La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI)

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MessageSujet: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Mar 1 Nov - 0:38
[Terres marécageuses, le Bayou, 12 Septembre 2290, tombée de la nuit.]

Ce n'était pas la première fois qu'ils trouvaient un contrat sur un Synthétique. Pour tout vous dire, ils en avaient abattus bien plus que n'importe quel mercenaire en ces terres désolées. Pourtant, cette fois ci, la Goule sentit qu'elle approchait du but. Ce n'était pas tant dans le fait que la compagnie Jackfrags lui avait assuré que ce Synthétique avait bel et bien les informations qu'elle souhaitait, non. Parce que ce genre de promesse de merde, la gamine en avait bouffé des milles et des cents.
C'était plus une impression qui venait du subconscient, du cœur, de tout l'être de la gamine. Elle savait que cette fois serait la bonne. Elle le sentait.
Par ailleurs, concernant ces Jackfrags -la compagnie qui lui avait refilé le contrat-, Dawn était un peu déçue. C'est vrai, quoi, une bande de mercenaire digne de ce nom ne donnerait pas un contrat de ce type à une fillette de 10 ans. Bien que le bâtiment où s'était rendue Dawn ne fusse qu'un... « avant poste »... plus qu'autre chose, le comité d'accueil n'était vraiment pas à la hauteur. Une dizaine de tourelles mark II à roulement automatique, armées de munitions .55, ainsi que quelque gardes équipés de Glock 9mm n'étaient vraiment pas ce qu'on pouvait nommer un « premier bastion ». Même les petites patrouilles Gunners positionnées de New Vegas à Boston étaient mieux loties, parfois même accompagnées de Laserotrons capables de percer un mur d'acier de 30 cm d'épaisseur avec leurs faisceaux lasers. Non, vraiment, ce qu'elle avait vue de cette compagnie la laissa de marbre. Elle avait plus l'impression de s'adresser à un gang de pillard organisé qu'autre chose.
Et pourtant, elle était là, à sillonner le bayou de la Nouvelle Louisiane, à patauger dans la merde et à se taper les moustiques.

- Pour une fois qu'ils ne font pas la taille d'un clebs, tu me dira... souffla la petite.
- Moustique !

Les mains de la fillette claquèrent devant elle, mais aucuns morts n'en résultat. Igniculus se fit un malin plaisir de le signaler par un « Raté ! » agaçant. Dawn claqua alors ses mains sur ce dernier, qui émit un « Hé ! » de frustration en explosant. Il se reforma aussitôt, bien entendu, en se plaignant.
Cela faisait quelque temps qu'ils avaient quitté la ville pour se plonger dans la jungle dense et humide du Bayou. Malgré l'ère post-apocalyptique dans laquelle ils vivaient, nos deux compères remarquèrent que la végétation de l'endroit n'était pas totalement morte. Quelque végétaux, des arbres en particulier, arboraient toujours des teintes verdâtre malgré la radioactivité ambiante de l'endroit. Bon, la majeur partie d'entre eux n'étaient tout de même que des souches mortes et des arbrisseaux squelettiques, mais c'était toujours ça. Quelque un de ces végétaux dépassaient également les trois mètres, couvrant ainsi la lumière du Soleil lorsqu'il daignait se montrer. Une fine brume envahissait les lieux, rendant la visibilité ardue et les sons étouffés, aussi la petite Lumière prit soin de se déplacer accroupie. La discrétion était de mise dans cet environnement hostile, en particulier la nuit. En effet, le Bayou avait pour réputation d’abriter de nombreuses bestioles nocturnes, allant de la Tique grosse comme un Mister Gutsy jusqu'à des bêtes affreuses radioactivement mutées. Bien entendu, dans un endroit aussi peu recommandable, Dawn préféra ne pas allumer son talkie pour écouter la radio, bien que se faire dévorer sur « Butcher Pete » aurait été une fin amusante.
Concernant le menu du jour, la cible n'allait pas être complexe à traquer. Un grand gars aux cheveux blond, les yeux verts et la moustaches naissante, sapé comme en l'an 2070 dans un soucie d'esthétisme et chiasseux comme un Rataupe. Le Synthétique en question, déjà recherché par l'Institut, était un mécano du coin ayant accumulé trop de dettes auprès de certaines sociétés d'armement. L'Institut, déjà pauvre en effectif depuis la raclée qu'ils avaient mangés en 2277, avait préféré poser un avis de recherche plutôt que de le faire eux même. Comment la Goule savait que c'était l'Institut ? Eh bien, quand vous notez « Recherche Synthétique en fuite, ne pas casser svp » sur votre affichette, en général, c'est que vous êtes l'Institut.
Apparemment, le type s'était bien servit dans les coffres et était repartit avec pas mal de matos, comme des carabines à levier ou encore des lames d'avant guerre. Et vus le nombre qu'il avait récupérer, il comptait se faire une petite révolution perso. Cela n'effraya pas Dawn. Peu importait le nombre d'armes, d'hommes ou de moyens, elle arriverait à son but. Ce n'était pas une première pour elle et Igniculus. Elle se rappela d'une fois où, poussée par une pulsion justicière, elle fonça dans un camp de raider afin de ven...

- STOP !! Hurla Igniculus.
- Qu'est-ce que t'as vus ? Chuchota Dawn.
- Tu n'entend pas ? T'es sourde ou quoi ?

La Goule tendit l'oreille. En effet, au loin, la rumeur d'une longue plainte résonnait. Comme si une énorme bête hurlait à la Lune à quelque centaines de mètres de là. Le cri faisait vibrer l'air autour de la fillette, et tout le Bayou semblait retenir son souffle. Finalement, le bruit se termina et les deux compagnons purent poursuivre leurs routes à travers le brouillard.
A partir des renseignements que la gamine avait récupéré, elle savait plus ou moins où se planquait la cible. Il y avait une zone, en plein milieu du Bayou, où se trouvait un petit village de chasseurs et de pécheurs qui survivaient tant bien que mal à cet environnement carnassier. Le type était là bas, normalement. Le problème, c'est que pour atteindre ce village il fallait non seulement parcourir une bonne partie de la jungle, mais en plus traverser un grand lac marécageux. Car oui, le village se trouvait juste à l'opposé de cette étendue d'eau. Mais rien n'arrêterait la Goule. Sa quête de 60 ans pourrait bien prendre fin grâce à cette information. Elle ne pouvait pas laisser passer cette chance.
A aucun prix.

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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Mar 1 Nov - 2:51
Gwylyonn s'est levée tôt en ce jour du 12 septembres, une habitude qu'elle essaie de garder afin d'amasser le plus de capsules possible et enfin ouvrir la brasserie de ses ancêtres. Le temps est plutôt radieux et les quelques nuages qui parsèment le ciel ne vont pas perturber une journée si belle. La jeune femme sort alors de son lit et quitte sa chambre pour rejoindre l'accueil de la Jackfrags company. Une grande pièce lumineuse où se trouve un bureau au centre et des affiches sur tous les murs. Il y'a aussi posée sur une chaise une radio qui passe la musique "Im Tickled Pink". Une petite musique bien entraînante que Gwylyonn chantonne en même temps qu'elle regarde les annonces pour des missions.

