La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber]

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MessageSujet: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Dim 13 Nov - 12:56
HRP : je mjite plus que je ne joue Dreyse, parce que c'est un RP de jean-armurier, si vous avez une réclamation vous savez à qui vous adressez mdr. pig

Le 07/11/2016

Forteresse Hesco, terrain militaire, accès restreint.


Telles étaient les mots inscrits sur le panneau devant Julius Haber qui s'était remis en grande partie de ses blessures, et de son guide, Sarin, qui regardait l'air sceptique le sous titre "Cheeki Breeki Iv Damke" qui lui semblait étrangement familier. L'humain vérifia que son fusil léger Sten était bien chargé avant de regarder autour d'eux : rien à l'horizon, la route qui menait à la base militaire serpentait dans la forêt et ne permettait pas de voir jusqu'où il fallait s'enfoncer dans la forêt pour trouver l'infrastructure militaire. Le spécialiste en orientation se racla la gorge.

-La c'est simple : on est en bordure de la forêt et faut suivre la route pour atteindre la base. C'est une installation avec des hescos bastions, des casernes en préfabriqués et pleins de barbelés et de filets de camouflages, tu peux pas confondre. Ça cache l'entrée d'un abri, où plutôt de ce qui aurait du être un abri : y avait des bunkers qui étaient en reconversion en abri antiatomique. Bon allez, j'ouvre la marche : essaie pas de couper à travers champ, si la route serpente c'est parce qu'y a des tas de saloperies dans cette forêt, les mines elles sont aussi bien pour t'empêcher de prendre un autre chemin que de défendre celui-ci. Parce que oui y a des mines antipersonnel qui ont été installé depuis le temps. Peut-être Mauser qui sait.

Sarin n'attendit pas la réponse de Haber pour se mettre en marche, contrairement à Haber qui était dans son armure assistée flambant neuve, son guide avait préféré une tenue brune pratique et résistante, une parodie d'uniforme rafistolée de partout qui continuait de faire son office. Devant eux un chemin en gravier et en sable, autour d'eux des arbres encore en relativement bon état malgré les radiations et le feu atomique, et un tapis de feuille rappelant que l'automne et l'hiver existaient encore et toujours malgré l'apocalypse. Se décidant de meubler un peu la marche, Sarin commença à parler de nouveau.

-Au fait cette base c'est un point de passage peu fréquenté, mais quand y a des mecs qui sont dedans ils sont en général bien chauds, alors fait gaffe, moi je compte pas risquer mon cul pour un mec qui est venu faire de la récup d'accord?
-Ok mon pote, prend tes chaussons et ton doudou, on entre. Par contre si tu fuis, tu fuis tout seul, quitte à te faire bouffer sur le chemin.
-Et pis aussi cette base même si elle est vide fait gaffe à pas te perdre : c'était pas des ricains qui étaient en poste la, mais des mercenaires en transit d'autres pays, donc y a des tas trucs qu'on va pas arriver à lire.

La marche continua un petit moment, puis vint un checkpoint en sac de sable avec un mirador construit dans la même matière qui s’élevait faiblement sur trois mètres, plus qu'un poste d'observation en hauteur. Il s'agissait essentiellement d'un poste de tir fortement surélevé pour abattre les types qui auraient la bonne idée de s'allonger en pensant profiter de leur faible profil visuel pour avoir l'avantage sur les types du poste de garde. Une herse qui étaient en fait une planche hérissées de clou posée à même le sol pour empêcher un véhicule à roue de passer sans se crever les pneus attendait entre le mirador et les sacs de sables. Un type en armure assistée de l'enclave sortit du mirador renforcé, mais Julius ne reconnut pas d'insigne aux épaulières, ni même une quelconque appartenance à une unité. A la place il y avait une cocarde anglaise et son casque portait la traces de nombreux combats. Toutefois il n'avait pas l'air hostile et la mitrailleuse M249SAW qu'il tenait d'une main sur son épaule avait encore le cache canon en tissu dessus. Est-ce qu'il était au moins au courant que Haber était un déserteur recherché de l'Enclave?

-Agent Flower : quatrième peloton de récupération de l'Enclave, code d’identification 787541, identifiez-vous soldat.

Sarin fit un pas sur le côté en constatant que la phrase était principalement adressé à Haber.

-Ex-scientifique Julius Haber, 1er peloton d'évadés des rangs, merci de votre honnêteté Agent, mais je ne me souviens plus de mon code d'identification.
-Ah, un autre déserteur, je croyais être le seul qui avait été gonflé par les gros rouges de la Nouvelle-Orléans.
-Gros rouges?
-L'enclave d'ici, pire que des communistes ces mecs.

Flower siffla, un autre individu en armure assisté passa sa tête au dessus des sacs de sables avant de s'exposer complètement, révélant une vieille armure T45 recouverte de filets de pêches sur lesquelles des feuillages et des herbes avaient été disposés. S'il contrastait avec le beige des sacs de sables, dans la forêt il devait être beaucoup plus dur à repérer. Haber n'étant pas un expert en armes ne réussit pas à deviner le modèle de son fusil, mais rien qu'à la taille du chargeur, la longueur du canon et le levier lourd de transport, c'était évident que son arme était faite pour chasser le char plus que le fantassin. Toutefois contrairement à Flower qui était exceptionnellement calme au vu de la situation qui pouvait aboutir à une confrontation, celui avec la T45 restait beaucoup plus tendu, arme à l'épaule canon pointé vers le sol. Rien qu'à sa posture le renégat de l'Enclave pouvait voir que celui qui avait le modèle le plus obsolète était aussi le plus à même de le trouer si le destin se décidait à ensanglanter leur journée. Tant par ses réflexes militaires que par son armement.

-Calme toi Isabelle.
-Il est peut-être hostile, qui sait? Il devrait rebrousser chemin je pense.

La voix était assez fluette, contrastant avec la carrure de l'armure. Une humaine elle aussi. Flower haussa les épaules en entendant l'avis de sa collègue.

-T'as l'air dégourdi, sinon ils ne donneraient pas un modèle non standardisé à un mec tout seul, où alors tu l'as embarqué dans ta fuite et ça revient au même : t'as eu de la jugeote. Dans tout les cas ça m'arrange, tu t'y connais en science? J'ai des potes qui ont besoin de quelqu'un de caler en informatique et en math. Tu poses pas de questions, on t'en pose pas, tu repars avec le matos dont on aura pas besoin, et là où ils bossent ils vont pas emporter beaucoup de trucs, alors c'est plutôt rentable comme travail pour le mec qui réussira le truc.
Interessé?
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Dim 13 Nov - 15:35
"T'as l'air dégourdi, sinon ils ne donneraient pas un modèle non standardisé à un mec tout seul, où alors tu l'as embarqué dans ta fuite et ça revient au même : t'as eu de la jugeote. Dans tout les cas ça m'arrange, tu t'y connais en science? J'ai des potes qui ont besoin de quelqu'un de caler en informatique et en math. Tu poses pas de questions, on t'en pose pas, tu repars avec le matos dont on aura pas besoin, et là où ils bossent ils vont pas emporter beaucoup de trucs, alors c'est plutôt rentable comme travail pour le mec qui réussira le truc.
Interessé?"


"Ce truc? Je l'ai volé lors de ma fuite, un vieux proto jugé trop peu efficace pour le récupérer après sa chute en mission d'exter. Alors je l'ai retapé et je suis parti dedans… Pour votre taff, j'ai développé les armures dans lesquelles nous sommes et je pense qu'un scientifique Enclavé doit avoir une formation suffisante aux ancienne technologies. Alors tentons, et allons-y."

"Sarin, si tu veux nous laisser pour éviter les emmerde, tu peux, j'ten tiendrait pas rigueur. Et si tu te met les Messieurs Dames à dos, tu risque de pas faire long feu. Si tu veux suivre tu peux, si tu veux partir tu peux aussi."

