La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm]

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MessageSujet: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Ven 28 Oct - 21:38
25 Octobre 2290, 9h00 AM

Staline, meneur de l'URSS raffolait des westerns américains et les regardait avec joie.
Les forces spéciales américaines ont utilisé des armes communistes lors de la guerre du Vietnam.
Lors de la guerre de cent ans, Philippe leBel a forcé les Anglais a l'attaqué un dimanche, jour du seigneur et du repos alors qu'il était un fervent pratiquant.
Fritz Haber, l'homme qui a sauvé l'humanité d'une famine mondiale en inventant la fabrication industrielle de l'engrais a contribué à gazer des milliers de personnes lors de la première guerre mondiale.
Des paradoxes, il y en a à la pelle dans l'histoire, c'est une belle source d'anecdote lors des diners mondains et des conversations quotidiennes, c'est sans doutes pour ça que Erika ne s'est jamais lassé de ma présence : parce que lors de ma jeunesse j'ai aimé apprendre et qu'aujourd'hui j'ai encore plein de ce savoir, merci le FEV qui m'a permis de garder mon esprit en bonne santé.
Nous sommes mardi, au matin, Erika fait la comptabilité de la boîte en veillant à ne rien oublier, j'entends distraitement son stylo glisser sur la papier avec dextérité alors que sa main gauche explore les courbes d'une feuille épaisse en braille, marquée à la machine perkins alors que je prépare la pause café en cherchant à tâtons les ingrédients nécessaires. Bien sûr je pourrais opter pour la solution de faciliter et sortir une ration militaire, mais les rations ne sont pas courantes et sont bien plus utiles en expédition. De toute façon il n'est pas impossible de cuisiner pour un aveugle : il suffit juste de placer les ingrédients quelque part et d'espérer que personne ne vienne les changer de place entre temps. De toute façon ce n'est pas dans l'intérêt d'Erika de faire ça : elle en boit plus que moi.
Mais autre chose me chagrine...

-Erika, quelle heure est-il?
-Neuf heures du matin.

Théodore aurait du passé prendre sa part des affaires depuis cinq minutes environ, d'habitude il passe à huit cinquante-cinq tout pile, pour se donner un effet de ponctualité très certainement. Effet qui est tombé à l'eau quand Erika en rentrant ivre morte et armée jusqu'au dent un matin l'a croisé sur le pont du paquebot à fumer clopes sur clopes en attendant qu'il soit l'heure convenue pour débarquer à la seconde près.

-Théodore est en retard.
-Il aura trouvé mieux à faire que d'attendre un bail le dernier mardi du mois, peut-être qu'il s'est trouvé une copine et qu'il dégrise en ce moment?

J'hausse les épaules, je mets la bouilloire au dessus de la forge qui ronronne faiblement, la table est mise, donc maintenant, autant se poser à côté de l'entrée histoire de l'entendre arrivé s'il débarque. Je prends un livre en braille parmi ceux qui traînent au pied de mon lit et traverse l'atelier avant de m'asseoir contre la porte. J'entame le bouquin une énième fois en me demandant ce que j'avais au sommet de la pile avant de constater qu'il s'agit d'un roman de fantasy narrant les péripéties de plusieurs personnages devant jeter un anneau dans un volcan pour sauver le monde.
Puis un bruit sourd, suivit de plusieurs autres, j'entends un gémissement puis une injure envers les escaliers de l'autre côté de la porte.

-Erika? Dreyse? Ouvrez la porte, c'est Théo.

Je me décale sur le côté alors que mes oreilles sont assaillies de sons : d'un côté Erika qui quitte sa compta, arme le chien de ce qui semble être mon revolver à énergie avant de le glisser dans son holster de cuisse puis se dirige vers moi et la porte. De l'autre côté j'ai Théodore qui grommelle des insultes envers tout et n'importe quoi, puis le frottement du plastique de son fusil laser avant de l'entendre décollé négligemment du sol. Négligemment parce qu'il laisse glisser le cache flamme quelques instants avant que celui décolle du plancher, et que l'unique chose que j'entende en dehors du feu soit le judas qui glisse.
Ils échangent les politesses un instant puis la question vient : combien avons nous gagné ce mois-ci.

-J'étais entrain de faire la compta justement, on a ta part. Je vais la chercher.
-Que t'es t-il arrivé pour arriver à la bourre au fait?

Il marmonne un instant avant d'abréger le sujet.

-Le whisky me joue des tours parfois.
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Ven 28 Oct - 22:09



"La vie c'est comme un goulag : On ne sait jamais ce qui va arriver !

Il avait raison , ce vieux Ivan ! Qui aurait pu deviner que Florian tomberait sur un Yao Guai en cours de route ...

Heureusement , Florian n'était pas sur sa route mais en hauteur , sur le toit d'une veille baraque abandonnée .

Le jeune dégaina son fusil laser , visa la tête de l'ours mutant ... Il retint sa respiration et tira d'un coup sec !

2 mètres 10 plus bas , la bête hurla de douleur : Son cou brûlait à cause du tir . La bête se retourna dans tous les sens , cherchant la chose qui aurait pu lui faire du mal .

Le Yao Guai releva la tête en l'air , et vit Florian tombait sur lui , épée prête à s'empaler .
Florian atterrit sur la flanc de la bête , plantant son épée dans le crâne de la bête .
La situation était calme , Florian n'avait aucun stress : Chasser est devenu naturel dans ce monde hostile . Il fit signe à Camille de descendre , avant de prendre une pierre taillée et de trancher la carcasse de la bête , pour extraire la viande qu'il pourrait produire .

