La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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"No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas]

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MessageSujet: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Lun 7 Nov - 21:24
[Ruines de la Nouvelle-Orleans, quartier Est, le 20 Octobre 2290, midi.]


«  D'aucuns craignent le péril d'une idée
Qui, telle une ronce étouffant un jardin,
Rampe et grouille, se frayant un chemin,
Ronge les esprits, les prive de toute paix
Et déracine soudain l'ordre établi.
Ses lianes arrachent la terre du courant,
Prêtes à sacrifier toute flore y vivant
Et à détruire de délicats semis.

Mais l'on oublie les tristes jardiniers
Et les abeilles si promptes à butiner
Qui, par leur travail, apportent la vie
Dans un bourdonnement presque incessant.
Leur dard peut effrayer les innocents,
Mais grâce à elles, même la ronce fleurit. »




Suite à son escapade dans les plaines du Watseland et à sa rencontre pour le moins fortuite avec Sanguine, la jeune raideuse aux cheveux de sang, la petite Lumière ainsi que son Foyer de compagnon était de retour dans les ruines de la vieille cité. Les antiques maisons de campagne, bien que dépourvue de réels dangers, n'avaient pas satisfait le besoin de récup' de l'ancienne fillette. En effet, ces bâtisses avaient sans doute déjà été visitées et pillées des années auparavant, ne laissant à la Goule que des bricoles à récupérer et encore. La seule réelle découverte qu'elle y fit était la petite pillarde, un personnage qui, s'il avait l'air torturé et sûrement sadique au possible, était pour le moins attachant. La grand mère avait presque éprouvé des remords à la laisser aux raiders auquel elle appartenait. Pourtant, au fond d'elle, elle se doutait que la gamine ne l'aurait pas suivit. Trop dispersée. Trop sauvage. Trop folle. Enfin, Dawn n'avait rien à redire là dessus. Après tout, elle parlait bien à un orbe de lumière verte à longueur de journée. C'est peut-être aussi cette légère ressemblance qui la fit s'attacher à la fillette aux cheveux de feu. Seul un fou pourrait espérer ne serait-ce que toucher la folie d'un autre.
Et puis, comment auraient elles put vivres côte à côte ? Leurs chemins n'était pas tracé dans la même terre. Dawn avait passé sa vie dans le feu et le sang, dans la haine et la colère, dans la peur et la Mort. Sanguine, elle, bien qu'elle semblait avoir subit une histoire tragique et morbide, n'en était au final qu'aux balbutiements. Du haut de ses 10 ans, rien n'était encore écrit. Rien n'était définitif. Elle pouvait toujours choisir. Et ce choix, la Goule l'avait déjà fait il y a bien longtemps. Désormais, elle arrivait à la fin de son périple. C'est en tout cas ce qu'elle ressentait.

Comme à son habitude, Dawn prit bien garde aux moindres coins et recoins de ces ruines mortuaires. A n'importe quel détour elle pouvait tomber nez à nez avec des Super-Mutants, des raiders ou pire encore. Les restes de la Nouvelle Orléans abritaient désormais monstres et horreurs post-apocalyptiques, qu'ils soient Humains ou non. Aussi la Luminescente redoubla de méfiance lorsqu'elle pénétra un vieux bâtiment résidentiel. La gamine sentait qu'elle pouvait y faire quelque trouvailles utiles, bien que l'endroit semblait être moins attrayant qu'un Duper Mart ou encore une usine. Mais bon, vus ses dernières visites de ce genre d'endroit... Dawn préféra les éviter et partir pour quelque chose de plus sobre dans ses fouilles.
« Tu sais ce qui nous manque, petite d'Homme ? J'vais te le dire, un bon grand verre de Quantum. » débita l'orbe vert alors que la Goule entrait dans le bâtiment.
« Ben oui, bien sur, pensa Dawn, déjà que je n'arrive plus à penser correctement avec ces conneries... ».
Elle fit rapidement le tour des premiers étages. Bien entendu, les lieux habitables du rez de chaussé avaient déjà été dépouillés, de même pour les étages supérieurs. Enfin, c'était soit ça, soit il n'y avait tout simplement rien de bien intéressant à récupérer. En fouillant dans son sac, la petite Goule sentit sous sa main la rugosité du cuir de Crococlaw que les villageois lui avait remit un mois plus tôt. Ce truc devait valoir son pesant de cacahuètes, mais la fillette ne voulait pas se taper un aller à la ville juste pour vendre cette bricole. Surtout qu'elle n'aimait pas la ville et que c'était réciproque. A chaque fois qu'elle s'y baladait, c'était simple, on l'emmerdait. « Bande de cons. ».
Elle arriva finalement devant la porte d'un appartement du 3ème étage. Cette dernière avait le culot de lui résister, aussi elle força la serrure n'étant pas munit d'outil de crochetage. Grâce à la force du Quantum pulsant dans ses veines, elle réussit à enfoncer la porte tout en sortant Rapace noir. Si c'était fermé, cela ne pouvait signifier que deux choses : Soit un bon butin se trouvait dans l'appartement, soit... soit quelqu'un y avait élu domicile. Et ce quelqu'un n'allait sans doute pas apprécier qu'on lui bousille sa porte...

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Lun 7 Nov - 22:04
Le cobra à la lunette se soulève lentement en m'observant, il n'apprécie pas de me voir traîner sur son territoire, il se lève alors que je suis à quatre pattes, nos têtes sont à la même hauteur et il tire la langue pour me signifier sa désapprobation quant à ma présence. Il préférait un rongeur à un steak de goule, et moi je préférerais son venin à sa chair pour mes projets, je me saisis du contenant que j'ai attrapé : un vieux bocal en plastique de beurre de cacahuète avec son couvercle encore en état. Le reptile et moi échangeons un regard alors que je cherche à sonder ses intentions : mordra-t-il? Préféra-t-il battre en retraite. Je penche pour la deuxième option. Il a dû croisé d'autres de mes congénères avant moi et s'il est encore en vie il a probablement dû tiré des leçons de ses anciennes expériences.
Il crache.
Je frappe de toute ma force avec le marteau-pilon assisté. La violence de l'impact projette la bête par terre, je m'approche de lui avant de lui saisir la mâchoire comme si c'était un vulgaire jouet, il se débat un temps avant de comprendre que ça ne sert à rien. Je lui plaque la mandibule supérieure sur le couvercle en plastique que ses dents perforent sans aucun soucis, et je peux voir le liquide luisant s'écouler de ses canines jusqu'au fond du récipient. Une fois que je suis sûr qu'il a lâché toute sa dose, je le repose sans ménagement par terre et il fonce aussi vite que je l'ai sonné ; malin le prédateur. Je change de couvercle, celui-ci n'étant plus bon à grand chose avant de retourner vers ma maison qui est à deux pas d'ici. Il faudrait que je me trouve une meilleure arme à distance que ma fronde si je veux pouvoir affronter des gens à distance, une sarbacane par exemple : avec le bon poison le sang se met à coaguler et devient du boudin sans même avoir besoin d'être à l'air libre, hors de l'organisme. Une aubaine que le temps ait permis à certains reptiles de venir ici, ça me permet de tester certaines choses sur ceux qui pensent pouvoir abuser de moi.
Le soleil est radieux et je me permets une petite marche jusque mon domicile : même si le quartier n'est pas très sûr, chaque endroit à son petit écosystème et j'en fais partie, les locaux savent parfaitement que me chercher des noises rapporte moins que ce qu'ils perdent à chaque fois. Bien sûr régulièrement il y a une espèce qui n'est pas habitué à cet endroit et qui vient, mais en général elle trouve une place pour elle dans le cycle naturel des choses où finit broyer par dame nature par l'intermédiaire de ses créatures. Je m'arrête devant l'immeuble qui me sert de maison : la façade se décrépit tout doucement mais je devrais bien pouvoir continuer de vivre dedans une petite décennie. Je passe la porte et active ma lampe frontale avant de monter les marches des escaliers quatre par quatre en évitant soigneusement les vieux morceaux de plâtre qui s'accumulent un peu partout. Un jour j'installerai l'électricité et passerai un coup de balais partout, histoire de pouvoir me balader sans forcément faire attention à où je mets les pieds.
Puis je déverrouille mon appartement avant de refermer derrière moi la porte. Je pose le fruit de mes recherches sur une table et m'écroule dans mon lit : je n'aie pas envie de continuer mon travail tout de suite et de me poser quelques instants pour réfléchir au futur. Alors que je m'enfonce plus dans ma couche qui est situé dans un coin de la pièce, je sens dans l'une des poches de ma combinaison le contact du métal qui appuie contre mes côtes.

Et toi tu ferais quoi Marc?

Je regarde le nounours qui pend à ma ceinture avant de le prendre dans mes bras, Marc aimait bien les ours en peluche, comme quoi ça lui rappelait notre enfance en Irlande. Avant je n'aimais pas ce genre de chose bourrée de coton et de fourrure, mais maintenant je dois avouer que c'est l'une des rares choses qui m'évoque le monde d'avant.
Crac.
Crac?
Je me relève et marche le plus discrètement possible vers le couloir de la porte d'entrée : ma pièce de vie est la seule que j'utilise et elle est au bout du corridor. Je décale la tête sur le côté pour voir l'origine de l'intrusion : une gamine, où en tout cas une personne de petite taille dont émane une aura assez particulière, une goule très probablement. J'agite ma main de façon bien visible en guise de salutation et lâche un petit sifflement assez neutre. C'est ma maison et j'attends quand même une explication.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 8 Nov - 5:12
C'était une déception. L'appartement semblait encore plus vide que les précédents, et pourtant ces derniers n'étaient pas mal dans le genre. Décidément, c'était bel et bien une mauvaise idée que de visiter cet immeuble, et la Goule se maudit d'y avoir ne serait que songé. Igniculus semblait lui aussi d'accord, et manifestât son insatisfaction d'un bruyant bâillement.
Bien que dépourvut de tout objet d'une quelconque utilité, la pièce dans laquelle Dawn se trouvait était tout de même lumineuse et propre. On entretenait l'endroit et quelqu'un vivait ici, c'était certain. Mais qu'importe qui vivait ici, de toute façon il ne semblait pas être chez lui. Etant donné l'épurement de cette zone de vie, la Luminescente en déduisit que l'individu ne devait se servir de ce repaire qu'en tant que lieu de repos, et encore. Elle s'apprêtait à partir, mais Igniculus se mit subitement à gueuler comme s'il avait vu un fantôme : « Oh putain ! C'est quoi cette gueule de cul ? Tire dessus ! Tire dessus ! Tire dessus ! ».
La petite Lumière fit volte face et braqua son arme en face d'elle. Au fond du couloir, une silhouette Humaine avec un casque de scaphandrier les fixait. L'homme laissait seulement dépasser cette tête de tôle, et la fillette en sursauta. C'était peu commun, comme pièce d'armure, et ça foutait les jetons quand on voyait que ça ! Il salua amicalement la grand mère en sortant de la pièce où il se trouvait. Il était étrangement vêtue, principalement de cuir noircit par le temps et l'humidité ainsi que de morceau d'acier de ci de là. Dawn crut reconnaître un endosquelette d'une vieille T-45 en piteux état. On pouvait distinguer accroché à sa main une sorte de poing assisté d'acier et de piston qui avait l'air fonctionnel, et à sa ceinture ceignait... « Un ours en peluche... ? » murmura la Goule, interloquée. C'était vraiment étrange de trouver pareil objet sur pareille tenue, et le côté mignon du nounours rendait paradoxalement l'ensemble plus glauque encore.
Le propriétaire s'arrêta finalement et émit une espèce de sifflement étrange, comme s'il étouffait.

- Qu'est-ce que c'est que ce truc, chuchota Dawn en baissant son arme.
- Je sais pas. Bute le, là !
- Arrête, murmura la fillette, il n'a pas l'air méchant...
- Mais je m'en fous ! Casse lui les genoux ! Maintenant !

L'orbe de jade avait l'air de paniquer. La personne en face d'eux ne lui inspirait pas du tout confiance. Igniculus ne savait pas pourquoi, mais il ressentait un danger. Comme... comme si l'étranger émanait une aura aussi noire que son accoutrement. Et d'habitude, les intuitions de la lueur radioactive concernant ces choses là étaient souvent bonnes. Pourtant, Dawn ne se sentit pas le moins du monde en danger pour l'instant, elle appréhendait simplement l'individu qui, bien que paraissant amical, était tout de même étrangement fringué. Igniculus, lui, ne l'entendait pas de cette oreille. Pas du tout. Son petit sourire se transforma petit à petit en large rictus de Jack O' Lantern et il prit sa voix d'avocat du Diable, doucereuse comme du miel, tendre comme celle d'une mère. Il s'approcha délicatement du visage de Dawn et lui susurra calmement à l'oreille ;

- Ecoutes, tu le sens, comme moi. Cette personne est un danger, ne le vois tu pas ?
- Arrête ça, c'est pas le moment Igni', commença à rétorquer Dawn.
- Si tu ne t'en occupe pas maintenant, il va te poignarder dans le dos. Il faut qu'elle s'endorme dans le sang, ou c'est toi qui finira le bec dans l'eau, continua la vicieuse lueur verte.