-" Humm... chasse de monstre... bof... élimination d'écorcheur ? Pff trop dangereux... Traque d'un synthétique ? Ah voilà quelque chose d'intéressant. " Se dit alors Gwylyonn en prenant l'annonce en main pour la lire. " Recherché mort ou vif... enfoiré de mauvais payeur et arnaqueur en plastique. L'homme ou plutôt le synthétique doit avoir la vingtaine et c'est  un putain de blondinet aux yeux vert et un duvet de fillette. Il a était vue la dernière fois rodant dans le Bayou. Si vous le ramenez vivant merci de le déposer dans l'abri casino de la Nouvelle-France sinon juste sa tête peut suffire... La prime pour cette mission est de 125 capsules vivant 75 mort. " Voilà une offre intéressante se dit la mercenaire. Elle remarque qu'une autre annonce existe concernant se fameux synthétique. Gwylyonn modifie alors légèrement cette seconde annonce provenant de l'institut  en descendant la prime de 125 capsules vivant pour seulement 25... histoire de dégoûter de possible envieux.

La jeune femme se dirige alors dans sa chambre pour récupère son matériel à savoir quelques steampak, des Rad Away, de la drogue, de la bouffe son armure qu'elle va porter directement et enfin ses armes. La mercenaire est équipée d'un fusil de sniper et d'un pistolet chinois. C'est assez léger pour une balade dans le coin le plus pourri de Louisiane mais, parfait pour une mission d'assassinat. Gwylyonn soupire et quitte alors le QG des Jackfrags pour le bayou.

On raconte pas mal de chose sur le Bayou... il parait et ce n'est que des rumeurs que des crocodiles mutés séviraient dans le coin. Ses monstres serait bien plus fort et bien plus résistant qu'un écorcheur. Ce qui est assez dur à imaginer. La jeune femme n'est pas apte à affronter ce genre de monstre engendré par les enfers et errant sur ses terres de chaos avec pour unique but de tuer. Quand Gwylyonn y repense ça lui mets des frissons dans le dos. Le trajet jusqu'au bayou se fait relativement bien. Pas de pillard, pas de monstre... En même temps qui serait assez con pour se dire tiens se matin je vais aller roder dans le marais... Il faudrait vraiment avoir une cervelle de goule pour le faire.

Le bayou... brrrr, un endroit humide ou la végétation règne en maître depuis la nuit des temps. Les arbres s'entremêlent et se mélangent comme des consanguins qui n'auraient aucun interdit. Les amérindiens disait de cette zone qu'il fallait l'éviter et Gwylyonn commence enfin à comprendre pourquoi. Les rares endroits où le sol existe sont infectés de créature dangereuse où de piège mortel. La jeune femme prend alors une sorte de pirogue d'un ancien camp de traqueur de crocodile... Puis elle se dirige au coeur du bayou où un petit village subsiste... un village d’irréductible maboule qui lutte chaque jour contre la nature qui l'entoure. En s'approchant, la jeune mercenaire remarque que la plupart des cabanes de ses malheureux sont plantée au sommet des arbres. Des ponts de fortune relient certaine bâtisse entrent-elles. La mercenaire attache alors le rafiot et monte à une échelle pour rejoindre la civilisation.

Le périple à durée toute la journée et c'est épuisée que la jeune femme va rejoindre le point central du village... le bar. Elle commande alors une bière et la boit tranquillement. Elle en profite également pour observer discrètement les visages de ses malheureux. La radio passe alors "Into Each Life Some Rain Must Fall" ce qui donne le sourire à la femme. Elle se laisse alors balader par l'air de la musique qui la distrait.

Bonjour beauté... besoin d'un peu de compagnies ? Hey le Barman, la prochaine tournée c'est moi qui régale. Dit alors un homme... Gwylyonn soupire et se tourne vers se dernier. Un sourire encore plus grand se dessine sur le visage de la jeune femme. Ce n'était pas un sourire charmé mais plus un sourire carnassier... L'homme qui se trouve à côté d'elle correspond parfaitement à la description mais pour être certain que ça soit la cible, il fallait le faire parler.

- "Oh un peu de compagnies ne me ferait pas de mal..." dit Gwylyonn avec enthousiasme avant qu'une personne n'entre dans le bar et coupe brièvement la conversation. Elle se tourne vers l'être de petite taille sans vraiment se soucier de savoir qui c'était et puis elle s'en fiche au final.

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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Mar 1 Nov - 21:11
« Hey, t'as vus comment j'lui ais tenu tête, à cet Ecureuil ?! Il se la pétait grave, résultat : il a finit dans un cercueil ! »

La Goule soupira en entendant la petite lueur verte rire à gorge déployée, enfin 'façon de parler. Tout le crédit de cette mort revenait, une fois de plus, à Dawn qui, habilement, avait réglé le compte à l'immonde bête à l'aide d'un piège savamment orchestré. Igniculus, lui, ne s'était contenté que d'apparaître devant l'animal en criant « BOUH ! ». « Comme s'il pouvait l'entendre... » pensa Dawn en secouant la tête. Dans tout les cas, ça lui ferait son repas de ce soir, accompagné de quelque racines comestibles qu'elle avait trouvé dans le Bayou. Le tout bouilli et rôti à la broche en ferait, si ce n'est un met délicieux, une portion nutritive pour le moins mangeable. C'était tout ce qui comptait, après tout. La petite fille n'avait pas la tête, ou le temps, à la cuisine de toute façon.
Elle était maintenant sortie de la jungle. La grand mère put enfin contempler le grand lac boueux et radioactif, abri du petit village de pêcheur. Dawn se demanda d'ailleurs ce qu'ils pouvaient bien pêcher, là dedans, et surtout combien de mort il fallait pour faire une bonne prise. En effet, elle pouvait distinguer au loin quelque ombres menaçantes, sans doutes des Fangeux. Il est vrai que ces bêtes ne représentaient pas de grand danger si on était bien armé, mais les sons et les bruits qu'entendaient Dawn et Igniculus depuis leurs entrées dans la jungle n'attestaient pas de la bienveillance des autres créatures du coin. Surtout celle qui avait poussé ce cri lugubre plus tôt dans la soirée. La petite fille en eu un frisson dans le dos rien que d'y penser.
Par chance, elle trouva une embarcation de pêcheur en faisant le tour du lac. Elle comptait rejoindre le village par un quelconque chemin de terre, à la base, mais en se promenant elle tomba sur la barque abandonnée. Ah, et sur deux cadavres Humains aussi. Rongés jusqu'à l'os.
Elle ne prit pas la peine d'imaginer l'auteur de ces immondices. Poussant les corps sur le côté et s'excusant de ne pas avoir le temps de leur offrir une sépulture décente, la petite prit les rames et commença à naviguer vers la terre promise.
Au loin, de faibles lumières jaunes attestant de l'activité du village ainsi que le reflet de la pleine Lune dans l'eau donnèrent un léger gain de luminosité qui ne déplut pas à la Goule. Elle savait vers où elle ramait et dans quoi. Par contre, elle remarqua quelque mouvements furtifs sous l'eau. Comme si quelque chose l'épiait. Quelque chose de gros. Elle redoubla de vitesse, tout en serrant Rapace noir contre sa poitrine.

- Oh putain ? C'est quoi ce truc ? Toooouuuuttt doux la bêbête, tout doux ! Dawn, ça t'ennuierait de faire des mouvements moins mous ?
- J'aimerais bien t'y voir, toi ! Dit la fillette en haussant la voix.