Camille arriva en bas , aidant Florian en lui passant son couteau de combat .
Au bout de quelques minutes , le dépeçage prit fin . Quelques kilos de viande , 2-3-4 à tout casser put être emporté par les deux confrères .
Camille lâcha un petit regard rougit à Florian , occupé à soulever le cadavre de la bête et de la décapiter .

Le frère de la Confrérie dégaina encore une fois son épée , la leva le plus haut possible avant de bien trancher la tête du pauvre Yao Guai . Mais juste trancher la tête n'était pas le but du jeunot .
Il plaça son épée dans la bouche de l'ours muté et trancha nette la tête en deux .

Pourquoi faire cela ? Surement pour pouvoir mettre la tête du Yao Guai sur sa tête , comme une capuche ou un casque si on veut .

Camille donna un baluchon à Florian , qui disposa la tête au fond et la viande par-dessus .
Une fois le baluchon fermé , notre héros le passa sur son dos . Les deux reprirent un peu le chemin avant de voir au loin de la lumière ... Une lumière étrange , pas forcément de sa couleur mais plutôt de son intensité . Elle venait d'un endroit à quelques cinquantaines de mètres .

Florian prit la tête et avança vers cet endroit , espérant tomber sur de bonnes personnes ou du matos ....
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Ven 28 Oct - 22:34
Une bourse pleine de capsule change de main, les morceaux de métal s'entrechoquent dans un tintement qui réveille en moi des instincts primaires, qui me hurlent d'un jour arrêter de payer pour ma protection alors que personne ne m'a jamais braqué depuis plus de deux ans. En fait c'est peut-être parce que je paie que personne n'a l'idée de me braquer : j'ai ma réputation et je suis protégé par des super-mutants, il faudrait avoir un QI à un chiffre pour essayer de me dévaliser. Mais des gens avec un QI monochiffre ça cours les rues.

-Bon, j'ai ce que j'étais venu chercher, juste vous pourriez m'ouvrir s'il vous plaît? J'ai un problème avec mon Avtomata... Avtomato?
-Avtomat Kalachnikova 2070, littérallement fusil automatique Kalachnikov modèle 2070. Si tu sais pas parler Russe dit le dans ta langue, ça rend moins bien mais ça évitera un moment gênant.

Pas vraiment gênant, Erika ouvre la porte, je m'empare du fusil et le désarme en tendant au passage le chargeur à Théodore. Il a eu la présence d'esprit de ne pas laisser une balle dans le canon, sans doutes qu'il a pris conscience que ne pas avoir de cran de sécurité sur son arme, une gâchette modifiée pour être ultra sensible et une balle prête à tuer ne font pas bon ménage ensemble. Je lui fais un sourire avant de lui demander ce qui ne va pas. Elle tire plus selon lui, c'est presque impossible, j'ai déjà manié une 2070, on peut faire un château de sable dessus, piquer une brasse avec puis se servir de la crosse comme d'une batte de baseball et ensuite rafaler une foule avec. Je fais claquer la culasse avant de tester la gâchette.

-A vue de nez, t'achètes toujours des balles de surplus?

Les balles d'AK c'est la seule chose qu'il ne me commande pas, parce que mes cartouches je les fais main la plupart du temps et qu'elles coûtent très cher même si elles sont dévastatrices car plus lourdes au niveau de l'ogive et plus chargées en cordites. Chose qui a tendance a usée plus vite les mécaniques des armes.
Il hoche la tête, je le sais parce que c'est Erika qui dit oui pour lui, Théodore oublie souvent que je me suis passé d'un sens il y a bien longtemps de cela.

-Le panier rouge en osier, il y a des balles modèle 43 dedans, que ça en fait. Prend en quelques-unes et va tirer des pigeons en haut. J'ai envie de savoir si c'est tes cartouches qui sont merdiques où si t'as réussi à casser l'incassable.

Le 7,62x39 M43, ça date tellement que je me demande si un jour j'arriverais à faire une munition de génie comme ça.

-Madame, monsieur, vous venez pour quoi? demande Erika.

Des clients? Aujourd'hui? A une heure pareille? Je rend son arme à Théodore qui fait quelques pas vers la porte pour constater quelque chose que je ne peux pas voir. En fait, tant que ceux qu'ils ont vu n'ont pas parlé je ne peux pas les localiser, au moins mon assistante n'a pas dégainé mon revolver, ce qui veut dire qu'ils ne nourrissent pas de mauvaises intentions pour l'instant, en apparence du moins.

-Par contre, avant d'entrez, vous pourriez déposer votre baluchon à l'extérieur de l'atelier? Le sang c'est dur à nettoyer et on a besoin d'un environnement de travail propre.

Propre.
J'ai presque envie de rire : elle n'a pas envie d'essuyer derrière eux et surtout d'avoir l'une de ses armes fétiches salies par mégarde surtout. J'entends les pas de Théodore puis le tintement métallique de munitions qui s'entrechoquent, il en a pris une bonne poignée puis me tape sur l'épaule.

-Merci de la réparation gratis.

D'autres pas.

-Pardon, excusez-moi.

Oui, le couloir est un peu petit quand un super mutant et des gens se croisent et ne vont pas dans le même sens.

-Deux clients humains, jeunes. me dit Erika presque à voix basse. Une demi rotation de chaussure, je la vois presque se retourner vers la paire. -Entrez je vous en prie. Mon patron va vous recevoir.

Je fais quelque pas précautionneux pour me positionner dans l'axe de l'entrée et lève la main en guise de salut, j'espère qu'ils seront plus attentifs que Théodore concernant ma cécité.
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Ven 28 Oct - 22:56
Bonne nouvelle : C'est une sorte de magasin d'armes !

Florian esquissa un si large sourire que même un certain clown sanguinaire aux cheveux verts passeraient pour un enfant de cœur à côté !

