La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
CalendrierRechercherFAQAccueilMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 125
Date d'inscription : 22/10/2016
Age : 71
Localisation : "Un peu par ici, un peu par là, un peu PARTOUT quoi!"
MessageSujet: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Mer 21 Déc - 4:00
[Ruines de la Nouvelle Orléans, quartiers Sud, le 30 Octobre 2290, 14h32.]


La gamine était resté plus longtemps que prévus chez la centenaire, au final. La négrière l'avait autorisée à rester un peu plus si elle le souhaitait et elle ne s'était pas faite priée. Enfin, bien sur, si et seulement si la fillette lui servait à quelque chose. Mais étant donné les piètres performances de Dunlaith en ce qui concernait la cuisine, la chasse ainsi que la traque de la bouffe, choses à laquelle la Luminescente excellait, elle l'autorisa à rester.
C'était bien la première fois depuis très longtemps que Dawn ne dormait pas à la belle étoile, et même si ce n'était que sur un vieux tapis rêche et sec c'était toujours plus confortable que le sol lui même. Son dos s'en trouva reposé et ses douleur lombaires également. Après quelque jours de repos pleinement mérités au logis de l'Irlandaise, elle se décida enfin à partir en vadrouille.

Elle insérant en partant une holobande de musique dans son talkie. Ce dernier fonctionnait toujours malgré le mauvais traitement qu'il avait subit lors de l'escapade avec Dunlaith.
On my way:
 

L'holobande commençait par une musique que la grand mère trouva tout à fait appropriée pour un voyage. Elle avait trouvé la bande en question des années auparavant dans un vieil appartement, et malgré la mièvrerie de certaines de ces chansons elle ne regretta jamais de l'avoir ramassée.
La mission du jour ? Vendre tout ce qu'elle avait récupéré depuis quelque mois. Elle s'était pour cela dirigée vers les quartiers Sud de la ville. Les quartiers portuaires, plus précisément. Elle se souvenait de l'adresse de cet armurier qualifié dont on lui avait parlé. Entreprise Mauser and Bess, si ses souvenirs étaient les bon. Logiquement, le gars se trouvait sur un paquebot amarré aux port. Ca n'allait sans doute pas être très compliqué à trouver.

Elle n'en pouvait plus. Cela faisait une bonne trotte qu'elle marchait avec un attirail digne de toute une escouade sur le dos. Elle était peut-être une gamine peu ordinaire, mais tout ce fratra pesait quand même son poids ! Surtout quand vous aviez une pipelette qui ne faisait que de jacasser collée aux basques...

- Hey dis, c'est quand qu'on arrive ? On y est bientôt à ce navire ?
- Pour la vingt-septième fois, Igni', ferme la et arrête de faire le gosse.

Il la regarda en écarquillant les yeux -et Dieu seul savait à quel point Dawn haïssait cela- comme une chouette sous LSD. Il se moquait ouvertement d'elle et la Goule le savait. Le petit con ne l'était pas tant que ça, il se doutait que les munitions de la grand mère commençaient à manquer. Elle ne pouvait pas se permettre de les gaspiller sur lui. Il reprit une voix enfantine et continua sa supplique :

« Allez, j'ai envie de faire pipi. On arrive bientôt, dis ? »

La récupératrice soupira. La lueur verte était presque plus lourde que tout son équipement réunit ! Heureusement qu'elle allait bientôt troquer tout cela contre des capsules clinquantes et trébuchantes. Malheureusement, elle ne pourrait jamais troquer cette énergumène fluorescent.
Ils arrivèrent bientôt au port, et là même l'orbe de radiation ne put que tenir sa langue. Certes, ils avaient déjà vus la mer auparavant et sentit l'air marin les caresser d'une douce bise, mais cela leur faisaient à chaque fois le même petit effet. Une sorte de sérénité, de contemplation. Peut-être même de la nostalgie, mais ça Dawn ne pouvait s'expliquer pourquoi ce sentiment. Elle avait lut quelque part que l'eau était la source de toute vie. Peut-être était-ce pour cette raison ?
Leurs regards vagabondaient de par les quelque navires qui siégeaient au port. La majeur partie étaient soit coulé, soit très endommagé. Igniculus était fasciné par ces moyens de locomotion fluviaux. Comme un gamin tiraillé par son désir d'aventure et de liberté.

- La prochaine fois que je prend ton corps, je l'utiliserais pour venir au port. Je m'imagine bien en petit matelot, navigant sur les flots...
- Ah, plus de carnage alors ? Plus de cannibalisme et autre monstrerie ?
- Qu'est-ce que tu raconte, bien sur que si ! J'me transforme pas non plus en béni-oui-oui !

La Goule émit un petit rire amusé. Il ne changera jamais, celui là. Heureusement, d'ailleurs, qu'elle avait attendu quelque temps avant de rendre visite à cet armurier. Quel merde cela aurait été si cet abrutit prenait son contrôle pendant la négociation ! Avec tout les flingues autour de lui il aurait pété un boulon. Dawn n'osait pas imaginer quelle situation cela aurait put donner... et encore moins comment ils s'en seraient sortit sans saigner. Mais là le Quantum ne pulsait plus énormément dans son sang. Elle le sentait. La Luminescente pouvait se risquer à faire un tour chez un marchand d'arme sans crainte le marchand de Mort.

Après plusieurs minutes de marche, la fillette se stoppa nette. Elle avait remarqué au loin des silhouettes monstrueuses, énorme. Des parodies d'Humain. L'illustration même des Croquemitaines.
Des Super Mutants. Et armés avec ça. Ils n'arboraient les simples pétoires bas de gamme que ces êtres se trimbalaient la plupart du temps, non. Cette fois c'était du lourd, fusil d'assaut et compagnie.
La petite Lumière sortit Rapace noir de son holster et vérifia le chargeur. Elle ne comptait certainement pas engager le combat, ça non ! Mais elle préférait être prête au cas où... Après tout, les Super Mutants étaient de véritables machines à tuer, ne se satisfaisant que de la viande fraîche d'être Humain. Enfin, ceux de la Louisiane en tout cas. La gamine se souvenait de ces monstres lorsqu'elle vivait toujours au Texas. Sur sa terre natale, ils étaient même plutôt doués d'intellect. Parfois même cordiaux et respectueux, c'est vous dire ! C'est presque s'ils vous disaient bonjour. Mais ceux de Nouvelle Orléans ? D'horribles créatures. Des bêtes jaunâtres et verdâtres qui ne méritaient qu'une chose : une balle dans le crâne.
Dawn observa plus attentivement ses possible adversaires. N'étaient ils pas de couleur grise, ceux là ? Ils ressemblaient beaucoup à ceux qu'on trouvaient sur la frontière du Texas et du Nouveau Mexique... Les intelligents et cordiaux. Pas les débile et brutaux. Fallait elle qu'elle emploie la diplomatie ? La gamine remarqua par ailleurs que ces derniers semblaient garder une sorte de gros bateau... Etait-ce sa destination ? Elle se souvint de ce qu'on lui avait raconter à propos de l'armurier : un Super Mutant aveugle. Etait-il possible... ? Elle souffla un bon coup en rangeant son arme dans son étui.