Ce n'était pas bon. Dawn ne voulait pas engager un combat, pas maintenant, pas avec les souvenirs encore chaud de sa rixe dans les marais. Elle le sentait, contre un adversaire de cette trempe elle ne pourrait tenir. L'entaille dans son dos s'ouvrirait de nouveau et ses côtes fragiles se fracturèrent une nouvelle fois au moindre impact. De plus, le poing assisté de l'homme ne semblait vraiment pas plaisanter... Mais Igniculus continuait ses suppliques assassines, faisant trembler Rapace noir dans la paume de la fillette.

- Igniculus, on ne peut se permettre de...
- Mais bien sur que si, on peut ! Regarde, il suffit de viser les yeux, commença l'orbe radioactif en s'approchant de Rapace noir.

Igniculus entama une danse autour de la main de Dawn, doucement, fébrilement, il fit monter l'arme à feu de plus en plus haut. Il voulait que la petit Lumière braque de nouveau l'étranger et fasse feu. Cette dernière résista, il n'en était pas question une seule seconde ! Sa main tremblait de plus en plus, et des gouttes de sueurs perlaient sur le front de la gamine. Une aura radioactive se dégageait de tout son corps au fur et à mesure que l'orbe luminescent exécutait sa danse macabre. Bientôt, les gouttes de sueurs perlèrent sur le plancher de l'appartement et la respiration de Dawn se saccada. Elle avait du mal à trouver son air, et son cœur se mit à lui faire mal. Cette dualité dans son cerveau, cette bataille au sein de son esprit, cette guerre entre deux volontés la faisait désormais souffrir physiquement. Elle porta sa main gauche à son cœur et serra son manteau noir. On pouvait désormais distinctement entendre ses fortes inspirations. L'étranger qui observait toute la scène ne bougea pas, ne parla pas. Il ressemblait désormais plus à une statue de cuir et d'acier  qu'à un individu propre.
Sentant son hôte basculer, l'orbe vert retrouva sa forme normale. Son désir de sang et son envie morbide laissèrent place à l’inquiétude la plus profonde. Sa Lumière se sentait mal en présence d'un possible ennemi, et c'était certainement sa faute... Il cessa immédiatement sa danse et se posta en face du masque de la grand mère, qu'il devina fébrile.
« Je plaisantais, Dawn, je plaisantais ! Non vraiment, je te promet ! Allez, fait comme d'habitude, respire calmement. Tout se passera bien, doucement », commença la lueur verte. Tout en parlant, il ne pouvait s'empêcher de lancer des regard inquiets vers l'étranger. Heureusement, ce dernier ne bougea pas d'un cil et regardait simplement la scène. Peut-être n'était il pas un danger un fin de compte ? « Je suis vraiment qu'un pauvre con, se dit il. Mon envie de meurtre l'a emporté sur ma raison. ».
Dawn commença à se calmer petit à petit, en prenant de grande inspirations. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eut de crise à cause de ce con là ! Les radiations reprirent également leurs niveau normal au bout d'un moment, et la sueurs sur son front disparut. Elle se retourna vers l'étranger.

« Je suis désolé que vous ayez assisté à cela, monsieur. A la base, je venais piller cet endroit, mais je ne pensais pas que quelqu'un y habiterait, mentit elle. Je vais maintenant prendre congé, merci de ne pas m'avoir agressé pendant ce... moment de faiblesse. Désolé pour la porte. »

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 8 Nov - 19:33
Désarmer l'adversaire d'un coup sec dans l'avant-bras après avoir saisi fermement le canon de l'arme, pendant qu'il hurle de douleur à cause de son index cassé à cause de l'anneau autour de la gâchette en profiter pour le neutraliser d'une façon plus où moins définitive, je pourrais très probablement lui brisé la nuque par force brute tant elle est chétive.
Chétive, et peu déterminée : elle tremble, sue à grosse goûte et j'ai l'impression qu'une petite flaque salée se forme à ses pieds alors qu'elle semble de plus en plus hésitante à tenter de me tirer dessus, mais pour autant si je converge vers elle il y a toujours cette possibilité qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle tente un tir. Dans un couloir même avec la vue trouble il y a de bonnes chances que la luminescente en face de moi réussisse à viser correctement. Je ne bouge pas, si je me décale sur le côté pour me mettre à couvert je perds toute visibilité sur elle et de plus n'importe quel geste brusque peut-être mal interprété. Puis la goule met la main sur sa poitrine, malade?

« Je suis désolé que vous ayez assisté à cela, monsieur. A la base, je venais piller cet endroit, mais je ne pensais pas que quelqu'un y habiterait. Je vais maintenant prendre congé, merci de ne pas m'avoir agressé pendant ce... moment de faiblesse. Désolé pour la porte. »

Pardon? C'est une goule, une de mes congénères, et même si je n'aie plus pratiqué mes talents depuis longtemps j'ai encore de bonnes bases et je ne compte pas la laisser repartir pour plusieurs raisons. Depuis quand on pénètre chez quelqu'un en défonçant sa porte sans rembourser?
Je commence à marcher lentement dans sa direction avant de m'arrêter devant-elle, et là, à cet instant précis les choses drôles commencent : se faire comprendre sans avoir la capacité de parler. Je tape dans mes mains pour capter son attention si ce n'est pas déjà fait avant de commencer avant de faire des signes.

Ma maison. Je pointe du doigt la porte sortie de ses gonds. T'as cassé ma porte. Viens, sinon colère.

Je me rends compte que ce que j'essaie de faire passer par les signes ressemble plus à une extorsion qu'à une vrai tentative d'ouvrir le dialogue et continue ma tentative de communication.

Tu as l'air malade.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 8 Nov - 20:38
« Hey. Hey ! Y'a le plongeur qui s'approche, et j'pense pas qu'il veuille nous faire les poches. »

La panique avait disparut de la voix d'Igniculus. Il avait sans doute compris que l'homme ne leur voulait aucun mal, pour le moment. Néanmoins, la fillette fit volte face afin de l'avoir bien en vue. D'ailleurs, était-ce réellement un homme ? En le voyant de plus près, la Luminescente se rendit compte de l'aspect réduit de ses membres. C'était surtout son exosquelette, en fait, qui faisait la masse du personne. Oui, à n'en pas douter, il devait en réalité s'agir d'une femme. Dawn se sentit un peu honteuse, pour le coup. L'orbe vert, lui, en profita pour approcher du scaphandre. Il y vit la tête pourrissante de la Goule qui s'y trouvait. Désormais, et à cette distance, la gamine le vit également. Elles étaient sans doute plus semblables qu'il n'y paraissait, c'est peut-être pour ça qu'elle avait empêché Igniculus de la tuer. Deux monstres cachés sous un costume, voilés par un masque...
La femme se tenait devant la petite fille, et commença à faire des signes avec ses mains. La Luminescente la regarda faire, un peu surprise. « Muette ? Alors c'est pour cela, le sifflement... ». Elle s'estima subitement chanceuse. Elle avait toujours sa voix, elle. Bien qu'elle soit plus... colorée que sa congénère. Elle regarda les mains de l'étrangère, puis la porte qu'elle désigna et enfin se retourna vers ses mains gantées de nouveau. Dawn ne connaissait pas le langage des signes, mais elle comprit très bien ce que son hôte lui disait. Elle allait devoir rembourser son intrusion, et c'était normal après tout. Pourtant... la petite grand mère n'avait plus rien. Pas une capsule, hormis celle trouée remise par la mercenaire du mois dernier. La grand mère ne savait absolument pas comment se sortir de ce pétrin, pour le coup. Elle ne voulait pas remettre le cuir de Crococlaw qu'on lui avait donné, c'était un cadeau après tout. Et même si c'est un peu mièvre, Dawn était attachée à ces choses là. Bien sûr, ça ne l'empêcherait pas de le revendre, mais de là à le donner à une inconnue...
Cette dernière poursuivit son discours gestuel en désignant sa poitrine. Que voulait elle dire ? Voulais t-elle parler de la faiblesse qu’eut la Luminescente plus tôt ?

- Aaaaaaaahhh, mais elle est sourde en fait !
- Muette, Igni, muette, corrigea la gamine.
- Sourde, muette... C'est la même chose. La discussion est close.

La fillette roula des yeux. Impossible de discuter avec cet enfant là. L'inconnue lui avait fait un signe. « Suis moi ». Au final, Dawn avait deux choix. Elle pouvait aussi bien s'enfuir en courant, sans se retourner. Mais étant donné l'accoutrement et l'équipement de la Goule, elle se doutait qu'elle se ferait rattraper aussitôt. D'ailleurs, c'était chez elle ici. Elle était sur son terrain. Et on ne piège ou leurre pas un prédateur sur son territoire. Et la gamine le sentait. Même si pour l'instant la scaphandrière était neutre, elle était bel et bien dangereuse. Les intuitions d'Igniculus sont souvent bonnes, après tout. De toute façon, ce n'était pas le genre de la Luminescente de s'enfuir comme une voleuse. Elle s'était faite prendre, elle devait payer. Elle sera plus discrète, la prochaine fois. Cette dernière se confondit tout de même en excuse envers l'étrangère.
« Je n'ai pas de quoi vous payer. J'ai subis d'impo... » Elle se coupa nette. La Goule au scaphandre n'avait certainement pas besoin de savoir ça. Absolument pas, même. Elle décida d'éluder la question de son hôtesse.
« Je ne peux pas vous payer, reprit elle. Mais si je peux faire quelque chose pour vous, je m'en acquitterais. » conclut la fillette.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 8 Nov - 22:34
Elle me dit qu'elle ne peut pas payer, parce qu'elle n'a pas d'argent, mais qu'elle est disposée à rembourser les dégâts en services, comme si j'avais quelque chose à lui faire faire : j'ai bien des cocktails à préparer mais ce n'est pas très prudent de laisser une personne que je ne connais pas manier des produits que j'ai mis du temps à acquérir. De plus je ne suis pas fan de l'idée de la laisser toucher du matériel qui peut être potentiellement explosif ; même si je sais fabriquer des médicaments basiques (principalement de l'aspirine), je sais de façon extrêmement vague que ce que j'ai dans mes armoires peut servir à faire une bombe.
Puis je sens un morceau de métal contre moi, je sors les plaques d'identifications de ma poche. Je n'aie même pas besoin de les lire tant je les ai regardé à une époque pour savoir qu'est ce qui est marqué dessus : mon identité, mon groupe sanguin, ma religion et mon numéro de sécu quand ça existait encore. J'ai aussi celle de Marc. Je me retourne vers mon invitée et remet mes babioles à leur place, bien cachées et me saisit de la tablette noire et d'une craie sur la table. Je commence à écrire dessus avant de lui montrer.

Tu connais Julius Haber? Un type en armure assistée.

Je m'assure qu'elle a bien compris ma question avant de lui faire signe de rester silencieuse, j'ai encore quelque chose à ajouter, pour qu'elle comprenne bien où je veux en venir. Je griffonne la suite alors que je me sens plus faibles, ma main est presque tremblante malgré mes efforts pour le cacher, ça me remue toujours les tripes d'en parler.

Il m'a pris mon frère.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 8 Nov - 23:54
Elles arrivèrent dans une sorte de pièce de vie, sommairement meublée. Une armoire, un matelas, un bureau avec un peu de bordel pharmaceutique dessus... Même cette salle était presque vide. Décidément, Dawn avait vraiment mal choisit son bâtiment. Non seulement elle tombait sur la proprio', mais en plus l'endroit était vide.
La Luminescente commençait à regretter qu'il n'y ait pas de sofa lorsque sa congénère se stoppa. Elle fouilla furtivement dans sa poche, sortant une sorte de plaque de métal, la triturant et l'étudiant de ses doigts avant de la remettre rapidement dans sa poche. Elle se tourna vers Dawn en se saisissant d'une tablette en ardoise noire qui traînait là ainsi que d'une craie et commença à écrire.
« Ah, cool. Ca va être plus pratique pour se parler. » pensa la Goule. Elle regretta presque aussitôt cette pensée lorsque la femme lui montra ce qu'elle avait noté. Igniculus, lui, explosa de rire.

Tu connais Julius Haber?

La petite Lumière ne cilla pas. Elle attendait la suite. Par ailleurs, son hôtesse lui fit signe de se taire, effaça ce qu'elle avait écrit et recommença. Une sueur froide coula le long du dos de la fillette. Au fond d'elle, elle avait une petite idée de ce que l'étrangère lui demanderait. Elle ne voulait juste pas y penser, ni même se le suggérer. L'orbe vert aussi devait l'avoir comprit ; il n'arrêtait pas de rire comme un abrutis. La main de la femme était tremblante, aussi mit elle plus de temps à noter cette fois ci. « Pas ça, s'il te plais... ». Finalement, la Goule retourna l'ardoise en direction de la gamine.

Il m'a prit mon frère

- Oooohh ! Héhé, et maintenant, petite Lumière ? Que vas tu faire ? Questionna sadiquement le globe de radiation.