Déjà qu'elle avait peur de l'eau, alors si en plus y'avait des trucs pas nets en dessous... Et que pour combler le tout cet abrutit lui foutait la pression ! Mais bien qu'ils crurent tout deux être en grand danger, la chose, quelle qu'elle soit, s'éloigna lentement en direction du Bayou, derrière le village.
Le grand poids sur le ventre des deux compères se libéra et il purent souffler. Ils regrettèrent presque de s'être embarqués dans cette histoire de chasse à la prime.
Touchant finalement le sol, la fillette attacha sa barque à ce qui semblait être une bite d'amarrage en bois. S'étant assurée que son cordage était bon et solide, elle se dirigea vers le village. Ici, elle ne tarda pas à tomber sur un habitant. Un vieil homme. La surprise se lut sur son visage lorsqu'il vit ce petit être masqué surgir de l'eau et s'approcher de lui. Il empoigna même son arme à un moment, mais la lâcha aussitôt lorsqu'il comprit que c'était un enfant qui se présenta à lui. Sa surprise ne retomba pourtant pas ; qu'est-ce qu'un gosse foutait ici ? Et comment avait il pus traverser le Bayou sans se faire bouffer ?

- Bonsoir bonsoir monsieur, commença t-elle avec sa voix la plus innocente. J'ai fait beaucoup de chemin et j'ai un peu soif, vous n'pourriez pas me montrer où je pourrais me reposer et boire, hein dites?
- Salut... L'homme resta un moment à la regarder comme un con. Ou sont tes parents, petite ?
- On te demande ou est le bar, ducon. C'est pourtant pas la mer à boire, non ?
- Ou est la taverne la plus proche, monsieur le pêcheur ?

Devant l'insistance de la gamine, l'homme ravala sa question. Si ça se trouve, cette gosse venait de perdre ses parents et se démerdait pour survivre comme elle pouvait. Il ne put s'empêcher d’éprouver de la pitié pour cette petite esseulée et sans défense. Comme quoi, les gens sont stupides, parfois.

- Elle est par là, ma petite, dit le vieux en pointant un grand bâtiment au milieu du village.
- Merci monsieur. Au revoir.
- Connard.

Dawn pouffa. Qu'il était con celui là ! Elle commença à se diriger vers la taverne, mais l'homme la retint : « Attend ma grande, tiens prend ça. Tu pourra te payer une nuit si tu veux », ajouta l'étranger en lui tendant une trentaine de capsules. La Goule regarda l'homme de haut en bas, prit les capsules en le remerciant et continua son chemin. Ce n'était pas la première fois qu'on avait pitié d'elle. Elle y était habituée, depuis le temps. C'était toujours mieux de tomber sur quelqu'un comme ça que sur un type plus... violent.
Elle entra dans le bar -bistrot pour le moins miteux, d'ailleurs, mais elle ne s'attendait pas à plus- et tout le monde se retourna comme un seul homme pour épier le nouvel arrivant. Surtout que la Goule avait un accoutrement et une apparence peu commune. Enfin, tous sauf une femme au cheveux verts assise au bar. Elle lui jeta un bref regard, puis continua sa discussion avec son compagnon. Elle ressemblait à un mercenaire, car elle était armée comme si elle allait buter quelqu'un. Un fusil de chasse monté en sniper dans le dos, un flingue calibre 10mm et une grenade ceignaient sa ceinture.
La petite Lumière sauta sur un des tabourets et commanda un Quantum. Ils n'en avaient pas. Un Victory. Non plus. Enfin, elle demanda à se faire servir du Quartz, qu'on lui apporta. Le barman commença à ouvrir la bouteille, mais Dawn le stoppa et lui demanda plutôt d'ouvrir une bouteille de Nuka Cola à la place. Ce Quartz ci, elle allait le garder. Elle régla directement sa note, 47 capsules. Le Quartz, c'était cher.
Tout en sirotant sa boisson, elle regarda autour d'elle. La taverne était éclairé de quelque néon jaunâtre et blanc, qui donnaient une ambiance assez crue à la pièce. Derrière le comptoir, un vieux Juke Box aux lueurs vertes et roses faisait tourner « In each life some rain must fall ». Immédiatement, la fillette détesta l'endroit. Mauvais souvenirs que cette chanson. Elle jaugea les différents pélos qui se trouvaient dans le bar. Tous picolaient cette pisse de bière Gwinett à deux capsules, et se regardaient dans le blancs des yeux comme des poissons morts. Certains jouaient aux cartes, et deux type s'amusaient avec un jeu de fléchettes.

- Bonjour l'ambiance... chuchota la Goule.
- Hey, Dawn, dis moi, c'est pas ce mec qu'on cherche ? Le type en face de la bombasse et qui s'astique la perche ?

La fillette tourna la tête à sa gauche, là où le p'tit gars se trouvait. Il faisait le malin devant la face d'un homme blond, en faisant mine de s'essuyer les fesses sur le nez du malheureux. La grand mère fit la moue en voyant la femme avec qui l'étranger parlait. C'était la mercenaire de tout à l'heure, celle aux cheveux verts. « Pfff, elle est pas si jolie... » pensa Dawn, amère. Elle jeta un bref regard noir à Igniculus, toujours occupé à faire le con, puis passa vers le blond. En effet, c'était bien la cible. Mais la Goule ne pouvait pas l'appréhender maintenant. L'homme savait qu'il était recherché et si elle lui demandait, même en rusant, de sortir du bar, il refuserait à coup sûr.
La petite Lumière allait simplement patienter qu'il sorte de lui même, ce qui n'allait sûrement pas tarder. En effet, la discussion entre lui et la mercenaire verte devenait rapidement houleuse, aussi allaient ils sans doute s'isoler avant de tirer leurs coups. Ca sera à ce moment que la fillette frapperait. « Héhé, j'ai hâte de voir la tronche qu'elle va tirer cette gourdasse ! » exulta t-elle en sirotant son Nuka.

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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Mer 2 Nov - 3:39
L'entrée de la petite fille à fait sensation dans le petit bar du Bayou... En même temps, deux nouvelles têtes le même soir. Il y'a de quoi faire des conversations pendant plusieurs semaines. Cependant Gwylyonn ignore complètement la jeune fille cachée sous un masque d'halloween. Pourquoi en faire autrement ? ça doit être une fille du coin ? Au final, ça n'a pas d'importance. La jeune femme est occupée avec "Monsieur X" dit le synthétique en fuite. Mais, il faut encore prouver que c'est bien lui sur l'affiche. Pour cela... rien ne vaut un interrogatoire discret sous forme de plan drague et dans l'éventualité que ça soit bien lui... Il ne reste plus qu'à l'attirer dans un coin, de le menacer, de l'attacher et de rentrer récupérer la prime. Une mission relativement simple quand on y pense.

- "Alors, c'est quoi ton prénom ma beauté ? Dit-il... Gwylyonn sourit mais, au fond elle le trouve déjà chiant.
- "Je m'appelle Aurore, et toi ? répond alors la mercenaire. Oui, elle n'allait pas donner son vrai prénom.. et elle suppose que lui non plus. De toute façon elle ne connaît pas le vrai prénom de sa cible.
-"Je m'appelle Henry.... Gwylyonn écoute son interlocuteur. La conversation tourne sur lui très rapidement. Selon ses dires, il aurait réussie à tuer un écorcheur à main nue au nord de la Louisiane, il se serait fait couronner leader spirituel d'un groupe de sauvageon nommé "les Creeks", il aurait eu modestement une relation intime avec la mairesse de l'enclave.... Clairement, cet homme a tout fait dans se petit monde. On sent que la vantardise et le mensonge sont les deux points que maîtrisent le synthétique. Mais, la mercenaire ne va pas se laisser jouer par de si belles paroles et elle fait semblant de l'écouter. Finalement au détour de la conversation, il se dit très bon au jeu d'argent... Hum voilà un point sur quoi il faut jouer.

