La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy)

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MessageSujet: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Mar 22 Nov - 0:04





La pluie s’était abattu sur la Cité de Louisiane et ses alentours.
L’orage tonnait alors que Fenrir quitta la ville au galop sous l’oeil sidéré des gardes.
C’est vrai que voir un gros chien-loup noir filer ventre à terre en portant sur le dos une enfant qui semblait mal en point n’était pas un spectacle habituel.
Judy sentait que son esprit n’arrivait pas à se connecter entièrement avec la réalité. Elle avait presque l’impression de flotter. Ou plutôt de se noyer… Accrochée de toutes ses maigres forces sur le dos de son ami elle luttait pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Elle était trempée par la pluie, frigorifiée et tremblait comme une feuille. Son cou la faisait atrocement souffrir. Et pourtant ses pensées n’étaient fixées que sur un seul point : Xiang et sa famille.
Une boule lui serrait la gorge et son agression précédente n’y était pour rien. Elle les avait tous abandonné… Elle n’avait pas eut la force de revenir en arrière… Elle aurait du les prévenir, elle aurait du leur parler, affronter leurs regards… Mais elle avait laissé Fenrir l’emporter loin. Oh, qu’est ce que Xiang penserait… Il lui avait offert un foyer et son amitié, lui avait donné tellement et elle elle n’avait pas réussi à convaincre Gunther de l’aider...
Elle se sentait si vide et misérable en cet instant que les larmes rejoignirent les gouttes de pluie qui ruisselaient sur son visage.

“ Xiang… Je suis… désolée... “ gémit t-elle tout bas.

Ses poings serraient désespérément le pelage de Fenrir, de peur de tomber. Elle ne savait même pas où son compagnon l’emmenait… Ils avaient quitté la ville… Pour où ? Est ce qu’il avait décidé de quitter totalement la Nouvelle-Orléans ?
Non… Elle ne voulait pas partir… Elle voulait aider Xiang… Continuer à chercher sa soeur… Elle avait encore tant à faire et découvrir en ville. Mais elle n’avait pas la force de retenir le chien. Il n’obéissait qu’à certains de ses ordres et cette fois la tentative de meurtre de sa protégée avait du le convaincre de fuir pour la mettre à l’abris.

La fillette était épuisée et se sentait céder à la fatigue. Puis soudain cette fatigue atteignit ses mains et elle lâcha le pelage de Fenrir, vaincue par l’épuisement.
Elle glissa de son dos et s’effondra sur le sol boueux. Le chien s’arrêta net et fit demi-tour pour venir lui lécher énergiquement le visage.

“ Plus… la force… Fenrir... “ souffla la petite flûtiste en ne parvenant même plus à bouger. “ Trop… sommeil… “

Le chien la renifla puis sans prévenir il tourna les pattes et Judy l’entendit s’éloigner. Elle se fit violence pour ouvrir les paupières. Une pointe de surprise traversa la brume de son esprit. Ils se trouvaient à une dizaine de mètres d’un bâtiment à l’extérieur de la ville qu’elle connaissait pour y être entrée cette après-midi même : la demeure du colosse aveugle et de sa compagne à la voix douce.
Qu’est ce qui avait poussé Fenrir à l’amener ici ? Elle n’en savait rien, elle n’arrivait plus à réfléchir… Mais la proposition de l’homme à la peau tachetée lui revint en mémoire. C’était comme si le chien l’avait comprise…
Ce dernier se mit d’ailleurs à faire des aller retour devant la porte du bâtiment en grattant en dessous. Puis devant le manque de réponse, il commença à pousser des aboiements et hurlements sonores qui résonnèrent à travers le rideau de pluie.
Le regard de Judy se flouta de nouveau et elle ferma les yeux. Transie de froid, elle se recroquevilla doucement en tremblant sur elle même.
Fermer les yeux… Juste quelques minutes… Quelques secondes...

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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Mar 22 Nov - 20:40
-Erika, alarm! ERIKA.
-Merde! s'alarme mon assistante en faisant claquer la culasse de son pistolet.

Un sig-sauer p226 avec une lampe tactique sous le canon si elle n'a pas changé de modèle depuis la dernière fois. Elle dort avec un flingue sous son oreiller à cause des risques du métier, je me contente d'un couteau : c'est à peu près la seule arme que je peux utiliser en étant sûr de toucher ma cible, les armes à distance très peu pour moi.
Nous restons silencieux alors qu'il y a un chien qui hurle à la mort en face : d'habitude les animaux errants ne grattent pas à notre porte, surtout au milieu de la nuit, généralement ils finissent plutôt gober par les supers mutants de Théodore, mais il semblerait que lui même connaisse le repos en matière de sécurité.