- Euh, tu fais quoi là ? Ils sont pas sympa, ceux là.
- T'inquiète, je crois qu'ils sont comme ceux de chez nous, expliqua la Goule. Ils ne doivent pas être méchants...

Elle dit cela avec si peu de confiance dans la voix que même Igniculus flippa comme un Rat. Il lui insurgea de faire demi tour le plus vite possible et de fuir ces horreur de deux mètres soixante, mais la Luminescente n'en fit qu'à sa tête. Elle avait décidé de faire confiance à sa mémoire et s'avança d'un pas prudent vers le premier Super Mutant qui se présenta à elle. Cette dernière la remarqua et vint également à sa rencontre avec un sourire aux lèvres. La grand mère se préparait à détaler et à tirer au moindre signe suspect, pourtant l'être gris ne fit rien de tout cela. Il se contentait d'avancer, laissant même pendre son fusil d'assaut en bandoulière afin de montrer son pacifisme. Arrivée à sa hauteur, Dawn prit la parole en se tordant le cou. Elle ne faisait qu'un mètre trente deux tandis que son interlocutrice frisait les trois mètres, et elle avait l'impression de s'adresser à une montagne alors qu'elle ne serait qu'un petit caillou.

« Bonjour, je me nomme Dawn Salicyl, commença t-elle en faisait paraître le plus d'assurance possible dans sa voix. Je cherche un armurier, un certain Mauser ? Ou Bess ? On m'a dit qu'il habitait dans le coin. Vous pourriez peut-être m'aider à le trouver ? »

HRP: Sorry pour la musique de Disney, mais j'ai pas pus m'en empêcher .-.

Inventaire et santé:
 

Barre radioactive:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Mer 21 Déc - 10:45
-Le paquebot avec des sacs de sables. La porte tout en bas qui mène à la soute, attendez que je toque.

La mercenaire commença à ouvrir la voie à Dawn alors que plusieurs mutants dévisageaient Dawn en se demandant ce qu'une personne de cette taille pouvait venir faire dans un lieu comme celui-ci, les enfants ce n'était pas censé jouer avec des armes à feux. Toutefois personne ne fit de remarque où de mauvais regard, Théodore prenait chaque mois un pourcentage, alors il s'énervait très vite quand ses larbins faisaient fuir un client. Depuis qu'une bande d'idiots avait attaqué le paquebot il avait été obligé d'engager des mercenaires d'élite pour éviter que ça ne se reproduise et ils étaient assez intimidants pour faire fuir la clientèle il fallait se l'avouer.

________________________________________________

-Dreyse, ouvre, une cliente.

J'abandonne le fusil d'assaut que j'inspectais sous tout les plans avant de marcher jusqu'à la porte de sécurité fraîchement réinstaller, toujours pas immunisé aux explosifs lourds mais au moins toujours résistante à la claymore juste à côté. Certains diraient que c'est stupides et qu'on ne tombe pas deux fois dans le même piège, mais d'expérience les gens sont assez bêtes pour ne pas faire tourner l'information et même quand ils savent ils sont persuadés que leur bonne étoile va les sauver d'une grêle de plombs à haute vitesse.
J'ouvre à ma garde du corps et à la cliente. Je me fie aux bruits de pas pour m'orienter et saluer d'un hochement de tête la dernière venue. Erika fait de même mais du fond de l'atelier, toujours sur sa mitrailleuse laser à essayer de transformer une MG42 aux performances tout à fait honorable en une autre arme tout aussi honorable. Je ne sais pas où s'arrête l'amour de mon assistante pour les armes lasers mais dans tout les cas ça va finir par lui coûter cher un jour, les fusils à énergie c'est pas le top face à quelque chose qui porte une armure.

-Dreyse Mauser, le propriétaire des lieux et l'armurier, dans le fond Erika son assistante.

Roxane ferme la porte derrière elle sans pour autant la verrouiller, plus dans un soucis de conserver la chaleur que d'empêcher quelqu'un de sortir. Elle s'adosse contre un mur et ne dit plus rien : ce n'est pas son rôle, je l'entends juste enlever son masque à oxygène et son casque comme d'habitude à chaque fois qu'elle compte rester longtemps dans la soute. J'avoue avoir du mal à comprendre cette lubie : c'est une super mutante, elle pourrait respirer du gaz sarin à pleine bouffée et survivre, alors pourquoi porter un masque? La seule chose qui risque de la tuer aujourd'hui c'est une balle. Je suppose que c'est pour masquer son identité aux pillards qui essaieraient de s'inviter.
En tout cas si elle semble si relax en présence d'une cliente c'est qu'elle lui inspire confiance, plutôt bien ça par contre.

-Enchanté.
-De même
Prenez un siège, de l'autre côté de la pièce et dites moi pourquoi vous venez.

J'entends Erika se lever pour aller chercher de quoi écrire et probablement aussi la machine perkins. J'en connais une qui va être surprise quand je vais lui demander de faire les négociations.