" Haha.. hé oui ma belle, je suis très bon au poker !
-"Oh oui dis moi ton secret s'il te plait mon bel aventurierGwylyonn se surprend des fois elle même tant elle entre bien dans son personnage.
-"Je fais un calcule des cartes.... c'est comme ça que je faisais dans l'abri de Nouvelle-France. dit-il en chuchotant et Gwylyonn en profite pour prendre ses mains et lui susurrer à l'oreille les mots suivant.
- "Et si tu m'apprenais à jouer aux cartes dans un endroit... plus intime, juste toi et moi ? ... Car la mercenaire sait désormais que c'est bien sa proie... Les hommes parlent trop quand ils sont en présence de jolie femme.

Henry, accepte avec grand plaisir et il prend la main de Gwylyonn pour sortir de se bar miteux. Il l'amène dans une petite cabane un peu en retrait du reste du village. Au moins les gens ici peuvent crier, personne ne vont les entendres. Les deux personnes entres dans la petite cabane qui ne contient qu'une seule pièce. Dans cette unique pièce se trouve un lit, deux meubles en piteux état et une radio actuellement éteinte. La mercenaire se dirige donc pour l'allumer et mettre le son à fond. Qu'importe la musique... le but est de camoufler d’éventuel bruit. Le synthétique commence à se déshabiller et Gwylyonn attend bien qu'il soit nue comme au premier jour pour agir. Elle sort son pistolet chinois et braque l'homme en arborant un sourire sadique.

Alors écoute moi bien espèce de sale fils de pute... Maintenant il y'a deux solutions... soit tu te laisse faire et je te livre à l'abri de Nouvelle France en vie.. soit... soit je vais être franche je n'ai besoin que de ta tête pour toucher qu'une partie de la prime. Alors ? Dit la mercenaire  de façon froide
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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Mer 2 Nov - 18:25
Tout en buvant son Nuka à petites gorgées et en regardant l'assemblée de poivrot, la petite Salicyl écoutait la conversation de sa cible avec une oreille attentive. Elle écuma plus d'une fois, pas à cause du blondinet, mais plutôt de sa compagne. Ce qu'elle pouvait l’énerver ! Et puis, elle fut surprise plus d'une fois par ses paroles. Notamment une, qui la fit presque sursauter.
« Je m'appelle Aurore, et toi ? »
Sur le coup, Dawn crue être démasquée. Mais comment cette femme aurait pus savoir son nom ? Elle oublia cette idée aussi vite. Par contre, la conversation qui s'ensuivit lui donna envie de planter Migi dans la jolie petite gueule de la mercenaire.

- Putain, mais pourquoi elle s'appelle Aurore, cette allumeuse ?! Souffla la jeune fille dans un murmure.
- Oh, tu sais, t'es pas mieux petite tueuse.

La Goule serra des poings. Cet abrutit aura le droit à sa balle dans le crâne plus tard. Là, ce n'était pas trop le moment.
Les deux tourtereaux bavassaient maintenant depuis plus d'un quart d'heure. La partie de fléchettes venait de se terminer, le barbu l'avait remporté aux cartes avec force cri de victoire, et les pêcheurs qui avaient terminé leurs bière se levèrent afin de rentrer chez eux. Ca devait être l'heure du dîner, et tout ce beau monde se pressait de rentrer dans leurs cabanons rustiques.
De l'autre côté, la conversation du couple -principalement axée sur le pourquoi du comment le Synthétique était le meilleur toute catégorie- commençait à prendre fin, et des propositions... « alléchantes », commencèrent à tomber.

- Et si tu m’apprenais à jouer dans un endroit plus... intime, juste toi et moi ?
- Et si t’allait te faire fourrer par un Yao Guai, juste toi ?
- Heeeeeeyy mais attend, mamie... Mais oui mais c'est bien sur ! C'est de la jalousie ! C'est qui qui est jalouse, c'est la femme mûre ! Chantonna l'orbe vert gaiement.

Les dents de la grand mère grincèrent. Trois balles. L'addition était montée à trois bastos. « Tu perd rien pour attendre petite merde radioactive ! » pensa Dawn en regardant la lueur verte.
Les deux amants se levèrent et sortirent main dans la main du bistrot. Dawn attendit une, puis deux minutes, termina son Nuka, salua le barman et sortit à son tour.
Elle retrouva la trace du couple et les suivi à bonne distance. Il faisait bien nuit, et malgré le fait que la ville fusse éclairée par un système électrique, elle avait peur qu'on ne voit sa luminescence dans la pénombre. Surtout que l'effet du Quantum ingurgité quelque semaine plus tôt circulait toujours dans ses veines. Elle le sentait.
Ils sortirent bientôt du village et s'enfoncèrent légèrement dans le Bayou en suivant quelque chemins de terre. La Luminescente en profita pour prendre encore de la distance, car ici la lumière était très faible voir inexistante. Le risque qu'elle se fasse repérer à cause de sa lumière irradiante était plus fort. Le couple entra enfin dans un cabanon, aussi miteux que le village. La Goule patienta un instant et s'approcha de la bâtisse. C'était encore plus petit que ce qu'elle avait imaginé ; un studio de bois pourri par l'humidité d'à peine 20 mètres carrés. Elle posa son oreille sur la porte, mais fût repoussée par de la musique. On venait de mettre la radio à fond. Cela fit tomber la Goule sur les fesses et rire Igniculus, pour le coup.
Elle se releva, vexée, en s'époussetant le derrière. Ces deux abrutis allaient comprendre qui était Dawn Salicyl !

Pistol Packin Mama:
 

Elle enfonça la porte vermoulue du pied et entra dans la pièce sur la musique « Pistol Packin' Mama » de  Bing Croby accompagné par ces chères Andrews Sisters.
La musique étant au volume maximum et la Goule dût forcer sur sa voix lorsqu'elle reprit la réplique d'un vieux film d'animation en entrant, braquant tout le monde dans la pièce.

-« Bam, BOOM, bébé ! »
- Bite our shiny little asses ! Enchaîna Igni en gueulant.

Quelle ne fut pas la surprise de nos deux compères lorsqu'ils virent la situation pour le moins... gênante dans laquelle se trouvait le blond. A poil, le roquet levant les oreilles, et braqué par le pistolet Chinois de la mercenaire. Lui levait les mains, tandis qu'elle souriait à la vue du bon tas de capsules qu'il représentait. Les deux se retournèrent vers la porte fracassée et la petite chose hurlante qui venait de faire son entré. Ils ne savaient plus où se mettre. Dawn non plus. Igniculus, lui, se dirigea nonchalamment vers l'outil du Synthétique.

- Wow, je voudrais la même, belle réplique ! Eh, la Goule, t'as entendu ma supplique ?
- T'approche pas de ça ! Tu sais pas où ça à traîné... ou où ça aurait put, ajouta la petite Lumière en jetant un regard à la femme verte. Braquage à l'américaine ? J'aime bien l'idée...