-Habillons-nous et allons découvrir l'origine de ce boucan.
-Allume la lumière alors, je vois rien, je ne trouve même pas mon jean.
-Moi non plus je ne vois rien, pourtant j'arrive à me fringuer.

Je saisis le treillis posé sur la chaise à côté de mon lit avant de l'enfiler prestement, j'écarte le rideau et passe dans l'armurerie en ayant foutu au préalable mon couteau dans ma poche arrière. J'embarque à tâtons ce que j'identifie comme une grenade explosive. Erika maugréé un peu, totalement tirée au saut du lit et finit par rappliquer dans une tenue "tout à fait acceptable" selon elle. Je suppose qu'elle s'est contentée d'enfiler ses godasses, un pantalon et a gardé le t-shirt avec laquelle elle gardait. Elle vérifie que son arme est chargée une seconde fois avant de désarmer la claymore de l'entrée et de s'engouffrer dans les escaliers menant au pont. Pour des raisons évidentes de sécurité la porte qui donne accès au pont est verrouillée la nuit, histoire d'éviter que l'on se retrouve avec un animal sauvage qui aurait pris les couloirs du Roosevelt pour un nid douillé où s'installer est une bonne idée. Je la suis au son, gardant une main contre le mur alors qu'elle progresse, nous montons les escaliers assez rapidement avant d'être confronté à la porte : Erika me murmure de me baisser et je m'exécute avant qu'elle ouvre la porte et fasse quelques pas à l'extérieur. Pas qui sont noyés par la pluie torrentielle et l'orage qui gronde.

-MAUSER! s'exclame mon assistante, horrifiée.

Je reste silencieux et la rejoins à l'extérieur, l'absence de coups de feux me fait penser que tout est dégagé. Je suppose avoir raison étant donné qu'elle ne me hurle aucune injonction à la figure, et ne fait aucun commentaire à propos de ma survie.

-La gamine! Elle est la, avec son chien... elle agrippe ma main et glisse son pistolet dedans alors que je l'entends s'éloigner pour s'arrêter plus loin.

J'entends aussi un chien qui aboie une fois.

-Elle est gelée, et son cou est couvert de sang. je déglutis.
-Emmène la à l'intérieur, avec le chien.

De toute façon si je présume bien, c'est son animal de compagnie, alors de toute façon il ne va pas s'en aller comme ça alors qu'on embarque sa propriétaire chez nous. Je siffle un coup pour appeler le loup apprivoisé, où alors rad-chien, où alors c'est juste vraiment un chien énorme pour un spécimen de l'ancien monde. Il se ramène et je referme la porte à clef alors que j'entends Erika descendre à toute vitesse avec la gamine. J'espère vraiment que rien de grave ne lui est arrivé même si c'est une pensée futile, si elle saigne au niveau du cou c'est déjà important. Je retourne à l'atelier à mon tour avant de claquer la porte sans pour autant la fermer à clef : je ne sais pas où est l'animal et je n'aie pas envie d'ouvrir à double tour la porte de sécurité pour un chien qui gratte, de toute façon ce n'est pas comme si nous avions déjà eu notre quota de visite nocturne avec elle.

-Va me chercher les bandages, et fait chauffer de l'eau.

Les bandages pour la blessure au cou, l'eau chaude pour... Pour quoi d'ailleurs? Je m'exécute et me diriger vers notre armoire à pharmacie commune avant de trouver à tâtons l'objet de sa première et de me diriger vers elle et le lui tendre, elle le prend. Je m'éclipse dans la pièce de vie avant de m'atteler à la seconde tâche.
J'espère qu'elle s'en sortira.

