferait que renforcer son éventuelle punition quand ils le trouveraient, aussi leva-t-il fébrilement la main. Le gardien se rapprocha alors de lui et s’adressa à lui d’un ton autoritaire.
- Pose ton panier et viens avec moi.
Sans demander son reste, le jeune asiatique s’exécuta et suivit le gardien aussi vite que ses chaînes le lui permettaient. Bien vite, il arriva vers la ferme, et se retrouva face à la dame qu’il avait vu tout à l’heure, mais elle était habillée différemment cette fois-ci, probablement pas en service. Xiang ôta sa casquette et resta penaud quelques instants, se demandant bien ce qu’elle lui voulait.


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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Dim 5 Mar - 16:50
J'observe alors Xiang Lin arriver et se positionner devant comme pour attendre une punition, j'enrage un peu de le voir faire et je m'approche pour lui faire maintenir le dos droit et la tête haute. Je l'observe à nouveau, j'essaie de ne pas faire voir le bleu qui marque ma joue et cela en tournant la tête légèrement de côté. Je prend enfin la parole après plusieurs secondes de silence, des secondes qui semblent être des minutes.

-" Xiang Lin... Moi, le Major Kim Soo-Yong de l'armée de l'enclave... je déclare officiellement que tout tes crimes sont pardonné. Tu n'as donc plus affaire à la justice de Nouvelle- France. Félicitation tu es libres..." Je pose mon chapeau sur une table et je fais dos à l'enfant avant de soupirer et de serrer les poings.

-"Enfin libre... Non. Je veux que tu m'accompagnes au QG de l'enclave... J'ai quelques chose à vérifier. Tu vas prendre une douche aussi.... tu as une odeur bizarre qui te colle à la peau. " Je croise les bras et offre un sourire à l'enfant. " Monte... va te laver prend les vêtements sur le côté. Une chemise et un pantalon en toile... ensuite tu me rejoint dehors. " Sur ses mots je commence à sortir sans lui laisser le temps de poser de question et je l'attend sur un cheval.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Dim 5 Mar - 22:14
Xiang ne sut réagir à ce que lui fit Kim : à savoir le redresser pour qu’il garde la tête haute. Hésitant, il finit par rebaisser les yeux de peur d’en prendre une de la part du garde. Néanmoins, il releva vite la tête pour écarquiller les yeux quand la demoiselle lui annonça un pardon complet et immédiat pour ses crimes. Xiang était abasourdit, il ne comprenait pas d’où ça sortait et à voir le garde, lui non plus en fait. Xiang et lui se regardèrent quelques secondes avant que ce dernier n’aille voir son supérieur qui, également, se gratta la tête. Après 5 bonnes minutes de discussion, le garde revint vers Xiang en sortant une clé de sa poche.
- On te laisse partir gamin. De toute façon, pickpocket, plus que 15 jours tirer, c’est pas comme si t’allais être un danger pour la société hein ?
Dit-il avec u léger sourire. Xiang se sentit plus léger quand les chaînes furent ôtées de ses chevilles mais pas rassuré pour autant : qu’est-ce que ça signifiait ?
A cela, il n’arrêta pas de réfléchir pendant tout le temps où il se lava avec l’évier du fermier, puis il enfila les vêtements que lui avait apporté le major Kim, des bonnes fringues d’avant-guerre bien propres mais bien rétro : une chemisette à carreaux et un pantalon en lin beige. Définitivement plus confortable que son uniforme puant de prisonnier mais encore moins discret en fait.
Une fois à peu près propre, le garçon sortit de la ferme et se dirigea vers le cheval, l’air toujours aussi perdu… Puis il commença à comprendre… Il se rappela de ce qu’on disait sur l’enclave : ils faisaient des expériences dégueulasses sur les gens, tout le temps. Le FEV, les radiations, plein d’horreurs qui donnaient la chair de poule. Il pensait que ce n’était que des histoires que les détenus se racontaient entre eux pour s’effrayer, mais il sut que c’était vrai quand Kim l’aida à monter sur le cheval, et surtout quand il ne perçu pas la moindre lueur d’envie dans les yeux de ses camarades qui le regardèrent s’éloigner.
A mesure qu’ils avançaient tous les deux, Xiang perdait des couleur et au bout de deux kilomètres, il était livide à l’idée d’imaginer ce qui l’attendait. Le soleil était en train de se coucher, il n’avait plus le choix, il fallait qu’il profite des dernières minutes de lumière pour trouver un endroit où se cacher car partir à l’aveugle de nuit aurait été du suicide. Certes, là aussi ce qu’il allait tenter était risqué, mais il n’avait pas le choix, Xiang en avait l’intime conviction : il était mort s’il restait sur ce cheval.
Sans prévenir, le garçon sauta du dos de l’animal et se mis à courir à travers champ, aussi vite que possible, espérant atteindre un petit bois qu’il avait vu pas trop loin… Et espérant surtout qu’elle ne puisse pas le rattraper.