Dawn comprit grossièrement la situation. Ce qu'elle pouvait être conne, parfois ! Bien sur que cette femme était sur la prime aussi ! C'était évident. Il fallait trouver un compromit. Si ça partait en vrille ici, ça pourrait rameuter tout le village. Elle prit Migi de sa main gauche afin de paraître plus impressionnante, et pivota le canon du Rapace sur le blond.

« Toi le bot, tu range ton flingue. La verte, j'te propose un marché. Je te laisse ce gus si tu veux la prime. Moi, tout ce que je veux, c'est les infos qu'il pourrait m'apporter. Tiens, et un petit fusil à levier aussi, c'est bien les fusils à levier. Si ça te conviens, on va laisser ce monsieur nous guider gentiment à sa p'tite planque et se servir ensuite. Qu'en pense tu, mercenaire ? »

Le Synthétique s’exécuta et enfila un pantalon. Il s'était tellement pissé dessus à cause des deux femmes qu'il en oublia son slip. La Goule regardait maintenant la mercenaire, qui s'était mise à la viser elle aussi. Tout dépendrait de sa réponse.
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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Jeu 3 Nov - 19:38
Gwylyonn tiens en joue le synthétique, le viseur au niveau du coeur du malheureux. Il ne faut pas abîmer se visage pleurnichant, il vaux une belle poignée de capsules. D'ailleurs il s'apprête à répondre à la question de la mercenaire. Cependant, il se fait interrompre par le faite que la porte de la chambre se fait enfoncer. La jeune femme, qui fait dos à celle-ci sursaute et se tourne pour savoir de quoi il en retourne.

- -« Bam, BOOM, bébé ! » Dit alors la gamine habillée en monstre d'halloween, celle qui se trouvait dans le bar un peu plus tôt. Gwylyonn ne s'attendait pas du tout à une entrée aussi brutal de la part d'une petite fille et suivie d'une phrase d'entrée aussi bizarre et incompréhensible.

-" - T'approche pas de ça ! Tu sais pas où ça à traîné... ou où ça aurait put... Braquage à l'américaine ? J'aime bien l'idée... " Ajoute l'enfant, tendis que la mercenaire se claque le front en guise de désespoir profond en l'humanité. Elle fronce ensuite les sourcils et observe tour à tour le Synthétique un peu vexé par la remarque de la gamine et enfin cette dernière qui se tiens prête à faire un carnage.

- "Je te rassure... je ne compte pas user de son membre en plastique pour danser... Mais on à quand même besoin d'intimité... Répond alors la mercenaire qui fait un signe de la main à l'enfant pour la faire partir. En vain puisque maintenant elle propose un marché.

« Toi le bot, tu range ton flingue. La verte, j'te propose un marché. Je te laisse ce gus si tu veux la prime. Moi, tout ce que je veux, c'est les infos qu'il pourrait m'apporter. Tiens, et un petit fusil à levier aussi, c'est bien les fusils à levier. Si ça te conviens, on va laisser ce monsieur nous guider gentiment à sa p'tite planque et se servir ensuite. Qu'en pense tu, mercenaire ? » dit la gamine... en tant normal Gwylyonn l'aurai envoyé paître... mais là... Elle porte un gros flingue ce qui change complètement la balance des forces. La mercenaire soupire se disant qu'elle à vraiment une vie de merde.

- "Alors, écoute moi bien petite enfant, je veux bien que tu lui poses des questions. Mais, on ne va pas quitter cette maison. ça veux dire que tu ne vas pas avoir de Winchester et c'est une bonne chose... tu n'arriverai pas à tirer avec de toute façon. Par contre, je vais te demander de faire très vite... Je ne veux pas passer une nuit de plus dans se maudit bayou. Répond alors la jeune femme tout en pointant son arme contre le malheureux synthétique qui commençai déjà à s'habiller.

- "Aurore ! Je t'en prie ma petite... " Commence alors le Synthétique se retenant de dire le mot pute pour ne pas aggraver son cas. " Laisse moi partir... Je ferai tout ce que vous voulez mais ne m'amenez pas à cet abris.. ils vont me torturer et me péter les genoux avec une batte ! Aurore... s'il te plait... Conclut le robot en essayant d'aller discrètement vers une cache d'arme prêt de l'armoire.

La mercenaire ne remarque pas ça puisqu'elle est concentrée à surveiller l'enfant. Qui est à l'heure actuel une menace bien réel. D'ailleurs Gwylyonn s'attend à tout moment à devoir la descendre... ou échanger une série de coup de feu dans cet optique. La jeune femme n'a pas vraiment confiance, et il faut la comprendre... l'enfant devant elle n'a pas l'air très sain d'esprit.
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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Ven 4 Nov - 1:28
-"Alors, écoute moi bien petite enfant, je veux bien que tu lui poses des questions. Mais, on ne va pas quitter cette maison. ça veux dire que tu ne vas pas avoir de Winchester et c'est une bonne chose... tu n'arriverai pas à tirer avec de toute façon. Par contre, je vais te demander de faire très vite... Je ne veux pas passer une nuit de plus dans se maudit bayou.

« Ah, si tu savais ma grande... » pensa la grand mère. La mercenaire tentait d'imposer ses règles, mais elle n'avait pas pris en compte le fait que la vieille femme était têtue comme une mule. Pire qu'une gosse de 10 ans, à vrai dire. La dame verte avait dirigé son arme vers le Synthétique, mais tourné son regard vers Dawn. La fillette y perçut un cruel manque d'expérience sur le terrain. Le regard doit toujours accompagner l'arme, et ce quelle que soit la situation. Pourtant, garder l’œil sur la Goule armée était une bonne chose ; c'était effectivement la plus dangereuse dans cette situation. Mais la situation pouvait changer en un instant, surtout lorsque l’œil n'embrasse pas toute la pièce.
« Hum, et c'est moi la « petite enfant », hein ? »

-"Aurore ! Je t'en prie ma petite...  Laisse moi partir... Je ferai tout ce que vous voulez mais ne m'amenez pas à cet abris.. ils vont me torturer et me péter les genoux avec une batte ! Aurore... s'il te plait...

Dawn jeta un regard au pleurnichard. Sa nature robotique s'affirma aux yeux de la petite Lumière et lui donna envie de le tuer sur place. Ses complaintes, également, n'aidèrent pas. Pourtant, elle se retourna vers la jeune mercenaire. C'était elle qui avait un flingue, après tout, bien qu'elle le pointait sur le robot.
Les deux femmes se regardait dans le blanc des yeux. La tension était palpable,et les deux mercenaires étaient tellement concentrées l'une sur l'autre qu'elle ne virent pas le Synthétique se rapprocher discrètement de son armoire à flingues. Seul Igniculus l'avait bien remarqué. Alors que la Goule s'apprêtait à soutenir sa proposition, ce dernier prit la parole.
« Euh... Y'a que moi qui l'ai vus le tas de boulon ? Parce que là il va tous vous prendre pour des cons. ». Dawn pivota en direction du Synthétique. Elle n'eut même pas le temps de parler, l'homme avait déjà ouvert la planque et s'était saisit d'un fusil à répétition. Il tint la mercenaire en joue, qui se retourna vers lui. Trop tard. L'homme allait faire feu.
Lancé de dés:
 