Une femme accueillit nos deux compères : Une jeune femme , peut-être un peu plus vieille que Camille .
Camille semblait pas trop rassurée , mais en voyant Florian aussi sûr et content , elle essayait de garder son sang-froid et esquissait quelques légers sourires aux gens .  

La jeune femme demanda cependant à Florian de poser le baluchon à l'entrée : Il ne voyait pas pourquoi il devait laisser sa précieuse petite tête à l'entrée mais il le fit quand même .

Un mutant passa à côté d'eux , s'excusant de son passage avant de sortir :

" Pas besoin de t'excuser l'ami ! " A lancé notre petit à ce mutant bien particulier .

Après avoir conduit nos héros à destination , la femme semblait marmonner quelque chose à un autre mutant , bien étrange celui-là : Il ressemble à un poisson !

Florian ne savait pas trop comment réagir , surtout que c'est la première fois qu'il croise ce genre de mutants .
Camille , elle , était tétanisée rien que d'avoir vu cet "homme" . Il les salua en levant sa main , mais pourquoi a-t-il fait un signe au lieu de simplement faire les salutations ? Peut-être est-il aveugle ? Bref

" Salut , monsieur je présume ? Nous avons vu de la lumière au loin et nous nous demandons ce que vous avez l'air de faire ici ! Mais apparemment , vous êtes vendeur d'armes !

Je suis bien étonné de voir une échoppe aussi paumée , mais bon je suppose que pour quelqu'un comme vous ça s'explique facilement ....

Du coup , puis-je savoir ce que vous pouvez faire pour ... cette épée ? "


Florian dégaina son épée , mit sa main gauche en dessous de la lame et la droite en dessous du manche .

C'était une si belle épée , d'ailleurs on peut même plus considérer ça comme un glaive ! La lame doit bien faire 50 centimètres de long . Ni trop fine ni trop épaisse , cette lame peut parer , trancher et empaler avec efficacité ! La garde est droite , le manche arbore aussi un vieux symbole : Une sorte de lion d'or . Le pommeau se forme comme une boule assez ronde , mais avec quelques imperfections avec le temps .

Le manche de l'arme arbore principalement une couleur noir bien ferme , avec quelques dorures et un fond rouge pour le symbole . La lame a dû être reforgée plusieurs fois au fil des âges : L'arme semble être bientôt millénaire ! A deux cents ans près ! Une gravure semble faite sur l'un des côtés de la lame : Grimmkhroft . Une consonance assez allemande ... Bref !

Il ne semble pas tendre l'arme au mutant mais plutôt faire éloge de sa belle arme de corps à corps .
Il regarda la jeune femme et lui demanda :
" Votre patron est aveugle , non ? "

Camille quant-à-elle , suivait Florian de près : Surveillant ce que pouvez faire ces deux inconnus ....
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Sam 29 Oct - 0:04
-Votre patron est aveugle , non ?

J'imagine un instant le Varsovie de ma subtilité pilonné sauvagement à grand cou de Stuka, Karl Gustav et autre joyeuseté effroyablement puissante. Je me fige une demi-seconde, ne sachant comment réagir, car avoir la réaction adaptée à un tel manque de tact est chose particulière, je suppose que je pourrais laisser couler mais bon. Il y a un petit silence.
Je n'imagine pas, non je ne sens pas, non plus encore, j'ai conscience du retour successif du regard bleu océan d'Erika entre l'étranger en question, et moi.
Je me racle puissamment la gorge.

-Je suis la, et je suis aveugle oui, comme vous l'aurez constaté par l'absence de globe oculaire.

Je passe pour l'échoppe paumée, en général les gens savent qui fait de bonnes armes et qui n'en fait pas, d'autant plus que ce manque de proximité permet d'éviter les gens comme lui, qui viennent faire du tourisme. Je ne sais pas trop comment interprété la fameuse supposition sur la localisation de ma boutique, comme quoi mon handicap justifierait quelque chose.
Il veut que je répare son épée, je suis armurier, pas forgeron, mais je suppose que si Erika a réussi à usiner des pièces de kalashnikov elle pourra bien reforger une épée, de toute façon on a un marteau mécanique qui prend la poussière, ça sera l'occasion de voir si elle peut faire quelque chose.

-La lame est courte, épaisseur intermédiaire, en pommeau il y a une boule avec des trucs ouvragés, la garde est droite.
-Un glaive de légionnaire romain en somme.

Erika confirme, donc deux options : soit c'est une réplique et c'est normale qu'elle se casse tout les deux coups, soit c'est une arme authentique et c'est normale qu'elle se casse tout les deux coups car les gens sont étrangement incapables de comprendre le concept d'usure des matériaux. Je fais la moue en constatant que je n'aurais pas affaire à du travail d'orfèvre dans tout les cas, c'est bien dommage j'aurais bien voulu tâter une zweihander où un cimeterre de mon vivant. Toutefois la garde droite me fait dire que c'est une reconstitution ultra bâtarde faite par un amateur.

-Bon, je ne peux rien pour vous. j'ai pas envie de bosser sur de la merde. Je suis terriblement navré mais vous allez devoir trouver quelqu'un d'autre pour cette arme.

Les deux jeunes mes saluent et s'en vont. Erika referme la porte, nous retournons à nos occupations. Dommage, moi qui pensait pouvoir tâter de la belle mécanique aujourd'hui, c'est raté. Le temps s'écoule, j'en perds vaguement la notion dans un demi sommeil de fainéant.