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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Lun 6 Mar - 22:45
Je regarde alors Xiang qui revient vers moi habillé proprement et de façon plutôt élégante. Immédiatement après, j'ai eu un sourire qui c'est dessiné sur le visage. Un beau et magnifique sourire qui éclaire mon visage. Du moins si on omet l'énorme bleu que j'ai sur la joue. Je me tourne alors pour regarder la ferme une dernière fois avant de monter sur "Cendre". Je tend la main au jeune chinois pour qu'il monte derrière moi, ce qu'il fait sans poser de question. Une fois en place je commence à partir de la ferme sans me retourner. Je me dirige vers l'enclave et pour cela je dois emprunter l'ancienne route D100. Celle qui traverse les plaines en direction du nord. Je sais qu'auparavant, se trouvait ici des champs de céréales à pertes de vue. Cela devait être beau en arrivant l'été de voir la plaine prendre son manteau doré. Sentir ensuite l'odeur des plantations qui se font récoltée... Bref tout cela me laisse rêveuse. Nous empruntons la route pendant une trentaine de minute avant que Xiang décide de prendre la poudre d'escampette. Je ne comprend pas tout de suite ce qui m'arrive et je décide de tirer en arrière le cheval et de le mettre au galot dans les plaines pour rattraper le petit chinois.
Je l'entour et je le regarde sans comprendre ce qu'il veux ni ce qu'il fait.

-... Je te libère et voilà comment tu me remercie ? En essayant de fuir dans le Commonwealth ? Tu préfères te livrer au monde sauvage plutôt que de me suivre dans l'enclave ? Je prend une pause légèrement vexée et je fais une moue sur le visage.

- Ecoute... tu veux te barrer ? Bah vas-y je ne te retiens pas. Je lui jette alors brusquement le m16 et un chargeur.

- Bonne chance... Ah et si jamais tu décide de connaître tes origines. Je lui donne un objet, une photo de la famille Kim. Puis une fois encore... je commence à me barrer sans lui le laissant réfléchir un moment.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mar 7 Mar - 0:09
Très vite, Xiang vit la Coréenne remonter sur lui au triple galop. Quelle idée stupide… Il aurait du attendre une meilleure occasion pour s’en aller ! Maintenant elle allait le rattraper et l’emmené saucissonné… Mais il se battrait ! Même si ça ne servait à rien, Xiang se battrait ! Il en avait marre d’être une victime, d’implorer en vain qu’on épargne sa vie. S’il devait mourir, il lutterait jusqu’au bout ! Alors qu’il se préparait à sauter sur la militaire, cette dernière garda une distance mais ne sortit aucune arme, un comportement de base très étrange qui fit s’interroger Xiang, juste avant qu’elle ne prenne la parole.

Ses mots firent serrer les poings de Xiang, qui répliqua avec colère mais sans parvenir à retenir une larme de désespoir.