HRP ::
 
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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Jeu 1 Déc - 23:17





Tout était flou autour de Judy. Elle oscillait entre la réalité et l’inconscience. Elle n’arrivait presque plus à faire la différence entre les deux. Les aboiements de Fenrir étaient réels ? Et les chuchotements à ses oreilles ? Et ces minuscules créatures qui grouillaient partout sur sa peau ? Qu’en était il de ces silhouettes qui se rapprochaient d’elle ?
Lorsque Erika la trouva, Judy avait fermé les yeux et soufflait des choses incompréhensibles. Elle était plongée dans un état semi-comateux à cause de l’épuisement, du froid et du sang qu’elle avait perdu. Elle ne sentit même pas qu’on la soulevait pour la transporter à l’intérieur. Son esprit était perdu entre deux réalités, plongé dans un enchaînement d’images terrifiantes où les personnes qu’elle aimait disparaissaient, englouties par les ténèbres. Son père… Sa mère… Liam… Xiang… Tous partaient et elle se retrouvaient seule… Seule et terrifiée…
Elle ressentit vaguement lorsqu’on l’allongea sur une surface et tressauta. Les pensées toujours embrumées, elle marmonna de plus belle, délirant à cause du début de fièvre qui l’avait prise. Mais les seuls mots que ses sauveurs purent comprendre furent “Xiang”, “Liam” et “maman”. Tout son petit corps tremblait à cause du froid et du choc qu’elle avait subi avec la tentative de meurtre de Gunther et la mort violente de ce dernier. Une larme roula sur sa joue boueuse.

“ Pa..artez… pas… Pas… Seule... “ marmonna la petite flûtiste, suppliante.

Sa voix était toujours aussi cassée à cause de ses cordes vocales enflées. La corde qui avait serré fort sa gorge y avait laissé un hématome voyant.
Alors que Erika et Dreyse s’activait à la soigner, Judy se mit à respirer de plus en plus fort par la bouche alors que la sueur se mêlait à l’humidité de la pluie sur son front. La fièvre mêlée à un début d’hypothermie la firent tremblotter de plus belle.

Fenrir de son côté était restée derrière la dernière porte. Il faisait des aller-retour devant en humant l’air et grognant sur la moindre silhouette qui passait. Le regard agressif, il était prêt à sortir les crocs si quelqu’un menaçait la pièce où se trouvait la fillette. De façon surprenante, il avait apparemment décidé de faire confiance à Dreyse et sa compagne.

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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Lun 5 Déc - 13:08
-Dreyse! s'énerve Erika. Tes couvertures, ramène les, et ton trench coat aussi.

Ah, si on me demande mes frusques d'hivers et ce qui me permet de bien dormir la nuit c'est qu'elle est vraiment en train de déguster la pauvre. Je fous le feu à la pastille d'essence que j'avais sortie avec son support pour faire chauffer de l'eau et me dirige vers ma réserve de fringues avant de faire sommairement le tri entre ce qui est ma veste et ce qui ne l'est pas, ce qui se traduit par ma personne jetant quasiment toutes ses frusques sur le lit en cherchant désespérément à la texture du tissu le vêtement qu'on me demande. Une fois que je l'aie trouvé je me presse de rejoindre la chambre d'Erika, qui est en fait l'autre partie de la pièce qui est séparée par un rideau opaque, j'écarte la tenture avant de faire un pas et de me prendre quelque chose de sphérique dans les pattes. Je me casse la gueule sans avoir eu le temps de protester et lâche ma veste à côté du lit si mon évaluation des distances est toujours aussi bonne.

-J'aurais peut-être du ranger cette boule de pétanque ouais.

Pourquoi a-t-elle une boule de pétanque bordel de dieu? Je ne cherche pas à savoir et me relève en lui passant le trench avant de revenir une nouvelle fois, cette fois-ci avec mes couvertures, mon assistante me remercie à voix basse avant de recouvrir la gamine avec, enfin, je suppose, vu qu'elle oublie de me décrire le bordel je ne suis pas certains.

-Elle est brûlante, va me chercher de l'aspirine.

J'hoche la tête avant de refaire un aller retour cette fois-ci dans l'armoire à pharmacie : l'aspirine c'est le grand tube cylindrique, je fouille dans ma mémoire tout en cherchant à tâtons en espérant trouver une base de comparaison puis au bout de quelques essais je finis par déduire lequel est le bon dans le tas de flacons, sachets et tubes j'ai à portée de main. J'embarque aussi un verre d'eau avec : les cachets effervescents c'est dur à avaler cash sans les diluer, aussi pour avoir déjà essayé dans ma jeunesse je ne pense pas que réitérer l'expérience sur une gamine à l'agonie soit la meilleure des choses à faire. Je me fige.
Elle va tenir non?
Je tends le cocktail médicamenteux à Erika qui m'en débarrasse et le fait gober plus où moins de force à la gamine. Non pas qu'elle soit forcer dans le sens propre du terme, mais plutôt que son incapacité à confirmer vouloir avaler de l'eau enrichie en médocs me fait dire que ce n'est pas entièrement avec son grès qu'Erika lui fait ingérer ça.