La phrase, bien qu'elle ne fusse qu'écrite, claqua dans l'air comme un coup de feu.
« Non... C'est impossible... Julius n'aurait jamais... ». Et puis, elle se résigna. Elle jaugea la femme en face d'elle en prenant bien garde de ne laisser aucune émotion transparaître dans ses gestes. C'était sans doute la chose que la Goule pouvait le mieux percevoir, le mieux comprendre. La grand mère se rappela l'aura noire qu'Igniculus avait décelé plus tôt. Elle se souvint de la panique de son compagnon à la vue de cette femme. Son frère l'avait sans doute mérité.
Quant bien même... Dawn ne pouvait passer outre. Elle comprenait parfaitement cette femme, qui ne réclamait que juste vengeance. C'était aussi le cas de la fillette, après tout. Elle aussi était en quête de sang, de justice. Elle ne pouvait pourtant pas accepter cela. Mais accepter quoi, d'ailleurs ? Parlait on ici d'une mission d’assassinat ? D'une aide pour une tâche particulière ? D'un traçage de cible ? Que voulait cette femme, exactement? C'était d'ailleurs étrange que cette dernière en parle à une parfaite inconnue... Dawn pesa chacun de ses mots avant de lui répondre. Elle avait décidé de ne pas mentir, qu'est-ce que ça changerait, de toute façon ?

- Il m'es arrivé de croiser un énergumène de ce nom là, il me semble. Ca ne me dit pas ce que tu attend de moi, continua t-elle avec assurance. Si c'est par vengeance que tu désire la vie de cet homme, je ne comprend pas pourquoi tu déléguerais la tâche à quelqu'un d'autre , ajouta t-elle en se prenant en exemple. Jamais elle ne laisserait sa vengeance à Autrui. De plus, une vie pour une porte est pour moi un marché bien peu équitable. Que désire tu donc, euuh... ?

La question resta en suspens. C'est vrai que la grand mère ne connaissait pas le nom de sa muette interlocutrice. Et, maintenant que la question était sous entendue, elle ne pouvait se couper pour lui dire le sien. De toute manière, elle attendrait que la femme se révèle la première, si elle le fait. Dawn n'était pas femme à rigoler avec la confiance. Car pour elle, une personne méritait sa confiance, une seule. Et cette personne n'en était même pas vraiment une.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mer 9 Nov - 13:02
Elle le connaît, je me fige un instant alors qu'elle me demande ce que je désire réellement, car la vie d'Haber ne vaut pas une porte, cassée où pas. Elle a raison et je me tire une chaise avant de m'asseoir et d'inviter l'autre à faire de même : biensûr que je ne compte pas déléguer ma vengeance à une parfaite inconnue, c'est une chose qui se fait en mains propres, ne serait-ce que par respect du défunt. Je choisis de tirer ma plaque d'identification et la faire glisser sur la table, entre les béchers et plaquettes de médicaments jusqu'à elle. Maintenant elle connaît mon nom, je recommence à écrire avec ma craie, elle veut que je clarifie certaines choses et je comprends ça.

Je veux le trouver.

Pour le tuer, très probablement, certainement, possiblement? La vérité est que plus le temps passe plus je ressens le besoin de le trouver, mais celui de le tuer non, j'ai toujours cette rage de lui faire payer, mais je veux surtout comprendre, pourquoi, comment. J'efface la craie après lui avoir montré puis écrit un peu plus proprement, et surtout plus petit : j'ai plus de choses à lui dire et je ne me sens pas âme à lui faire un discours en trois parties.

Juste dis moi où il allait, quand tu l'as croisé et où. Précisément stp.

Une fois qu'elle a bien pris conscience de ma question le petit manège recommence : j'efface le contenu de mon ardoise avant de réécrire quelque chose.

Pour la porte, accompagne moi dans une vieille bibliothèque : j'ai besoin de quelques bouquins.

Les études supérieures dans certains domaines se résument à quelques équations que l'on doit savoir tordre de toutes les façons possibles et imaginables. La médecine n'échappe à cette règle au niveau médicamenteux : ce qui est un remède peut devenir un poison en fonction de la dose.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mer 9 Nov - 16:31
La Goule se figea lorsqu'elle entendit la réponse de la Luminescente. Ca devait la renverser de savoir qu'une personne connaissant son gus venait à elle sans qu'elle ait besoin de bouger le petit doigt. Dawn prit garde aux faits et gestes de son interlocutrice. On ne sait jamais, elle pouvait bien décider que la fillette, de par sa connaissance de Julius Haber, méritait la mort. Heureusement, elle ne fut pas si stupide, et eu même le bon goût de l'inviter à s’asseoir autour d'une table. Elle fit de même et, après avoir fouillé ses poches, glissa une plaque de métal sur le meuble. La même qu'elle triturait plus tôt. Ca ressemblait vaguement à une holoplaque de la Confrérie de L'Acier. Pas loin, c'était une plaque d'identification militaire d'avant guerre. Etait elle une Goule d'avant guerre ? Après s'en être saisit, la grand mère la lut mentalement « Dunlaith Mcdouglas ». Elle n'était pas sûre de le prononcer correctement, cela dit. Igniculus, qui lisait par dessus son épaule -et Dieu sait que la fillette détestait ça- s'exclama soudain.
« Wow, elle est putain de vieille ! 'Gaffe à cette femme, un conseil. ».
C'était bien une Goule d'avant guerre, année de naissance 2034, Dublin. Cette personne devait avoir une histoire fascinante. Fascinante et tragique. Enfin, qui n'avait pas vécu de drame dans sa vie en ces Terres Désolées ? Pour le coup, une telle personne serait un véritable trésor si elle existait.
La jeune grand mère reposa soigneusement la plaque au milieu de la table alors que Dunlaith écrivait de nouveau.

Je veux le trouver.

La Goule attendit un moment que sa congénère lise le tableau, puis effaça de nouveau ses écrits. Les moments de silences se multipliaient dans ce salon, mais ça ne déplut pas à la fillette. Au contraire, même, un peu de calme était toujours le bienvenue. Surtout quand on était accompagné H24 par une pipelette adepte des vers. Seul la craie caressant l'ardoise se faisait entendre. Dunlaith dévoila finalement sa demande à Dawn.

Juste dis moi où il allait, quand tu l'as croisé et où. Précisément stp.

La Luminescente réprima un petit rire. Au moins elle avait l'amabilité de demander poliment. En fouillant un peu sa mémoire, elle se rendit compte qu'elle n'en savait trop rien. Pour la première demande, en tout cas. Elle hocha la tête afin de signifier à Dunlaith qu'elle avait comprit. Cette dernière fit une nouvelle fois tourner sa craie, et le silence s'imposa. Après une poignée de seconde, l'ardoise pivota vers Dawn.

Pour la porte, accompagne moi dans une vieille bibliothèque : j'ai besoin de quelques bouquins.

« Si c'est de la récup', alors on parle la même langue. » se contenta de commenter mentalement la petite Lumière.
Elle prit un temps pour réfléchir un instant. La récup', en soit, n'était pas un souci. C'était justement son boulot, en quelque sorte, et s'ils pouvaient tomber sur quelque objets utiles la gamine ferait d'une pierre deux coups. Là où se trouvait le problème était justement cette histoire avec Julius. La Luminescente était tiraillée par, d'un côté son amitié avec Haber et de l'autre le désir profond de cette femme qui se trouvait en face d'elle. Dans un certain sens, elles avaient le même objectif et de ce point de vue ce ne serait qu'hypocrite que de l'empêcher d'aller au bout de sa quête de mort. Il fallait que Dawn se décide rapidement. Elle doutait que les muets soient de nature très patiente.
Elle arriva à un compromit ; elle suivrait cette femme durant son périple. Cela lui permettrait de la surveiller et, peut-être, de changer le destin qu'elle réservait à Julius Haber. Si cette mission se révélerait être un échec, elle laisserait la Goule à sa vengeance. C'était son droit le plus juste, après tout. Elle décida enfin de prendre la parole.

- Aucun problème pour la récup'. Comme tu dois t'en douter, c'est mon boulot. En ce qui concerne Julius, je respecte une règle assez stricte là dessus. Toute information ne peut être transmise que contre une information de valeur équivalente. Je suis moi même à la recherche de quelqu'un.

Pour accompagner ces mots, elle retira son collier et l'ouvrit. Igniculus émit un hoquet de surprise, la gamine n'avait pas l'habitude de montrer ça à des étrangers. Après avoir dévoilé le contenu du pendentif, elle plaça le tout sur la table, juste à côté de la plaque militaire de Dunlaith. Ce bijou était un peu sa carte d'identité à elle. Le dessin datait de plus de 60 ans, aussi le papier était jaune, corné et abîmé mais on distinguait toujours ce que Dawn voulut y représenter. Une famille heureuse. Elle, son père et sa mère lorsque tout était encore beau et pur. On pouvait lire le prénom en dessous de chaque personnage mal dessiné, et au dessus de tous était écrit « La famille Salicyl » entouré d'un grand cœur. Dawn continua.

- Je me nomme Dawn Salicyl et je cherche cette personne, dit elle en tapotant la femme rousse sur le dessin. Elle est rousse, les cheveux bouclé et les yeux noisettes. J'ai appris récemment qu'elle se faisait désormais appeler « Azrael » et qu'elle était de mèche avec les pillards du coin. Si tu me dis ce que tu sais sur elle, je suis prête à tout te révéler de Julius Haber. Tout, insista la Luminescente.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Jeu 10 Nov - 16:35
Tout sur Haber. Selon ses termes, j'hésite un instant : qu'est ce qui me dit qu'elle sait beaucoup de choses sur lui? Rien, mais rien non plus ne me dit qu'elle est totalement ignorante de sa situation. Je ne connais pas la personne qu'elle recherche, mais tout est sujet à négociation sur certains points, aussi je prends mon outil de communication et commence à éparpiller ma craie partout sur le tableau, encore. Je fais l'effort de choisir soigneusement mes mots, même si j'ai perdu l'habitude de faire preuve de tact, je suis dans l'incapacité de  lui faire avouer quelque chose étant donné que lui faire avouer sous entend que je l’agripperais pour la faire parler. Seul problème mes mains sont aussi l'un de mes quelques moyens de communication, aussi je ne peux pas vraiment la chopper par le col tout en lui posant des questions via mes paluches.
De ce fait, la voie de l'agression est impossible, stupide, et gratuite.

"Était". Je ne suis pas vraiment avec les pillards du coin.

J'efface, lui fait signe que je n'aie pas terminé et le petit cinéma recommence. Nous sommes en train de faire un échange d'informations, et ce genre de chose se fait souvent à la confiance étant donné que ni elle ni moi n'avons les moyens de vérifier en présence de l'autre la véracité des informations.

Je pourrais te mentir mais je n'aie pas envie, tu es gentille.

J'efface après qu'elle ait prit connaissance.

Je ne connais pas cette personne. ça ne veut pas dire que je vais te laisser repartir sans avoir essayé de t'extirpé quelques informations sur Haber. Arrangement : tu réponds à mes questions initiales, je te laisses tout ce qu'il y aura en rab dans la biblio, plus/mais....

J'efface après le lui avoir montré, malgré moi j'ai fait un effet de suspens que je n'apprécie guère : ce n'est pas mon style. D'autant plus qu'un être cher vaut bien plus que quelques bricoles trouvables dans une ruine. Marc n'apprécierait certainement pas que je le laisse tomber pour une poignée de capsules, même chose pour une personne disparue. Ce genre de chose ça ne se marchande pas comme un esclave, les sentiments humains ont toujours eu une valeur marchande beaucoup trop forte pour le commun des mortels.

Je m'engage à t'aider si tu me racontes pourquoi tu cherches cette personne. J'suis négrière, aie un bon carnet d'adresses : CdA, NF, Raiders, divers.

Elle lit, je lui fais signe de rester silencieuse : je n'aie pas envie d'avoir un speech sur la moralité de la part de quelqu'un qui a défoncé ma porte et surtout je prévois la question "est-ce que tu as asservis la personne que je cherche". Non, parce que je veille tout de même à savoir qui je capture quand je fais un contrat particulier et que en règle général, j'ai une assez bonne mémoire pour faire émerger un nom dans mon esprit quand on l'énonce.

N'aie jamais eu affaire à elle pour le taff, pas d'inquiétudes.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Sam 12 Nov - 4:48
Lorsque les oreilles de la Goule capturèrent « tout sur Haber », Dawn remarqua un léger mouvement au niveau de son casque de scaphandrier. La flèche avait fait mouche et Dunlaith s'en trouvait piquée d’intérêt. En même temps, la Luminescente lui offrait son proie sur un plateau.

"Était". Je ne suis pas vraiment avec les pillards du coin.

La gamine soupira de déception. Il y avait peu de chance que cette femme connaisse Azrael, pour le coup. Néanmoins, la Goule lui fit signe que ce n'était pas fini. Peut-être pouvait elle lui proposer autre chose ? Elle patienta quelque instant que sa congénère termine.

Je pourrais te mentir mais je n'aie pas envie, tu es gentille.

La petite Lumière se braqua immédiatement lorsqu'elle lut cette phrase. Sa méfiance grimpa en flèche et sa crainte redoubla. L'étrangère cherchait à gagner sa confiance. Compliment, aveux... C'était la les clefs pour s'attirer les faveurs de quelqu'un. La Luminescente ne les connaissait que trop bien. Elle même les utilisait. Néanmoins, elle se contenta de rester passive et continua à observer la Goule. Elle enchaîna :

Je ne connais pas cette personne.  

La gamine s'en était un peu douté, mais Dunlaith continuait d'écrire. Elle semblait avoir quelque chose à lui proposer, en effet, mais tout l’intérêt de Dawn s'était déjà envolé. La Goule reprit la « parole ».