Toc Toc Toc
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Dim 30 Oct - 2:08




Judy trottinait rapidement dans les rues en serrant sa flûte contre elle.
Ce matin, elle s’était levée tôt pour gagner ses capsules du jour. Depuis que Xiang l’avait invité à rejoindre son étrange famille, elle n’avait pas chômé. En accord avec ce dont ils avaient parlé tous les deux devant l’immeuble le soir où elle avait rejoint son groupe, elle s’était assurée de ne pas être un boulet pour Gunther et les autres. Elle avait donc redoublé d’efforts et se levait tôt tous les jours pour récolter des ingrédients en dehors de la ville pour ses lotions.
Puis, une fois sa récolte faite, elle parcourait la ville avec sa flûte pour jouer partout où elle allait et essayer de récolter assez de capsules pour offrir à Gunther ce qu’il demandait.
En général, après ça, elle passait une partie de l’après midi à préparer ses baumes puis les vendait en fin de journée à ceux qui en avait besoin. Tout ça lui avait permis jusqu’à présent de couvrir les frais demandés par Gunther, même si parfois Xiang avait dû un peu l’aider…
Au début, le garçon avait tenté de lui montrer le principe de “rabatteur pour croupier”, mais Judy n’était pas très douée à ce jeu. Elle ne savait pas vraiment jouer la comédie… Et au final les gens n’étaient pas très convaincus par le fait qu’elle soit juste un passante chanceuse…
Heureusement, elle commençait à s’habituer à une rythme, se levant plus tôt que la plupart des autres enfants et travaillant avec acharnement pour récolter assez de capsules pour rester à l’abri de Gunther. Et surtout ne pas être un boulet pour Xiang...
Mais aujourd’hui, ça n’avait pas été très fructueux… Alors elle avait décidé de tenter autre chose : frapper aux portes des habitations pour proposer aux gens un petit air de musique contre quelques capsules. La plupart du temps ça ne marchait pas et on lui claquait juste la porte au nez. Un habitant lui avait même lancé toutes sortes d’insultes, avant de vite refermer sa porte en voyant le compagnon surprenant qui accompagnait la petite fille.
Car oui, aujourd’hui Judy était venue avec Fenrir. A vrai dire, il avait décidé de la suivre depuis le début de la matinée. Même si la fillette était contente que son compagnon à fourrure soit avec elle pour une fois et pas hors de la ville à courir après des rataupes, elle se demandait s’il n’était pas la raison du peu de capsules qu’elle avait eu… C’est vrai qu’il effrayait un peu…
Essayant de ne pas se désespérer, la fillette prit son courage à deux main et frappa à une nouvelle porte.
Lorsque celle ci s’ouvrit, elle fit un large sourire.

“ Bonjour ! Je joue de la musique contre quelques capsules... ” commença t-elle avant que sa voix s’évanouisse lorsqu’elle distingua la personne qui lui avait ouvert.

Ses yeux s’écarquillèrent et elle resta bouche bée. Derrière elle, Fenrir restait parfaitement immobile, assis par terre. Mais son regard jaune fixait l’inconnu avec attention.


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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Dim 30 Oct - 13:56
Quelqu'un a toqué à la porte, probablement un client, j'entends toujours Erika sur sa machine perkins alors je me lève et marche à travers l'atlier tout en m'étirant un peu : j'ai du mal à dormir le jour, et c'est un sommeil pas très agréable, mais au moins un sommeil qui fait passer le temps quand il n'y a rien à faire. Un jour je changerais le sofa sur lequel je dors le jour, parce que même s'il est confortable il n'est pas adapté à ma taille et que je dois me tordre pour rentrer dedans avec une couverture. Je désarme le piège de l'entrée avant d'ouvrir l'imposante porte blindée qui constitue la seule frontière entre notre maison et peut-être un malandrin. J'entends les pas d'Erika derrière moi qui s'approche pour venir voir, en fait elle est la seule de l'établissement qui puisse voir quelque chose, donc je ne dis rien.

“ Bonjour ! Je joue de la musique contre quelques capsules... ”
-Mauser, tu peux t'écarter s'il te plaît, sinon je vois rien?

Je fais un pas sur le côté. La voix que j'ai entendu était féminine, et assez jeune, j'aurais affaire à une petite fille? Je tourne la tête vers la position supposée d'Erika qui... M'interroge du regard peut-être? Je recentre mon visage vers la première source de paroles : la gamine.

-Salut petite, salut le chien, jolie flûte traversière. Elle se racle discrètement la gorge. Ca c'est le signe que je dois regarder dans sa direction. C'est une musicienne errante.

Je hoche la tête, c'est ce que j'avais cru comprendre : les musiciens talentueux se trouvent un emploi dans un bar où un bordel, mais ne font pas du porte à porte, où alors tout les tenanciers du coin ont encore assez de conscience pour se refuser à exploiter une gamine. Au silence qu'il y a entre Erika et moi, je devine qu'elle attend mes consignes, sauf qu'en l'absence d'une demande implicite de sa part je me retrouve à devoir faire un choix plus pour moi que pour elle, sans tenir compte de son avis.

-Ca ne me pose pas de problèmes de l'entendre jouer. Une objection Erika?
-Non aucune. Il y a un petit silence, je suppose qu'elle a dû tourné la tête pour faire face à la gamine. Eh bien, tu peux entrer. Le chien aussi, Dreyse? Ça mesurait combien un chien avant la guerre?
-Le plus grand du monde devait faire un mètre quatre vingt.
-Ah... eh bien oui gamine ça tient toujours, tu peux faire entrer ton rad-chien avec toi, tant qu'il reste propre et ne fait pas de désordre.

Je glousse à la simple pensée d'Erika mal à l'aise de faire entrer un gros chien dans l'atelier et d'un côté je la comprends : c'est elle qui va devoir réparer les dégâts s'il fait du grabuge. Toutefois la musicienne doit savoir que c'est dans son intérêt de tenir en respect sa bête. Je fais signe aux autres de me suivre vers une partie plus accueillante que l'atelier qui même s'il est tenu avec sérieux n'est pas un havre d'ordre, ni de confort. L'idée d'écouter une flûte assis sur un tabouret, les mains sur un établis poussiéreux me répugne.