- vous moquez pas de moi ! Je sais très bien pourquoi vous m’emmenez ! Vous kidnappez des orphelins, des prisonniers, des gens que personne ne veut et vous allez faire des expériences sur moi ! Me transformer en ghoule ou en mutant ou je ne sais trop quoi ! Hein ?! C’est pas la vérité ?!
Lança Xiang accusateur avant qu’elle ne lui réponde de la manière la plus inattendue qui soit : elle lui donna son fusil. Le garçon tira alors des yeux ronds tandis que la confusion remplissait son crâne : pourquoi lui donner une arme si elle voulait le kidnapper ? Il l’a ramassa en sachant à peine par quel bout le prendre. Puis avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, c’est une photo qu’elle lui donna et ce qui était dessus laissa le garçon sans voix.
Il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre ses esprits mais quand il y arriva, Kim avait déjà pris cent mètres d’avance. Prenant l’arme par sa poignée et la photo dans l’autre main, le garçon se mit à courir en criant.

- Attendez ! Attendez-moi !
Si Kim ne s’arrêtait pas, il n’arriverait de toute façon pas à la rattraper. En revanche si elle stoppait le cheval, il arriverait à son niveau, tout essoufflé. Après avoir repris son souffle, il désignerait la photo et prendrait un air sérieux.
- Qu’est-ce que ça signifie ? Qui êtes-vous ? Et dites-moi pourquoi vous m’avez libéré, C’est pas pour expérimenter sur moi, sinon vous m’auriez déjà ligoté. Alors pourquoi ?

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Sam 11 Mar - 22:01
Je croise les bras un instant tout en regardant l'enfant. Je suis visiblement dégoûtée par la situation et je commence à m'avancer en direction de l'enclave, seule. Je m'arrête quand Xiang approche à nouveau et je le regarde du coin de l'oeil avec un regard un peu taquin. J'ai un petit sourire qui commence à naître sur mon visage avant de ne le voir disparaître quand j'entend parler d'expérience scientifique. Pire... je suis visiblement vexée par cela, j'ai ma bouche qui se plie formant une moue enfantine. Pourtant, malgré tout je ne dis rien je détourne même le regard pour me concentrer sur l'horizon.

Le cheval henni un peu avant d'emprunter l'autoroute en direction de l'enclave. D'un coup, l'animal s'arrête ne voulant pas passer entre deux voitures ouvrant la voie en direction de l'enclave. Je comprend que quelque chose ne va pas et je n'insiste pas. Je lance un regard en direction du petit chinois, un regard inquiet et troublée.

- " Monte.. ne tarde pas... J'espère que tu sais tirer ? Car, on risque d'avoir des problèmes très rapidement. Regarde ! " Dis-je en fronçant les sourcils et en indiquant une zone, celle des voitures. Des grognements plaintif se font entendre et enfin, sortant de dessous les voitures ce n'est ni plus ni moins que quatre goules. Ses saloperies dé-séchées gigotent un moment comme pour pratiquer une danse macabre. Finalement, elle nous repère rapidement et commence à foncer dans notre direction.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Dim 12 Mar - 19:07
Se rapprochant de celle qui venait ni plus ni moins de le kidnapper, Xiang avait néanmoins baissé sa garde et il portait le fusil qu’elle lui avait donné à la main droite, le tenant par la poignée située au dessus de ce dernier. Sa réponse ? Ce ne fut pas vraiment celle qu’il attendait puisque elle se contenta de rappeler à ses sens l’imminence et l’omniprésence du danger dans ces terres désolées alors même que deux ghoules sauvages semblaient se glisser de dessous une voiture calcinée.
Le jeune Xiang blêmit instantanément et sa réaction ne se fit pas attendre ! Il se précipita sur le cheval et reprit la place qui était sienne quelques secondes plus tôt, alors même que Kim lui demandait s’il savait tirer.

Là encore, sa réponse à sa question fut immédiate et il lui recolla le fusil dans les mains.