Arrangement : tu réponds à mes questions initiales, je te laisses tout ce qu'il y aura en rab dans la biblio, plus/mais....

La fillette en profita pour réfléchir un instant. Elle n'avait pas pensé au fait que la Goule puisse ne rien lui apporter comme information ou comme utilité. Si tel était le cas, alors avoir révéler qu'elle connaissait Julius était une erreur, car elle se trouvait bloquée. Impossible que l'Irlandaise la lâche après ça, et ce même après la mission de récup'. La petite Lumière allait finir coincée.

Je m'engage à t'aider si tu me racontes pourquoi tu cherches cette personne. J'suis négrière, aie un bon carnet d'adresses : CdA, NF, Raiders, divers.

Elle avait mit plus de temps et écrit plus petit. Y'avait pas mal de choses à lire, et la Luminescente prit un moment pour tout s'approprier. Elle avait comprit pourquoi Igniculus avait prit peur plus tôt ; une négrière. Ce qu'elle proposait par contre, était très intéressant. Mais tout cela n'était rien de concret aux yeux de la gamine. Autant de belles promesses et de paroles dans l'air. De plus, son hôtesse lui imposait de révéler le pourquoi du comment elle cherchait la Synthétique. La petite Lumière ne se sentait pas vraiment prête à ça. Se souvenir de ce jour était toujours... douloureux.
Elle voulut prendre la parole, mais Dunlaith l'en empêcha.

N'aie jamais eu affaire à elle pour le taff, pas d'inquiétudes.
- Mais c'est bien ce qui nous dérange, ma bonne dame ! Ca aurait épargné bien des misères à cette vieille femme, dit l'orbe vert en désignant la gamine.

Mais ici la petite lueur radioactive se trompait. Achever ce monstre d'une balle alors qu'il est en cage ? Où serait le plaisir ? Où serait l'accomplissement de la quête, la délivrance ?
La Luminescente réunit ses idées. Ce que proposait la Goule pouvait bien l'aider tout comme lui servir à rien, sinon étendre son réseau une nouvelle fois. Ce qui n'était pas plus mal déjà. Mais contre les informations qu'elle détenait sur Julius, tout cela était bien trop maigre. Elle trouva un nouveau compromit, et décida de se lever de sa chaise pour commencer à répondre.

- Ce que tu me dis et propose ici est très intéressant. Moi aussi, je ne veux pas te mentir. Pour l'instant, je ne peux pas me permettre de te faire confiance et ne peux donc pas me décider tout de suite. Commençons par la bibliothèque et après nous parlerons. T'en fais pas, je ne fuirais pas, dit elle en tendant la main. Marché conclu ?

Dawn marchait sur des œufs. Tout se jouait ici. Si l'étrangère n'avait pas la patience d'attendre, elle pourrait très bien choisir de la faire parler, de gré ou de force. Elle en était capable. Aussi, alors que la petite Lumière tendait la main vers la Goule au scaphandre, elle se préparait aussi mentalement à bondir en arrière et se saisir de son épée.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Sam 12 Nov - 17:14
Je me lève, je me rends compte de la différence de taille entre nous, elle est bien jeune (où juste petite qui sait?) pour avoir un flingue. Je me demande si c'est spécifique à elle ou alors les autres gosses aussi se baladent armés jusqu'aux ratiches de nos jours, je n'apprécie pas forcément de voir que les petites têtes blondes de ma jeunesse sont désormais capable de refroidir quelqu'un.
Je lui serre la main et commence à marcher en direction de ma porte jadis intacte, maintenant défoncée par le destin et une jeune femme. Je lui fais signe de me suivre et nous descendons les escaliers avant de rejoindre l'extérieur : la rue sur laquelle donne l'immeuble est vide, je pointe du doigt une direction avant de me diriger vers celle-ci, la bibliothèque est plus loin. Normalement ça doit être une promenade de santé car le coin est relativement dépouillé en monstres, donc les lieux devraient êtres peu dangereux à moins de jouer de malchance.
J'ouvre la marche, et je réfléchis à l'accord tacite que je viens de passer : je n'aie pas de garantie qu'elle me dira où est Haber, ce qu'il a fait, ce qu'il est devenu, j'ai la garanti d'avoir une possession qui m'intéressais au moins, mais pour l'essentiel de l'essentiel ce sera uniquement ma capacité de persuasion qui entrera en jeu. Au bout du compte je me demande si lui meuler la face et lui demander où est mon Némésis n'aurait pas été plus avantageux... J'y songe un instant mais je ne suis pas encore tombée assez bas dans le cercle de la haine pour m'abaisser à frapper une môme pour mon intérêt personnel, surtout d'une façon aussi violente.
Puis nous arriverons en face de la librairie au bout d'une dizaine de minutes de marche : une belle bibliothèque avec une grande porte à double battant en guise d'entrée, toutefois le cadavre atrocement mutilé devant ne m'inspire rien qui vaille. Devant les imposantes portes de chênes ornées par des ferronneries noire, il y a un macchabée, mort de tout sauf d'une mort naturel. Un homme dans la force de l'âge qui doit être mort il y a environ une semaine au vue des mouches et de l'odeur que le vent porte jusqu'à moi : le teint livide, le ventre ouvert en deux avec les tripes en moins, plus d'intestin grêle ni de gros intestin.
Il a pris cher le pauvre, toutefois ça ne m'empêchera pas de récupérer mon du. Je prends ma craie et mon ardoise.

Ton flingue et ton épée vont peut-être servir.

Elle prend connaissance, j'efface puis re note.

Pas de monstre dernière fois qu'jsuis passé. Probablement croco claw de passage.

Elle prend connaissance de nouveau, j'efface puis je range tout ça à ma ceinture, à côté du nounours et lui fait signe de venir avec moi. J'ouvre la double porte d'un coup de pied avant de constater que le chêne et le fer ça pèse lourd, et avec l'inertie que ça a et les charnières particulières de ce type de porte, la paire d'ouvrages me reviennent en pleine gueule. J'ai à peine le temps de m'écarter et me ressaisit, je bloque l'une des deux portes et la maintient en position ouverte d'une main, alors que l'autre continue claque contre le macchabé. Je m'adosse contre l'ouvrage de chêne et invite ma camarade à entrer la première et à choisir : il y a dans le hall un escalier qui mène à l'étage et une porte qui mène aux étagères de livres du rez de chaussée. Qu'elle choisisse : je n'ai jamais eu de bol quand il faut faire un choix.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 15 Nov - 4:53
Après avoir conclut leur marché les deux Goules se retrouvèrent dehors, sous le Soleil de midi. Dunlaith prit directement la tête de la marche, indiqua une direction du doigt et intima à la fillette de la suivre. La Luminescente s’exécuta et en profita pour observer sa nouvelle partenaire. Elle avait l'air de se déplacer assez habilement même avec tout le bordel qu'elle se trimbalait. Dawn n'avait jamais vus une telle utilisation d'une armure assistée, aussi elle se demanda son efficacité au combat. A la base, c'était bien fait pour protéger ces trucs, non ? A quoi bon en revêtir une, rouillée qui plus est, sans aucune plaque de protection ? La Goule qu'elle suivait n'avait même pas d'arme à feu... Cependant elle considéra l'âge de Dunlaith. Elle avait déjà bien vécu et survécu, sa méthode devait donc sans doute être efficace ?
Cela faisait bien maintenant une vingtaine de minutes qu'elles marchaient sans croiser le moindre hostile. C'était une chance, mais est ce que ça allait durer ? L'orbe vert, incapable de se taire trop longtemps, sortit Dawn de ses songes.

- Comme ça tu vas balancer Julius ? J'adorerais voir crever ce gus.
- On verra, répondit la récupératrice en chuchotant, d'abord je veux être sûre que je ne le fait pas pour rien.

Elle savait qu'une simple escapade allait forcément être trop courte pour qu'elle sache si l'accord valait le coup ou non. Elle espérait surtout rencontrer des situations qui pourraient révéler un peu la manière de faire de sa congénère. Sa « personnalité » en quelque sorte, bien que ce soit beaucoup plus flou que ça encore. Mais déterminer si quelqu'un est digne de confiance ou non était une épreuve difficile et Dawn le savait. Elle allait devoir faire preuve d'observation durant cette mission.
Elles arrivèrent bientôt devant la bibliothèque, massif monument dédié à la littérature. Mais bien qu'imposant, il ne sut pas plus que les autre comment résister aux siècles... enfin, à ça et à un holocauste nucléaire. Igniculus remarqua le premier le cadavre pourrissant d'un homme allongé là, près de la double porte de chêne. Il était en piteux état et il semblait s'être fait dévorer tout l'intérieur du ventre. L'odeur n'était pas en reste non plus, mais cela ne dérangea pas la lueur radioactive qui partit jouer dans le vide qu'avait laissé l'abdomen du cadavre. Dunlaith se tourna vers la gamine.

Ton flingue et ton épée vont peut-être servir.

Ca faisait pas vraiment partie du deal, mais bon. Elle fouilla les poches du jeune homme décédé. Malgré l'odeur atroce, elle le fit sans trop de mal. Elle ne trouva rien, bien sur, l'état de putréfaction du gars témoignait du temps qu'il avait passé ici, à attendre sagement qu'on le dépouille. Elle se releva et regarda la tablette noire que la négrière lui montrait.

Pas de monstre dernière fois qu'jsuis passé. Probablement croco claw de passage.

Ses blessures lui en firent mal rien que d'imaginer une telle bête dans un lieu comme celui ci. Elle n'allait certainement pas se frotter à un de ces bestiaux. Et puis, qu'est-ce qu'il ficherait ici, si loin de ce satané Bayou ?A bien y regarder, ça ne ressemblait pas à une attaque de Crococlaw. Si ça avait été le cas, il ne resterait presque plus rien de la victime. Enfin, c'est ce que Dawn pensait.
Elle regarda Dunlaith ranger son ardoise dans son dos. Comment allaient elles communiquer, du coup ? Un peu plus tôt la Goule lui avait révélé qu'elle cherchait des bouquins sur la pharmacologie, chose que la Luminescente ne comprenait que peu. Si elles n'arrivaient pas à se comprendre, ça allait être compliqué. Enfin, surtout si il y avait vraiment une bête là dedans. L'utilisation d'une ardoise allait être difficile pendant un combat, même impossible.
Dunlaith ouvrit non sans mal la lourde porte de chêne. Retenant un de ses battants, elle indiqua à Dawn les deux choix qui se présentèrent à elles. L'étage ou alors le rez de chaussé. La petite Lumière choisit sans trop réfléchir et s'avança vers l'étage. Elle ne savait pas si c'était là la place des livres que la vieille femme cherchait, mais d'ici elles auraient peut-être un panorama du dessous.
Chacune ou presque des marches en bois craquèrent sous le poids de la négrière. Même si elle n'avait qu'un exosquelette d'AA, celle ci pesait son poids. Heureusement, arrivée au bout de l'escalier ce problème sonore ne dérangea plus. La fillette décida de prendre la tête et d'avancer la première, étant plus discrète. Une nouvelle porte à double battant scellait l'accès vers l'étage supérieur. La Goule l'ouvrit plus calmement que la première et laissa passer la Luminescente. Cette dernière s'engouffra dans l'entrée et put contempler la taille du bâtiment.

- Mais on en a pour la semaine ! De maison ce bâtiment en fait une dizaine, s'exclama Igniculus.
- Arrête de pigner, ça devrait aller, je pense.

C'était bien plus impressionnant de l'intérieur. Des myriades d'étagères de bouquins s'étendaient à perte de vue, n'attendant qu'un esprit érudit pour les consulter. Ce n'était malheureusement pas le cas de Dawn, mais elle avança tout de même entre les étagères, recherchant la bonne en regardant les références de celles ci. Sa congénère n'était pas loin derrière et commençait à inspecter d'autre rangées. On pouvait entendre quelque craquement ici et là, comme si ce temple dédié aux écrits prenait vie et leur ordonnait de partir. Pourtant ce n'était pas tant le bâtiment, mais plus ses occupants.
La fillette avait l'arme au poing, aussi lorsqu'elle vit une Goule sauvage elle faillit tirer. Elle se retint de justesse en libérant sa tension dans un soupir. Elle regarda un instant les yeux morts de cet être occupé à lire les reliures des différents grimoires, à ce qui semblait. La grand mère éprouvait toujours de la pitié envers ces monstres qui étaient jadis des personnes. Quelle vie avaient ils bien pu avoir avant de finir comme ça ? La gamine se pencha sur les livres que la Goule semblait observer. « Shakespeare... Connais pas... »
Après avoir fouillé quelque étagères, récupéré du bric à brac comme du fils de nylon, un peu d'adhésif et découvert quelque Goules supplémentaires elle retourna vers Dunlaith. Cette dernière se trouvait dans l'aile principale de la bibliothèque la plus riche en livres.