Inventaire ::
 
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 125
Date d'inscription : 22/10/2016
Age : 71
Localisation : "Un peu par ici, un peu par là, un peu PARTOUT quoi!"
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Jeu 22 Déc - 5:28
La petite Lumière soupira de soulagement alors que la montagne grise répondait à sa question. Ils étaient cordiaux et n'allaient donc pas la dévorer! Et, cerise sur le gâteau, elle se trouvait à la bonne adresse. Cela confirmait donc les dires farfelus qu'avaient eu les caravaniers à propos de ce marchand d'arme. C'était sans doute un Meta-Humain lui aussi.
Elle acquiesça suite à la réponse de son interlocutrice afin de signifier qu'elle avait bien comprit pour enfin la suivre. Elle y arrivait d'ailleurs difficilement et dû presque se mettre à trottiner. Il était clair qu'elles n'avaient pas la même longueur de jambes ! A chaque pas son fardeau lui broyait un peu plus le dos, amplifiant ses douleurs dorsales. Elle n'avait qu'une seule envie ; balancer tout son bordel sur le sol.
Elles passèrent devant d'autres Super-Mutants qui observèrent la fillette en coin tout en essayant de se faire discret. En vain. Comment des êtres aussi grand pouvaient ils être discrets, de toute manière ? Cela fit presque rire la Goule sur le coup. L'orbe vert, lui, ne calmait pas son anxiété.

- On va se faire bouffer, je le sens. On devrait déguerpir sur le champ.
- Arrête de flipper, tu me transmet ton stress, chuchota la grand mère.

Elle embarquèrent sur le paquebot que la Luminescente qualifia de place fortifiée, au vue du mortier  ainsi que de la sulfateuse montée sur pied qui siégeaient sur le dessus du navire. Qui pourrait bien attaquer une forteresse pareille ? Surtout avec l'escouade de Super-Mutant juste devant...
Descendants dans une cage d'escalier puis traversant un corridor de métal et d'acier, elle s'arrêtèrent bientôt en face d'une porte hermétique. En métal elle aussi. On ne rigolait pas avec la sécurité, ici, ça changeait des armuriers miteux que Dawn avait l'habitude d'aller voir.

- Dreyse, ouvre, une cliente, se contenta de dire la garde du corps.

Malgré l'épaisse cloison qui la séparait de la pièce, la récupératrice put très distinctement entendre des pas lourds derrière. Presque aussi sonore que ceux de sa guide, en tout cas, seulement étouffé par la porte. On vint bientôt leur ouvrir, et c'est un autre Super Mutant géant et gris qui apparut sous leur yeux. Et lui n'en avait d'ailleurs pas. « Ah, je suppose que c'est donc toi l'armurier aveugle. » pensa la Goule. Il n'était pas très musculeux pour un Super Mutant, et plusieurs formes sur son corps interloquèrent la gamine. Etait-ce des organes respiratoire? Ou des organes sensitifs? Un peu comme des branchie, en quelque sorte. Le type semblait en tout cas bien plus érudit que ce que son apparence laissait suggérer, ne serait que par sa façon de se tenir.
L'ancien homme se tourna vers Dawn et tenta de la regarder en face. Malgré le fait qu'il semblait avoir une bonne perception de son espace, il n'avait pas noté le fait que sa cliente du jour n'était pas plus haute qu'une enfant de dix ans car il hocha la tête en « regardant » le vide au dessus de la gamine. En jetant un rapide coup d'oeil à l'intérieur du navire la grand mère remarqua tout l'attirail et armement exposé à même les murs. Du peu qu'elle voyait, ces gens là étaient assis sur une sacrée collection ! On ne lui avait pas mentit lorsqu'on lui avait vanté cette entreprise. Enfin, encore fallait il voir le résultat directement. Rien n'assurait à la Goule le bon fonctionnement de tout ces outils de Mort. Elle remarqua également une femme, sans doute l’assistante, assise au fond de la pièce en train de travailler sur un fusil. Elle hocha également la tête en signe de bienvenue mais ne balança aucun regard vers la fillette, trop concentrée qu'elle était sur son travail. C'était une belle femme aux magnifique cheveux blonds, élancée et svelte. De loin, la Luminescente crut apercevoir des pupilles d'un bleu saphir.

- Dreyse Mauser, le propriétaire des lieux et l'armurier, dans le fond Erika son assistante, présenta sommairement la femme grise.

Après être entrée dans la pièce et avoir scruté les murs garnit de jouets mortels en tout genre, sa guide ferma la porte derrière elle et s'adossa au mur. Elle n'allait quand même pas rester là, à attendre sagement dans son dos ? La grand mère détestait qu'on la surveille. Surtout qu'elle n'avait pas l'air menaçante, alors bon...
Igniculus, de son côté, était comme un enfant dans un magasin de bonbons. Il virevoltait dans tout les sens, sifflant les fusils à pompe flambants neufs et saluant le travail apporté sur les pistolets de gros calibre. Il resta un long moment scotché sur les quelque armes lourdes qui faisaient décoration, accrochées hors de portée et bien cachée. Enfin, pas pour un orbe lévitant et curieux comme un gosse. « Ah, en voilà un qui a oublier son angoisse devant la porte... ».

- Enchanté.
- De même.
- Prenez un siège de l'autre côté de la pièce et dites moi pourquoi vous venez.
- Tout le plaisir est pour moi, mr Mauser, commença la Luminescente en esquissant une poignée de main, mais en se ravisant aussitôt. Mademoiselle Bess.

L'assistante se pressa à droite à gauche afin de récupérer de quoi noter ainsi qu'une machine qui allait sans aucun doute servir à enregistrer les transactions. Ou bien faire les changes ? Au final la Goule s'en moquait un peu. Erika n'avait toujours pas vus à qui elle avait affaire et s'installa à côté de son patron le regard porté sur sa drôle de machine.
La Goule ignora la recommandation de l'armurier et, à la place de s'installer directement sur le siège bien qu'elle en mourrait d'envie, déposa tout son barda sur la table qui lui faisait face. Le boucan que firent le fusil à pompe, le fusil à levier, Rapace noir, le cuir de Crococlaw, le réacteur à fusion, les 32 balles de calibre .12 ainsi que les 12 capsules en rencontrant la table fit lever le nez d'Erika vers celle ci, puis vers les mains qui venaient de tout déposer pour enfin terminer sur la dépositaire. Elle leva un sourcil en se rendant compte que la cliente avait l'air bien plus jeune que ceux à qui ils avaient affaire habituellement. Dawn n'y fit pas attention et fouilla dans son sac afin de retrouver tout les morceaux de Migi qui s'y trouvaient avant de les poser eux aussi sur la table. Enfin, elle retira son masque et le déposa également tout en regardant l'armurière qui ne put cacher sa surprise. La Luminescente, de son côté, ne put s'empêcher d'esquisser un sourire amusé.
Elle termina son débarra en séparant distinctement son revolver, son masque ainsi que les restes de son épée des autres trucs en les plaçant dans un coin de la table.