-Pour l'eau...
-Fait du café, je sens que la nuit va être courte pour moi.

Ah, je pensais qu'elle allait préparer une bouillotte où quelque chose comme ça, quelque chose pour réchauffer les gens qui sont en train de mourir de froid en somme. Logique féminine implacable où alors je suis juste devenu con?

-Je sais parfaitement ce que je fais, maintenant va me faire du café. Mais au moins si elle a la peau glacée ça veut dire que tout le sang gelé est en périphérie des parties importantes, si on le refait circuler c'est toi qui m'expliques comment on empêche ses organes de geler.

Elle a appris ça où bordel de merde?

-Eh oui, on finit par apprendre des trucs à force de se débrouiller seul. On a pas tous la chance d'avoir un prétexte pour être dépendant des autres.
-Tu me donnes quand tu veux tes yeux hein surtout.

Je retourne consulter la température de l'eau, nuit va être longue je le pressens.
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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Mar 13 Déc - 0:38





Si elle continuait de respirer fort à cause de la fièvre, les soins apportés par ses sauveurs calmèrent lentement les tremblements de Judy. Grâces aux couches ajoutées par dessus ses vêtements, sa température commença à remonter doucement et son rythme cardiaque revint peu à peu à la normale.
Au bout de plusieurs longues minutes, la petite flûtiste cessa d’agiter sa tête dans tous les sens et ses gémissements se turent. Sa tête retomba doucement sur le côté et son esprit épuisé vogua vers le sommeil. Avant qu’elle ne sombre, une unique et dernière larme roula sur sa joue et elle murmura quelques mots :

“ Dois… aider... au se...cours... ”

Puis elle tomba dans un profond sommeil agité…

Comme l’avait prévu Erika, la nuit se montra longue.
Judy s’agitait et tressautait régulièrement dans son sommeil, prouvant au moins qu’elle s’accrochait à la vie. Petite étincelle de joie luttant contre un océan de sang et de mort.
La fillette était harcelée par des cauchemars plus atroces les uns que les autres. Certains montraient un homme au sourire fou trancher en deux ses parents, devenus tout petits dans ses mains. D’autres montraient Xiang sur un échaffaud, la corde au cou. Judy courait vers lui et hurlait qu’on le libère. Le visage du garçon s’effaçait alors pour devenir celui de Liam,. Juste avant que la potence soit enclenchée et qu’elle se retrouve pendue au bout de la corde.
Tous ces cauchemars finissaient de la même manière : elle se retrouvait seule et se mettait à supplier en pleurant qu’on lui rende ces personnes qui étaient si chères à son coeur.
De tant à autre, délirant dans son sommeil à cause de la fièvre, Judy se remettait à marmonner alors qu’une nouvelle crise de larmes la saisissait :

“ Pitié… Pas… rester seule… Pitié... ” suppliait t-elle d’une voix désespérée.

Il fallut attendre de longues heures pour que sa fièvre ne commence à baisser, lui accordant la douce délivrance d’un sommeil plus calme.
Et ce n’est qu’aux premières lueurs de l’aube que la fillette émergea de son inconscience. Elle s’agita doucement et ouvrit des yeux mal réveillés et gonflés par la mauvaise nuit. Sa tête lui faisait atrocement mal et elle referma ses yeux quelques secondes pour se concentrer. Puis elle les rouvrit et se redressa doucement en position assise en se tenant le front. Sa vue était floue et elle regarda d’abord d’un air hagard les alentours. Où était elle ? Elle ne se rappelait plus de rien…
Sa vue revint doucement et elle pu constater qu’elle était dans une pièce qu’elle ne connaissait pas. Comment était elle arrivée là ?
Soudain, la mémoire lui revint comme un choc électrique. Son retour à l’abri, l’annonce de l’arrestation de Xiang, sa discussion énergique avec Gunther, la tentative de meurtre de l’homme, la douleur dans son coup, le sauvetage de Fenrir, son échec à sauver son agresseur, puis la fuite sur le dos de son compagnon…
La fillette se recroquevilla sur elle même, ramenant ses jambes contre sa poitrine. Elle se sentait abattue… Trahie… Empli de culpabilité…
Mais quelque chose l’empêcha de s'apitoyer sur elle même. Un nom, celui de quelqu’un qu’elle ne voulait pas perdre :

“ Xiang ! ” s’écria t’elle alors en relevant la tête.