« Rien de mon côté, hormis quelque Sauvages. Fait attention, je ne pense pas que ce soit ça qui ait buté l'homme dehors. »

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mer 16 Nov - 16:11
L'escalier craque sous mes pas alors que la petite a choisit l'escalier, c'est vieux, mais résistant étant donné qu'il supporte mon poids en se contentant de grincer et non pas de s'effondrer comme on le pourrait croire. Lorsque nous arrivons en haut je la dépasse et lui ouvre la porte avant qu'elle ne s'engouffre dedans. Je jette un coup d'oeil approfondi des lieux avant de pénétrer à mon tour : des livres, partout, des tas de livres, je parcours brièvement certaines rangées qui me paraissent intéressantes pour ma culture personnel avant de remarquer des goules. Je me fige un instant, me demandant si elles vont m'attaquer à cause de mon apparence assez peu orthodoxe pour une goule puis décide à traiter le problème assez rapidement : je m'expose et décide de ma placer devant l'un de mes congénères errant et aliéné. Celui-ci met un peu de temps à réagir, humant l'air devant et me détaillant du regard avant d'en conclure que je suis l'une des siennes, tant mieux si les sauvages ici ne réagissent pas à ma présence, les choses n'en seront que plus simples.
Toutefois congénère où pas, j'écarte sans ménagement ce qui était jadis un être civilisé et doué de conscience de mon passage pour me frayer un chemin vers l'aile de la bibliothèque où je pourrais trouver ce que je cherche. Je commence à dévorer les étagères du regard, cherchant mon précieux sésame qui pourra m'apprendre à faire des cocktails médicamenteux aux intentions douteuses. Toxicologie des minéraux? Non, je ne compte pas tuer quelqu'un en lui donnant le syndrome d'argyrisme, toxicologie des fleurs? Trop hippie, pas assez bourrin. Toxicologie et médicaments? Peut-être. Ce n'est pas le livre que je cherche mais après tout il y a peut-être mieux dans tout ce tas de feuilles recouvertes d'encre.

« Rien de mon côté, hormis quelque Sauvages. Fait attention, je ne pense pas que ce soit ça qui ait buté l'homme dehors. »

Je hoche la tête, puis lui pointe du doigt les différents ouvrages : je choppe le dernier dont j'ai lu le titre et lève le pouce vers elle, tout se passe bien de mon côté pas besoin de s'inquiéter. Puis j'entends un rire, non, pas un rire, c'est trop particulier pour être ça, je m'accroupis instinctivement, c'est à mi chemin entre un rire et un meuglement de vache, c'est assez dur à décrire mais je n'aie jamais entendu ça auparavant. Je me risque à aller de l'autre côté de l'étagère pour jeter un œil dans le couloir : une goule luminescente qui rigole comme pas possible, shootée aux radiations peut-être? Ceci pourrait expliquer l'étrange euphorie dont elle semble victime, je tape dans mes mains pour intimer Dawn de venir en même que j'ai un mouvement de tête dans sa direction. Puis je vois la luminescente commencer à foutre le bordel dans les étagères en faisant tapant stupidement dans les livres, l'image me stupéfait avant que je me ressaisisse : ça doit être elle qui a foutu le bordel dans mes rayonnages, la salope.
Je m'approche de la goule avant de lui foutre une baffe monumentale derrière la tête, le claquement de mon gant contre son crâne résonne dans la pièce et commence à lui mettre d'autres. Personne ne touche à mes livres, personne, pas même une foutue goule radioactive qui s'amuse à foutre le boxon dans le matériel dont j'ai besoin!
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Dim 20 Nov - 3:12
Lorsque la Goule lui fit signe que tout allait pour le mieux, la Luminescente reprit sa fouille de son côté. Se séparer était peut-être la meilleure idée ? De toute manière, la fillette n'avait jamais recherché de livre dans une bibliothèque. Peut-être pourrait elle tomber sur des objets utiles en fouillant les bureaux du fond? Un bruit la sortit de ses pensées. C'était le même son qu'un rire, le même rythme mais... sa rugosité le rendait inhumain.

- C'est Dunlaith ?... murmura Dawn.
- Non je ne pense pas. Elle siffle, celle là.

La récupératrice se tourna dans la direction du gloussement et vérifia si ça venait bien de sa congénère. Et en effet, c'était sa direction. Avait elle tourné folle en même pas trente secondes ? Normalement ce processus prenait du temps, mais avec la présence de la Luminescente, peut-être... Dawn se dirigea en course basse vers la position de la source du bruit. Alors qu'elle s'approchait, elle entendit des coups, des chocs. Comme si quelque chose se faisait passer à tabac. Elle se stoppa net lorsqu'elle vit l'Irlandaise s'occuper d'une Sauvage de façon brutale. Et pas n'importe quelle Sauvage, une brillante. Dawn regarda un moment autour d'elle. Toute l'étagère était renversée, sans doute à cause du combat, et une autre Goule les observait de loin, intriguée. Les yeux de la fillette pivotèrent de nouveau sur sa co-équipière et son adversaire. Elle savait que, dans le fond, ces êtres n'étaient plus Humains. Qu'ils n’éprouvaient rien sinon la peur, la faim... des instincts primaires. Pourtant elle ne put s'empêcher de ressentir de la pitié pour la Luminescente qui recevait son traitement sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être était-ce parce qu'elles brillaient de la même lueur ? De toute manière ce n'était sans doute plus qu'un monstre désormais.
« Comme cette Dunlaith... » pensa la gamine en se remémorant ce que lui avait dit la négrière plus tôt.
« Comme... toi! » lui répondit un écho qui se répéta dans sa tête. Elle secoua son crâne pour se concentrer sur l'action. La Sauvage était une ennemie. Elle devait mourir. « Ah, c'est plus simple comme ça ! ».
Dawn attrapa son épée et la brandit en direction de la brillante. Sa partenaire était dans son passage mais ça ne la gêna pas. Avoir un corps de 10 ans était pratique, parfois. Elle ne s'engouffra pourtant pas dans la brèche car Dunlaith semblait avoir l'avantage. Le mort vivant ne réagissait pas vraiment à ses coups, mais une dernière frappe encaissée par ce dernier le réveilla définitivement et, malgré son crâne défoncé par la puissance du gant assisté, se jeta sur sa propriétaire en beuglant. La petite Lumière ressentit la brillante relâcher une vague de radiation dans l'action, ce qui la réveilla également. Alors que la négrière se défendait à l'aide de son exo face aux assauts de la Sauvage, Dawn se faufila à travers la faille. Elle entama le flanc gauche du monstre dans le même mouvement avec Migi et se retrouva derrière l'ennemi. Elle prépara un coup sur une des jambes du zombie dans l'optique de le faire basculer, mais plongea son épée dans une des étagères en armant sa frappe. « Saloperie trop grande ! » jura t-elle. La brillante s'était retourné vers elle et se préparait à bondir, aussi la grand mère se cacha instinctivement derrière son sabre. Elle comptait ainsi encaisser un maximum de dégâts, ou au moins la première charge, profitant de la largeur de sa lame pour gagner de l'espace. Sa main gauche alla se poser sur son revolver.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 22 Nov - 19:10
La luminescente commence à réagir, ce feu de signalisation routière sur patte en aura mis du temps avant de comprendre qu'il ne fallait pas me chercher des noises et elle commence à riposter, ou en tout cas elle essaie car je garde le contrôle de la situation de façon toute relative. La goule chargée de radiation n'est pas vraiment un adversaire dangereux vu son temps de réaction et sa force de frappe en comparaison de mes capacités, aussi elle me griffonne le casque et une partie de ma tenue sans vraiment occasionner de dégât.
Puis elle vacille, je tourne la tête et vois ma camarade qui lui a foutu un bon coup de lame dans le flanc, toutefois la sauvage ne semble pas vraiment en tenir compte et se contente de se retourner comme si de rien, me laissant la possibilité de me remettre en position de combat alors que mon compagnon de route souffre d'un petit problème technique. J'ai un sourire en la voyant planter son épée dans une étagère : voilà pourquoi il ne faut se trimbaler du matos comme ça dans un espace clos : ce n'est pas pratique pour taper des gens. La goule hurle en se jetant sur Dawn, je me jette sur elle et lui ceinture le ventre de mes mains avant de pivoter avec elle et de la balancer dans la direction opposée à celle de ma camarade. La luminescente perd l'équilibre et manque de peu de s'écraser au sol : tant pis, si le dernier vestige d'humanité et d'intelligence qui lui permet de se mouvoir n'a pas envie de l'aider à retarder son destin, alors je vais accélérer les choses. J'active mon poing assisté alors que les aiguilles des manomètres s'affolent quelque peu avant de pointer avec certitude l'état des jauges d'énergie et de puissance.
Dernière chance pour toi cocotte. Elle me regarde comme si j'étais un steak tartare attendant d'être mangé.
La goule hurle en s'élançant vers moi, je siffle en faisant de même, les deux cris de guerre se confondent et mon poing assisté percute sa figure qui se déforme sous la violence de l'impact qui l'a fait s'effondrer au sol alors que des goûte de liquide radioactif que j'assimile à du sang de luminescent mouchettent ma main et le plancher. La mandibule inférieure éclatée, le nez réduit à plus grande chose, un oeil exorbité, la goule sauvage respire encore alors qu'elle me fixe avec son oeil encore valide d'une expression indescriptible, mélange de colère et de peur. Trop tard pour les états d'âme, c'était avant qu'il fallait sortir le drapeau blanc, je m'agenouille au-dessus d'elle avant poser mes mains sur l'avant et l'arrière de son crâne faute de prise plus valide avant de lui tordre la nuque d'un coup sec.
Je me remets à debout et me tourne vers Dawn en haussant les épaules, dommage pour notre congénère mais elle ce sont des choses qui arrivent... En espérant qu'elle le prenne bien. Je regarde les bouquins renversés : pas vraiment ce que j'espérais.
Je lui fais signe de me suivre d'une main alors que de l'autre je pointe du doigt la partie inexplorée de la bibliothèque.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Ven 25 Nov - 3:51
Portée par l'impulsion radioactive et poussée par les muscles de ses jambes, la brillante bondit vers la Luminescente avec une hargne bestiale. Préparée à encaisser l'assaut, cette dernière se cacha derrière sa lame. Ce ne fut pourtant pas suffisant, car les serres de la Sauvage griffèrent le bois du masque de Dawn juste avant que Dunlaith ne la propulse en arrière. Elle venait de lui sauver la mise : en effet, si la négrière n'avait pas ceinturé la Goule avec force pour la balancer dans la direction opposée de la gamine, s'en serait sans doute fini de ce qui lui restait de visage. Une plaque de bois n'est pas la meilleurs défense face à des coups frontaux... Toujours est t-il que la Sauvage se retrouva en position de déséquilibre, et l'Irlandaise en profita pour faire vrombir les rotors de son poing assisté. Les différents cadrans et jauges clignotèrent et s'affolèrent sous l’afflux d'énergie apporté à l'arme, tant et si bien que la fillette crut voir le gant trembler. Après une demie seconde qui parut une éternité, les deux Goules se jetèrent l'une sur l'autre. Folie contre sainteté, conscience contre inconscience, bestialité contre civilisation. Le choc fût si violent que le crâne de la Sauvage s'en trouva fracassé, détruit par la force du coup de Dunlaith. Du sang fluorescent éclaboussa le poing et le parquet grinçant de la bibliothèque. L'ennemie rencontra le sol, confuse, perdue. Pendant l'action, Dawn avait dégagé Migi de ses entraves et assistait à la scène sans aucune participation. Sa partenaire avait les choses bien en main, elle n'avait pas besoin de s’immiscer d'avantage dans le combat. Elle garda néanmoins un œil attentif au dernier acte de la rixe tout en rangeant sa lame dans son fourreau.
Le zombie était perturbé, sonné, aussi resta t-il au sol à attendre la mort. A attendre la négrière. Elle s'approcha de lui d'un pas calme et mesuré. Le pas de l'assassin qui s'apprête à tuer. Elle posa un genoux à terre et prit la tête de la Goule entre ses mains alors que celle ci semblait implorer sa pitié avec son œil encore valide. Sa mâchoire fracassée gigota un instant, puis lorsque le sinistre « crac » se fit entendre elle cessa de bouger.

- Et ben, ça au moins c'est rédhibitoire. Bien noire façon de passer de l'autre côté du miroir, commenta la sphère de jade.