Instinctivement, la petite Lumière fonça en avant en adoptant une course basse, afin de réduire l'espace qu'elle prenait. Par chance, son épée était déjà sortie et elle s'en couvrit partiellement afin de se protéger des balles. Le Synthétique changea rapidement de cible et tira à deux reprises sur la Goule. Le premier tir rafla son masque sans la toucher. Le deuxième frappa le plat de la lame de la fillette, qui était disposé en bouclier au dessus d'elle. En tapant l'épée, la balle dévia vers la mercenaire, qui la reçu dans le gras du bras gauche. D'instinct, elle fit feu en direction de l'homme juste avant de se prendre le tir et le toucha à l'épaule. Dawn termina sa course aux pieds du blond, et d'un mouvement ample faucha l'air devant elle à l'aide de Migi. Le fusil du robot vola à travers la pièce, et ce dernier saisit son épaule en sang. Il gémissait de douleur. La mercenaire, elle, ne reçut au final qu'une légère blessure. Elle ne s'en plaignit pas, bien que son regard maudissait le Synthétique. Ce dernier demanda pitié auprès de Dawn. Elle, elle le regarda comme une merde. Sa main se crispait sur son épée. Migi. Elle demandait du sang.
L'orbe vert se rapprocha de Dawn. Il lui chuchota à l'oreille, doucement. De la même manière que le Diable lorsqu'il propose un marché. Et à la façon des monstres, Igniculus afficha un sourire... un sourire démoniaque.

- Aller, vas y. Tu en meurs d'envie. Tu le sais, c'est une monstruosité. Il ne mérite pas la pitié.
- Tais toi, Igni... dit elle en serrant des dents.
- Il est de la même espèce qu'elle. Tue le. Ce sont là les règles de notre jeu.
- Arrête... !
- Met fin à sa vie. Vas y, ma chérie, conclut il avec une douceur extrême dans la voix.

La main droite de la fillette tremblait. Des gouttes de sueurs perlaient sous son masque. Elle ne le ferait pas. Elle ne le ferait pas.
Et pourtant... sa lame souffla l'air devant elle. Elle mordit le sol à pleine dent, défonçant le plancher vermoulu. La jambe du Synthétique se sépara du reste du corps dans une gerbe de sang.
Les hurlements emplirent bientôt le cabanon en bois. Cela sortit Dawn de sa transe. La lueur verte, de son côté, riait. Un rire maléfique. Même si Dawn n'avait pas tué, il était satisfait.
La grand mère cala Rapace noir sur la tempe du robot afin de le faire taire. Il s’exécuta avec beaucoup de mal.

- Bon. Maintenant tu va répondre à mes questions, commença la gamine. Où se trouve Arzhela Salicyl ?! Une sous race de la même espèce que toi. Une femme rousse Synthétique au cheveux bouclés. Il est possible qu'elle ait changé de nom. Ou est elle ?! Je sais de sources sûres que tu à été en contact avec elle récemment, à propos d'une vente d'arme à feu. Parle ! Si tu ne répond pas, ou si je ne suis pas satisfaite par tes réponse, je te casse un doigt.
- Je ne connais personne de ce nom, je le jure ! Ne me tue pas, pitié, supplia le blond.
- Réfléchis bien. Je ne suis pas très patiente, ajouta la fillette en appuyant le canon du Rapace sur la tempe du Synthétique.
- Je... Si je parle, elle va me...

Un coup de feu retentit. La balle était partie se loger dans la main gauche du Synthétique. Il hurla de plus belle, mais la Goule lui intima le silence en posant son revolver sur son nez.

- J'écoute, machine.
- Elle est avec les raiders maintenant, gémit il. Je sais pas où, je te jure !
- Très maigre comme information, répondit la Luminescente en approchant sa lame de la tête du blond.
- C'est la vérité ! Je ne sais rien de plus !
- MENTEUR. Son nom !
- Je sais pas, je sais plus... Azrael ! C'est ça, Azrael ! C'est tout ce que je sais ! Pitié !

Dawn le regardait avec un profond mépris. Elle appuya une dernière fois Rapace noir sur la tempe du robot et sentit l'influence d'Igniculus faire trembler son doigt. Pourtant, elle relâcha la pression et se tourna vers la mercenaire.
« Il est à toi. Désolé, il va être dur à transporter comme ça. »

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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Ven 4 Nov - 3:35
Effectivement, la jeune mercenaire a plus l'habitude des combats à distances que des taquineries à porté de bras. Le Synthétique lui s'amuse à faire le con et par chance l'enfant à l'oeil et le blesse. Pareille pour la mercenaire cependant elle laisse la jeune fille s'amuser avec le bot.... Même si Gwylyonn trouve qu'elle va trop loin quand elle lui coupe la jambe et lui explose les mains... Maintenant, il est hors de question de le ramener vivant... ça va être plus un boulet qu'autre chose et la jeune femme ne peu pas se permettre cela. Finalement, le Synthétique répond bien aux questions de l'enfant et c'est plutôt une bonne nouvelle pour lui.

- " Bon... où est ta cachette d'arme ? " Demande Gwylyonn en s'approchant.... " Si tu nous le dis... je te soigne... " Conclut la jeune femme. L'homme accepte... il a tout intérêt à le faire si il ne veux pas se faire torturer davantage. Il indique alors un endroit sous le plancher. Effectivement certaine planche du sol ne sont pas clouée et permette un accès à un coffre contenant son matériel. La jeune femme va vérifier et constate avec satisfaction qu'il ne mentait pas.

-"Hey... je me souviens de toi je crois.. Oui toi la gamine ! Ton père me suçait la bite pour avoir des armes efficace... Hé... " Dit le robot avant de se faire couper la tête par la gamine. Celle-ci roule sur le sol et la mercenaire la ramasse et la range dans sa sacoche. Il a certainement dit cela sous le coup de l'émotion ou du choc.. personne ne peu savoir.

- "Ton matériel est sous le plancher... il y'en à peu... il y'a un journal intime aussi, tu pourrais sans doute en apprendre plus. Cadeau, voilà une capsule pour l'effort... Allez Tchao. Dit Gwylyonn en lançant une capsule à la fillette tout en se fichant d'obtenir une réponse ou non. Finalement elle sort de la maison, fermant la porte derrière elle. Sauf qu'elle n'emprunte pas tout de suite le chemin pour rentrer et elle se permet de bloquer la porte avec une caisse en bois qui se trouve à l'extérieur de la maison. Cette caisse est assez lourde, car c'est un contenant en bon bois et qu'il doit y avoir diverse affaire à l'intérieur. La mercenaire sourit satisfaite de la situation et elle commence à s'en aller du voyage. Traversant les rues mal éclairée pour retrouver son petit canoë de fortune.