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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Mar 1 Nov - 3:20




L’homme qui lui avait ouvert avait une apparence vraiment inattendue...
D’une taille immense et doté d’une musculature impressionnante, il arborait une peau blanche comme du lait. A plusieurs endroits sur le corps, il avait d’étranges entailles rouges, comme s’il avait la chaire à vif, mais qui ressemblait presque à des branchies. Et pour couronner le tout, sa tête chauve était dépourvue d’yeux...
Judy se figea et retint sa respiration, impressionnée par la personne qui l’accueillait. Elle ne savait plus trop où se mettre et quoi dire là…
Heureusement, une voix féminine retentit alors derrière le grand bonhomme blanc.

“ Mauser, tu peux t'écarter s'il te plaît, sinon je vois rien ? ”

Le concerné s’écarta pour laisser passer une femme qui jeta un oeil à la fillette toujours immobile devant la porte.

“ Salut petite, salut le chien, jolie flûte traversière. ”

Judy s’efforça de faire un sourire timide. Elle ne pouvait s’empêcher de jeter des regards intimidés à “l’homme” qui se tenait à côté de la nouvelle arrivante. Elle n’avait jamais vu quelqu’un qui lui ressemblait et son apparence la rendait aussi curieuse qu’inquiète.

“ C’est une musicienne errante. ” expliqua la femme à son compagnon.

Ceci répondit au doute qu’avait la fillette : l’homme devait être aveugle. Forcément sans yeux… La petite fille ressentit de la compassion pour lui, même si elle ne le connaissait pas. Elle aimait trop regarder le monde autour d’elle et les gens pour imaginer ne plus avoir d’yeux…
Le dénommé Mauser prit alors la parole :

“ Ça ne me pose pas de problèmes de l'entendre jouer. Une objection Erika ? ”

Sa voix était forte et légèrement rauque, mais il y avait quelque chose de presque… doux dedans qui rassura un peu plus la fillette. Elle se détendit légèrement.

“ Non aucune. répondit la femme à son compagnon. Eh bien, tu peux entrer. Le chien aussi, Dreyse ? Ça mesurait combien un chien avant la guerre ? ”

Judy jeta un regard à Fenrir. C’est vrai qu’il était grand, c’était peut être pour ça qu’il faisait peur aux gens. Mais elle se sentait en sécurité avec lui. Et puis elle pouvait se blottir contre le lui le soir comme ça.

“ Le plus grand du monde devait faire un mètre quatre vingt. ” précisa Mauser.

“ Ah... eh bien oui gamine ça tient toujours, tu peux faire entrer ton rad-chien avec toi, tant qu'il reste propre et ne fait pas de désordre. ”

La fillette hocha la tête en souriant avec joie et s’inclina devant les deux propriétaires.

“ Merci beaucoup ! ”

Elle recula vers Fenrir et lui parla à l’oreille :

“ Tu as compris Fenrir ? Ces gens nous invitent gentiment chez eux. Alors tu es sage et tu fouilles pas partout d’accord ? ”

Le molosse lui donna un petit coup de museau sur le torse comme pour signifier qu’il avait compris. La petite flûtiste sourit et lui fit un bisou sur le museau pour le remercier.
Puis, côte à côte, les deux entrèrent dans le bâtiment sous l’invitation de l’homme gigantesque. Ils se retrouvèrent dans une sorte de grand atelier remplis de matériaux, d’établis et surtout… d’armes. De beaucoup d’armes. Judy se sentit tout à coup encore plus mal à l’aise. Depuis la mort de son père, elle avait toujours craint les armes… A quoi servaient elle à part à tuer ?
Mais elle n’aurait jamais critiqué les choix de vie de quelqu’un, encore moins lorsqu’elle était invitée quelque part. Leur hôte tout-blanc les guida à travers la pièce jusqu’à une autre beaucoup plus accueillante. Pas d’armes, pas d’objets tout bizarres et même des chaises plus confortables. L’homme et la femme prirent d’ailleurs place sur ces sièges, soufflant un peu sans doute après un début de matinée fatigante. Bien décidée à se montrer à la hauteur de leur invitation et à leur offrir un peu de détente, Judy se plaça devant eux après avoir signifié à Fenrir d’attendre devant la porte d’une petite tape sur le flanc. Elle n’était pas souvent invitée à jouer, et encore moins à entrer chez les gens… Alors elle ferait de son mieux !
Elle fit un gentil sourire aux deux personnes, même si elle doutait que l’homme aveugle puisse le voir. Puis elle porta sa flûte à ses lèvres et se concentra. Elle observa un instant le monsieur tout-blanc. Ca ne devait vraiment pas être facile des fois d’être aveugle… Mais heureusement, la musique n’avait pas besoin d’être vue. Elle choisit alors sa mélodie et commença à jouer.

Musique de Judy : Beauté Invisible

Les première notes résonnèrent dans la pièce en se répercutant contre les murs. La fillette avait comme à chaque fois fermé ses yeux pour se laisser porter par sa musique. La mélodie envahit les lieux, entêtante, douce et puissante à la fois. Elle était mélancolique, elle était curieuse et elle était pleine d’un espoir oublié.
Durant plusieurs minute, les notes s’enchaînèrent. Puis la dernière arriva enfin, mettant fin à la douce lamentation de l’instrument.
Judy baissa son instrument et rouvrit doucement ses yeux. Avant d’avoir la réponse, positive ou négative, de son petit public, elle sourit et s’inclina de nouveau dans une révérence qu’elle avait apprise lorsqu’elle était esclave. Puis elle se releva, attendant les réactions. Même si elle était soucieuse de l'avis de ces personnes, elle n'avait pas non plus oublié sa mission journalière... Elle espérait pouvoir repartir d'ici avec quelques capsules, quitte à jouer de nouveau.