Dawn pivota vers lui un instant. Le gamin n'avait pas lâcher le spectacle des yeux. La mort le fascinait toujours autant, même lorsqu'elle était donnée à quelqu'un de la même couleur que son hôtesse. Parfois, elle se demandait ce que ressentait l'orbe vert envers elle. Il semblait très attaché à la petite Luminescente, mais... Etait-ce vraiment de « l'amour » ? Ou était-ce simplement un instinct de survie ? Après tout, si la grand mère mourrait, l'enfant atomique ferait de même... Leur destin était lié. Et elle ? L'appréciait t-elle ? L'aimait elle vraiment comme le fils qu'elle n'avait jamais eu et n'aura jamais la chance d'avoir ? Ou avait elle simplement accepté son existence et de vivre à ses côtés pour le restant de ses jours, quoi qu'il arrive ? Au final, ils avaient tellement vécu... Des bons moments, quelque uns, éparpillés ici et là, mais surtout des mauvais. Comment savoir ? Comment être sûre ?
Dunlaith la sortie bientôt de ses songes en lui faisant signe. La Luminescente comprit, secoua la tête pour signifier qu'elle se moquait du sort de la Sauvage et prit la tête de la marche. Après tout, elle était sans doute mieux ainsi, cette Goule ci.
De toute manières, elles n'en avaient toujours pas fini avec cet endroit et sa congénère recherchait toujours quelque manuels de pharmacologie. Lorsque la récupératrice passa au niveau de la négrière, elle se souvint de son action plus tôt. Elle lui avait plus ou moins sauvé les fesses, mine de rien. Etait elle digne de confiance pour autant? Certainement pas. La petite Lumière détenait toujours des informations importantes sur la Nemesis de l'Irlandaise, ce qui pouvait en soit justifier cet acte chevaleresque. Cela ne l'empêchait pourtant pas d'être aimable, et elle souffla un "Merci" réticent lorsqu'elle arriva devant la Goule. C'était tellement bas qu'elle ne l'avait peut-être pas entendu, surtout avec le masque en bois qui étouffait un peu les sons, mais qu'importe. La grand mère n'aimait pas trop les remerciement, de toute manière. Malgré tout, Dunlaith grimpa un peu plus dans l'estime de Dawn et Igniculus, car lui aussi avait remarqué le sauvetage in extremis.
Elles arrivèrent rapidement auprès de nouveaux rayonnages d'ouvrages vieux de presque 200 ans. Se séparant une nouvelle fois pour couvrir plus d'espace, les deux Goules sillonnèrent les étagères à la recherche des fameux grimoires. Mais cette fois ci, Dawn décida de s'attarder un peu plus sur les livres en eux même. Elle n'avait jamais été passionnée par la littérature, peut-être était-ce là le moment ? Tout ces bouquins contenaient sûrement des savoir qui pourrait l'intéresser. Elle remarqua au loin une porte de bois massif juste à côté d'une Sauvage et s'y dirigea naturellement. Son instinct de récupératrice prenait le dessus à chacun de ses pas, pourtant elle continua de parcourir du regard les devantures des différents manuscrits qui lui passaient sous le nez. Pas un ne releva son attention, et encore moins semblait correspondre à ce que lui avait décrit Dunlaith plus tôt. Elle décida de passer la porte de bois, histoire de jeter un rapide coup d'oeil. Saluant sarcastiquement la Sauvage qui faisait le pied de grue juste à côté, elle pénétra dans ce qui semblait être un vieux bureau. Etait exposé ici quelque livre, posé en pagaille à même le sol et sur le bureau lui même. Certains étaient même ouverts. « Quelqu'un est sans doute passé ici, il y a peu... » pensa la Luminescente. Elle fouilla le bureau et tomba sur un vieux briquet à essence plaqué d'or, ainsi que sur une dizaine de capsules. Pas la découverte du siècle, mais au moins elle ne partirait pas bredouille. Elle scruta par curiosité les différents manuels posés ici et là et l'un d'eux attira son attention. L'ouvrage semblait plutôt récent, non abîmé par le temps, et était intitulé « Etude médicamenteuse sur la flore de Nouvelle Orléan ». C'était sans doute un truc comme ça que recherchait l'Irlandaise, aussi Dawn s'en saisit et alla retrouver sa partenaire de fouille.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Dim 27 Nov - 18:37
Ma camarade bredouille un merci que j'ai du mal à percevoir à travers le casque de scaphandrier et son masque, je me contente de hocher la tête en retour alors que nous continuons notre progression dans un édifice plusieurs fois centenaire, Dawn et moi finissons par atterrir dans d'autres rayonnages : ils sont géants, et je suis presque tenté d'escalader les étagères. La luminescente de son côté semble flâner un peu entre les différents ouvrages avant de disparaître de mon champ de vision au bout d'un moment, de mon côté je prends mon temps et m'imprègne des livres présents. Shakespeare est l'un des nombreux auteurs auquel je ne suis jamais intéressé lors de mon vivant "humain", aussi c'est peut-être le mien d'enrichir un peu ma culture de côté. Othello ou le Maure de Venise, où comment un noir lors de l'Italie de la Renaissance se fait duper par son subordonné mort de jalousie. Je feuillette le livre qui semble avoir plutôt bien résisté à l'ouvrage du temps avant de l'embarquer avec moi, c'est une chose de ne pas avoir accès au savoir, s'en est une autre de refuser d'y accéder par simple fainéantise. Je continue de farfouiller dans les différents rayonnages avant de lever la tête en désespoir de cause : les ouvrages médicaux sont bien là mais il n'y a rien de ce que cherche, aussi j'espère trouver une vision de réconfort au plafond mais rien, pas une fresque murale, pas une ampoule arrachant aux ténèbres de la peur et de l'ignorance le salut et l'espoir. Juste un plafond crevé par le temps et l'atome.
Je tape du pied avec rage, où sont ces foutus bouquins? La micro vibration que mon coup dans le sol a provoqué se répand aux livres qui ne bronchent pas pour la plupart, sauf un qui tombe du sommet de l'étagère et m'atterrit sur le sommet du crâne, mon casque de scaphandrier fait caisse de résonance et je me retrouve avec un bruit fou dans les oreilles à cause d'un bête livre. J'attrape le responsable de ma souffrance auditive pour le lancer avant de découvrir que c'est une encyclopédie médicale, pas ce que je cherche mais ça veut dire qu'au sommet du rayonnage il a peut-être des frères qui m'intéresseraient.
Frère...
Je secoue la tête en chassant de mon esprit la vision de Marc qui m'étreint le coeur, c'est pas le moment pour ces conneries, ce sera plus tard que je pourrais penser à lui autant que je voudrais. Je prend une grande inspiration et tente de garder le contrôle de moi-même avant de me jeter à l'escalade de l'étagère qui est quand même très grande, au moins deux mètres cinquante si j'en crois la distance que mes mains et pieds avalent toujours petit peu plus chaque seconde. Au sommet du rayonnage je regarde ce qu'il y a : des choses sans intérêt pour la plupart, mais alors que je sonde du regard les ouvrages je découvre l'un de mes précieux sésame. Curare, étorphine, les anesthésiants de la chasse au travers de l'histoire et leurs composants. Je me mets debout au sommet du rayonnage dans une gesticulation assez incertaine avant de l'attacher à mon bardas. J'ai une vue dominante sur le reste de la salle et cherche du regard où pourrait être bien passé Dawn.
Puis je sens un déséquilibre avant de reporter mon attention à mes pieds dont le support est en train de se dérober sans demander son reste, l'étagère se casse la gueule sur le côté et provoque un effet domino avec les autres rayonnages. Je me jette dans la direction opposée pour éviter de finir avaler dans la réaction en chaîne et merci à la bonbonne d'oxygène dans mon dos et au casque de scaphandrier, j'ai assez d'inertie pour atterrir à l'abri. Le bruit de ma carcasse s'écrasant au sol avec la grâce d'un hippopotame boulimique, alourdie par un exosquelette T45 et d'un bardas conséquent provoque un son distinctif de l'éboulement que j'ai provoqué. Comme si on jetait un extincteur du troisième étage d'un immeuble et qu'on le faisait atterrir sur du parquet recouvert de moquette. Le résultat est sale, j'ai mal partout et alors que tout le bordel que j'ai provoqué prend fin je me relève faiblement devant une porte en bois que j'aurais juré vu s'ouvrir tout à l'heure. Je commence à essayer de faire tout les mouvements possibles et imaginables avec mon corps pour vérifier que tout est en place et je constate avec joie que je n'aie pas de fracture.
Toutefois ça se sent au niveau de ma posture, si avant j'étais légèrement voûté, j'ai l'air d'un blessé de guerre avant mon dos courbé, une main douloureuse qui se tient les côtes tout aussi douloureuses et les jambes plus fléchies qu'avant. Fait chier, ça fait un mal de chien de se gaufrer avec tout le paquetage de combat, plus jamais je fais une connerie de ce genre sans m'y préparer avant.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mar 29 Nov - 5:24
Avant même qu'elle ne se saisisse de la poignée, la Luminescente entendit un boucan infernal juste derrière la porte, comme si quelque chose d'énorme venait de s'exploser sur le sol. Tout ce tintouin fût bientôt suivit par d'autre bruits, comme s'il avait été le départ d'une grande réaction en chaîne. La fillette ouvrit la porte et tomba presque nez à nez avec son aînée qui se tenait le dos à la manière d'une grand mère.

- Hum, c'était pas comme ça quand j'suis partis, plaisanta la lueur radioactive. Qui a foutu le bordel ici ?

Dawn observa la discorde qui s'étendait devant ses yeux. Toutes les grandes et majestueuses étagères de chêne remplie de contes, d'essais et autre romans, qui trônaient fièrement dans la pièce un peu plus tôt étaient renversés. Dégueulant ainsi tout leurs parchemins à même le sol, elles perdirent d'un seul coup toute leurs superbes. L'atmosphère imposante et pesante du savoir que dégageait jusqu'alors la salle s'était envolé. A l'ordre on opposait maintenant le chaos et toute la configuration de l'endroit en pâtissait. Ce qui était autrefois un labyrinthe de tomes, de bois et d'écrit se transformait maintenant en libre espace. Instinctivement, la gamine pensa en franc tireuse : ça signifiait moins de couverture possible en cas de pépins. Son œil pivota vers une forme mouvante coincée sous les étagères. En regardant plus attentivement, elle vit que c'était le bras d'une Goule Sauvage qui tentait vainement de se dégager de l'étreinte étouffante de la connaissance. Elle n'était sans doute pas habitué à ça...
La récupératrice se retourna vers la négrière.

- C'est toi qui a fait ça ? Ca va ? Enchaîna t-elle après avoir vu de quelle manière sa congénère était voûtée.

Elle acquiesça en voyant la réponse de Dunlaith et farfouilla dans son sac à la recherche de ce qu'elle avait trouvé plus tôt.

- Fait pas trop d'effort, ça devrait passer. Tiens, j'ai trouvé ça. J'sais pas si ça te sera utile, mais bon, dit elle en lui tendant le bouquin.

« Etude médicamenteuse sur la flore de la Nouvelle Orléan », auteur inconnu. En même temps, c'était un ouvrage récent sûrement rédigé par un local. Dawn en profita pour ajouter que l'endroit semblait avoir été visité par quelqu'un dernièrement, sans doute l'auteur du livre. Peut-être était il temps de mettre les bouts et de se tirer. Mais la petite Lumière avait encore une dernière chose à faire...
Elle se dirigea d'un pas lent vers le zombie qui s'était retrouvé coincé par les étagères renversées. Elle avait la flemme mais bon, elle ne pouvait pas rester sans rien faire. Même si ces gens n'étaient désormais plus que des bêtes, des monstres, elle savait qu'ils pouvaient toujours ressentir la douleur et la peur. C'était des sensations et des sentiments instinctifs, primordiaux, que tout être possédait. En s'approchant de ce désordre, la vieille gosse jaugea la taille et la largeur des entraves qui bloquaient la Sauvage. Elle estima que, avec deux Quantum dans le nez, ça allait sûrement le faire et elle pourrait au moins dégager une partie des décombres pour que cette congénère puisse se retirer. Igniculus comprit bien vite la manœuvre de son hôtesse. Alors qu'elle s'avançait vers la suppliciée, ce dernier se lamenta à son oreille.

- Ah oui, vraiment ? On fait dans l'humanitaire, maintenant ? On s'en fiche de cette vieille Goule, sérieux. Ce type ne sait plus ce que c'est que d'être vivant, d'être heureux.
- Et alors ? Je vais juste le dégager de là, pas la peine d'être chiant.
- Tu devrais le regarder de plus près, ajouta la sphère verte alors que la fillette commençait à manipuler les décombres. Tu ne peux qu'une chose pour lui : le couperet.

Dawn observa le bras gigotant de la Sauvage. Il s'était cassé sous le poids et le choc qu'avait entraîné les étagères en s'effondrant sur lui. Quelles frêles créatures que ces Sauvages... La Luminescente distingua une partie de sa tête entre deux ouvrages et y remarqua quelque contusions. De plus une tâche pourpre commençait à se dessiner sur le sol.

- Je déteste dire ça, mais tu à raison, commença t-elle en sortant son épée.
- Tu sais bien que j'ai toujours raison, grand mère. Et tu devrais le savoir, depuis le temps qu'on galère...

Elle leva sa lame au dessus de la tête de la prisonnière et alors que l'arme était suspendu dans les airs telle l'épée de Damoclès n'attendant que de s'abattre sur sa victime, Dawn souffla une phrase de situation, une courte prière, un dernier adieu. Puis, Migi perfora son crâne en l'écrasant par son poids dans un bruit humide et répugnant. Les rigoles écarlates qui ruisselaient jusqu'alors prirent un nouvel affluant, une nouvelle force. S'immiscent entre les lattes du plancher et tâchant les livres au passage, elle formèrent bientôt une petite flaque rouge où se reflétait l'image de la récupératrice.
Le bras de la Sauvage avait cessé de s'agiter pour ne laisser qu'une paume à demie ouverte, la plupart des doigts replié sur eux même comme les pattes d'une Araignée. Seul l'index restait droit, comme si il désignait quelque chose. Le regard de la fillette suivit la direction vers laquelle la morte pointait du doigt et vit un bouquin encré en partie du sang de la Goule. Elle s'en saisit en revenant vers sa partenaire. « Nous les dieux. », B. Werber. Une sorte de roman philosophique, ou quelque chose dans le même genre. Ces récits n'étaient pas la tasse de thé de Dawn, cela dit...
Elle décida tout de même de le garder et le rangea dans son sac. Et puis, pourquoi pas ? Un mort le lui avait conseillé, après tout.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Mer 30 Nov - 20:03
Ma camarade met à mort la goule ensevelie sous l'avalanche de bouquin que j'ai provoqué par mégarde, et surtout par ma connerie, la prochaine fois que je chopperais un livre, je veillerais à ne pas faire l'idiote au sommet d'une étagère et redescendrais tout de suite sur le plancher des vaches. Ca m'évitera de faire des acrobaties et de finir par terre pour ne pas périr tel un rat qui ferait face à une chute de briques. Je ne dis rien et ne fait rien lorsque Dawn s'empare d'un livre et l'embarque, je suppose que chacun a ses préférences de lecture et ne dit rien, les gens qui aiment la culture sont rares, alors pas de raison de les brimer en critiquant de façon acerbe leurs références. Je me contente juste de faire quelque pas, de lui dire de me suivre d'un geste assez ample du bras avant de reprendre mon chemin, si elle veut faire de la récup c'est probablement un étage plus bas que ça se passe aussi je rebrousse chemin et alors que j'allais descendre les escaliers, je me fige en entendant des sons que je n'apprécie pas. La porte que j'ouvrais il y a un petit moment déjà claque bruyamment alors que plusieurs individus se dessinent dans l'ouverture de la porte, instinctivement je m'accroupis et observe ce qui arrive.