Prêt de la maison un grognement bruyant se fait entendre. La terre tremble légèrement comme si une chose lourde se déplaçait. De la fenêtre, l'unique fenêtre du bâtiment on peu remarquer des remous dans les eaux du bayous. De temps en temps des formes écailleuses se présente et replonge aussitôt dans l'inconnue. Un grognement de plus se fait entendre, plus sauvage plus proche encore. L'atmosphère de cette nuit à bien changée, il y'a plus que le bruit du monstre, plus rien d'autre ne semble vivre dans se bayou.
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MessageSujet: Re: Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI) Sam 5 Nov - 4:31
La mercenaire sembla un peu surprise des actions de la fillette. Il est vrai que pour une « petite fille », la Goule s'était montrée particulièrement violente. Couper une jambe et torturer presque gratuitement, bien qu'on voit ça tout les jours dans le Watseland, c'était choquant lorsque ça venait d'une fillette. Malgré tout, la femme verte garda son calme, et, tout en tenant son bras blessé, demanda au Synthétique où il planquait ses armes. Ce dernier répondit en pleurant qu'elles se trouvaient sous leurs pieds. La jeune femme se mit alors à inspecter le sol sans même faire attention au robot. Après tout, vus l'état dans lequel il se trouvait, il n'y avait plus grand risque. Elle trouva finalement la cache d'arme en poussant un feulement de satisfaction et commença à fouiller et à prendre ce qui lui plaisait. Dawn la regarda faire sans rien dire. Elle savait que la mercenaire ne ferait pas de vague en sa présence, pas après ce qu'il s'était passé. Et puis elle avait aussi besoin de faire le point sur ses actions.
Alors que les deux femmes s'attelaient à dépouiller le robot, ce dernier, dans un élan d'héroïsme ou un manque de retenu, insulta le père de la petite Lumière. Cela lui rappela ce qu'il s'était passé il y à plusieurs semaines... Julius. Elle ne daigna même pas le regarder. Igniculus, lui, n'eut même pas le temps de lui susurrer les mots à l'oreille. Migi trancha l'air, le bois et la chair. La tête du robot roula au sol dans un bruit humide tandis que l'orbe vert gloussa de plaisir. Son sang éclaboussa le masque de la petite. « Stupide machine. » ponctua t-elle.
La femme verte, elle, se jeta sur la tête sectionnée avec l'avidité d'une Hyène. La grand mère commençait à cerner le personnage. Elle la détesta de plus belle ; quoi de plus vulgaire et ridicule qu'un Humain rongé par sa propre vénalité ?

- "Ton matériel est sous le plancher... il y'en à peu... il y'a un journal intime aussi, tu pourrais sans doute en apprendre plus. Cadeau, voilà une capsule pour l'effort... Allez Tchao
- Tss, tu peux te la garder, ta capsule ! Comme si on n'avait pas déjà quelque pécules...

« Et en plus tu ose te moquer de moi alors que j't'ai sauvé les miches... Je te retiens, la verte. » pensa la petite Lumière. Au moins la mercenaire lui avait trouvé un journal et laissé une bonne partie du matériel du coffre. C'était une bonne chose. Lorsque cette dernière passa la porte, Dawn jeta un coup d’œil à la capsule qu'on venait de lui offrir et réprima un juron. Cette dernière avait littéralement un trou de balle ! Quelle mauvaise blague ! La capsule était inutilisable dans cet état, sauf si on la remettait à un aveugle... Dawn s'en fit un collier en passant un fil et en le nouant à travers le trou de la caps'. Elle la rendrait à cette mercenaire une fois qu'elle la retrouverait.
Elle se tourna maintenant vers la cache d'arme et en avisa le contenu.
Jet de dés chance et discretion fail:
 
Il n'y avait qu'un robot pour se faire enfler comme ça. Combien avait il payé pour avoir cette camelote ? Rien n'était fonctionnel, pas étonnant que la mercenaire se soit barré sans rien prendre ! Certaines armes étaient même usées jusqu'à l'os... Dawn soupira de déception. Elle ramassa néanmoins le fusil à levier du Synthétique qui, lui, était en état de marche. La petite Goule pouvait le confirmer, bien que le coup qu'elle lui porta plus tôt l'avait quelque peu abîmé. Elle accrocha l'arme dans son dos, aux côtés de Migi. Elle récupéra également le carnet du blond et se dirigea vers la porte. Celle ci ne s'ouvrit pas. La fillette redoubla de force, mais la porte ne voulu rien entendre.

- Y'a un problème ? T'ouvre ou t'as la flemme ?
- Cette PUTE à bloqué la porte avec de la merde ! S'égosilla la gamine.
- Haha ! Celle là elle me plaît de plus en plus ! J'lui taperais la bise la prochaine fois, parole d'Igniculus !

Les six balles présentes dans le chargeur de Rapace noir vinrent éclater l'orbe vert dans une fragrance radioactive. Il hurla de frustration. Certaines bastos explosèrent les vitres de la fenêtre du cabanon, projetant des débris de verres au dehors. On entendait maintenant le vent et la faune du Bayou à travers celle ci. La Goule rechargea son arme à feu.
« Je te retrouverais, mercenaire. Je te retrouverais, et je te buterais. Avec passion. Soit en sûre. » se promit la Luminescente en s'asseyant sur le lit taché de sang. Elle pouvait toujours passer par la fenêtre, mais la flemme la gagna. La flemme ainsi que la curiosité. Elle ouvrit le journal qu'elle tenait toujours à la main et en feuilleta le contenu.
« C'est pas un peu trop calme, d'un coup ? Tout le monde est mort dans ce Bayou ? » s'enquit Igniculus.
Il avait raison. Depuis quelque temps, on entendait plus rien, seulement le vent dans les arbres morts. Qu'est-ce qu'il se passait, ici ?
La Goule se leva et s'approcha de la fenêtre, mais un puissant rugissement la fit reculer. Le sol tremblait tout d'un coup, et Dawn put discerner des vibrations dans le sang du Synthétique à chaque pas de la chose. Elle se figea. Un œil jaune était apparut à travers la fenêtre et scrutait l'intérieur du cabanon. Dawn ne bougea pas d'un cil et fixait la bête. Elle devait bien faire la taille d'un Ecorcheur, voir plus gros encore. Si il la voyait, elle mourrait. A coup sûr. L'orbe vert aussi se pissait dessus. La bête la regardait depuis presque une minute. Cette dernière humait l'air emplit de l'odeur du sang. C'était ce putain de robot qui l'avait attiré ici ! Ou plutôt le zèle de la fillette, cela dépendait du point de vue. La Luminescente savait que les reptiles avaient du mal à voir les choses immobiles, aussi elle ne bougea pas d'un pouce. Au bout d'un moment, le lézard géant s'éloigna. Dawn souffla tout l'air de ses poumons. Elle entendait le bruit des pas du Crococlaw s'éloigner petit à petit. La pression retomba d'un coup.

- Du coup on est bon ? Ca n'avait pas l'air mignon...
- Ouais, je crois que c'est partit...