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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Mar 1 Nov - 12:58
La gamine nous remercie et dit à son chien de rester tranquille, c'est dans ce genre d'instant que je me demande dans quel monde on vit pour qu'on se fasse remercier d'accepter une offre. Même pas un "merci pour votre confiance", juste "merci", comme si je venais d'offrir la charité à quelqu'un, peut-être que c'est le cas, peut-être qu'elle méritera parfaitement ses capsules, peut-être qu'elle est juste trop gentille en fin de compte. Dans tout les cas je m'installe sur le sofa, j'entends Erika faire de même, je n'arrive pas à deviner son air : sceptique, enthousiaste peut-être? Sans doutes qu'elle n'attend pas grand chose de la gamine, je ne dis rien et me contente d'écouter alors qu'elle s'installe.
La musique commence, c'est calme, reposant, à peu près ce que j'attendais d'une flûte traversière, à l'instant je ne regrette pas d'avoir de quoi enregistrer, ni d'avoir un tourne disque, ni de pouvoir écouter de la musique plus souvent dans le fond. Je me sens bien, comme si plus rien ne pressait et que j'avais juste à rester ainsi pour un bon bout de temps, je laisse mon esprit se faire emporter par la mélodie.
Plus le silence, si ce n'est certains bruits de fonds qui sont là en permanence comme la ventilation qui nous rappel que renouveler l'air n'est pas une option quand on dispose d'une forge.
J'applaudis : c'était plus que correct pour une fillette et elle a largement mérité ses capsules.

-Pas mal, pas mal.
-On a le droit à un autre morceau?

Le silence entre Erika et moi qui affiche un grand sourire avec toutes mes dents peut-être perçu comme un inquiétant, j'ai une sale gueule de base, mais je ne peux pas m'empêcher de sourire sur le coup : pour une fois que j'entends de la vrai musique et pas un truc infâme gratté par un idiot dans un bar je ne vais pas me priver.

-Mélomane?
-C'est agréable à entendre et ça fait longtemps que je n'aie pas écouté de vrai musique. Ca fait longtemps que tu pratiques? Oh, ne t'en fait pas pour les capsules : je paierais ce qu'il faudra.

L'argent n'est pas un problème pour moi depuis que j'ai l'armurerie et puis, si je peux permettre à une fillette de se faire des capsules facilement tout en écoutant de la musique, alors c'est gagnant gagnant. Mais vient à moi une question, qui même si elle doit être très étrangère aux deux personnes avec moi vient piquer ma conscience : est-ce que c'est faire la charité ce que je suis en train de faire? Où alors est-ce que je suis juste entrain de rémunérer une personne pour services rendus? Je garde le silence en me demandant si ce que je fais est juste.
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Sam 5 Nov - 20:10




Des applaudissements nourris accueillirent sa prestation, particulièrement de la part du grand monsieur blanc. Souriant avec joie et sincérité, Judy serra sa flûte contre elle et salua en inclinant la tête. Elle doutait que l’homme la voit faire ça mais c’est l’intention qui compte non ?

“ Pas mal, pas mal. ” commenta la femme en souriant en coin.

“ On a le droit à un autre morceau ? ” renchérit alors le colosse.

La fillette lui lança un regard surpris, tout comme sa compagne.

“ Mélomane ? ” demanda celle ci d’un ton un peu taquin en retrouvant son sourire.

“ C'est agréable à entendre et ça fait longtemps que je n'aie pas écouté de vrai musique. Ça fait longtemps que tu pratiques ? Oh, ne t'en fais pas pour les capsules : je paierai ce qu'il faudra.


En entendant le compliment, Judy se mit à rougir jusqu’à la racine des cheveux. De “vrai” musique… Personne n’avait jamais comparé sa musique à d’autres en la mettant en avant ainsi. Troublée, elle finit par répondre à la question :

“ Ç… Ça fait quatre ans je c...crois... ” bafouilla t-elle en frottant son pied par terre d’un air gêné.

Elle essaya de retrouver sa contenance et sourit de nouveau. Puis elle hocha la tête - encore une geste inutile face à la cécité de l’homme musculeux - et releva sa flûte.

“ Merci beaucoup. ” dit elle plus pour le compliment que pour la promesse de capsules. “ Voilà un autre morceau pour vous monsieur. “

Elle porta une fois encore l’instrument à ses fines lèvres et entama une nouvelle mélodie. Celle ci commença avec plus de vivacité et de joie. Elle traversa la pièce avec une énergie chaleureuse qui inspirait la confiance et l’enthousiasme.
A travers elle, Judy fit passer toute sa reconnaissance envers les premières personnes généreuses qu’elle rencontrait depuis Xiang. Sa musique vribra avec force et douceur à la fois, donnant presque envie de danser.


Musique de Judy : Soleil


Lorsque la dernière note retentit, Judy la fit durer un peu pour qu’elle résonne dans l’esprit de son public comme dans le sien. Lorsqu’elle arrêta de jouer et abaissa sa flûte, un large sourire éclairait son visage d’enfant. Elle ne salua pas cette fois, consciente que le colosse ne la verrait pas mais adressa tout de même un regard reconnaissant à ce dernier.
A part Xiang et sa famille, très peu de gens appréciaient la musique dans ce monde détruit. En rencontrer un était toujours une source de joie pour elle.
Ravie, elle attendit patiemment une réaction de la part de l’homme à la peau blanche pour savoir ce qui devait suivre.