HRP : Désoléééééée pour l'attente ! >.<
Je t'ai laissé décider si Dreyse et/ou Erika étaient encore là quand Judy se réveillait. =)


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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Mar 13 Déc - 22:59
-Merci pour le café.
-Tu en auras besoin j'ai la sensation.
-Tu devrais retourner dormir d'ailleurs, demain ce sera à ton tour j'ai bien peur.

J'hoche la tête : je ne suis pas vraiment en état de résister et de toute façon Erika semble avoir bien plus le contrôle sur la situation que je ne l'ai la en ce moment même, aussi je vais me coucher après avoir enfilé des vêtements chauds, mes couvertures étant réservés à quelqu'un qui en a plus besoin que moi. Dormir sans couverture, c'est rare que ça m'arrive, les vieilles peur d'enfance et manies prennent petit à petit le dessus sur moi avant que j'enfouisse mon visage dans mon oreiller, j'ai une patiente en plein délirium à côté. Si a une époque je n'avais pas conscience de ce que pouvait provoquer mes armes, autres chose que des traumatismes physiologiques j'entends, maintenant j'ai un autre aperçu, même si ce n'est pas un fusil d'assaut qui l'a mise dans cet état je pige. Je pige d'une nouvelle façon ce que ça peut faire autant sur le moral d'avoir un enfant fiévreux et en sale à côté, avec cette sensation que la situation aurait pu être la même à cause de l'une de ses créations.
Puis je me rappel de tout le bien qu'une balle entre les deux yeux peut créer en me remémorant la tentative d'assassinat d'Hitler, les exécutions d'espions et de criminels de guerre, ma conscience finit par lâcher prise sur ma psyché.
Ensuite un nouveau délire de ma patiente vient me remettre la gueule dans la merde que j'enfouis toujours plus profondément à chaque cartouche qui sert à commettre un acte amoral, est-ce que j'ai fais plus de bien que de mal avec mes flingues dans ce bas monde?
Est-ce qu'un petit bout de tungstène lancé à deux voir trois fois la vitesse du son peut faire autant de bien qu'un toubib? Oui sans hésitation, mais est-ce que c'est toujours le cas? Non.
Je me sors du lit et me dirige vers l'atelier avant d'embarquer le projet d'Erika avec moi : sa mg42 laser. C'est stupide mais je crois que je préfère encore m'aérer l'esprit en démontant un fusil mitrailleur qui a dû appartenir à un de mes ancêtres plutôt que de rester seul avec ma conscience dans mon esprit. Je fais reculer la culasse avant de virer le canon et de le poser dans un coin de la table, coin supérieur gauche. Je joue un peu avec le levier de réarmement avant de le faire glisser hors de l'arme après quelques manipulations puis sort les ressorts avant de virer le bipied comme s'il s'agissait de rien.
Soigner une gamine je suis infoutu de faire.
Démonter et remonter quelque chose qui peut abréger mille deux cents vies par minute tant qu'on a de quoi la nourrir ça par contre aucun problèmes.
Je ne sais pas si je dois être fier de moi où au contraire dégoûter de cet état de fait. Je remonte l'arme avant de la reposer là où elle doit trôner puis réitère la même routine avec à peu près tous les cracheurs de plombs que j'ai sous la main, la plupart sont dans un état impeccable, je m'assure que ceux qui ne le sont pas le deviennent.

-Tu ne dors pas Dreyse?
-Non, je me noie l'esprit.
-Dans les armes? Tu comptes rester debout?
-Oui, je sais pas combien de temps. Sans doutes jusqu'à ce que je sois infoutu de démonter et de remonter une arme à feu. Va dormir tu l'as bien mérité. Je te réveillerais si quelque chose cloche et que je ne peux pas m'en occuper.

Elle me dit bonne nuit et baille avant d'aller squatter le canapé. Je la mets en sourdine sur les armes car les entretenir est relativement bruyant dans le silence absolu avant de me poser et de lire un truc en braille que j'identifie comme étant une vieille pièce de théâtre sur un imposteur dans une famille pieuse.
Le temps s'écoule plus où moins vite et je finis par arriver à la moitié du bouquin avant d'entendre une voix moins familière que d'habitude.