Je retiens mon souffle en constatant le meneur de la troupe : une sorte de facho en trench-coat avec un pistolet à plasma et une épée que j'apparenterais facilement à un sabre, le genre de trucs utilisé par les officiers lors des guerres qui se faisaient en rangs et avec des centaines de mousquetaires de chaque côté des lignes de feux. Je me fais toute petite alors que le type qui le suit de près fait mine de se montrer un peu plus : un gars avec une armure assez grossière, faites de plaque d'acier au niveau du torse et un casque assez lourd. Toutefois contrairement à son chef il traîne pas mal des pieds à cause du poids de son barda et son fusil à plasma ne doit pas arranger les choses. Je n'imagine même pas la souffrance qu'il doit éprouver avec son masque à gaz tant on peut entendre sa respiration d'ici.


Le reste de la troupe est habillé de façon plus standard : trois hommes en tenues de ville avec des fusils à pompes qui n'ont pas vraiment l'air de savoir ce qu'ils font la contrairement aux deux premiers qui sont plus méfiants en avançant. Le chef de la bande se retourne et leur fait signe d'avancer, le trio de troufions échange des regards avant de secouer négativement la tête. Le meneur tape du pied, malgré son masque à gaz je peux sentir son énervement d'ici.

-Vous avez peur parce qu'il fait sombre? Croyez-moi que cet endroit c'est comme le ventre de votre mère : il fait sombre, chaud et il y a de quoi vous rendre riche. Il allume son pistolet à plasma. Et dans cet endroit aussi vous êtes à la merci de forces supérieures à vous, donc vous avancez sinon je vous fais avancez moi.

Quand quelque chose effraie un homme, le meilleur moyen de le faire avancer c'est de foutre quelque chose d'encore plus effrayant derrière lui, je suppose. Le second allume lui aussi son arme à plasma mais semble beaucoup moins disposé à l'utiliser sur ses collègues que le meneur ne l'est. Je recule doucement et échange un regard avec Dawn, ça ne me plaît pas de rester dans le coin avec des tarés comme ça.

-Fouillez l'étage en premier! C'est souvent les étages qui sont oubliés, nous trouverons pleins de choses dedans j'en suis certains.
-Honnêtement, je préférais aller en bas plutôt : en passant à côté du bâtiment j'ai entendu un bordel pas possible à l'étage, j'suis pas sûr de vouloir savoir ce qui a fait ça. Un cran de sécurité saute. Ok, on va à l'étage, vive les étages c'est les meilleurs endroits pour trouver du matos.

La petite troupe commence à s'avancer pathétiquement vers nous, je me retourne vers Dawn en espérant qu'elle ait un plan d'action.
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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Jeu 1 Déc - 4:54
Après que la fillette eut terminé sa sinistre besogne et ramassé son nouveau livre de chevet, elle se dirigea vers sa comparse. Cette dernière lui fit signe de la suivre en avançant vers les escaliers qu'elles montèrent plus tôt, mais à peine arrivée à l’embrasure de ceux ci la Goule se figea et s'accroupit. La Luminescente suivit son exemple et fit de même. Dunlaith semblait avoir repéré quelque chose d'anormal en bas des escaliers, ce que Dawn confirma après avoir jeté un rapide coup d'oeil. Un groupe de 5 hommes, probablement des raiders ou d'autre récupérateurs, s'apprêtaient à grimper les marches.

- Tiens, tu voulais récupérer quelque bidule ? Ca tombe bien, les trois du fond m'ont l'air bien crédules.

Les deux hommes en tête de pont semblaient plutôt bien équipés. Le premier était munit d'un pistolet plasma ainsi que d'un sabre d'avant guerre et se pavanait devant les autres avec un superbe trench coat que la fillette désira instantanément. Habillé comme il l'était et suivant son attitude, il devait sans doute être le chef de toute la clique. Le second homme, protégé par un caparaçon grossier de plaque de métal et de pièce de cuir était lui aussi bien équipé. Il arborait un fusil plasma en parfait état de fonctionnement, le genre de truc très efficace sur les chairs, même celles pourries des Goules. Le gars portait aussi un masque à gaz qui avait l'air de plus gêner sa respiration qu'autre chose, surtout avec tout le barda qu'il trimballait sur son dos... Les derniers étaient habillé avec des tenues plutôt classiques et possèdaient ce que Dawn apparenterait à des fusils à pompe balistiques. Ces derniers avaient l'air morts de trouille.
La petite Lumière réfléchit un instant à la situation. Peut-être que ces types, malgré leurs accoutrement, les laisseraient tranquille si elles faisaient preuve de diplomatie ? Après tout, les apparences sont souvent trompeuses et ça la vieille gamine ne le savait que trop bien. Le leader prit soudain la parole pour aboyer sur les trois mollassons du fond. Il cherchait à les intimider car, apparemment, visiter l'étage d'une vieille bibliothèque ne semblait pas trop les motiver. Dawn retint un petit rire. Y'avait que quelques Sauvages là haut, pas de quoi fouetter un Chat. L'homme en trench coat activa son pistolet plasma et mit en joue les trois lurons afin d'appuyer son autorité, ce qui fit changer le point de vue de la fillette. La diplomatie était proscrite, pour le coup. Si ce type n'hésitait pas à mettre ses compagnon en joue, c'est que ça devait être un sacré connard. Il fut bientôt suivit par son second qui alluma également son arme sans pour autant la pointer sur les autres. Dunlaith recula doucement et échangea un regard avec Dawn. Elle non plus n'avait pas l'air motivée par la voie diplomatique. Le meneur semblait décidé à visiter l'étage en premier, bien que cet avis ne soit pas partagé par ses troufions. L'un d'eux avait apparemment flippé en entendant le boucan émit plus tôt à l'étage, mais ça le type s'en fichait royalement et menaça de nouveau son « compagnon » de son pistolet afin qu'il avance.
La raideuse lança de nouveau un regard à sa congénère. « On fait quoi maintenant ? » semblait elle lui demander. Elle était bien sérieuse ? Elle demandait la marche à suivre auprès de la grand mère ? Depuis quand était elle devenue chef d'expédition ? Et puis, d'habitude c'est l'aînée qui prend les rennes. Bon, en même temps avec les problèmes... d'élocutions de Dunlaith, ça allait être compliqué si elle devait donner des directives. La Luminescente réfléchit à nouveau, très rapidement cette fois. Igniculus la poussait à foncer dans le tas et le Quantum encore présent dans ses veines lui brouillait le cerveau et l'empêchait de penser correctement. Elles ne pouvaient pas se retrancher et se planquer dans la salle d'exposition des livres, vus son état. Les couvertures étaient devenues inexistantes et à 2 contre 5 dans un espace si ouvert allait forcément les mettre en désavantage. La fillette vérifia une nouveau fois pour être sûre ; en effet, sa partenaire n'avait aucune arme à feu. Seulement son lourd poing assisté. De plus, aucune protection ne pouvait lui permettre d'encaisser bêtement les balles avant d'arriver au corps à corps. L'option de la retraite dans la bibliothèque s'en trouva définitivement exclue. Plus Dawn y pensait et plus le plan bourrinage lui revenait en tête. Mais de même, une attaque frontale était bien trop risquée, ces types avait des pompes et du plasma quand même ! Et puis, ses blessures encore chaudes à cause des légers interludes avec Sanguine ne lui permettrait pas d'agir à son plein potentiel. Que faire ?
Puis l'idée la frappa d'un coup. Bien sûr qu'elles avaient ce qu'ils fallait pour s'occuper de ces gars là ! Tout était dans la bibliothèque, justement ! Mais pour que ça marche, il fallait gagner du temps.

- Ecoute, commença t-elle en regardant Dunlaith, on va leur ramener les Sauvages sur la tronche et on en profitera pour se barrer. J'm'occupe des Goules, toi gagne du temps.

La négrière lui répondit d'un haussement de sourcil que la récupératrice interpréta par « Hein ? Mais j'fais quoi du coup ? ». Elle s'empressa de préciser.

- Je sais pas moi, t'as qu'à gueuler ou siffler comme tu fait, ça fera flipper les trois mecs avec les fusils à pompes. Fais tout ce que tu peux, mais empêche les d'atteindre le haut des marches sans te faire voir si possible, ok ? Conclut elle sur un clin d'oeil que la Goule ne put percevoir.

Elle pénétra de nouveau dans la grande salle dévastée et sortit son talkie en y insérant une holobande de musique. Il était temps que ça bouge, là dedans.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Lun 5 Déc - 14:57
Très bien, Dawn est partie sans me laisser le temps de temps de répondre quelque chose, je dois donc effrayer cinq mecs armés jusqu'aux dents sans me faire voir, tout ça pour faire gagner du temps à ma camarade, le tout en sachant que si je me fais repérer je n'aie aucun moyens de me défendre ni de riposter. En somme c'est donc par l'opération du saint-esprit que je vais devoir effrayer cinq glandus dont deux qui sont armés jusqu'aux ratiches. Je jette un petit coup d'oeil à la troupe qui se dirige vers nous. Putain je fais quoi, je ne peux pas les baratiner je n'en n'aie plus la capacité depuis des années. Bien évidemment Dawn est déjà ailleurs en train de rassembler ses troupes abruties pour les balancer à la gueule des récupérateurs qui ne sont pas vraiment au courant de notre présence pour l'instant. Puis un bruit de bois qui craque m'informe du fait qu'ils sont en train de gravir les marches des escaliers qui nous sépare.
Je me mets à hurler à la mort, le sifflement aigu résonnant dans le bâtiment finit par me faire mal aux oreilles pendant que je me déchire ce qui me reste de cordes vocales alors que je dois être en train de crever les tympans de nos invités, et probablement ceux de Dawn aussi. Mais chaque chose a une fin et la nature reprend vite ses droits, j'ai beau avoir une bonne constitution je reste une goule et mes poumons ont besoin de se remplir d'oxygène eux aussi, je reprends mon souffle avec insistance alors que j'entends nos invités jurer abondamment.

-Ce bruit bordel de merde, Davis, va voir. ALLEZ TOUS VOIR PUTAIN! hurle à son tour le chef.

Le type avec le masque à gaz et le fusil à plasma grimpe les escaliers en trottinant, je jette un coup d'oeil vers la porte, bon dieu que Dawn se dépêche. Les quatre autres suivent de façon plus lente, le dénommé Davis doit être le seul à avoir des protections auditives je suppose. Je m'allonge par terre à quatre pattes, prête à bondir sur le premier qui oserait atteindre le sommet des marches. C'est le fusilier à plasma qui arrive en premier comme je le pensais.

-Wosh, c'est quoi ce...

Mes jambes se détendent comme des ressorts et je lui bondis dessus avant de le percuter de tout mon poids, il est projeté en arrière et redescend les escaliers, cette fois-ci en roulant alors que je finis avec un bras dans le vide des marches. Je me recule à toute allure alors que de la chevrotine commence à pleuvoir sur moi. Plus le moment de se battre mais plutôt de s'enfuir. Je me redresse et court tête baissée vers l'intérieur de la bibliothèque.