Je continuait de marcher derrière Flower tandis qu'Isa était restée au camp. J'en profitais pour analyser mes deux nouveaux congénères. En effet, un marché si alléchant et proposé si rapidement pouvait très vite se révéler être un guet-apens. Flower possédait une armure presque neuve encore, seul le casque était abîmé, style qu'il s'était battu au corps à corps, tous les mecs qui se battent aux poings visent la tête. Le mec avait donc une formation au combat rapproché et une armure MKII en bon état, c'était donc un soldat avec une formation récente… donc au courant de mon avis de recherche. Son arme chambrée au 5,56mm ne percerait pas mon armure neuve tout de suite, si jamais il venait à m'attaquer il fallait que je recule et que je fasse feu rapidement en visant les articulations et la tête. Ca, c'était pour s'il attaquait solo…

Sa camarade, elle, était équipé d'un mastard qui pouvait percer mon armure et ressortir derrière tout en m'éclatant le thorax. Son armure elle était un modèle d'avant guerre, très usé et prêt à tomber. Mais vu que c'était une T-45, sa mobilité serait réduite et son blindage presque égal au mien. Si jamais elle essayait de me tirer dessus et que par miracle j'esquivait la balle, il fallair que je me cache et que je me rapproche d'elle en priorité en faisant des mouvements circulaires larges pour ralentir sa visée. Les tactiques de l'Enclave m'avaient préparées à ce genre de choses, mais ça fait toujours peu quand on quitte l'entraînement. En tout cas le combat allait être plus rude que ceux contre les Wastelanders habituels. Une fois mes analyses finies et ma tactique préparée je daignais engager la conversation avec Flower, un autre déserteur. C'était trop beau pour être vrai, j'allais pouvoir prendre des nouvelles de mon ancienne patrie.


"Dites-moi Flower... Vous venez de l'Enclave de la région, réputée pour être des bisounours... qu'est-ce que vous à poussé à déserter?"

"Ils se prétendent humaniste mais dans le fond ne servent à rien, vous savez ils restent planqués dans leur jolie forteresse à monter des plans alors que des tas de gens ont besoin d'aide à l'extérieur. J'en avais marre d'être inutile."

"Vous avez donc coupé tout contact? Comment vous êtes vous enfuit?"

"Oui j'ai coupé tout contact avec eux. Je me suis enfuis en donnant des fausses coordonnées à la patrouille de combat."

"Et c'est tout? Ils n'ont pas cherché à vous récupérer? Leurs patrouilles de combats sortent à 4 gugusses et bien équipés, ça à dus les rendre furieux... Et ou est le reste de la patrouille?

"Pour rentrer dans les détails il devait y avoir une opération de prise en tenaille sur un lieu abandonné, vous savez pour en faire un avant post plus tard, mon équipe et moi on a déserté ensemble après avoir trafiqué le GPS de l'autre équipe et détruit nos balises mobiles. Ils ont cherché à nous retrouver mais nous nous sommes séparés, la plupart ont quitté la Louisianne pour aider les gens là où ils ne seraient pas traqués. J'ai choisi de rester ici, dans la région de mes ancêtres. Oui l'Enclave était folle furieuse de notre désertion et le dernier appel que j'ai eu avec une quelconque hiérarchie de l'Enclave fût juste une suite de condamnations à morts."

J'attendis 2 ou 3 minutes de blancs pour me jeter à l'eau

"Je sais totalement ce que ça fait… J'ai fait le même choix que vous, mais les conditions s'y prêtaient moins étant donné que je viens de Raven Rock. C'était encore moins facile là bas, on est surveillés H24 et suivis au GPS même dans l'enceinte des bâtiments du camp. On est éxécutés systématiquements en cas d'échec, même si c'est du nettoyage de l'atelier au rad-cafard. C'est pas joli, mais on est dans le même bateau, et on pourrais presque même se serrer les coudes tout les deux, si je vous connaissait un peu plus."

"J'ai fuit quand je suis tombé sur le vieux registre d'opérations de "purification" de ces attardés, tuer de la population car on les soupçonnes contaminés… Mais filer du Rad-Away semble être trop compliqué, alors on bute tout le monde. Je suis parti après avoir absorbé suffisamment de rads pour obtenir 2 semaines de repos, j'ai retapé cette carcasse que j'ai récup sur les débris de la mission en fraudant, puis j'ai volé du matos et tuer un garde… Et me voilà."


J'ai bien fait attention de ne pas mentionner mon avis de recherche, il se pourrait qu'il choississe de me livrer, car ca le grâcierait et ils me choperaient, gagnant-gagnant pour les deux. Ce genre de dialogues étaient dangereux, mais si je pouvais avoir sa confiance et qu'on avait traversé les mêmes étapes, ça pourrait faire un allié de poids.

"Et Mademoiselle? Elle est déserteuse elle aussi? Sa T-45 est un bel objet, mais pas utilisé par l'Enclave… alors que son fusil est typiquement le matos qu'ils utilisent pour nous chasser."

J'aime bien savoir avec qui je m'entoure, alors je tente.

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Dim 13 Nov - 17:41
Flowers continua son chemin en écoutant Haber avant de jeter un regard vers lui après qu'il ait mentionné le passé d'Isabelle, le déserteur de l'enclave songea un instant à sa réponse avant de se retourner une nouvelle fois vers le possesseur de l'armure assistée. Sarin lui s'était en allé étant donné qu'il avait été payé pour amener Haber jusqu'ici et rien de plus.

-Isabelle n'était déjà pas chaude à la base pour que vous veniez, et elle serait encore moins enchanté si je vous racontais pourquoi elle est ici, ce genre de chose ne regarde qu'elle mais sachez juste que Isabelle tient cette armure de son père et que la confrérie de l'Acier n'a pas réussi à lui prendre. A propos de son Jagtiger de poche, oui c'est du matos pour abattre les armures assistées, la confrérie de l'acier ne cracherait pas sur son armure et la mienne, quant à l'Enclave. Flowers marqua une pause, son ton jusque la neutre devint plus lourd. A propos de l'Enclave, de cette Enclave de la Nouvelle Orléans Haber, ils sont faibles, bâtis sur du vent et de belles idées, mais ce sont des hypocrites. J'en aie fait les frais personnellement, et je ne parle pas que de ma désertion. Il pointa du doigt le camp qui se dessinait à mesure qu'il finissait de prendre un tournant. La base est là.

Flowers siffla le garde à l'entrée qui contrairement au duo blindé était habillé de façon beaucoup plus légère : un jean, un kawai et une cagoule tout les deux vert kakis. Un fusil Kalashnikov-47 à côté de lui, assis au sommet d'un des nombreux hescobastions entourant la base, il lisait un magazine d'avant guerre sans vraiment faire attention à Flowers ni au nouvel arrivant. Flowers le siffla de nouveau avant d'avoir une réaction : le type de faction lui fit un joli doigt d'honneur sans détourner le regard de sa lecture tout en balançant des phrases en Russe dont le contenu était assez explicite compte tenu de la façon de les sortir.

-Nous aussi on t'aime Dimitri, même si t'es infoutu d'ouvrir une porte.

Le duo passa rapidement les hescos bastions qui servaient de muraille : d'immenses sacs de toiles remplies à ras bord de terre et avec une armature métallique. Des bâtiments en relativement bon état qui avaient du jadis servir de casernements et autres utilitaires étaient disposés de façon symétrique de sorte à former des allées bien organisées. Tout avait été vidé au fil du temps mais quelques uns étaient utilisés aujourd'hui comme logement temporaire comme l'attestait le tas de cendre devant une porte et la casserole suspendue au dessus.
Mais ce qui attirait l'attention et la foule c'était l'immense arc de béton qui se dessinait dans la colline servant de barrière naturelle d'un côté de la base : l'énorme porte en fer ouverte dedans incitait à la curiosité et c'est justement la que la paire allait. Le tunnel à l'intérieur était assez grand pour permettre à un camion de se garer dedans et surtout était verouillé par une gigantesque porte digne d'un coffre fort de banque. Une demi douzaine de personnes étaient affairés autour et personne ne prêta vraiment attention à Flowers jusqu'au moment où il s'annonça avec Haber. Bien qu'elle ne soit pas hermétiquement fermée car des rails commençaient leur chemin devant avant de continuer de l'autre côté, les cablages électriques informèrent Julius du fait qu'un train électrique devait assurer la jonction. C'était un procédé commun à l'époque : les engins à essence venaient, passaient leurs marchandises à un train électrique qui ensuite assurait la distribution dans tout le complexe souterrain. L'avantage de l'électrique comparé à l'essence c'était de ne pas intoxiquer tout le bunker au monoxyde de carbone et de ne pas faire une explosion ravageuse si le réservoir explosait.
Toutefois, y avait trois façons de quitter cet immense vestibule, la troisième étant l'ouverture donnant sur un énorme espace vide qu'on devinait facilement être jadis un entrepot à munition.

-Lui c'est qui en fait? demanda sobrement une femme.

Veste, treillis, fusil de chasse à canon basculant, on aurait pu la prendre pour une novice s'il n'y avait tout un attirail d'outis attachés à veste.