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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Dim 6 Nov - 15:57
La fillette apprécie le compliment, elle annonce qu'elle va jouer un autre morceau, je souris et écoute attentivement la mélodie qui vient à mes oreilles : plus énergique, plus rapide, le rythme bien marqué, étrangement j'ai presque l'impression d'entendre une musique qui date de cette période de ma vie... J'ai du mal à comprendre pourquoi instinctivement j'associe cette musique à la période où j'ai été réduit en esclavage par la nouvelle France, peut-être parce que les gardiens avaient l'habitude d'écouter ce genre de musique pendant que les prisonniers cassaient des cailloux.
J'essaie de garder le sourire mais très vite je déchante : il y a des choses que même le filtre cerveau-bouche n'arrive pas à empêcher de passer et je me retrouve à faire une moue mitigée alors que la musique continue. Mon plaisir est ruiné mais pas de raison pour pourrir aussi celui des deux femmes autour de moi.
Puis la fin de la musique. J'entends des applaudissements de la part d'Erika qui semble avoir apprécier cet air plus entraînant, je me force à essayer de ne rien laisser transparaître de nouveau et applaudit de façon plus fébrile que la dernière fois.

-Pas satisfait Dreyse? Je te sens plus mitigé sur le coup.

L'esclavagisme sans doutes qui me rappel de mauvais souvenir. Dieu merci cette période de ma vie est derrière moi et je ne compte pas y retourner de sitôt. J'ai un petit rire et essaie de prendre la situation avec légèreté.

-Ca me rappel quand j'étais esclave : même si on chantait des gospel dans les dortoirs ce que je viens d'entendre c'était plutôt ce qu'écoutait les tauliers de la mine où je bossais.
-Tu parles rarement de cette période.

Evidemment, je peux tout autant faire dans le mélodrame que le comique à travers l'esclavage de l'époque : il y avait des ordures et des mecs biens, j'ai eu de la chance au niveau du tirage des cartes du destin.

-Je n'aime pas recenser le passé en général.
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Lun 7 Nov - 2:15




La réaction de son grand spectateur fut un peu plus étrange cette fois. Il resta un instant silencieux et immobile pendant que sa compagne applaudissait de nouveau. Comme s’il sortait d’un songe, il finit par l’accompagner mais de manière plus réservée. Judy se demanda si elle avait bien joué cette fois. Peut être que sans s’en rendre compte elle avait fait des fausses notes…
La femme semblait aussi avoir remarqué le manque de conviction de son compagnon et demanda :

“ Pas satisfait Dreyse? Je te sens plus mitigé sur le coup. ”

Inquiète, Judy observa le colosse en triturant son instrument d’un air mal à l’aise.
Après un court silence, l’aveugle daigna répondre d’une voix morne :

“ Ça me rappel quand j'étais esclave : même si on chantait des gospel dans les dortoirs ce que je viens d'entendre c'était plutôt ce qu'écoutait les tauliers de la mine où je bossais. ”

Là Judy resta un instant sans voix, la bouche entrouverte. Esclave ? Son hôte avait été esclave ? Comme elle ? Elle n’avait pas encore rencontré d’autre anciens esclaves. Mais en même temps elle ne s’approchait jamais des villes avant le jour où elle avait rencontré Xiang…
Elle se retrouva soudain bien bête à ne pas savoir quoi dire ou quoi faire.

“ Tu parles rarement de cette période. ” commenta la femme en fixant elle aussi le géant à la peau blanche.

La fillette se sentit de plus en plus mal à l’aise. C’était sa musique qui l’avait rendu comme ça ? Elle était censé rassurer les gens et leur apporter joie et espoir… Pas les rendre malheureux… Le rouge lui monta aux joues de honte et ça ne s’arrangea pas lorsque le colosse ajouta :

“ Je n'aime pas recenser le passé en général. ”

La petite flûtiste déglutit de gène. Elle sentit un élan incontrôlable de compassion pour cet étrange homme qu’elle ne connaissait pas mais qui semblait avoir souffert comme elle de l’esclavage. Elle baissa les yeux, troublée et regarda ses pieds. C’était stupide puisqu’il ne pouvait pas la voir, mais c’était plus fort qu’elle.
D’une petite voix coupable, elle s’excusa alors.

“ E… Excusez moi monsieur… Je.. Je voulais pas... ”

Elle releva timidement les yeux, les joues rouges de honte et le regard triste. Une tristesse qui s’entendit un peu dans sa voix lorsqu’elle reprit la parole.

“ Je… moi aussi j’ai été esclave… Je… Je sais ce que c’est… Je... Pardon... ”

Elle s’inclina devant le géant en signe d’excuse et recula d’un pas vers la sortie.

“ Il.. Il vaut mieux que je m'en aille… Excusez moi de..de vous avoir embêté... ”

Croyant qu’elle avait fini, Fenrir qui s’était allongé se redressa et s’étira en baillant avant de s’ébrouer bruyamment.


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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Mer 9 Nov - 14:24
Elle s'en va? Quoi? J'ai même pas payé en plus! J'entends un de ses pas, je bondis de mon siège, de façon aussi énergique que ma condition d'aveugle me le permet : ce serait con que je marche par accident sur un clou où quelque chose comme ça, voir même que je percute Erika. J'entends un bruit de chien, je ne saurais dire lequel, sans doutes que son animal c'est redressé : je tourne la tête vers Erika un bref instant, une façon de chercher son approbation même si le langage visuel n'est plus vraiment d'actualité chez nous avant de me retourner dans la direction supposée de la fillette. Je ne connais pas son nom, ni son âge, ni même à quoi elle ressemble : probablement que mon assistante dira que je fais une immense connerie, mais dans l'instant présent je m'en fous, je me sens obligé de lui faire la proposition. Sans doutes parce que quelqu'un m'a offert la chance de quitter la situation merdique dans laquelle j'étais et que c'est mon devoir de faire de même avec mon prochain.