- Vous déconnez ? J’ai jamais tenu une arme de ma vie ! J’fais dans le pickpocket moi, pas le banditisme !
Là pour le coup, il se reposait beaucoup sur la demoiselle, mais en même temps, il ne pouvait pas faire grand-chose d’autre que se tenir tranquille et prier pour que le cheval distance les ghoules.


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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Mer 15 Mar - 21:29
Je regarde alors Xiang en rigolant et je prend ensuite le fusil M16 en main, je le manipule de façon à mettre la bouche en direction des goules et dans le même mouvement je le charge. Je prend une seconde de plus pour tirer cinq fois, la première balle fuse et éclate la tête de la tête, les deux autres se reçoivent un tire chacun au niveau de l'abdomen, la dernière goule reçois une balle dans la jambe et une autre dans la tête pour l'achever. En moins de un minute les quatre goules se sont faite oblitérée. Je le sais, une goule n'est dangereuse que quand elles sont en nombre. Elle peuvent devenir problématique au bout d'une quinzaine... Par chance, ça fait des mois qu'aucune horde n'a fait irruption dans le commonwealth. Pour dire vrai, Je préfère avoir affaire à un écorcheur qu'à une horde de goule...

Je tourne mon regard une nouvelle fois sur le chinois et je lui tend l'arme, je ne lui laisse pas le temps de refuser ou autre. Je me mets ensuite en route en direction de l'enclave.

- " écoute... tu vas tirer sur les cibles que je t'indiques... Le tout pendant que tu es sur le cheval. Alors la première c'est le rétroviseur gauche du camion bleu. " J'attend qu'il parvient à toucher, de toute façon je m'avance en direction du dit rétroviseur donc plus il rate plus ça doit être facile.

- "Bien maintenant tu vas essayer de tire sur le haut du panneau stop au bout de la rue... Essaie de le réussir en moins de coup possible "Une fois encore, j'attend qu'il parvient à toucher la cible avant de prendre la conversation.

- " On arrive au porte l'enclave... arrête de tirer, tu vas me suivre jusqu'au quartier administratif et on va signer des documents..." Je termine donc en descendant du cheval.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Jeu 16 Mar - 20:09
Alors qu’il s’attendait à ce que Kim ordonne au cheval de se taper un sprint, Xiang sursauta en entendant les coups de feu. C’est d’un air totalement médusé qu’il regarda les ghoules, si dangereuses à ses yeux, se transformer lamentablement en pantins désarticulés alors que Kim leur faisait un petit trou dans le front l’un après l’autre. Quand les tirs s’arrêtèrent, Xiang entendit comme un petit grésillement dans ses oreilles et sentit le souffle de Kim sur sa nuque, il lui répondit alors.
- QUOI ?!!! QU’EST-CE QUE VOUS DITES ?!! J’AI PAS ENTENDU !
Mais il y alla cependant de son petit commentaire, mal à l’aise mais essayant tout de même de glisser une pointe d’humour.
- RAPPELEZ-MOI DE PLUS JAMAIS VOUS REFAIRE CHIER VOUS !
Dit le garçon sans se rendre compte que l’exercice de tir de Kim n’avait pas été très apprécié par ses oreilles. Heureusement, 5 minutes plus tard, son ouïe était revenue à la normale et il pouvait maintenant l’entendre lui faire une demande pour le moins singulière… Avec de gros yeux ronds, Xiang attrapa le fusil et répondit hésitant.
- Mais heu… Je sais pas m’en servir de ce truc… Enfin je sais que quand on appuie sur le bouton ça fait boum mais c’est tout…
Malgré tout, devant son insistance, Xiang tenta de viser comme il pouvait, c'est-à-dire n’importe comment. Son premier tir alla se ficher dans le toit du camion à un angle totalement improbable, mais surtout le garçon perdit l’équilibre à cause du recul et manqua de tomber du cheval. Le fusil lui échappa des mains et il fit des moulinets grotesques pour tenter de le rattrper en vol… En vain… Tout ce qu’il réussit à faire fut de retarder sa chute et lui faire quelques tours sur lui-même avant de toucher le sol.