Il s'était mit à pleuvoir, subitement. La grand mère posa son dos contre le mur en face de la fenêtre pour se calmer. Sa main droite tremblait et son cœur battait la chamade. Il s'en était fallu...
Hell to pay:
 

Le mur dans son dos explosa sous une force colossale. La Goule fut propulsée par la fenêtre d'en face. Elle roula dans la boue. Un hurlement d'une puissance incroyable fit trembler le sol. L'animal ne s'était pas laissé berner. Dawn se releva péniblement et grimaça de douleur. Son dos la faisait souffrir, mais l'adrénaline afflua bientôt de nouveau dans son organisme. Elle vit la bête en face d'elle. Un alligator bipède géant. Elle se saisit du fusil à levier dans son dos et commença à tirer. L'arme émit le son d'un chargeur vide. Dawn jura, et en faisant volte face se mit à courir. Attrapant Rapace noir, elle se mit à tirer tout en courant sur la bête qui la poursuivait maintenant. La vitesse du monstre surpassait de loin la sienne, elle ne pouvait pas tenir. En plus, les balles ne lui faisait rien ! Le cuir de sa peau était trop épais. Elle essaya de gagner de la distance en prenant des trajectoires en zig zag, en vain. Arrivée au niveau de la jungle, elle fit une roulade sur sa gauche juste à temps pour éviter la patte du Crococlaw. Ce coup explosa un arbre se trouvant sur sa trajectoire, envoyant une myriade d'écharde sur la fillette. Elle termina sa roulade sans s'en soucier, et tira tout son chargeur dans le torse de la bête.
Click, click, BOOM ! BOOM !
Le monstre hurla, mais rien ne pouvait l'arrêter. La Goule prit Migi dans sa main droite et garda Rapace noir dans la gauche. Le monstre fonça sur la gamine, qui, dans un réflexe félin et profitant de sa petite taille, glissa entre ses pattes arrières. En se relevant, elle reçut un coup de queue du monstre, qu'elle para difficilement avec Migi. Cela l'envoya valser une nouvelle fois dans la boue, et Migi partie s'encastrer dans une souche morte. Alors qu'elle reprit appuie sur ses jambes, elle sentait encore les vibrations du coup dans son bras droit. Elle était sonnée et ne remarqua pas tout de suite l'alligator se diriger vers elle. L'esquivant de justesse, elle se mit à courir vers son épée. Trop lente. La bête lui lacéra le dos de ses griffes et le sang gicla. Dawn cria de douleur, mais poursuivit sa course. Elle attrapa Migi, mais le Croco' lui donna un puissant coup de tête qui lui coupa le souffle et l'envoya manger la terre. Son masque se perdit dans les herbes. Elle prit appui sur son épée, vomit un peu de sang. Elle jaugea son adversaire. Lui aussi prit un temps de mesure.
« Pas question que je meure. Je ne crèvera pas ici comme une merde ! JAMAIS ! ». Elle fouilla ses poches. Par chance, le Nuka Quartz ne s'était pas brisé. Elle l'ouvrit et le but d'une traite. La force afflua dans ses veine, et elle entendit l'approbation d'Igniculus.
Elle commença à convulser. Son corps se mit à briller plus intensément. Des boursouflures musculaires apparurent sur ses bras et sur ses jambes. Les radiations entourant son corps se firent plus intenses. Elle hurla sous l'effet de la douleur et de cette force lui montant au crâne. Elle tira 6 coup en courant sur la bête. Rechargeant et rangeant son flingue, elle prit son épée à deux mains et profita d'une petite butte pour sauter et arriver au niveau du crâne du monstre. Elle frappa de toute ses forces, mais la bête dévia son épée sur le côté. Pourtant, la force boostée de la gamine la fit reculer. Ils échangèrent des coups d'une violence sans nom, et Dawn blessa le monstre au ventre d'une sérieuse entaille. Il s'en ficha complètement et attrapa dans sa gueule tout le bras gauche de la Goule, qui en lâcha son épée. Elle se mit à rire frénétiquement, hystériquement et saisit Rapace noir. Elle cala son arme à feu sur le crâne de la bête alors que celle ci la balançait de droite à gauche comme une poupée de chiffon. Elle vida son chargeur dans sa tête et fût balancée contre un arbre.
Elle regarda le monstre vaciller et secouer la tête. Sa vue se brouillait. Elle ne sentait plus son bras. En jetant un coup d'oeil, la Luminescente se rendit compte qu'il était toujours la. En piteux état. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était son torse. Les mâchoires du Gator lui avait broyé la poitrine. Plusieurs côtes étaient brisées. Pire, elle avait de plus en plus de mal à respirer. Son poumon était percé. Elle allait se noyer dans son propre sang. Le monstre n'était toujours pas mort, lui. Il regarda sa proie suffoquer comme un poisson hors de l'eau. Dawn rechargea Rapace noir dans un ultime effort et tira vers la bête en rugissant. Un cri immonde, plus proche du gargouillis que du hurlement. La plupart des balles ratèrent, sauf quelque une qui se logèrent dans le ventre du Croco. Il vacilla de nouveau. La Goule entreprit sa dernière action, elle s'injecta un Stimpack dans son torse. C'était dérisoire. Mais vous savez, le vert est la couleur de l'espoir. Et les Hommes sont naturellement attiré par l'espoir, même s'il n'est pas plus large qu'un fil d'Araignée. Les Hommes s'accrochent toujours à l'espoir. La dernière chose qu'elle vit fut la bête, avide, s'approchant d'elle doucement. La gueule ouverte. La bave coulante. La petite Lumière sombra dans les Ténèbres de l'inconscience.

Elle se réveilla dans une pièce qui tendait au blanc, mais arborait plutôt une teinte d'un gris misérable. Cela ressemblait à une salle de repos. Un homme en blanc vint la voir quelque temps plus tard. On lui apprit que plusieurs semaine s'étaient écoulés. On était maintenant le 29 Septembre. La petite fut sauvée par un groupe de villageois, qui s'étaient rassemblés en entendant les premiers coups de feux cette nuit là. Ils n'avaient pas retrouvé la femme verte, et estimèrent qu'elle fusse la responsable du carnage dans le cabanon. Une petite fille ne pourrait jamais faire cela. Enfin, c'était ce que pensait le vieil homme qui avait donné de l'argent à la gamine plus tôt dans la soirée. C'était ce doyen qui avait convaincu les pêcheurs que la jeune fille devait être innocente dans l'histoire, et ce malgré "Sa tronche de zombie sortit des Enfers". Un fois de plus, le vieux l'avait aidé. Pourtant, dans un geste d'humilité, il ne se présenta pas à Dawn. Elle regretta de ne pas pouvoir le remercier.
Elle sortit du lit deux jours plus tard, le 01 Octobre. Son stimpack lui avait sauvé la vie le temps que les villageois prennent les choses en mains, c'est ensuite eux qui avaient gérer le rétablissement de la Goule. Bien, sur, elle ne s'en sortit pas sans séquelles. La griffure dans son dos la brûlait toujours, et lui avait laissé une belle cicatrice en plus de celle qu'elle avait déjà, au niveau du coeur... Ses côtes brisées ne s'étaient pas totalement resolidifiées. Pour les os, c'était plus long, même pour une Luminescente. Aussi, sa démarche s'arqua quelque peu et elle ne pouvait plus faire d'efforts physiques intenses. Elle décida quand même de partir.
Les médecins s'étaient allègrement servit dans sa bourse pour payer les soins, tant et si bien que Dawn n'avait plus une capsule. On lui remit tout de même un peu de cuir de la bête, cette peau si solide que même son magnum légendaire ne put percer. Les pêcheurs estimaient, à juste titre, que la Luminescente avait fournit une bonne partie du travail et lui remirent donc en récompense une partie du butin. Tout n'était pas si noir, finalement.
Avant de partir, Dawn remercia le vieil Homme. Ezekiel. Elle se souviendrait de ce nom. La fillette lui promit de repasser le voir, un jour, lorsqu'elle aurait terminé ce qu'elle avait à faire.
Elle s'en alla du village le 01 Octobre, à midi, et repartit vers les ruines de la Louisiane. C'était là que se trouvait son objectif, désormais. C'est ici que tout prendrait fin. Sans aucun doute.

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Partageons la proie ou le butin [Gwylyonn Mc Gwynett] (FINI)

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