- Pour faire simple je voudrais savoir ce que vous pouvez me donner contre tout ce bordel, commença t-elle en désignant les armes et autre objets. Concernant ça, dit elle en parlant de l'épée brisée, je voudrais que vous me la reforgiez si possible. En plus léger, plus maniable, plus solide et en gardant les gravures. Elles font sens pour moi et sont tout autant de marques sentimentales. Si ce n'est pas possible alors t'en pis.

Elle prit un temps avant que reprendre afin que ses interlocuteurs prennent bien conscience de sa demande. Elle en profita pour jeter un coup d'oeil en direction d'Igniculus et remarqua qu'il n'avait toujours pas finit son petit tour du proprio'. Il en était rendu au armes de corps à corps, et plus précisément une sorte d'épée tronçonneuse sur laquelle il bavait allègrement. Au moins il la laissait tranquille pendant ce temps.
Elle se retourna vers les armuriers en se saisissant de Rapace noir par le canon ainsi que de son masque. Elle s'approcha du géant.

- Tendez les mains mr Mauser, s'il vous plaît, demanda t-elle avant de lui remettre l'arme et le masque. J'aimerais avoir quelque amélioration concernant ce revolver. Actuellement, il tire des balles de calibre .44. Je voudrais savoir s'il vous est possible de changer son calibre pour quelque chose de plus perforants ? Ou alors tout simplement le modifier afin qu'il puisse tirer des balles perforantes, voir explosives. Bien sûr, reprit elle, je vous rachèterais également un stock de munitions du même calibre, sans chargeurs. Concernant le masque j'aimerais que vous y incorporiez des verres au niveau des yeux ainsi qu'un système respiratoire à oxygène me protégeant des gaz militaires ou toxiques. Cela est il également possible ?

Lorsqu'elle s'arrêta enfin de parler, elle laissa choir ses fesses avec bonheur sur le vieux siège qu'on lui avait réservé. Ce que ça faisait du bien ! C'était tellement plus confort que les chaises miteuses de l'appartement de Dunlaith... Peut-être allait t-elle aussi acheter ce fauteuil, pour le coup.

- J'ai quelque demandes supplémentaires, mais j'aimerais d'abord savoir ce que tout ça, lança t-elle en pointant le fratra du doigt, va me rapporter et si les modifications demandées sont possibles et si oui, combien ça va me coûter. Je suis consciente de l'ampleur de mes demande, mais on m'a assuré que vous étiez le meilleurs armurier de toute la région, termina t-elle avec un soupçon de malice dans la voix.

Sur cette dernière parole, elle se saisit de son bocal de viande séchée et attrapa l'avant dernier bout qui y restait. Il avait tenu longtemps, ce bocal... Elles regardait les marchands tout en mâchonnant la viande de Radcerf séchée, le regard brillant et les jambes croisées.

Inventaire et santé:
 

Barre radioactive:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Jeu 22 Déc - 14:06
J'entends un bordel pas possible se défiler sur la table alors que la goule me fait un topo détaillé de ses demandes, questions et attentes. Je souris en constatant qu'elle sait précisément ce qu'elle veut, c'est cool d'avoir pour une fois une nouvelle tête qui connait déjà sa commande, non pas qu'avoir des clients indécis et influençable soit une mauvaise chose, mais à la longue cela devient lassant. J'examine le revolver au toucher avant de le passer à Erika qui est en train de compter la marchandise. Je fais de même pour le masque qui doit être en bois vu la texture du matériaux avant de réfléchir un petit peu : je dois améliorer un revolver, lui vendre des balles perforantes, reforger une épée et améliorer un masque de combat en masque à gaz. A peu près tout est dans mon domaine de compétence sauf la modification du masque qui ne va pas vraiment être selon son désir à cause des optiques : je n'aie pas de verres blindés en réserve immédiate et utiliser du plastique où du verre cassant serait surtout une incitation à se faire crever les yeux en situation de combat.

-On a : un fusil à pompe en calibre 12 avec 32 cartouches de chevrotine, un fusil à levier, du cuir de crococlaw, un réacteur à fusion.
Le fusil à pompe à l'air en bon état, le fusil à levier pas du tout, le cuir de crococlaw et le réacteur à fusion sont impeccable.


Pour deux réparations, quelques cartouches spéciales et un masque à gaz ça fait peu, mais pas forcément pas assez tout dépend de la prestation que j'offre. Je me lève pour me diriger vers l'une des cantines que je n'ouvre quasiment jamais : celle des armes chimiques, parce que peu de gens me demandent de se défendre d'une attaque chimique où le matériel pour en faire une.

-Ca devrait faire l'affaire tout ce que vous nous avez apporté. Je cherche au toucher avant de dénicher un masque et un filtre à charbon actif. Si je puis me permettre le masque à oxygène ne va pas vous servir à grand chose : c'est lourd et surtout c'est utilisé avec une combinaison de protection chimique hermétique pour lutter contre les gaz vraiment agressifs qui attaquent la peau.  Si vous n'avez pas de combinaison de ce type la, ça ne vaut pas grand chose face à un masque qui utilise des filtres, qui lui pèsera beaucoup moins lourd.

Je reviens et dépose les deux objets sur la table, le masque qu'elle n'est absolument pas adapté à se prémunir d'une attaque chimique : il est en bois, donc indéformable, et c'est assez problématique étant donné que le principe d'un masque à gaz c'est d'être légèrement déformable pour épouser parfaitement le visage de celui qui le porte. Toutefois je peux toujours fixer la protection anti-gaz au dessus ou en dessous de son objet d'origine et faire en sorte que les trous s'alignent.