Xiang se retourna alors vers Kim et lui sourit d’un air gêné en dévoilant ses dents déjà entamées pour un enfant de son âge et descendit pour ramasser le fusil. Après quelques essais supplémentaires, il arriva enfin à rester en selle en tirant, mais sa précision n’était pas plus glorieuse qu’avant. A son palmarès, il avait maintenant une mouette qui n’avait rien demandé à personne, une poubelle située à dix mètres de sa cible et un arbre très au loin à un bon kilomètre de là… Mais ce qu’il ne savait pas, c’est qu’ils avaient une autre cible qui n’allait pas tarder à se manifester en arrivant à l’enclave : un garde qui s’avança vers le cheval d’un pas déterminé en brandissant un casque visiblement enfoncé par un projectile.

- Nan mais ça va pas mieux ?!!! Je peux savoir ce qui vous prend ? J’aurai pu me la prendre en pleine face !
Se mordant les lèvres, la réaction de Xiang ne se fit pas attendre et il désigna du doigt la personne qui tenait le M16 à ce moment précis : Kim.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Lun 27 Mar - 22:05
Je suis choquée par ce que dit Xiang, cet enfoiré de chinois veux ma mort ! Je le fixe d'un regard noir et remplie de colère et impossible pour moi d'expulser cette soudaine envie de violence par autre chose que par la justement un coup rapide et puissant dans le visage du morveux. Je sers alors le poing et sans qu'il ne puisse riposter je viens écraser se dernier contre son nez. Le choc est brutal et il y'a de grande chance pour que le nez éclate en une grande gerbe de sang. En vérité, Soo ne veux pas tuer le jeune garçon mais lui apprendre une leçon : Toujours dire la vérité surtout quand on ne sait pas les conséquence que ça peut avoir. Je regarde alors le garde et je lui fais un sourire amical.

- "Salut Parkinson.. désolée j'ai essayée d'apprendre à tirer au gamin et on est plus en sécurité devant son viseur si tu vois ce que je veux dire... Ne t'en fais pas je vais le dresser et en faire un bon petit soldat de l'enclave."

Je prend alors le col du petit chinois pour le sur-élever et le remettre sur ses pauvres petites guibolle. Puis je lui indique d'avancer en l'invitant à le faire rapidement d'une claque derrière la tête. Ainsi les deux pourront se diriger en direction de la maison des Kim's pour se reposer un peu et mettre dans les jours à venir la remise à niveau du jeune garçon dans les normes et et la bonne et du forme enclavienne.

- "Repose toi.. mange.. lave toi.. Demain nous avons beaucoup à faire avec l'administration du coin. Il te faut des papiers et tu vas aussi faire un dossier pour l'armée. "

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Lun 27 Mar - 22:30
Le jeune chinois n'eut pas le temps de le voir venir ! A peine put-il écarter les yeux que le poing de Kim s'acrasait sur son visage, lui infligeant une douleur monumentale en même temps qu'il tombait par terre, depuis le cheval.
Le choc fut rude et Xiang commença à voir des mouches fluorescentes lui voler devant les yeux. Cette fille venait littérallement de lui exploser la gueule avec une violence rare. Il sentit un liquide chaud lui couler du nez et il avait du mal à bouger, comme si tous ses membres étaient engourdis.
En fait, pour lui qui n'avait presque jamais pris de coups de sa vie, il avait maintenant l'impression de mourrir... Ce n'est que quand elle le releva et dut le charger sur le cheval (parce qu'après un coup comme ça, Xiang n'arrivait même plus à se tenir debout) qu'il comprit enfin ce qu'il faisait ici... Alors même que sa tête tournait et sonnait dans tous les sens, il put entendre l'explication de la demoiselle au soldat que Xiang venait de manquer d'abattre.
Faire de lui un soldat, voilà le but de ce recrutement à l'arrachée ! bon, c'était toujours mieux que d'être emmené pour servir de cobaye à des expériences scientifiques, mais quand même, il y avait du vice à ce niveau là ! Presque autant de filouterie que lui quand il faisait jouer les gens aux cartes, c'est dire !