Jet de dès, pour le destin!:
 

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Ven 9 Déc - 19:41
La musique émergea bientôt de l'appareil après qu'elle eut inséré l'holobande à l'intérieur. La fillette savait par expérience que les Sauvages étaient attirées par ce genre de son, surtout lorsque c'était des musiques d'avant guerre. Peut-être cela leur rappelaient elles l'époque où elles étaient Humaine ? Ou plutôt l'époque où elles étaient encore conscientes ? Au final, Dawn n'en savait rien et s'en moquait. Elle n'avait pas le temps de penser à ce genre d'état d'âme. Elle s'approchait des zombies rapidement, elle n'avait pas une seconde à perdre. Elle ne savait pas combien de temps pourrait encore tenir Dunlaith et il était primordial pour que son plan fonctionne que les Sauvages agressent les récupérateurs dans les escaliers. Moins d'espace pour viser, pour fuir et se mouvoir. Ils seraient alors à la merci de Rapace Noir.
Alors qu'elle commençait à rameuter le plus vite possible les quelques Goules qui vivaient encore dans la bibliothèque, la gamine entendit un bruit strident. C'était sa congénère qui hurlait de toute ses forces. Le bruit perça les oreilles de la Luminescente et elle ne put s'empêcher de se couvrir de ses mains. Même les Goules en face d'elle semblaient horrifiées par ce bruit perçant, et elles se mirent à trembler de tout leur être.
Elle n'avait plus beaucoup de temps. Elle guida les dégénérées tel le joueur de flûte de Hamelin jusqu'à la porte, en prenant certaines par les mains. Il faut dire que ces congénères là, en plus d'être débiles, pouvaient s'avérer extrêmement lentes. Elle arriva finalement à la porte close et cette dernière s'ouvrit précipitamment sur la femme au scaphandrier. La farce ne semblait pas avoir bien fonctionné et Dawn pouvait entendre les récupérateurs monter furieusement les marches d'escaliers. Pourtant la Goule était flippante quand elle gueulait comme ça ! La petite Lumière pensait qu'au moins les trois troufions aurait prit peur...
Plus de temps à perdre. Le plan avait échoué, elle ne pourrait pas les coincé dans l'escalier... Sauf si... Elle regarda un instant son talkie et jura. Elle le lança de toute ses forces en direction de l'escalier, mais malheureusement les Sauvages étaient trop lentes à réagir et ne suivirent pas directement l'appareil. Ce ne fut pas un si grand mal car la Luminescente entendit très distinctement :

- Merde grenade ! A couvert !
- Ah ah, les cons ils ne savent pas regarder ! Allez, les esclaves, c'est le moment de vous suicider !

Les Sauvages captèrent elles aussi l'exclamation du chef des récupérateurs et reconnurent là une voix belle et bien Humaine. Une voix de peau lisse. Une voix d'ennemi. Suivants les ordres de l'orbe vert, elles se précipitèrent vers les escaliers tandis que les hommes se rendirent compte trop tard de leur erreur. Les quelques Sauvages fondirent sur eux comme une seule bête, infligeant bien plus que tout ce qu'une seule d'entre elle pouvait infliger : le chaos. Les coups de feux et les cris partirent de tout les côtés, monstres et hommes se battant ici pour leurs vies.
Bien entendu, les Goules perdaient inéluctablement la partie. N'ayant que leurs dents, leurs ongles et leurs hargnes pour toute défense, elles ne pouvaient faire face à des fusils plasma et autre shotgun. La Luminescente se plaça prestement à la rambarde de l'escalier, lui donnant une vision d'ensemble sur tout le combat. Elle resta attentive aux moindres faits et gestes des récupérateurs afin de s'assurer qu'ils ne la mettraient pas en joue, puis fit un signe de la main à Dunlaith.

- Il faut abattre les deux leaders, les autres aurons trop la trouille pour continuer le combat ! Hurla t-elle en commençant à faire feu dans leur direction.

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Sam 10 Déc - 18:34
Massacrer deux types dans une mêlée générale dans une fusillade? Pourquoi j'ai la sensation que je vais crever si j'essaie de sauter dans le combat alors que les goules rentrent dans le tas, que Dawn tire dans le tas, que ceux en face font de même, en fait je reste la cinquième roue du carrosse en cet instant, à avoir le choix à privilégier ma sûreté aux intérêts du groupe et celui de faire une attaque suicide en confiant ma sécurité au saint Esprit. Je sors la tête pour voir la situation.
Les balles fusent, la chevrotine déchire la chairs en grêles sanglantes qui viennent moucheter les murs de milliers de teintes de rouges, cinquante nuance de canons fument et forment une microbrume autour des tireurs, les décharges de plasma bleus volent dans tout les sens alors que le meneur hurle des invectives et des ordres tout en s'assurant de l'intégrité de son espace personnel à coup de sabre et de pistolet. Les autres forment une ligne de défense qui tirent presque par salve à cause de leurs armes manuelles. A côté de moi Dawn tire alors que les goules dévalent l'escalier pour essayer de se tailler une part du gâteau.

On va faire comme si c'était des CRS.

Je recule de quelque pas pour prendre mon élan puis commence à taper un sprint vers l'escalier avant de prendre appui sur mon pied fort pour bondir sur la rambarde avant de sauter de nouveau vers l'ennemi. Plus poussé par la force de mon exosquelette que par celle qui m'est innée, je décolle dans les airs avant de comprendre la connerie que j'ai faite.
Je me casse la gueule par terre, au milieu du groupe, et me relève furieusement, le corps anesthésié par l'adrénaline, je me remets sur mes deux appuis comme une machine faite pour ça, les protocoles boiteux et la tête qui tourne en plus. Je balance mon bras dans un crochet aussi large qu'un char Matilda vers le meneur du groupe qui recule prestement alors que je sens quelque chose de dur m'écraser la gorge.

-Finit de jouer Frankensein.

Je sens son fusil me comprimer la trachée alors que je le vois presque à côté de moi, le givré au fusil à plasma joue avec sa jambe contre les miennes, en train de chercher un appui à déséquilibré tout en essayant de cambrer une partie du dos pour me faire basculer plus facilement au sol. J'essaie de m'ancrer au sol le plus possible et lui bourre les côtes avec mon coude, il finit par lâcher et je fais face à ma mort imminente : le chef qui a son pistolet à plasma contre mon casque. Il presse la gâchette alors que je ferme les yeux, un instant de flottement s'écoule avant que je comprenne qu'il n'a plus d'énergie dans sa batterie. Je reprends mon souffle et choppe le soldat qui essayait de me stranguler : mes bras s'enroulent autour de son cou tel un boa constricteur et me remet face au leader qui finit tout juste de recharger son arme de poing. Les trois autres semblent trop occupés avec les goules pour me mettre en joue, je recule alors que le fusilier à plasma est trop occupé à garder de l'oxygène en lui pour essayer de résister.

-LÂCHE LE PUTAIN! LÂCHE LE ESPÈCE D'INFAMIE!

Il me braque, je cache instinctivement ma tête derrière celle de mon otage, putain je suis dans une merde pas possible la, j'ai aucun moyen de m'en sortir en entier sans aide.
Pourquoi j'ai voulu jouer à l'héroïne?

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MessageSujet: Re: "No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas] Lun 12 Déc - 18:26
La fumée émise par toute les armes à feux tirant à l'unisson commençait à saturer la pièce et à obstruer la visibilité. Le sang et la grenaille volaient dans tout les sens, parfois même des morceaux de chairs goulifiées se retrouvaient propulsées par la puissance des fusils à pompes. Les sons étaient totalement couvert par les tirs et tous devaient crier au dessus du tumulte afin de se faire entendre. L'odeur de chair brûlée au plasma et celle du sang fraîchement versé enivrèrent les narines de la Luminescente. Son Foyer de compagnon le sentit également, mais se retint de perturber son hôtesse avec ça. Une fusillade n'était certainement pas le meilleur moment pour cela. Après, par contre... Si bien sûr ils s'en sortaient vivant.
Dawn tentait tant bien que mal de tirer sur les apparents leaders du groupe avec grande peine. Elle n'arrivait pas à toucher celui qui donnait des ordres, son jeu de jambes et son placement le couvrant des tirs du Rapace. Il s'arrangeait toujours pour s'abriter derrière un obstacle, qu'il soit inanimé ou non... Aussi la fillette toucha sans le vouloir une de ses congénère alors que l'homme se cachait derrière elle, la maîtrisant à l'aide de son épée. Au vus de ses mouvements, il devait être un fin escrimeur... Dawn se rabattit alors sur le type lourdement armé qui lui semblait plus lent et moins agile de son patron. Elle le toucha aisément mais n'occasionna presque aucun dégât, apparents du moins, l'homme étant recouvert d'une cuirasse métallique sur presque tout le corps. Il était grand temps pour elle de changer le calibre de son arme... Ou en tout cas de se procurer des balles perforantes. La grand mère jura en voyant le nombre de ses munitions chuter drastiquement au fur et à mesure que le combat se prolongeait. Elle commença à rediriger ses tirs sur les troufions du fond, faute de meilleur cible, et toucha l'un d'entre eux à l'épaule. Il cessa le feu en hurlant, suppliant à l'aide. Les Sauvages se jetèrent sur le pauvre homme, subjuguées qu'elles étaient par l'odeur du sang, bientôt rejoint par les deux autres hommes.
C'est à ce moment qu'elle remarqua sa partenaire se préparer à sauter. Etait elle folle ? Ce n'était absolument pas le moment de foncer ! Mais avant même que la gamine ne puisse l'intimer à rester immobile, l'Irlandaise bondit sur la rambarde de l'escalier et effectua un saut prodigieux, propulsée par son exosquelette. Elle atterrie en plein milieu de la mêlée juste à côté du meneur, se releva prestement et enchaîna avec un crochet du droit si puissant qu'il aurait put calmer même un Ecorcheur. L'homme en trench coat évita la charge d'un bond en arrière tout en se garda de sa lame, au cas où, alors que son second maîtrisa Dunlaith en la bloquant de son arme. La négrière tentait vainement de se soustraire à son emprise en lui infligeant de lourds coups de coude qui furent amortis par l'épaisse armure du récupérateur. Mais bien que protégé par son armure, il lâcha prise afin de reprendre son souffle et cette fois ci ce fut au tour du leader de menacer la vie de l'Irlandaise en pointant son pistolet à plasma sur son crâne.
« Merde ! » s'écria Dawn en visant l'escrimeur de son revolver. Il ne prêtait plus attention à elle et était de dos, trop occupé à viser sa partenaire. La balle ne pouvait que toucher et elle éliminerait une des menaces principales tout en protégeant la vie de la négrière. Elle appuya sur la détente après avoir armé son tir sur la tête de l'homme.
-Clic-
« Non, pas ça.. ! » Pensa t-elle en dégainant son épée et en se préparant à se jeter elle aussi dans le combat. Elle n'aurait pas le temps, le coup allait partir d'une seconde à l'autre !
-Clic-
Elle souffla en entendant le bruit de l'arme du commandant et en le voyant recharger. Dunlaith profita de ce moment de latence pour saisir le fusilier et le prendre en otage, mais si fit aussitôt mettre en joue par le meneur.

- LÂCHE LE PUTAIN ! LÂCHE LE ESPECE D'INFAMIE !

Dawn s'était avancé à tâtons dans l'escalier dans l'angle mort du récupérateur, Migi en main. Elle arma son coup mais au moment où elle allait frapper, l'escrimeur se retourna et para sa lame avec la sienne. Il profita de la surprise de la petite Lumière et de la vitesse que lui procurait son épée plus effilée afin de frapper la tête de cette dernière. Elle évita l'assaut de justesse, mais l'arme dessina tout du même une longue entaille sur son masque. Dans l'échauffourée elle remarqua subrepticement l'otage qui la pointait du doigt. « Pauvre enculé vas... J'espère que Dun va te casser la nuque. ».
La fillette ne recula pas. Il ne fallait pas qu'il puisse utiliser son arme à plasma sur elle, ce qu'il ferait sans doute sans hésiter une once si elle venait à s'éloigner. Elle tint son arme à deux mains en la pointant vers son adversaire, comme le lui avait apprit son père. En haut de l'escalier elle avait l'avantage non seulement de la hauteur mais aussi du poids, la gravité l'aidant à porter ses coups. Sa petite taille était un atout quand il s’agissait du corps à corps : cible plus petite et plus mobile. Dure à toucher. Couplée avec sa massive épée, elle avait presque une défense infaillible.

- Humpf, vous vous prenez pour qui avec vos masques ? Rétorqua le soldat qui tenait toujours Dunlaith en joue. Une gamine avec une épée qui fait deux fois sa taille ? Quelle blague ! Hurla t-il au dessus des coups de feux.
- Crétin.

Un des autres avantages à avoir une petite taille se trouvait dans le fait qu'on vous sous-estimait la majeur partie du temps. Toujours, en fait. Dawn ne se fit pas prier et s'engouffra dans la brèche ouverte que laissait la défense de son opposant. Elle feinta un coup sur la droite que le récupérateur tenta de basher sur le côté en vain. Perdant un temps monstre dans la manœuvre, il exposa son flanc gauche au coup d'épée de la fillette. Elle y mit toute ses forces mais l'homme le bloqua sur le fil en faisant craquer son épée sous la puissance de la frappe. Il fut surpris et déséquilibré par la force de l'apparente enfant, tant et si bien qu'il se tint à la rambarde de l'escalier. Il regretta de n'avoir pas focalisé plus tôt son attention sur la Luminescente lorsque celle ci répéta son mouvement, faisant basculer le malheureux par dessus la barrière, deux mètres plus bas. La gamine se jeta à sa poursuite en brandissant son épée, mais l'homme esquiva le coup d'une roulade sur le côté. Un horrible bruit se fit entendre alors que les secousses dues au choc de la lame contre le sol ébranlèrent les mains de la Goule : son épée venait de se briser. Elle jura en dégainant son arme à feu et tira sur le récupérateur qui courait se mettre à couvert.
-Clic-
« Putain ! » s'exclama t-elle en se souvenant qu'elle avait oublié de recharger plus tôt, lorsqu'elle se joignit au combat dans la précipitation.

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"No Mutants or Humans, only Ghouls" [Dunlaith Mcdouglas]

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