-Julius Haber, un mec qui s'y connait en sciences, donc un mec qui devrait pouvoir être en mesure d'ouvrir cette foutue porte.
-Ah, alors il va falloir qu'on m'explique comment il pourra ouvrir une porte comme ça par la magie de la science : elle fait trente cm d'épaisseurs, tout en béton armé et acier trempé et après un petit calcul je peux affirmer que la quantité d'explosif nécéssaire à son ouverture fera juste pété le tunnel avec. Pour l'électronique personne n'a vraiment touché au pannel de contrôle depuis ce matin, principalement parce que les seules instructions elles sont en hébreux, mais normalement il est fonctionnel si monsieur la conserve a envie de tester.
-Il n'y avait pas un terminal avant, ce matin quand j'étais partis prendre mon quart au checkpoint il y en avait un non?
-On l'a cassé pour récupérer des cablages et essayer de reconfigurer le réseau électrique à la soudure, mais ça n'a pas très bien marché. Pas du tout même.
-Les infrastructures, elles sont encore en état de marche?
-Plus grand chose, les systèmes basiques comme la porte, et la ventilation si on arrive à la remettre en état de marche. Elles sont pas mal grosses d'ailleurs les bouches d'aérations.

En même temps il fallait bien ça, pour fournir de l'air à des milliers de personnes dans un milieux clos.

-Bon Haber, montre nous tes talents, faut qu'on l'ouvre.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Lun 14 Nov - 17:06
"Bon Haber, montre nous tes talents, faut qu'on l'ouvre."

Je range mon fusil dans mon dos et enlève mon casque. Je le tient sous mon bras comme les pilotes de vertiptères de l'Enclave me l'avaient monté. Je fait un tour de l'assemblée en fixant chaque personne dans les yeux.

"J'ai pas parlé de talent, j'ai parlé de capacités. Allez les gars, suivez moi."

Je commence à marcher en direction de la porte, je ralentis la cadence pour ceux qui n'ont pas d'armures assistées. Je tient toujours mon casque sous mon bras gauche et je point de ma main droite les éléments dont je parle pendant ma marche.

"Alors, on à plusieurs choix qui s'offrent à nous, soit on passe par la cloche de tir, mais nous en AA on va galérer et notre bagage de matos initial va être réduit. On peut passer par les aérations, mais l'entrée aura une taille limitée et pour extraire des trucs ou en amener, c'est comme la cloche, on va en chier. Sauf qu'en plus si c'est à hauteur d'homme et que vous voulez faire un transit d'homme rapide, faudra installer un système de poulies... Ou ouvrir la porte de l'intérieur. C'est pour ça que je vais vous aider pour la 3ème solution, on va aller voir le panneau électrique."

Je remis mon casque devant le panneau électrique. Ca ressemblait à une grande boîte grise de 1Mx60cmX20cm avec des boutons bleus et rouges posés dessus. Ils étaient étrangement en bon état.

"Pas beaucoup utilisés avant-guerre... surement pour cacher un truc que faire un stock.

Les gars, quels diamètres les câbles de la console? Nan parceque c'est bien de savoir avant de faire de la merde"

"Beaucoup trop de diamètres pour qu'on s'y retrouve, on se repère par les couleurs."

"Ok... J'pensais pas avoir cette... réponse. Mais on va faire avec."

J'arrache la devanture de la console. Un amas de câbles s'entasse péniblement dans la pauvre boîte, certains reliés à rien, certains splittés en deux pour toucher 2 pôles à la fois. Un travail bâclé où on se repère difficilement.

"Quelles couleurs exactement? Enfin, des infos dessus?"

"Tout l'arc en ciel, mais les câbles noir je te suggère pas d'y toucher ils sont à très haute tension et un ampérage de fou, ils communiquent avec autre chose, peut-être qu'ils sont directement reliés au générateur central"

"Oh putain... Vous avez du matos à me prêter? On va essayer d'en trouver un utilisation convenable..."

On avait plusieurs solutions pour ce tableau, mais celle que j'ai choisi était quelque peu... spéciale. On pouvait débrancher tout les câbles et tout ressouder selon les plans d'un interrupteur simple qu'on voyait en 1ère année d'étude à l'Enclave. Mais j'avais une autre idée en tête... Plutôt que de trifouiller le système, pourquoi pas déporter les commandes dans un système intelligent? J'avais une bonne idée et il fallait que je l'expose à l'équipe.

"Ok messieurs dames, le système interne est mort, mais on peu le déporter dans un truc suffisamment complexe pour relier les câbles de commandes hors du boîtier. Je vais déporter l'alimentation du fil noir dans un hôte puis exécuter une commande naturellement présente sur le système utilisé et enfin utiliser le signal émis pour ouvrir la porte, enfin grossièrement, c'est pas une science exacte."

"La seule chose qui pose problème est que l'ampérage du câble d'alim est beaucoup trop grand pour des terminaux ou télécommandes personnelles, ca ferait griller l'hôte instantanément. Or nous avons la CHANCE d'avoir sous la main un système intelligent avec réducteur d'intensité... Flower, pouvez vous nous prêter votre armure?"

"Cette armure est à peu près la seule chose qui me garantit une certaine protection, et je ne compte pas la faire cramer pour ouvrir une porte. Et sinon s'il faut réduire l'intensité, ce serait pas plus simple d'aller chercher un isolant? C'est pas comme si des matériaux isolants ça manquait dans une base militaire."

"Flower, pour avoir conçu ces armure je peux vous assurer que plaquer des isolants dans les circuits électriques implique un démontage complet. Et si vous ne savez pas trifouiller un panneau de commande, vous allez VRAIMENT galérer, parole de concepteur. Et vous voulez vraiment entrer dans ce bunker? Car sinon moi je vous laisse faire."

"Je veux entrer, mais de préférence j'aimerais avoir la garantie que l'électronique de mon armure continuera à fonctionner, et si elle crame, qu'au moins cette porte s'ouvrira."

"Écoutez, on perd du temps et j'ai pas très envie de vous expliquer comment un réducteur d'intensité fonctionne, mais si je vous demande votre armure, c'est pour une bonne raison. Cette armure est faites pour subir la fureur du réacteur à fusion que vous avez dans le dos, elle tiendrait bien quelques ampères de plus. Et puis si vous voulez pas entrer moi j'y vois aucun inconvénient!"

Un silence suivit. Flower s'avança vers moi et étendit les bras comme pour imiter un vieux papier que j'avais vu dans un livre d'histoire… Un vieux Italien qui avait dessiné un truc sur la proportion, ou quelque chose du type. Je m'avança vers lui et lui prit le bras. Il bougonnât quelque chose dans son casque mais je fut suffisamment proche pour l'entendre.

"Putain de merde si ça marche pas et que mon armure crame je ne garantie pas qu'Isabelle le prendra aussi bien que moi."

"Si votre armure grille Isabelle ne pourras pas vous taper dessus. Pas parce que je lui en emêcherait, car vous grillerez avec… Si vous voyez ce que je veux dire…"

J'ouvrai pendant ce temps la plaque d'avant bras de l'armure et je dessoudais le câble noir, rose et bleu du panneau de commande avec les outils qui étaient à ma portée. Je pris les câbles que Flower tint dans sa main lorsque je lui plaquais dans la paume. Il enleva son casque assisté de son bras libre, il suait à grosse gouttes. Je comprenais qu'on pouvait avoir peur quand on ne savait pas, mais je savais ce que je faisait, je savais sur quoi je travaillais…

"Vous voulez que je décrive ce que je fait pour vous éviter d'autres sueurs? C'est pas que l'eau est conductrice mais bon."

"Faites ce que vous voulez, et vite."

Je pris une éponge à porte que je rinçais dans un seau d'eau et que je posais sur une table près de moi. Je m'attaquais ensuite au systèmes internes de l'armure. Son réducteur de courant intégré pour éviter les chocs d'armes électriques allaient réduire le courant entrant du câble noir. Les capteurs moteurs du bras allaient être alimentés par le courant et quand ils seront activés envoieront un signal normalement dédié aux systèmes moteurs de l'armure, afin de donner une force proportionnelle au mouvements. Le signal, je le dévierait vers la console qui l'interprêtera comme un signal d'ouverture, car le 3ème fil bleu sera relié sur l'entrée de commande du système d'armure, refermant ainsi le circuit et faisant illusion parfaite au boîtier. Une fois la soudure finie dans les sytèmes d'armures, je me relevais et regarda dans les yeux Flower, il plissait les yeux comme s'il attendait la mort depuis bientôt 10 minutes.

"C'est bon Flower, tout est soudé. Je vous laisse quelques minutes avant d'activer le système. MAIS NE BOUGEZ SURTOUT PAS. Vous risquerez de créer un court circuit en faisant le faux mouvement."