-Je peux faire en sorte d'emboîter les deux masques pour qu'ils se complètent parfaitement mais je ne peux pas transformer votre masque seul en protection hermétique contre les gaz. Le bois n'est pas un matériel qui s'y prête bien à cause de son manque de flexibilité et de son incapacité à se déformer. Considérez que le masque à gaz en dessous sera la pour le confort. Je me rassois. Pour le revolver oui je peux le faire passer en 500S&W, ce sera relativement simple et ensuite si vous voulez plus costaud faudra passer aux fusils. Pour les munitions c'est pas un problème, je peux vous faire des cartouches perforantes, ça coûtera plus cher que la normale mais sauf si vous comptez vous battre avec des membres de l'Enclave où de la Confrérie de l'Acier ça devrait aller niveau puissance de feu. Pour l'épée ça ira aussi.
-On dirait un gros hachoir à viande vu la reconstitution. C'est tout à fait possible de reforger ça sans enlever les gravures mais par contre pour plus d'efficacité la morphologie de la lame va y passer. Le fait qu'elle soit asymétrique, sans garde ni pommeau ça nuit gravement à la maniabilité et ça enlève beaucoup de possibilités de mouvement avec. Après sauf au niveau de l’esthétique les performances qui ne seront pas améliorées resteront les mêmes.
-Erika, une idée du prix?

Je souris alors qu'elle semble surprise par la question : si un jour tu veux reprendre la boutique Erika, il va falloir savoir donner une valeur aux marchandises.

-En reprenant tout ce que vous voulez nous vendre il faudrait encore rajouter soixante quinze capsules je dirais.

Je souris, bonne estimation, elle ne pas mentionne qu'un pot de vin en livres en brailles convient aussi. Sans doutes qu'à l'exception de quelques lettrés tout le monde à oublier que des ouvrages pour aveugles existaient.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 125
Date d'inscription : 22/10/2016
Age : 71
Localisation : "Un peu par ici, un peu par là, un peu PARTOUT quoi!"
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Ven 23 Déc - 2:52
La grand mère acquiesça avec satisfaction alors que l'assistante énumérait chacune de ses possessions, surtout quand cette dernière cita le cuir de Crococlaw ainsi que le réacteur à fusion. De belle prise que ces objets, et Dawn en avait chié pour les récupérer. Des ressources rares et très utiles, l'une pour la fabrication d'armure de qualité -le cuir de Crococlaw étant réputé pour sa robustesse à toute épreuve et sa capacité à résister aux balles de petits calibre et non pénétrante, tout comme la peau d'Ecorcheur- et l'autre pour l'alimentation générale d'armure assisté ou encore d'arme laser/plasma lourde. C'était de très belles pièces pour un armurier.
Elle hocha la tête lorsque l'homme gris lui apprit que toute ses amélioration étaient possibles, mais que certaines avaient des contreparties.

« Ca ne me dérange pas, commença la Goule, concernant l'épée ainsi que le masque. Il me faut du matériel efficace. Seulement, j'aimerais que vous placiez votre système de filtre à charbon en dessous du masque de bois. Ce dernier me sert également à cacher mon état physique qui, comme vous pourrez vous en douter, ne plaît pas forcément à tout le monde. »

Vint enfin la douloureuse question du prix. A ce même moment, la grand mère était en train de mâchonner son deuxième morceau de Radcerf tout en s'abreuvant de l'eau de sa gourde. Igniculus avait de son côté terminé son petit tour des différentes armes entreposées ici et là et revint vers la Luminescente l’œil rêveur et la bouche hagarde. Nul doute que tout ces jouets lui avait donné des idées, et pas forcément les meilleures qui plus est.

- Erika, une idée du prix?

La Luminescente remarqua le petit sourire au coin du Super Mutant. C'est vrai qu'au final il était le patron ici et elle l'assistante. Dawn l'avait presque oublié tant ils semblaient se compléter, à la manière de deux associés. Leur apparentes complicité pouvait en dire long sur la relation qu'ils partageaient. La fillette se demanda même à un moment s'ils étaient amants, mais balaya presque instantanément cette idée de son esprit. C'était aussi stupide que si elle en avait un.

- Hey, elle est bonne quand même cette assistante. Je me demande si le dessous conviendrait à mes attentes, commenta la lueur verte alors que la grand mère levait les yeux au ciel.
- En reprenant tout ce que vous voulez nous vendre il faudrait encore rajouter soixante quinze capsules je dirais.

Sur le coup, la récupératrice faillit s'étouffer avec son morceau de viande. Qu'est-ce que c'était que ce chiffre là ? Là encore, on ne lui avait pas mentit concernant cet armurier : ce qu'il demandait pour son travail était exorbitant ! Elle ravala difficilement sa salive, mais c'est la réaction de son compagnon de radiation qui termina de l'étouffer.

« Mais putain c'est DU VOL !! Ils se prennent pour QUI CES GUIGNOLS ?! » Beugla t-il juste en face du visage de l'armurier. 

La fillette se frappa le torse du poing afin de faire passer la nourriture. Enfin, cela et aussi ce qu'elle venait d'entendre. Elle but une gorgée à sa gourde et la viande circula enfin. Ce ne fut pas le cas de la proposition des deux armuriers qui, elle, lui resta en travers de la gorge.

« Avec tout le respect que je vous dois, mr Mauser, mademoiselle Bess, est-ce là une plaisanterie ? Je suis d'accord que les armes que je vous fournis ici sont pour l'une de piètre qualité et pour l'autre dans un état déplorable. Mais le réacteur à fusion est en parfait état de fonctionnement et se trouve être une des ressources les plus rares de toute la Louisiane. Le cuir est quant à lui impeccable, de très bonne qualité car il s'agit de Crococlaw et en quantité respectable. J'ai récupérer ces objets aux péril de ma maigre vie, à la force de mes frêles petits bras. » Avança t-elle en se gardant de pouffer ; ses bras n'étaient pas si frêles que ça.

Au vus du peu de réaction de ses interlocuteurs, elle se mise à soupirer de dépit. Son compagnon, lui, hurlait toujours au visage du Super Mutant, lui postillonnant même de la radioactivité au visage. Enfin, ce n'était pas comme si l'armurier pouvait le ressentir, de toute façon.
La gamine fouilla son sac en mâchonnant son dernier morceau de viande séchée. Elle avait encore un atout dans sa manche, mais elle ne pensait pas le sortir tout de suite. Elle n'allait sans doute pas pouvoir payer tout ce qu'elle allait demander...
Elle déposa les livres en braille sur la table, à côté du réacteur à fusion. Le bruit mat qu'ils firent en tombant sur le bois fit lever une oreille aux deux vendeurs.