-Xiang !

Je me lève, m'étire et fait craquer une où deux articulations avant de me diriger vers la chambre d'Erika qui pionce toujours sur le canapé si je me fie à l'absence de bruit que j'ai entendu durant la nuit : soit elle a développé un sixième sens en matière discrétion soit elle roupille comme jamais. J'écarte le rideau.

-Réveillé je présume. la voix est basse, si je la réveille j'aurais l'air con. Si je réveille Erika j'aurais l'air d'un gros con. Ca va? Besoin de quelque chose? Je t'ai entendu appeler.
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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Jeu 15 Déc - 23:17





SJudy luttait pour ne pas céder à la panique. Xiang s’était fait arrêter ! Et Hugo avait même dit qu’il allait sans doute être condamné à mort !
Elle ne savait même pas où elle était ni pourquoi, mais elle était sûre d’une chose : il fallait le sauver !
Quelques secondes après qu’elle ait crié, un rideau s’écarta sur sa droite et quelqu’un apparut dans l'entrebâillement.

“ Réveillé je présume. Ça va? Besoin de quelque chose? Je t'ai entendu appeler. ”

Judy écarquilla les yeux de surprise en découvrant la personne qui avait parlé. Le monsieur aveugle de la veille !... Ou de quelques jours avant… Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi. En tout cas c’était bien lui, le colosse à la peau blanche tachetée qui l’avait invité chez lui. Après quelques secondes de silence indécis, Judy finis par répondre :

“ Ça… ça va… J’ai juste… J’ai... ”

Puis elle embraya directement, ne pouvant plus retenir ces questions :

“ Où… où je suis ? Qu’est ce qui s’est passé ?... ” demanda t-elle d’une petite voix.

Elle mourrait d’envie de demander de l’aide à son hôte, mais elle ne voulait pas se montrer irrespectueuse. Surtout que si elle était là, c’était sans doute parce qu’il l’y avait amenée.
Beaucoup de questions lui brûlaient encore les lèvres : où était Fenrir ? Comment elle était arrivé là ? Pourquoi elle se sentait aussi pâteuse ?... Mais encore une fois elle ne voulut pas se montrer impolie et attendit que l’homme réponde d’abord.


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MessageSujet: Re: Un Foyer dans les Ténèbres ? (avec Dreyse & Judy) Ven 16 Déc - 19:58
“ Ça… ça va… J’ai juste… J’ai... Où… où je suis ? Qu’est ce qui s’est passé ?... ”

Elle est réveillée, au moins c'est toujours ça de pris je ne l'aie pas sortie du sommeil, enfin, si par sommeil on peut l'état de demi-conscience qui agite les personnes fiévreuses. Je me racle la gorge avant de répondre à sa question qui est en somme toute naturelle vu sa situation nouvelle.

-Tu es sur le Roosevelt. J'aurais bien dis le Théodore Roosevelt mais vu son état assez piteux, c'est plutôt le Franklin Roosevelt. Mon bateau, celui que tu avais visité pour jouer de la flûte, tu te souviens? Paquebot semble être un terme un peu trop évolué pour les terres désolées, surtout pour une gamine qui ne doit pas dépasser la décennie. Nous t'avons retrouvé gelée et à moitié inconsciente sur les quais, alors nous t'avons ramené ici le temps que tu te rétablisses.

J'entends des bruits de pas derrière moi, des bruits étouffés que j'identifie comme étant ceux d'Erika étant donné qu'il s'agit de la seule personne dont la position lui permet d'arriver par derrière ma personne sans user de pouvoir magiques. Je l'entends étouffer un grognement d'agacement en découvrant probablement que la gamine et moi sommes réveiller. Je déteste devoir l'admettre mais une paire d'yeux m'aiderait volontiers à savoir quel attitude adopter à cet instant précis, aussi je reste stoïque en me retournant vers mon apprentie.

-Vous êtes réveillés vous deux. Bon, je vais faire du café, toi reste au lit encore un peu, je vais te préparer de l'aspirine histoire que tu refasses pas une poussée de fièvre dans une heure.

J'hausse les épaules avant de me retourner vers la petite, apparemment Erika est toujours celle qui commande pour le moment.

-D'autres questions?

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