Je pris l'éponge derrière moi et épongea le front du soldat. Sa mine était plus décontractée et il avala sa salive dans une déglution bruyante.

"Bon, quelques chose a dire avant d'y aller? Oh puis au pire on y va maintenant, pas le temps. Mettez votre casque je vous prie."

Je lui mit son casque, ma remarque précédente étant uniquement sarcastique car il n'avait pas le droit de bouger. Je pointa du doigts un gusse en arrière et lui fit signe de venir.

"Eh toi la, ouais toi, celui avec le casque bleu crasseux, ouais toi. Viens la et tient le coude de ton pote, son bras va tomber si il se déconnecte et ca serait dangereux."

Le clampin arriva en trottinant et se mit sous le coude de l'armure. Tout était fin prêt. J'allumais le boîtier et vit des arcs électrique jaillir du bras de l'armure. Les éclairs cessèrent et le clampin forçait maintenant à tenir le bras de l'armure. Je couru vers Flower.

"Flower que voyez vous dans votre casque? Dans quelle language?"

"De l'anglais, c'est plus de l'hébreux mais de l'anglais! Ca défile trop vite! Je peux pas lire! A l'aide! Je vais crever?"

"Alors si vous voyez une ligne de code comprenant seulement une seule consonne, dites le moi le plus vite possible!"

"Y'en à plein des lignes! Ca va trop vite! LA! Je l'ai vue!"

"C'était quoi comme lettre?"

"Je sais pas!!! Ca allait trop vite! C'était un V ou un Y!!! J'ai pas pu lire!"

On pouvait sentir des sanglots dans sa voix, il sentait la mort arriver, à tort. Derrière nous, toute l'assemblée s'était tut.

"V OU Y? C'EST VOTRE VIE QUI EN DÉPEND!"

"JE SAIS PAS! JE PENSE A UN Y!!! JE SUIS PAS SUUUUUUR!!!!!"

Je me précipitais alors sur le bras et lui fit plier le coude vers le haut tout en bousculant le clampin. Tout les fils sautèrent et un vacarme infernal se fit entendre. Flower tomba à terre à l'entente de ce bruit et resta allongé. Le son s'arrêta et un énorme crissement mécanique se fit entendre. Un long bruit sourd suivi de crans et de rails. Je m'avançais vers Flower m'agenouillât devant son bras, je reclipais tout les câbles d'origine de l'armure et il reprit le contrôle de ses bras. Je le relevais facilement, il était tellement tétanisé par ce qu'il avait vécu qu'il suivait tout mes mouvements…

"Voilà Flower, vous avez réussi, la porte s'est ouverte… et vous êtes encore là, tout les systèmes de votre armure ont l'air bon… Tout s'est bien passé. Vous avez gagné"

Je lui mit des tapes amicales sur l'épaule et lui enlevait son casque. Il était en sueur, et complètement livide. Je lui rendit et il le prit docilement en regardant dans le vide.

Je me tournais vers l'assemblée.

"Bon, on peut y aller, mais vous cherchez quoi au juste?"

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Lun 14 Nov - 19:00
La femme en bleu rajusta ses dreadlocks en une grosse queue de cheval alors que Flowers se relevait, un type en armure métallique noire laissa échapper un soupir de soulagement en constatant que son soldat était encore en vie et en un seul morceau. La dame fit craquer ses mains avant de remettre le cran de sécurité de son fusil à canon basculant en place. Toutefois elle s'approcha de Flowers : qui était devenu avait repris vie depuis la petite expérience de l'ancien membre de l'Enclave.

-Tu sais lire non?
-Oui pourquoi?
-Tu sais faire la différence entre une voyelle et une consonne hein?
A, E, I, O, U, Y sont les voyelles de l'alphabet latin.
-Alors pourquoi quand l'autre t'as demandé une consonne t'as répondu Y? Et pourquoi il a pris ça alors que c'était pas une consonne?

Il y eut un très long silence gênant entre les deux interlocuteurs alors que la porte s'ouvrait très lentement, les quelques tonnes qu'elle pesait rendant son ouverture assez difficile, déjà qu'à l'époque elle avait du mal à s'ouvrir d'après les archives, alors aujourd'hui avec l'usure du temps cela devait être pire. Trente bonne secondes furent nécessaires pour dévoiler la suite du tunnel et personne dans le groupe n'osa bouger lorsque l'ouvrage d'acier montra ce qu'il cachait derrière : la continuité du souterrain certes, mais aussi une armure gigantesque.


La machine commença à bouger, vérifiant que ses articulations mécaniques étaient toujours en état de marche avec un ordre et une précision de geste qui attestait parfaitement de la justesse de ses algorithmes tout autant que sa capacité à se mouvoir. Le tout en gardant dans son champ de vision les humains devant-elle. Le colosse mécanique atteignait facilement les trois mètres d'envergure et malgré le blindage lourd de l'armure d'Haber ainsi que la carrure que l'armure de celui-ci lui constituait, il ne faisait la largeur que de l'une des deux pattes de l'effroyable titan qui lui faisait face. Malgré sa couleur blanche crème qui avait ternie à force de rester à l'obscurité, la mitrailleuse de calibre 50 monté sur son épaule semblait parfaitement en état de marche, surtout quand la culasse claqua d'elle même, insérant l'une des nombreuses cartouches prêtes à tirer, alors qu'une cartouchière en métal s'enroulait autour de son cou comme une grosse écharpe. Ses grosses paluches se serrèrent, vestige d'un ancien protocole de combat où activation d'un programme d'extermination?

-Robot de combat Hecatonchires-7, identification requise pour procéder plus loin dans le complexe Louisiane.

Flowers s'avança et annonça d'une voix claire.

-Agent Flower : quatrième peloton de récupération de l'Enclave, code d’identification 787541. Commande : datation de la dernière ouverture de cette porte.
-Le sept novembre 2290. des rires fusèrent devant l'échec de Flowers.
-Commande : datation avant-dernière ouverture.
-Le premier octobre 2077.
-Commande : désactivation machine.
-Vous devez être en mode administrateur pour exécuter cette commande.
-Comment devenir administrateur?
-Vous devez être en charge du complexe Louisiane.
-L'Enclave a repris cet endroit au nom de l'armée Américaine, je suis le nouvel officier en charge.
-Problème de compréhension : Enclave, mot inconnu de ma base de donnés. Enclave : terrain ou territoire situé à l'intérieur d'un autre.
-Agent Flower : quatrième peloton de récupération de l'armée Américaine, code d’identification 787541. Je suis le nouvel officier en charge de cet endroit.
-Ce bâtiment est une co-propriété de l'armée Américaine et de l'IDF, vous devez être en présence de l'officier Jacob Laskowitz et qu'il avalise votre demande.
-Ou se situe l'officier Laskowitz?
-L'officier Laskowitz réside dans le camp de base.
-Ca explique les inscriptions dans un alphabet incompréhensibles devant certains casernement : des soldat Israéliens. Probablement en transit pour tester cette saloperie avec d'autres joujoux sur le front.

Flowers échangea un regard avec les autres, le type en armure noire avec quelques bandes rouges sombres dessus arma son Kel-Tec KSG avant de jauger du regard la machine à travers sa combinaison hermétique et son casque intégral. Il vérifia la solidité de sa protection de torse avant de s'avancer pour faire face aux autres.

-Moi j'men tamponne de ce robot et de ses conneries. Il a passé deux siècles dans un vieux tunnel en pierre, il va pas me faire croire que son capitaine est toujours vivant. Machine, le monde appartient à l'humanité et je vais te dépasser!

Malgré les avertissements de Flowers, le chef intrépide avança alors que la machine prenait une pause plus martiale, l'homme n'en n'eut cure et continua son chemin avant qu'une explosion à ses pieds le projette en arrière, l'écharpe de munitions de la machine avait été secouée d'un spasme et était un brin plus court qu'avant. Le patron de l'expédition recula rapidement alors que toute la troupe derrière lui se mettait à couvert, le chef ne tarda pas à faire de même.

-Protocole garde activé : toute personne ne répondant pas aux critères d'identification sera attaqué si elle essaie de procéder plus loin dans le complexe.
-Haber, soyons clair, quelque soit ton idée, je ne te prête pas mon armure.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Mer 16 Nov - 19:14
"On va chercher le cadavre de Jacob, on revient, les autres restez là. Flower, venez avec moi."