En même temps, c'était de sa faute... Quelle idée il avait eu de dire qu'il allait devenir soldat aussi ? Tu m'étonnes qu'elle y avait vu l'opportunité parfaite pour l'enrôler de force ! Enfin, pas vraiment de force mais bon, bizarre comme technique tout de même...
Chargé à l'avant du cheval comme un sac à patate, Xiang trouva tout de même la force de parler.

- C'est pour ça que vous m'avez amené en fait, pour me recruter dans votre armée plutôt que celle de la NF... C'est futé, je l'avais pas vu venir...
Xiang grogna et compléta, la tête et les bras toujours pendants dans le vide.
- Comme vôtre poing d'ailleurs, ouille...

Quand ils arrivèrent à la maison des Kim cependant, le jeune garçon réussit à marcher de nouveau et tout en tenant son nez qui saignait aondamment, il manifesta un peu plus sa colère.

- Mais ça m'espligue toujours pas c'est quoi cette photo que vous m'avez montré ? Et aussi pourquoi moi ? Enfin, je veux dire nan, c'est vrai que vu ce que je vous ai dit, je suis un choix logique mais pourquoi que moi ? Tant qu'à faire votre marché pour l'armée, vous auriez put en prendre 50 des comme moi pour en faire des militaires, en plus de moi je veux dire.
Dit-il contrarié en se tenant toujours le nez.
- budain... Vous m'avez fait mal ! vous m'avez guassé le nez !
Dit-il un peu chochotte avec une larme de douleur dans l'oeil droit.

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Jeu 30 Mar - 15:46
J'émet un bâillement et je regarde ensuite le jeune chinois qui se plaint une fois encore de son triste sort. Il faut dire, que j'ai peut être était un peu brutal en lui pulvérisant le nez. Je soupire dépitée par la vision du garnement à la limite de pleurer et je décide de finalement m'approcher pour lui expliquer le pourquoi du comment. Je pose mes mains sur ses épaules et j'insiste par ce geste pour qu'il s'assoie sur une chaise de la cuisine. Je prend moi même un tabouret et je m'installe en face de toi puis je te tend un torchon pour te couvrir le nez.

- " Bon, Xiang, écoute moi bien... Premièrement, je suppose que tu veux savoir pourquoi je t'ai pété le nez  ? Je me doute que tu dois le savoir mais je vais t'expliquer. Je déteste le mensonge, ce que tu as fais sans scrupule dès ton premier pas dans l'enclave. Ce que tu as fais est très grave et peut encore me valoir des problèmes. Ne le refais plus jamais ! "

Je marque une pause avant de regarder l'heure qu'il est... il n'est pas tard et je mets alors une petite veste avant de te regarder.

- "Le laboratoire est ouvert... on va y aller et ça va répondre à la seconde questions, celle en rapport avec la photos et lien qu'on pourrait avoir, ne dis plus rien et suis moi. " Je me lève alors et je me dirige vers le laboratoire. J'ai en quelques sortes un passe droit puisque mon père travail en tant que scientifique. Instinctivement, je me dirige vers le testeur d'échantillon sanguin. je prend une seringue et je mets donc mon sang dans la machine puis je te pique sans demander ta permission et je mets le sang dedans également.

- " Tait toi.... la machine va répondre à nos questions. " Dis-je en observant l'écran de la fameuse machine...