« J'ai encore ceci à vous remettre, dit la grand mère en reprenant la parole. J'ose espérer qu'il auront un peu de valeur à vos... hum, pour vous. Ce sont de vieux grimoires écrit en braille, tous rédigés par l'auteur Shakespeare. Il me semble que ce sont des pièce de théâtre. »

Elle termina sa phrase en se saisissant du premier ouvrage que sa main trouva, « Roméo et Juliette ». Elle prit une des immense mains de l'aveugle sans le prévenir cette fois ci, et ce dernier eut un sursaut de surprise avant de se rendre compte qu'on lui remettait un des livre. En lui transmettant le bien, la Goule remarqua à quel point la différence de taille entre eux deux était ridicule... Sa main ne complétait même pas le dixième de celle du colosse.

Inventaire et santé:
 

Barre radioactive:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Ven 23 Déc - 14:15
Oh.
Ça change tout la. Je parcours la couverture des mains avant d'ouvrir une page au hasard et commencer à lire en passant les doigts dessus : je souris en constatant qu'on ne m'a pas arnaqué et qu'il s'agit bien d'un ouvrage en braille. De bonne qualité et très bien conservé en plus, je suis surpris, Erika garde le silence alors qu'elle note. Moi je suis aux anges en constatant que ça va me faire de la lecture pour un petit moment ça, même si j'ai une pièce de théâtre entre les mains ça sera toujours un bon divertissement, d'autant plus que c'est rare de voir ça de nos jours. De plus elle a fait l'effort de ne pas tomber dans le piège d'utiliser une expression qui rappel que oui, je suis incapable de voir, où tout du moins elle a failli tomber dedans.
J'entends des bruits de pas.

-Le cuir doit encore être tanné, quant au réacteur à fusion, rareté ne signifie pas forcément utilité. annonce Roxane.

Elle a raison : vendre un réacteur à fusion à un type qui vend des armes à énergie cinétique c'est comme essayer de vendre une vache à un jardinier, il va peut-être la prendre à bas prix mais ça ne lui sera pas forcément utile pour ses affaires. Qu'est-ce que je suis censé foutre d'un truc qui approvisionne les armures assistés dernier cris et des modèles bien particuliers de gatling laser? J'entends déjà Erika me hurler que ça lui serait utile pour sa mitrailleuse laser mais la n'est pas le sujet. Je ne m'en sortirais plus dans les affaires si j'acceptais tout le matériel hors sujet à ma profession. Parce qu'en suite c'est à moi de les refourguer.

-J'ai parfaitement conscience de la valeur de ce que vous m'apportez, mais je ne suis pas quincaillier : le cuir de Crococlaw n'a aucun avantage balistique en comparaison de matériaux plus modernes et où plus rentables, je ne pourrais pas m'en servir pour faire une armure et le réacteur à fusion sert pour les gatlings laser dernier cris et les armures assistées. Mais en général ceux qui veulent se fournir en énergie vont voir des marchands d'énergie, c'est pour ça que la Confrérie de l'Acier ne vient pas me voir pour m'acheter des cellules à énergie.

Parce que eux savent récupérer sans accrocs tout ce qui peut-l'être, connaissent les dernières pompes où il y a du pétrole, les dernières centrales en état de marche où recharger les cellules à énergie, piles à fission et réacteur à fusion.

-Je garde tout les livres en braille que vous êtes disposé à me vendre, je vous laisse le réacteur à fusion et peut-être le cuir de croco-claw en fonction du nombre d'ouvrages que vous avez, et on a un deal.
Comprenez-moi : armurier et manu-facteur d'arme sont des métiers à plein temps, je ne m'en sortirais pas si je devais racheter plein pot les objets qu'on me proposait en échange de mes services et de mes marchandises, surtout s'ils n'ont pas une utilité directe dans mon métier, parce qu'ensuite je dois les vendre et ça prend du temps. Vous devriez aller vendre le réacteur à un marchand d'énergie, vous vous feriez assez d'oseille pour prendre des vacances pendant quelques mois.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 125
Date d'inscription : 22/10/2016
Age : 71
Localisation : "Un peu par ici, un peu par là, un peu PARTOUT quoi!"
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Ven 23 Déc - 16:50
Le vendeur sourit alors qu'il observe le tome de Shakespeare de ses mains. Il l'ouvre et parcoure les pages et les lignes de ses doigts. Il finit par acquiescer de contentement, la grand mère avait fait mouche. C'était une bonne idée d'embarquer ces bouquins ! Elle l'aurait sut plus tôt, elle aurait prit tout ce qu'elle aurait put trouver en braille dans la bibliothèque... Mais maintenant elle ne se sentait pas motivée à y retourner. Le souvenir du polaroid trouvé par Dunlaith ainsi que les cadavres et les rugissements dans le bâtiment ne lui donnait pas trop envie d'y aller une nouvelle fois. Il lui faudrait vraiment une bonne raison. Ou un petit bataillon à ses côté, au choix. Pas question de se refaire bouffer par une bestiole haute de 4 mètres.
Elle perçut des bruits de pas très peu discrets derrière elle. De toute évidence, le chien de garde s'approchait pour ajouter quelque chose concernant la transaction.

- Le cuir doit encore être tanné, quant au réacteur à fusion, rareté ne signifie pas forcément utilité.

Les oreilles de Dawn se mirent subitement à siffler. Elle n'allait pas s'y mettre aussi, celle là ? Et puis d'abord quel était son nom ? Sa profession ? Vus la tenue elle était manifestement garde du corps ou mercenaire. Ou soldat. D'où venait elle rajouter son grain de sel dans une conversation qui ne la concernait pas ? Pour descendre les trouvailles que la gamine s'était faite chier à apporter jusque là, en plus ! La Goule se retourna vers la géante et, bien qu'elle fasse deux bons mètre de moins la toisa du regard. Elle posa ses mains sur ses hanches de manière très clichée et se pencha sur un côté alors qu'Igniculus se mit à rire à gorge déployée.