Je marchais vers le camp de base à grands pas avec mon camarade assisté. On circulait entre les baraques de garnison. Des déchets traînaient par terre, le ciel était gris et le bleu des cabanes tirait sur le gris à cause des radiations. Des dizaines de squelettes gisaient sur le sol, tous éclatés, avec des casques sur la tête, des soldats donc, pas un officier. On cherchait désespérément une cabane un tant soit peu plus grande pour nous mettre sur la piste avant d'apercevoir une grande antenne radio. Une tente déchirée se tenait là, son tissu miraculé des siècles et sa stature un vestige des ravages de l'humanité. Nous entrâmes en son sein en passant sous un vieux pan de tissus verdâtre et s'effritant au passage de nos armures. Un tas d'os se tenait là, dans des vielles défroques de généraux, de sergents ou de chargés de comm. Une vielle radio cassée essayait toujours de s'allumer, signe de fiabilité? on avait essayé de l'allumer? Peut importe, nous commençâmes à fouiller les vieux classeurs de la tente avec Flower. On trouva finalement le Jacob en question, ou plutôt ses restes, sous la table où les plans jaunis de tactique antique se tenaient. On le reconnut tout de suite par son nom cousu sur son veston, seule trace de vie subsistant sur sa dépouille.

"Au moins il y en a un dans cette pièce qui a trouvé la paix"

"Flower, le nom cousu va pas suffire, ils nous faut le badge? Ou on abandonne et on va casser de la ferraille?"

"Haber, si vous voulez affrontez cette machine libre à vous, mais sachez que personne n'aura les couilles où la cervelle de vous suivre."

"Et ca m'étonnerai qu'Isabelle nous prête son flingue... A ce que vous en dites du moins."

"Isabelle est la seule personne à savoir manier son flingue. Mais de toute façon je doute que son arme puisse percer cette saloperie."

"Ouais donc, on peut se la mettre sur l'oreille... OH mais le voilà."

Le badge attendait ici, posé sur sa table, à côté d'une grande bouteille de Whisky. Je pris le bout de papier plastifié et le fit tourner dans mes mains. Un côté, puis un autre, pour enfin je faire gambader entres mes doigts.

"sympa le badge. On en fait encore des comme ça? Enfin bref, allons y"

Je relevais les yeux de mon petit jeu et aperçut la vielle bouteille de whisky carrée à étiquette autrefois noire, elle tombait du verre avec le passage des années mais elle le récipient était plein et son breuvage arborait une magnifique couleur ambrée.

"Un whisky Flower? On va ptèt pas pouvoir en boire très longtemps vu ce qui nous attend."

"Haber, ce whisky a 200 ans, vous croyez que je vais consommer un truc comme ça en discrétion? Si je dois consommer ce whisky ce sera avec les autres."

"Bonne réponse, vous avez un bon goût à l'épreuve des Rads dites moi!"

Je pris la bouteille dans ma main droite et le badge dans la gauche, je remarchais dans le sens inverse, tenant la bouteille par le goulot et Flower me suivait. Je l'entendit marmonner.

"Probablement aussi parce que le whisky de 200 ans n'est plus vraiment agréable en bouche..."

"Sarcasme Flower... Sarcasmes... Dites moi si je dois m'ârrêter, pousses ses coéquipiers au suicide n'est pas souvent la solution."

Je ponctuais ma phrase avec un petit rire sincère, j'aimais bien l'humour acide, aussi acide que l'alcool que je me trimballait devait être.

Une fois de retour au camp, je montrai le badge et le whisky en levant mes mains devant les autres gugusses tout en continuant de marcher vers le robot. Certains visages firent la grimace en s'imaginant le gout de la décoction que je tenait tandis que d'autre devinrent blêmes de jalousie devant ma découvert. Je me posais devant lui, bien droit, à la fin de ma course. Le géant était vraiment impressionnant et je sentais l'odeur du danger monter en moi. J'enlevai mon casque et je l'accrochais à ma ceinture. Je lâchais une phrase à l'attroupement derrière moi sans détourner le regard du canon de la machine.

"Promis les gars, on partagera la bouteille... ou ce qu'il en reste."

Je dévissais le bouchon pour prendre une énorme lampée de whisky, le niveau de la bouteille dut descendre en piqué et ma gorge brûlait. Ce whisky était tout bonnement immonde, et acide de surplus. J'avais la bouche pâteuse et je regardais la bouteille après en avoir coulé une bonne partie.

"Vraiment dégueu... T'en veux? Ca fait 200 ans que t'est la dedans, tu dois avoir soif mon pote."

Je reprenait une autre gorgée. Ma voix me brûlait quand j'ouvrit encore la bouche, j'avais l'impression que ce liquide m'avait corrodé les cordes vocales et l'estomac. Je prit le badge que j'épinglais à mon plastron entre 2 jointures de plaques.

"Allez, tu dirais pas non à tonton Laskowitz?"

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Mer 16 Nov - 20:41
Isabelle qui s'était ramené entre temps alors que la femme en bleu était partie prendre sa place avec un autre, la tireuse de précision fit claquer la culasse de son Lahti L-39 avec difficulté alors qu'elle serrait dans ses mains le puissant fusil anti-matériel. Voyant Haber avec du whisky et une carte d'officier, son coeur manqua un battement et elle rejoignit Wash qui veillait à ne pas se trouver sur la droite Machine-Haber, craignant une balle perdue. Les deux combattants en armure assistée échangèrent un regard, elle avait un mauvais pressentiment et parmi ceux qui étaient encore devant la machine, la plupart se trouvèrent un abri où sortirent à l'extérieur, sentant une effroyable connerie arriver.

"Vraiment dégueu... T'en veux? Ca fait 200 ans que t'est la dedans, tu dois avoir soif mon pote. Allez, tu dirais pas non à tonton Laskowitz?"

La machine s'ébranla et la mitrailleuse de calibre 50 s'ajusta dans la direction d'Haber, alors qu'il faisait l'idiot avec sa bouteille de spiritueux et provoquait à demi mot la machine de par son attitude. Le robot émit un flash lumineux avant de concentrer sur le badge, puis du badge il passa lentement au visage en observant chaque détail de l'anatomie de celui qui arborait la pièce d'identité. L'armure? Vêtement superficiel, normal qu'il y ait des dissemblances depuis la dernière fois. La taille? Les humains avaient l'habitude de porter des chaussures épaisses et des couvres chefs haut, pas un critère adapté pour une reconnaissance. Le visage? Très peu de chances qu'un humain survive à une blessure infamante au niveau du visage. La voix? De même, les humains gardaient la même voix au fil du temps. Le protocole? Les militaires étaient professionnels, les imposteurs ne connaissaient pas les façons de s'adresser à une machine.
Hors, l'Hécatonchire-7 ne détectait aucune ressemblance : son officier n'avait jamais eu de problème de pif, il avait tout en place, sa voix était douce et fluette malgré sa carrure et surtout il avait toujours eu une façon de s'exprimer impeccable. Les protocoles pour s'adresser avaient toujours été sa spécialité.
Le robot ferma ses doigts blancs comme les mâchoires d'un piège à ours se referment. Même intensité, même certitude mécanique montée sur ressort, la machine n'arriva qu'à une conclusion possible alors que dans ses circuits imprimés toutes les données étaient analysées : l'individu en face de lui, n'était pas Jacob.
L'individu n'était pas un militaire.
L'individu prétendait être ce qu'il n'était pas.
L'individu était donc un menteur.
L'individu en face de lui devait mourir.
Une balle de calibre 50 siffla dans l'air alors que le canon hurla une seule fois, le projectile atteignit Haber en pleine poitrine et même si l'acier trempé accusa le choc avec une résistance effroyable, il eut un mouvement de recul et faillit perdre l'équilibre alors que dans le même temps l'Hécatonchire-7 montrait un signe de faiblesse et qu'une immense rayure s'était ajouté à sa tête blindée. Isabelle fut la première à réagir alors qu'elle faisait claquer la culasse de son Lahti depuis l'entrée du bunker, prenant appui contre un mur.

-GRENADEZ LE! hurla la tireuse d'élite à s'en déchirer les cordes vocales.

Haber se releva en vitesse alors qu'un nouvel obus de 20mm venait martelé le torse cuirassé du robot qui eut un mouvement de recul calculé au millimètre près pour absorber l'impact. Les protocoles de combat de la machine identifièrent l'artilleuse comme une menace prioritaire et la calibre 50 rugit de nouveau. Isabelle retourna devant son abri alors que l'arme lourde et indépendante de l'organe de vision principale arrosait non-stop le béton formant l'entrée du bunker. Pendant ce temps le robot avait adopté une posture de corps à corps pour faire face à l'ancien scientifique de l'Enclave.
L'Hécatonchire était plus fort, plus rapide, plus précis, plus lourd, toutefois Haber avait distingué deux choses : la visière bien qu'opaque semblait plus mince que le reste du blindage et la mitrailleuse browning disposait au dessus du canon d'une caméra.