[Échantillon A : Sujet inconnu
Nature du sujet : Projet New Hope (Pas d'accréditation)
Sang : B + Adn : 75423655544557
échantillon B : Sujet inconnu  
Nature du sujet : Humain type : Asiatique
Santé : 33 erreurs médicale détectée (Le sujet n'est pas en danger, meilleurs niveaux de vie conseillé.)
Sang : B + Adn : 85423655544557

Lien : Parenté au premier niveau (Suggestion : Père / Fils)]
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Sam 1 Avr - 22:44
Le jeune homme grimaça à l’explication de Kim et lui sourit doucement avant de répondre plein d’ironie.
- Rien de tel que de marteler une leçon pour qu’elle vous rentre bien dans le crâne n’est-ce pas ?
Dit-il sarcastique mais pas dénué d’humour tout de même. Après s’être collé deux bouts de coton dans le nez, il suivit Kim jusqu’à une pièce étrange, toute blanche, toute propre… Un laboratoire. Même s’il n’en avait jamais vu, Xiang avait entendu parler de ce que ça pouvait être. C’était encore plus impressionnant qu’il ne se l’était imaginé à vrai dire… Toute cette propreté, il n’en avait sans doute jamais vu autant auparavant ! D’ailleurs avec l’odeur qu’il dégageait, il avait l’impression de faire un peu tâche ici (la douche qu’il avait prit avant de partir était très sommaire).
Surpris, Xiang se laissa piquer un peu de sang sans avoir le temps de réagir. Il retira vivement son bras.

- Aïe mais c’est une manie ma parole !
Dit-il en ronchonnant avant de regarder la machine traiter les échantillons de sang. De lui et d’elle… Tandis qu’elle était en train de calibrer et de calculer les données, le cœur de Xiang se mit à battre de plus en plus fort… Il pensait comprendre où elle voulait en venir et quand il vit le simple mot "ADN" sur la feuille (il en avait vaguement entendu parler), il sentit sa tête commencer à tourner un peu.
Était-ce ça ? Une analyse ADN ? Une photo ? Des gens qui pourraient être… Sa famille ? Tout tremblant, à la fois effrayé et emplit d’une joie extrême, Xiang prit la feuille de papier entre ses mains. Il la parcourut de haut en bas avant de bloquer à la mention d’un lien de parenté. Ses sourcils se froncèrent alors et ses yeux firent plusieurs aller-retours entre Kim et la feuille ; Après quelques instants, les poings serrés, Xiang baissa la feuille et dévisagea Kim d’un regard glaçant.

- Vous vous foutez de moi c’est ça hein ?
Il lui jeta ensuite la feuille au visage.
- Vous vous foutez de ma gueule putain ! C’est pas drôle !
S’ofusqua-t-il avant d’expliquer les raisons de cette réaction.
- Père/fils ? Vous êtes un trans peut-être ? C’est ça ? Vous avez une paire de couille cachée dans votre falzar ?! Et puis vous vous êtes regardez ? Vous m’avez regardé ?! On a à peine dix ans d’écart ! C’est quoi là ? Vous me faites quoi ? Quel était le but de cette manipulation ?!!
Xiang donna un coup de pied dans la machine et tourna le dos à Kim pour s’éloigner en direction de la sortie avant de faire volte-face.
- Si c’est pour m’enrôler dans votre armée là, z’aviez pas besoin de ça ! On plaisante pas avec ça ! J’ai jamais su d’où je venais ! Vous savez ce que ça fait de grandir sans mère ? Sans père ? Dans la rue, d’être obligé de voler tous les jours pour se nourrir ? Hein ?! Bah ça fait rien ! Ca fait rien, moi j’avais fais le deuil depuis longtemps, mais jusqu’au jour où quelqu’un comme vous viens nous dire qu’en fait il y a une réponse à cette question ! Et tout ça pour quoi ?! Pour que votre machine de merde me dise que vous êtes mon père ?! Allez vous faire foutre !
Xiang était dans un état de colère noire, comme rarement il ne l’avait atteint, mais il était aussi empreint d’une profonde déception. Les larmes commencèrent à couler de ses yeux.
- Et si vous êtes mon père soi disant. Vous étiez où quand je suis né, que ma mère m’a balancé dans une benne à ordure, pour que je crève de faim ou du typhus. Ou bien quand l’homme qui m’a élevé me mettait des coups de fouet parce que je rapportait pas assez d’argent volé !
Xiang souleva sa chemise et montra un dos plein marqué de petites cicatrices, longues. C’était la marque d’un fouet, de quelqu’un qui retenait tout de même sa main, mais pas assez pour ne pas marquer sa victime.
- Ou quand j’ai été condamné à mort pour vol, et que j’ai été pendu en place publique. Ouais tout à fait ! J’avais la corde au cou et j’ai été gracié in-extremis. Vous pendant ce temps là vous étiez ici ?!
Xiang s’interrompit et se prit à rire légèrement, avant de reprendre sur un ton plus calme.
- Nan… Je m’énerve sur la mauvaise personne là. Vous n’êtes pas mon père, c’est évident. Et même si c’était le cas, ça ne vous donnerait pas un avantage, au contraire.
Xiang s’était calmé, il essuyait ses larmes et reprenait peu à peu le contrôle de son souffle. Il demanda néanmoins en grinçant des dents.
- Mais je comprends toujours pas… Pourquoi vous me mentez ? Qu’est-ce que vous me voulez à la fin ?
Demanda-t-il presque suppliant, à bout de nerfs dans tous les sens du terme.