- Il lui prend quoi à celle là ? Retourne garder ta porte, toi.
- Excusez moi ? Pouvez vous me rappeler votre prénom, madame ? Je n'ai pas encore eu le plaisir de le connaître, il me semble. Vous êtes armurière sur ce bateau également ? Demanda la Luminescente non sans une pointe de cynisme dans la voix. Si cela vous dérange tant que cela, je peux m'occuper du tannage du cuir moi même sans aucun problème. Et, en ce qui concerne le réacteur, il reste une formidable source d’énergie. Et, je pense que vous le savez aussi bien que moi, l'énergie est toujours utile, surtout dans le monde dans lequel on vit. De pl-
- J'ai parfaitement conscience de la valeur de ce que vous m'apportez, la coupa l'armurier qui sentait que la discussion dégénérait, mais je ne suis pas quincaillier : le cuir de Crococlaw n'a aucun avantage balistique en comparaison de matériaux plus modernes et où plus rentables, je ne pourrais pas m'en servir pour faire une armure et le réacteur à fusion sert pour les gatlings laser dernier cris et les armures assistées. Mais en général ceux qui veulent se fournir en énergie vont voir des marchands d'énergie, c'est pour ça que la Confrérie de l'Acier ne vient pas me voir pour m'acheter des cellules à énergie.

La gamine ravala sa supplique alors que monsieur Mauser exposait son opinion. Lui, elle daignerait l'écouter jusqu'au bout. C'était avec lui qu'elle commerçait après tout. Elle dédaigna du regard la garde du corps et se retourna vers le vendeur afin de l'écouter plus attentivement. Il lui exposa par la suite que les livres par contre l'intéressaient bel et bien, et qu'il était prêt à les prendre contre le cuir et le réacteur. Sans que la récupératrice n'ai à débourser 75 capsules, comme il était convenu au départ. Elle retint sa surprise, c'était vraiment inattendu ça. Ces bouquins n'auraient eu aucune valeur auprès de n'importe qui d'autre. N'importe quel bouquin, d'ailleurs, pas seulement ceux en braille. Et là le type acceptait des pièces de théâtres ! Cela confirma ce que Dawn pensait de lui lorsqu'elle le vit dans l'embrasure de la porte : l'armurier, en plus d'être un fin artisan et fabricateur d'arme, était instruit et érudit. Et avide de lecture, aussi. Parce que, soyons honnête, accorder plus d'importance à des livres qu'à des matériaux de si bonne qualité...
Elle leva les yeux au ciel, par contre, lorsqu'il tenta de défendre sa position de marchand. Comme si ce type était sans le sous et s'en sortait pas ! Vus la collection qu'il affichait avec fierté dans la pièce ainsi que l'artillerie et les gardes qu'il avait, il devait bien être assis sur une petite montagne de capsule. L'excuse du pauvre marchand, c'était un peu du foutage de gueule. Mais Dawn ne releva pas. Elle était trop vieille pour ces conneries, de toute façon. Par contre, la dernière remarque du Super Mutant était intéressante. Vendre le réacteur à un marchand d’énergie. Le seul soucie, c'est que la fillette n'en connaissait aucun.

- Je savais qu'on pourrait s'entendre, mr Mauser. Vous avez tout l'air d'un homme courtois et intelligent, bien que vous vendiez la Mort à haut prix. Mais nous n'avons pas encore terminé notre transaction. J'ai quelque demande supplémentaire, assura la Goule. Je souhaiterais une arme de combat rapproché, suffisamment petite pour être dissimulée. Une dague, par exemple. Et en dernière demande, j'aimerais avoir une tenue. Du kevlar par exemple, précisa t-elle. Voyez vous, je n'ai que cette redingote de cuir pour toute armure... Certes ma petite taille me protège de la plupart des balles perdue et fait de moi une petite cible difficile à toucher, mais on est jamais trop prudent, n'est-ce pas ?

Inventaire et santé:
 

Barre radioactive:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Ven 23 Déc - 20:43
Nous avons un deal, c'est parfait, Erika recommence à noter alors que Roxane semble presque amusée par la surréaction de la cliente à en juger par son petit soupir de satisfaction, il est vrai que pour une simple remarque elle est montée sur ses grands chevaux. Pourquoi ai-je la sensation que négocier avec des femmes est parfois plus compliqué qu'avec des hommes? L'expérience où juste un sentiment de déjà-vu? Je me relève alors pour chercher une autre de ses requêtes, cette fois-ci dans la partie réservée aux armes de corps à corps, un couteau HPB, une lame KMK, une dague Fairbairn Sykes et une matraque télescopique HPB, voilà qui devrait lui convenir. Je reviens à table avant de disposer les quatre armes devant moi.
Je prends la dague de combat par la lame : elle est longue, effilée, symétrique et en acier inoxydable.

-Le problème de la dissimulation c'est qu'en général on perd énormément en fiabilité et en force de frappe, mais vu que vous avez une redingote il y a largement moyen de dissimuler une dague Fairbairn Sykes en dessous. C'est une lame qui a été inventée pour faire des blessures profondes et qui saignent beaucoup et c'est pas une veste en cuir qui va arrêter ça, à l'époque où ça a été conçu on voulait que ça puisse percer des manteaux en fourrure, vous savez les énormes trench épais pour résister à des hivers où les températures chutent en dessous des moins 40 degrés.

Je repose la dague avant de le couteau HPB par la garde, j'active le générateur quelques secondes, le temps que tout le monde entende le crépitement électrique.

-Le couteau HP.Brown, l'inventeur de la chaise électrique : la lame est reliée à un générateur à base de cellule à énergie, vous réglez la puissance au niveau du pommeau, avec ça vous n'irez pas dans un casino avec pour sûr mais même à dose minimale il y a assez de voltage pour sonner un super mutant et assommer un homme, à puissance maximal les muscles se bandent tellement forts à cause de l'électricité qu'ils peuvent exploser spontanément. Même sans courant la lame est conçu pour endommager bien fort les chairs. Même un Crococlaw se fait calmer si vous lui plantez dans la main.

Au tour du KMK.

-Le couteau des nageurs de combats d'une ancienne armée d'avant guerre. Imaginez une Fairbairn Sykes un peu moins pénétrantes, mais les dégâts sont horribles sur le corps humain : la lame traverse et à cause du creux qu'elle en elle, elle a la fâcheuse tendance à ramener en avant des morceaux de chair et d'artères. Si le type survit au coup qu'il reçoit c'est plus qu'un toubib qu'il va devoir voir pour se faire soigner. La lame est aussi plus versatile étant donné qu'elle peut facilement trancher des tissus et des cordages et à un crochet au niveau de la garde pour l'accrocher autrement qu'avec un fourreau. C'est aussi l'arme idéale si vous ne savez pas entretenir une lame : elle est en acier inoxydable et la garde en caoutchouc fait qu'il n'y aura pas besoin d'y porter un soin trop grand.