-Haber, je suis en liaison radio avec Isa! entendit à grande peine le scientifique qui avait tout juste capter l'information que Flowers lui avait hurlé depuis sa cachette dans le magasin à munitions.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Dim 20 Nov - 1:01
7/11/2290

Le robot visait maintenant Isa pendant que j'étais allongé, abasourdi par le choc du plomb dans mon armure. Je me relevais et rampait en arrière jusqu'à la barricade la plus proche avant de m'assoeir et d'évaluer les dégâts. Mon armure était simplement rayée et l'acier tenait encore une jolie forme bonbée tout en arborant un gris rutilant parfait. Je remercierait Dreyse à l'occasion. Je sors mon fusil et enlève le cran de sécurité. Ca allait cogner, et mon armure semblait toute heureuse de défoncer du robot. Ses vérins font pressions sur mes bras et décuplent ma force en vrombissant de tension pendant que mon moteur à fusion semble s'ébouillanter dans mon dos, emplissant tout mon corps de la douce chaleur du combat venant. Je remet mon casque froid et impassible et j'ajuste mes yeux devants la visière. J'aperçoit maintenant le radar courte portée afficher une forme distincte derrière la barricade et le filtre à air automatique s'active, sûrement par l'odeur de poudre environnante. Mes oreilles entendaient les explosions des balles fusant dans le décors et le cliquetis des douilles tombant à terre. Ma bouche s'emplit d'un goût amer, l'adrénaline du combat se forme dans mon corps, je dois aller taper immédiatement.

Le robot canardait dans la direction présumée d'Isa. La gente dame avait un fusil antichar qui pourrait faire une bouchée de la visière de ce titan de titane, et j'avais une armure qui pouvait prendre les cartouches sans broncher. Il fallait donc que je prenne l'aggro de ce colosse afin de pouvoir libérer la force de frappe de son arme et lui permettre d'aligner le robot. Je me préparais et triturais la détente de mon fusil. J'attendis un moment, perdu dans ma précipitation pour me tirer de cette barricade et me relever. Je tire une première volée vers le robot qui semble ne pas se préoccuper de moi pour autant. Je me tourne donc vers Flower qui se trouvait derrière le bloc de ciment directement derrière moi.

"Flower, dites à Isa d'aligner la visière fissurée du robot dès qu'elle peu, c'est fragilisé et ca serait con de pas en profiter."

Je me lève ensuite et tire une autre cartouche vers la visière du robot. Cette fois çi, la masse de fer semble se tourner vers toi tout en continuant d'arroser la T-45 au loin. Ce système de tir détâché de l'unité centrale allait vraiment me faire chier. Je tire donc une 3ème volée de plomb qui vient tambouriner contre le canon et le corps de l'arme, sans trop de dégâts. Cependant, la rafale s'arrêta et offrit une demi seconde de répit à mes oreilles avant de reprendre de plus belle, en ma direction. Les traînée fusent autour de moi et je resdescend me plaquer contre le ciment que je sens vibrer au choc du fer brulant. J'espère juste qu'une balle bien placée arrêtera cet enfer de ferraille volante.

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Lun 21 Nov - 23:19
Perdu dans le vortex de violence, de poussière et de bruit que la mitrailleuse de Calibre 50 crachait sur Isabelle, une munition solitaire atteignit le protège canon de la Browning qui dévia légèrement de sa trajectoire avant de s'interrompre. Le robot pivota sur lui même et la cracheuse infernale recommença à hurler en envoyant une grêle de plomb sur l'abri d'Haber alors que Flowers hurlait des ordres dans sa radio. Mais plus inquiétant encore, l'immense machine commençait à bouger et commença à marcher en direction de la couverture des deux hommes qui faiblissait un peu plus chaque seconde, le béton avait beau être résistant, à force de se faire marteler sans cesse il allait finir par céder.
Puis une détonation résonna dans l'air alors qu'une ogive d'acier cogna durement le flanc de la machine qui tituba quelque peu en tentant de garder son équilibre. La mitrailleuse s'interrompit alors que les douilles au sol témoignaient de la quantité alarmante de cartouches qui avaient été tirées, la fumée s’élevant du canon donnait aussi une bonne indication du feu nourrie qu'elle avait hurlé. Le robot pivota sur lui même avant de faire face à l'artilleuse qui épaulait son fusil. Un autre tir, cette fois-ci la machine s'immobilisa alors que son tête blindée aux airs de scaphandriers se désintégraient devant la violence de l'impact. Il y eut un bref instant de flottement que la plupart mirent à profit pour trouver un abri plus résistant alors qu'Haber dans un bref coup d'oeil discerna quelque chose qui avait échappé aux autres. Les résidus de ce qui avait jadis été la tête de l'Hécatonchire, ce n'était pas des restes de circuits imprimés et de cartes mères où autre, non. C'était les dernières traces de ce qui avait été un périscope, la machine n'était pas morte, elle avait juste perdue l'un de ses optiques de combat. Puis la machine se ressaisit et la Browning recommença à déchirer les tympans de tout ceux qui pouvaient l'entendre alors que la tireuse d'élite bondissait de nouveau derrière sa cachette, hors de vue du robot. Le robot marcha jusqu'à la position que ses capteurs principaux avaient enregistrés juste avant destruction et donna un furieux coup de poing dans la protection en béton qui vola en éclat devant l'ardeur de l'assaut.

-Espèce de saloperie tu vas... le leader supposé n'eut pas le temps de finir sa phrase.

L'Hécatonchire envoya son pied dans sa poitrine, l'individu fut projeté contre un mur près du scientifique anciennement de l'Enclave avant de s'effondrer comme une marionnette dont on aurait coupé les fils. Les optiques d'Haber détectèrent deux éléments dignes d'intérêt sur le cadavre encore chaud : la bonbonne d'oxygène liquide dans son dos, reliée au casque par un mamba qui ne lui serait plus vraiment utile, et une grenade à fragmentation à sa ceinture.

-Haber, Isa est partante pour la refaire avec la mitrailleuse lourde. cria Flowers depuis sa couverture, un vieux trans-palette qui avait résisté aux ravages du temps.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Dim 27 Nov - 17:51
Ca vibrait, putain, la palissade vibrait sous le coups des balles ininterrompus. Le truc à faire craquer le plus endurci des soldats. Je n'avais plus beaucoup de temps et les balles tapaient contre ma cachette comme un tic tac accéléré. Je préparais mon fusil et réfléchissait 30 secondes. La machine avait tout ses systèmes dans son thorax renforcé et son arme était indépendante. J'aimerais personnellement garder le canon intact pour pouvoir l'emporter avec moi. Isa était prête à tirer et ma barricade allait bientôt céder. Autours de nous rien qui pourrait nous aider. Seulement des débris, la vielle table avec les plans dessus et un établi qui...

La barricade céda et les balle s'éparpillaient maintenant autours de moi. Je me mis à courir en direction de Flower pendant que des impacts venaient faire sortir des volutes de fumées du sable tapissant ma trajectoire. Une fois arrivé à destination avec quelques rayures sur mon armure. Je regardais Flower à travers les yeux de son casque.

"Dites à Isa de viser en priorité le thorax aux jointures si y'en à. Mais tant qu'elle tire je suis content."

Je me penchais ensuite vers la chariot élévateur et quelque chose me marqua... une trappe! J'avais une idée. Je pouvais peut-être démarrer cet engin pour l'élancer en direction du robot et le reverser, ou au moins le déstabiliser.

Je commençais à triturer l'amas de câbles qui se terrait derrière la plaque d'acier. Malheureusement, le mécanisme n'était pas en assez bon état pour pouvoir redémarrer la machine. (http://fallouttowrpg.forumactif.org/t270-les-chars-jouent-aux-des-avant-de-mourir#bottom) Je regardais donc le moteur avec désespoir pendant que les balles fusaient derrière l'acier qui tremblait. Le sac de nœuds carburait-il à l'énergie nucléaire? Dans ce cas-là c'était surement mon jour de chance. Je lançais donc à Flower les deux mains dans la machine.