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MessageSujet: Re: Comme un air de famille (PV Kim) Lun 3 Avr - 23:18
Je reste sans voix, en observant la fiche du résultat d'ADN. Ce qui me tracasse le plus, ce n'est pas le faite que Xiang soit mon frère. Non ça, c'est écrit sur son visage et mon propre instinct me le crier. Cependant, ce qui me tracasse, c'est ce qu'indique l'ordinateur à mon compte. Soit-disant, je suis le père de Xiang et ce n'est pas fini... Je suis également le fruit d'un projet mystérieux. Je reste bouche bée en apprenant ça et je sers les points sans rien dire. Quand bien même, je n'ai pas la possibilité de dire grand chose. Xiang s'énerve en voyant ce qui est écrit sur la fiche. Pire... le gamin me balance la feuille au visage comme si je n'étais qu'une chienne... Il n'a vraiment aucune reconnaissance envers moi qui l'ai sorti de la merde. Au sens propre comme au figuré ! J'écoute cependant ce qu'il à a dire et je comprend que ce qui lui fais de la peine c'est ni plus ni moins que de risquer de perdre une famille une fois de plus... Ou de recevoir de faux espoir. Je laisse Xiang s'en aller et quitter le laboratoire... Il n'ira de toute façon pas loin puisqu'il n'a pas le code pour ouvrir la grande porte.

Je ramasse la feuille et je commence à la relire.. Projet New Hope... projet, nouvelle espoirs. Un rictus me tire le coin des lèvres... on dirait une référence à un vieux film d'avant guerre. Je pense cependant, que ça n'a rien a voir. Je croise les bras un instant car et je me redresse un peu en arrière pour retenir une larme. L'espace d'un instant je suis triste qu'on me cache encore des choses sur ma nature. Je suis un produit ? Une marchandise ? Une arme ? Que suis-je bordel ? J'ai tellement de doute que ça commence à me ronger et finalement... ça tombe bien que Xiang m'ai laissé seule. Mais je ne vais pas pleurer, je ne sais pas bien faire cela.

Je souffle brutalement et j'écrase la feuille de papier avant de l'envoyer au fond de la pièce. Enfin, dans un élan de colère... Je prend un tabouret celui qui retient le gros cul de ses faignants de scientifique et je viens l'écraser sur la machine la ruinant. ça ne va sans doute pas plaire mais si ils ne peuvent contrôler une création.. a qui la faute ? Je soupire et je me dirige hors du laboratoire. Je retrouve Xiang qui n'a pas réussie à ouvrir la porte.

- " Pense ce que tu veux petit frère... je m'en fou rentrant il est tard. " Je dis ça froidement comme une machine... comme la première fois que tu m'as vue. Je marche ainsi en direction de la maison des Kim's... Sans dire d'autre mot et le regard perdu dans le vague.
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Comme un air de famille (PV Kim)

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