Je pose le couteau avant de prendre la matraque télescopique HPB que je dégaine d'un coup sec.

-Même principe que le couteau HPB, mais en beaucoup plus furtif. Personne n'irait reprocher à un lambda d'avoir une matraque sur lui, ne serait-ce que pour se défendre des gens mal intentionnés. Beaucoup moins efficace contre les bêtes, ça reste un excellent moyen de calmer tout ce qui est humanoïde et qui vous veut des problèmes. C'est le truc le plus discret qui peut-être fourni qui reste fiable et efficace en toute circonstance.
Après ça il y a toujours les classiques rasoirs à lames et cran d'arrêt, mais ça n'a jamais été conçu pour tenir un combat sur la durée, voir même de servir à autre chose que de planter quelqu'un où faire le malin devant ces dames.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 125
Date d'inscription : 22/10/2016
Age : 71
Localisation : "Un peu par ici, un peu par là, un peu PARTOUT quoi!"
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser] Sam 24 Déc - 1:45
Le géant gris se leva presque machinalement après avoir écouté les requête de la fillette. D'une main habile et experte, il se saisit de quatre armes dans différents présentoirs et rangement. Bien qu'il fusse aveugle, le Mutant avait l'air de n’éprouver aucune difficulté quand il s'agissait de trouver des armes dans son atelier. En même temps, il devait le connaître comme sa poche. Il revint vers la Goule et déposant les objets sur la table en face d'elle. Elles correspondaient plus ou moins à ce que Dawn désirait. Elle s'avança afin d'en saisir une et d'en juger le poids, mais se ravisa en voyant l'armurier imiter le même mouvement. Il se saisit de la dague et expliqua consciencieusement l'origine de sa création, son but, son nom ainsi que son utilité. La grand mère hocha la tête tout du long, même si elle savait pertinemment que l'homme ne la verrait pas faire.
Lorsqu'il eut terminé la présentation de son arme, l'orbe de radiation se précipita sur celle ci, conquit par l'explication vendeuse qu'avait donné Dreyse Mauser. Le p'tit gars était facilement influençable pour peu qu'on savait parler, il faut dire.
L'artisan fit de même avec toute les autres armes, les présentant une à une à Dawn avec une précision et un soucie du détail digne de sa réputation. Cela faisait plaisir à voir que quelqu'un dans cette Nouvelle Orléans bourrée de bouseux savait de quoi il parlait. La récupératrice savait exactement ce qu'elle souhaitait, pour le coup.
Il termina finalement son discours sur la matraque HPB, du nom de l'inventeur de la chaise électrique -rien que cela!-, en proposant également à la Luminescente une lame à cran d’arrêt. Cela pouvait effectivement être intéressant concernant la discrétion et la dissimulation, mais ce n'était pas pour autant très efficace, aussi balaya t-elle cette proposition d'un geste de la main.

« Bon, je pense que c'est assez évident. On va prendre votre lame HPB là, immédiatement. » explosa l'orbe luminescent.

La gamine se saisit de la première arme que mr Mauser avait citée, une dague de combat Fairbairn Sykes, et en estima le poids et la maniabilité. Sans aucun doute, son choix allait se porter sur celle ci. Elle prit tout de même la peine d'inspecter les trois autres. Elle se saisit du couteau de plongée et observa le fil de la lame, tranchant comme un rasoir, ainsi que le petit crochet. Ca pouvait être fort pratique, mais la grand mère pouvait bien se payer un fourreau supplémentaire. Elle estima ensuite le couteau électrique, mais après l'avoir prit en main se rendit très vite compte du peu de maniabilité ainsi que de la lourdeur de l'arme comparée aux deux autres. Ce n'était pas du tout ce qu'il lui fallait. Elle alluma tout de même le générateur pour en comprendre le fonctionnement, hocha la tête, puis le reposa sur la table. Enfin, la Goule attrapa la matraque, la déplia d'un coup sec et fit quelque moulinets avec l'arme. Elle fit la moue. Une matraque, ce n'était pas vraiment ce qu'elle recherchait. Elle reposa l'arme et prit enfin la parole.

- Je pense que je vais plutôt pencher sur la dague Fairbairn, mr Mauser. Elle me semble plus appropriée pour l'usage que je vais en faire et conviendrait à ma bourse, ajouta t-elle dans un sourire.
- Kôôôôaa mais qu'est-ce que tu dis ? Prend plutôt le couteau électrique, c'est une tuerie !

Elle regarda un moment son compagnon tout de vert vêtu. En effet, il soulevait tout de même un point assez intéressant. Le système « HPB » avait beaucoup à vendre sur le papier. Un couteau équipé de cette technologie ne lui servirait pas trop. Pour son épée, en revanche...

- J'aurais bien une requête supplémentaire à vous annoncer. Votre système électrique avec le couteau HPB est une très bonne idée et me semble très efficace, commença t-elle d'un voix posée. Par contre, cela ne me conviendrait pas de l'avoir sur un couteau où même une dague, car je recherche avec ces armes la discrétion, la rapidité et la fluidité d'un mouvement précis et mortel. Mais en ce qui concerne mon épée, cela pourrait complètement changer la donne. Serait il possible pour vous, lors du reforgeage de l'arme, d'y intégrer ce système ?

Elle posa sa question avec un soupçon de malice dans la voix. Une épée comme celle ci allait être diablement efficace, et ce même sur les plus ignobles et grosses des bêtes. Il était loin déjà, le hachoir à viande que lui avait offert son père... Enfin, les deux armes ne remplissaient pas les même buts, de toute façon. L'ancienne était un outil d'écrasement, de destruction et de broyage. C'était plus un gros morceau d'acier destinée à fendre des armures métalliques. La nouvelle serait plus ciblée, plus dirigiste. Elle ne viserait réellement qu'une seule personne.

Inventaire et santé:
 

Barre radioactive:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser]
Revenir en haut Aller en bas

Une vengeance à reforger. [Dreyse Mauser]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Armurerie.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fallout RPG : Tales of the Wastes :: Administration :: Archives :: Sujets terminés-