"Je vais essayer de trouver le réacteur à fission de cette merde, on pourrait s'en servir comme arme atomique"

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Lun 28 Nov - 19:12
Flowers resta caché et communiqua avec sa camarade alors que le cracheur de plomb continuait de hurler sans discontinuer, Haber fouillant dans l'engin trouva la fission sans grande difficulté, ce genre de véhicule étant censé pouvoir subir un changement de pile sans soucis quelconques, le scientifique pu extraire rapidement l'objet de ses recherches avant d'entendre la détonation caractéristique du lahti d'Isabelle. Un obus trancha la mitrailleuse en deux, explosant le receveur et une partie du canon alors que la lunette tombait par terre dans un silence presque inquiétant. La machine se figea, privée de son unique sens à l'exception de l'ouïe et se mit à réagir aux sons qui arrivait à ses capteurs usés par le temps, marchant lentement mais sûrement vers Haber avant de recevoir un choc lourd dans le dos. La machine essaya tant bien que mal de garder son équilibre mais malgré ses réflexes artificiels autant augmentés qu'un cycliste du tour de France, l'automate s'effondra par terre avant de se relever avec une rigueur mécanique. En arrière fond on pouvait entendre l'imposant chargeur d'acier du lathi tomber par terre alors que la tireuse d'élite jouait avec la manivelle de réarmement du fusil antichar et luttait pour insérer une autre boîte de munition alors que l'Hécatonchire n'était plus qu'à l'image du cyclope de l'Odyssée après le passage d'Ulysse un vulgaire géant aveugle plus capable de grand chose. Toutefois la vigueur mécanique avec laquelle il avait pulvérisé le survivant à la bonbonne d'oxygène était restée gravée dans la mémoire de Flowers qui ne tenta rien et tailla un sprint vers la sortie en passant sous les jambes du robot qui faillit l'attraper.
Haber était seule face à une machine aveugle mais pas sourde avec sa pile à fission et son talent, du moins ne serait-ce que le temps qu'Isa recharge son fusil antichar.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Ven 2 Déc - 19:22
La pile à la main, je me mis à courir très vite vers l'ancienne position de la machine afin d'attraper un bout de sa mitrailleuse et je retournais me cacher en un mouvement brusque derrière un autre engin de chantier traînant là. Le robot mis du temps à comprendre ce qui s'était passé, mais se déplaça tout de même vers ma position finale.

"Putain, ces merdes sont précise quand même"

Je regardais mes mains, j'avais dans la gauche la pile à fusion encore brillante de son séjour dans le chariot. Son embout noir était quelque peu fêlé et sa sécurité rouge n'était attaché qu'a un seul bout de la pile. Si on la secouait un peu elle allait lâcher et son contenu allait se répandre sur ce qui aurait le malheur de se trouver en dessous. Dans la droite, j'avais un bout de canon de la mitraille, un vieux bout d'acier suffisamment lourd pour être lancé loin en faisant du bruit, et suffisamment compact pour bien résonner.

Le robot s'approchait et je grimpais sur le véhicule de chantier. Je vit la machine faire un temps d'arrêt et reprendre sa course en ma direction. C'est à ce moment là que je lançais de toute mes maigres force la bout de mitrailleuse vers la porte en métal. La machine se coupa, comme si son cerveau venait de s'éteindre et analysa la situation... Elle prit ensuite le chemin de la porte car le son lui semblait sûrement proche et récent, trahissant ma position... ma fausse position!

Je m'accroupis lentement sur le toit du véhicule sans faire aucun bruit (dans la mesure du possible, le ventilateur de mon armure tournant toujours). Je portait la pile à mes yeux avant de la triturer rapidement, le robot avançait et allait se rendre compte de la duperie. Je fis sauter le 3éme point de la sécurité de la pile. Elle ne tenait maintenant qu'a un seul point de soudure parmi les 4. J'allais devoir agir vite et sans trop de mouvement brusque. Si je glissais la pile dans le robot par l'ouverture béante où autrefois se tenait son casque, je pourrait allumer la pile... et faire péter le robot.

Vite, il faut que je me dépêche.

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Lun 5 Déc - 16:34
Il y eut un bref instant de flottement entre les deux adversaires : le chevalier dans son armure blindée contre la machine d'acier, Haber avait très mal prédit son coup toutefois, une armure assistée malgré toute l'application qu'on pouvait faire dans ses mouvements était toujours bruyante. Le ventilateur, les vérins hydrauliques qui permettaient à l'ensemble de se mouvoir, tout cela provoquait un bruit fou, surtout quand l'on grimpait sur un véhicule. Le robot jaugea un instant la situation avant d'avancer vers l'ancien membre de l'Enclave qui eut l'occasion de mettre son plan à exécution et lança la pile à fission dans le corps de la machine qui mit elle aussi ses intentions à exécution. Sa jambe droit se détacha du sol et le tibia blindé percuta furieusement le trans-palette qui fut renversé en un éclair alors que le scientifique tombait à la renverse au sol, la pile n'avait pas explosé. Qui aurait pu pensé qu'une pile trouvable partout dans le commerce avant la guerre et servant à alimenter les voitures puisse servir de bombe antichar?

-Haber, bouge! hurla Flowers alors qu'il avait un genou à terre.

Derrière lui se tenait Isabelle, avec son canon-antiaérien portatif épaulé, le canon posé sur l'épaule du déserteur en guise de trépied improvisé, en train de mettre d'aligner dans sa mire le robot qui reçut un obus dans le dos. Le projectile déséquilibra légèrement le robot, laissant suffisamment de temps à Haber pour se relever : il lui fallait trouver un autre plan d'action s'il voulait anéantir la machine qui lui faisait face.
Il fallait oser pour gagner, et le robot en face de lui semblait ne jamais montrer le moindre signe de fatigue, alors que les rayures sur son armure se faisaient de plus en plus nombreuses, dieu merci pour le scientifique, contrairement aux hydres l'Hécatonchire ne semblait guère enclin à sortir de son torse deux périscopes de combat.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Sam 17 Déc - 20:12
Je me relevai péniblement, cette machine m'avait foutu au sol sans prendre aucun pet. La pile n'avait pas explosé, le top. Ma vue redevint nette pour me dévoiler un gros plan sur le robot qui s'apprêtait à me donner un coup. Sa grande figure d'acier réduite à néant ne me faisait pas extrêmement plaisir, je roula donc comme je put sur le côté et je profitai de la détente du robot pour me relever et partir en arrière. Aussitôt la machine se remit en route, et je fis de même, la distançant de peu mais suffisamment pour m'éviter une droite qui m'aurais achevé.

"Putain de merde, visez la pile les gars!"

J'alignais ma vitesse sur celle du robot, je restais toujours à portée de son ouïe mais pas à celle de ses bras.

"Cette chose ne surchauffe donc jamais?"

Merde, en voilà une d'idée, et si on trouvais un moyen pour faire chauffer cette saloperie? Y'aurais moyen de faire un truc propre...

"Dites les gens, y'aurais rien à votre portée d'inflammable? Ptèt qu'on pourrait..."

Je roule par terre pour éviter un coup, cette chose me rattrape, j'ai plus beaucoup de temps.

"Pourrait faire surchauffer cette saloperie. Ca fait jamais du bien aux systèmes, mais faudrait passer à travers la coque."

Je reprenais ma course en attente d'une réponse.

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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Jeu 22 Déc - 15:05
-Tu te fous de nous Haber? détonation du lathi d'Isabelle. Tu crois qu'on a un lance flamme pour faire fondre ses circuits?

La mercenaire tira un obus qui percuta le dos de la machine qui tomba au sol, emportant avec elle une vieille étagère qui lui tomba dessus. C'était un micro-instant de pause pour le scientifique de l'Enclave alors que le robot commençait déjà à se relever, plus difficilement que tout à l'heure mais toujours avec autant de vigueur et de précision mécanique. Les circuits de l'Hécatonchire aveugle firent le calcul de menace avant que l'automate ne se saisisse de l'étagère et ne la balance sur le renégat qui l'évita justesse alors que le robot se retournait en direction de la paire de soldats en armure assistée. Sans crier gare elle se mit à charger un tel un taureau enragé dans une corrida vers le binôme. La tireuse d'élite remit fourra son regard dans l’œilleton de visée avant de mettre en joue le cadavre de son chef en murmurant une prière, peut-être qu'il était encore en vie, peut-être qu'elle allait le tuer alors qu'il était encore sauvable, mais c'était elle et son collègue où sa vie. Le calcul était déjà fait, même si le résultat était plus que déplaisant, elle appuya sur la détente et l'obus vint heurter la bonbonne d'oxygène. Sans même attendre le résultat de son action elle tailla un sprint vers la sortie, suivit de Flowers alors que derrière eux tout le gaz contenu dans la bouteille de fonte s'étendait dans le souterrain en s'embrasant, consumant tout l'air présent et transformant la salle où la machine et Haber étaient une forge brûlante digne de celles de Vulcain.
L'armure Maus fit ce qu'elle faisait de mieux : tenir le choc et même si la vue d'Haber ne se résumait plus qu'à un flash blanc de lumière et qu'au milieu du geyser de flammes qu'il subissait il entendait toutes les alarmes possibles et imaginables de son armure. Mais cela il en avait déjà conscience, le scientifique de l'Enclave ressentait bien la chaleur étouffante autour de lui même si l'armure faisait office de bouclier thermique. Maus ça voulait dire souris en Allemand, et à cet instant précis c'était exactement ce qu'il était, une souris à la merci des éléments qui se déchaînaient.
La situation finit par revenir à la normale au bout de quelques secondes, la température était toujours excessivement haute dans le souterrain mais supportable pour ceux en armure assistées, la réserve d'oxygène d'Haber l'avait sauvé et le robot lui était par terre, ses circuits avaient fondus.
Ceux de la X-01 aussi d'ailleurs, même si le scientifique de l'Enclave pouvait sentir que la température était peu propice à une sortie extra-véhiculaire, plus aucune alarme ne s'affolait, la petite électronique fragile n'avait pas supporté le nettoyage par pyrolyse qu'avait subi le bunker.

-Quel sale fils de pute! s'énerva Isabelle en voyant Haber toujours debout.

Elle commença à marcher dans sa direction fusil entre les paluches, pas à l'épaule, heureusement pour Haber. Flowers s'interposa entre les deux avant qu'elle ne décide faire dégénérer la situation.

-C'est sa faute si Stuart est mort. Tu ne vas pas laisser ce putain de gros con accéder à la base quand même?
-Il nous a aidé, il...
-NON PUTAIN DE MERDE! explosa la mercenaire dans son armure. J'ai perdu des munitions et un ami pour ce qu'il y a dans cette foutue base. J'ai failli te perdre toi aussi, tout ça à cause d'un putain de taré qui joue avec des caténaires et qui provoque des robots de combat. Donc oui j'ai un putain de problème à laisser un givré avoir accès à ce qu'on cherche.
-Calme toi, on ne sait même pas ce qu'il cherche.

Un coup de poing de t45 vint refroidir les intentions de Flowers qui encaissa le coup et resta choqué par ce qui venait de se produire.

-C'est pas une question de matos, c'est une question de principe.
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MessageSujet: Re: Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber] Sam 24 Déc - 16:25
Wow, je savais qu’on approchais de la période des fêtes, mais là, c’était le sapin dans mon habitacle. Y’avais des diodes qui clignotait partout, des couleurs qui m’attaquaient la rétine et j’aurais presque pu entendre un chant chrétien avec les bips des alarmes. Un gamin aurait été émerveillé mais là mon amure prenait Bagdad, et ça m’enchantais pas particulièrement, surtout quand quand les alarmes se sont calmées, c’tait parce que les circuit avaient grillés.

Je me relevais et marchais vers l’entrée, fusil dans le dos et bras ballant, à travers les éléments. En face la damoiselle semblait pas mal vénère et avait même collé une beigne à Flower. Ca puait la merde comme situation, surtout qu’à mon avis Flower était pas à terre car elle se réservait pour moi.

Son chef/ami était mort, et on avait tous pris cher, c’était ma faute. Tout ça car j’avais préféré m’envoyer une gorgée de whisky avant de me faire probablement pété la gueule, bilan ? J’me suis fait pété la gueule, et ça allait continuer une deuxième fois, même si j’ai pas bu.

Sur mon chemin, j’me suis retourné, y’avait le corps du proprio de la bouteille qui traînait, du moins ce qu’il en restait. Ce mec était mort, alors j’ai pris son « cadavre » dans mes bras. C’tait pas parce que j’étais con que j’allais pas manquer de respect aux gens. Alors je l’ai pose à l’entrée du bunker, assis convenablement, avec son casque sur le visage. Je me relevais et me retournais vers la femme qui m’attendait les poings serrés.

« -On va l’enterrer dès que ça sera sûr, question de principes. »

J’aimais pas ces moments là. En tant que bon autiste qui se respecte, j’arrive pas à contrôler mes sentiments. Je suis bon qu’à faire des maths, dès que ça parle d’interactions sociales ça coince. Alors quand je ressens des trucs, ça sort comme ça viens, c’est brut. Même si j’essaie de retrouver le contrôle de moi même et d’arrondir les angles.

J’avais pris un ton plutôt ferme, ferme et brut. Mais pas insultant ou pédant, non. Un ton plutôt brut dans le sens j’assume mais je vais pas me laisser faire. Pas un ton brut d’ordre ou mec qui essaie de se mettre au dessus. C’tait étrange, je faisait des phrases toutes sur le même plan, linéaires, mais ça donnait à mon discours un petit côté impactant. Et tout ça involontairement.

« J’assume, c’est vrai. Votre chef est mort, c’est vrai. On a pris cher, c’est vrai.

Mais Isabelle, vous devez savoir autant que moi qu’on refait pas le passé, ça se voit par votre armure. Stuart et mort, mais on à accès au bâtiment maintenant et on va trouver ce qu’on est tous venus chercher. Que ce soit moi ou votre petit contingent. Mon but ici c’était pas de pourrir votre expédition, c’était de venir chercher du matos, j’ai ouvert cette porte car c’était autant dans mon intérêt de l’ouvrir que vous d’entrer avec moi. Alors oui, le robot nous a anéantis, mais maintenant, grâce à moi ou pas, on va pouvoir entrer et venir prendre ce qu’on cherche. Si vous voulez plus de mon aide ok, mais je vais entrer quand même car j’ai besoin d’un truc. Vous vous ferez plus défoncer, mais dans ces situation il vaut mieux se serrer les coudes, car ce qui nous attends à l’intérieur sera potentiellement du même acabit. Et on va devoir l’affronter ensemble, que ça soit chacun de nôtre côté ou derrière la même barricade. Vous avez perdu un homme, mais si vous voulez pas de moi, vous perdez une 2ème paire de bras pour avoir perdu la 1ère. Je vous force à rien, mais c’est pas très rentable.

J’ai cherché à rendre la justice équitablement depuis que j’ai fui avec pour seul bagage le truc cramé qui me sers d’armure, j’ai compris avec le temps que le flingue vous trahira jamais, mais il sera jamais aussi efficace que des coéquipiers. Je vous ai aidé de bonne foi et je le regrette pas car de toute façon je me suis aidé par la même occasion. A vous de voir si vous voulez que ça continue malgré les pertes et dégâts malheureusement obligatoires. Car vous devez savoir aussi bien que moi que une guerre ne se mène pas sans sacrifices, et ça s’applique d’autant plus dans le monde radioactif qu’on nous à refilé de bon coeur. »

J’avais besoin de fixer un truc quand je parle comme ça, alors j’ai inconsciemment fixe la visière blindé d’Isa. Advienne que pourra.

Je me retournais vers le champ de bataille. L’Hécatonchire gisait là, en partie fondu. Et des débris volaient portés par le vent nouveau, calme et imperturbable, comme si rien ne s’était passé.

Une bâche étanche qui pris un coup de vent vint se plaquer dans sa course sur le torse de mon AA calcinée. Je pris cette bâche et la fixa un moment. Elle était noire, comme l’intérieur du bunker, et malgré les années elle était là, attendant qu’on se serve d’elle comme dans l’ancien monde. Je la pris et attendit que la bourrasque s’arrête pour la poser sur Stuart avant de la caler avec des pierres qui traînaient là elles aussi.

« Que la chance soit avec toi dans l’autre monde, mon pote, et j’espère qu’il sera mieux que celui que tu viens de quitter. »

Je me relevais, face au noir envahissant du bunker, comme si quelconque esprit s’amusait à effacer notre champ de vision.  Je me retournais vers la bâche en un dernier regard.

« Remarque, faire mieux, ça doit pas être compliqué »

Je sorti mon fusil et enlevait le cran d’arrêt que je remettait systématiquement dès que le bout de bois rejoignait mon dos.

« Allons-y les gens, montrons à Stuart qu’il est pas mort pour rien »

Je ne fis pas attention à la réaction d’Isa, j’étais obsédé par la conservation du corps de ce mec, comme si je cherchais à m’évader de la situation qui me mettais on ne peut plus mal à l’aise. J’avais l’impression que mon autisme m’empêcherait de gérer ce genre de choses toute ma vie.

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Les chars se cachent pour mourir. [PV Haber]

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