-Attend. j'étais esclave du destin et de quelqu'un, elle est à la merci du bon vouloir des autres, et sans doutes dans l'incapacité de se défendre face à quelqu'un qui lui en voudrait réellement. Tes capsules, tu les as mérité.

Non, elle mérite plus qu'une misérable poignée de capsule et pourtant j'ai le même blocage qu'avant la guerre, que j'ai toujours aujourd'hui : un truc entre le cerveau et la langue qui ne me permet pas de dire certaines choses, bonne où mauvaises pour des tas de raisons. Que ce soit pour boucler un contrat avec l'armée française en ne mentionnant pas le défaut de culasse de mon fusil, où alors refuser la nuit à un sans logis parce qu'il y avait des risques qu'il vole quelque chose.
La supposons que je le dise, je risque de passer pour quoi? Passer pour un détraqué auprès d'Erika peut-être? Je ne m'en fous pas, parce que je suis dépendant des autres pour vivre, mais après ce que j'ai traversé avec elle je pense qu'elle comprendra les raisons qui motivent ma proposition. Je me racle la gorge : faut se lancer, même faire la charité ça devient dur dans ce bas monde, sans doutes que l'hypocrisie et le mensonge ambiant encore plus accentué qu'avant la guerre à rendu encore plus difficile les tentatives d'aider son prochain.

-Je veux dire, l'hiver arrive, ça va devenir infâme dehors. La baisse des températures, la ravitaillement moins fréquent. Si tu cherches un endroit chaud où crécher. Ne pas faire passer ça pour une tentative de chantage sexuel surtout. Tu peux passer ici ; faire tourner la baraque avec juste Erika c'est parfois assez délicat, si tu fais ta part de boulot ça ne me gène pas d'avoir une troisième personne à bord, et puis tout travail mérite salaire.
-Dreyse à un moment j'ai cru que...
-Oui oui Erika, moi aussi j'en aie eu conscience. je me tourne vers mon apprentie. Pas d'objection?
-Aucune, et la compagnie d'une voyante sera le bienvenu pour moi.

Marre des jeux de sociétés à énoncer chaque action effectuée je suppose.
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MessageSujet: Re: Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm] Ven 11 Nov - 10:00




Attends. “

La voix calme du grand bonhomme avait retentit. Judy s’immobilisa dans son recul vers la porte d’entrée de la pièce. Elle releva un regard plein de doute et de trouble vers l’homme qui ne pouvait le voir.

“ Tes capsules tu les as mérité. “ affirma le géant blanc.

Il se releva doucement et s’approcha de quelques pas. Fenrir gronda légèrement mais une main de la fillette sur son échine le fit se taire.

“ Je veux dire, l’hiver arrive, ça va devenir infâme dehors. ” s’expliqua l’homme à la peau tachetée.

La petite flûtiste le regarda, cette fois avec incompréhension. Elle ne comprenait pas trop où il voulait en venir. Oui, les hivers en Louisiane étaient froids et jusqu’à présent elle y avait survécu tant bien que mal depuis sa fuite. Surtout grâce à Fenrir en fait, qui lui tenait chaud en se serrant contre elle lorsqu’elle était frigorifiée. Mais elle se demandait bien pourquoi son hôte lui parlait de ça.

“ Si tu cherches un endroit chaud où crécher. Tu peux passer ici ; faire tourner la baraque avec juste Erika c'est parfois assez délicat, si tu fais ta part de boulot ça ne me gène pas d'avoir une troisième personne à bord, et puis tout travail mérite salaire. ”

Judy resta parfaitement immobile, la bouche légèrement entrouverte.
Parfois lorsqu’elle jouait de sa flûte traversière, les gens lui donnaient un joli sourire. Des fois, ils lui offraient quelques capsules qu’elle pouvait ramener à Gunther pour pouvoir rester chez lui. Une fois, on lui avait même gentiment offert un repas chaud. Mais jamais personne encore, ne lui avait proposé de rester chez lui pour… s’y abriter ?
La fillette ne savait plus quoi dire. Elle s’était doucement habituée à l’idée de travailler toute la journée à mendier ou vendre ses baumes maison contre des capsules pour pouvoir vivre avec Gunther et sa famille. Et maintenant, cet homme physique surprenant et amoureux de la musique lui proposait de rester chez lui en échange d’aide pour son travail…
Elle se sentit perdue pendant quelques secondes. Ses yeux passèrent de l’un à l’autre de ses hôtes qui semblaient attendre une réponse. La proposition était… tentante, même si elle la troublait. Quelques secondes de silence s’écoulèrent et la fillette ouvrait et fermait la bouche par intermittence. Puis elle finit par prendre une grande inspiration pour se remettre les idées en place. Elle adressa alors un sourire reconnaissant aux deux adultes et répondit enfin :

“ Merci beaucoup pour votre proposition c’est… c’est vraiment très gentil. ”  dit elle comme si elle avait encore du mal à réaliser. “ Mais… je… je peux pas accepter… Xiang doit m’attendre… et puis je dois rapporter mes capsules. “

Elle se sentit de plus en plus troublée au fur et à mesure qu’elle parlait. Elle sentait que la proposition du géant ne la laissait pas indifférente malgré tout. Tous deux étaient aimables, accueillants et gentils et ils aimaient la musique. Quelques part elle s’était sentit bien parmi eux durant ces quelques minutes.
Mais elle ne pouvait pas quitter Xiang ou sa famille. Le garçon l’avait aidée, lui avait offert un toit et une étrange nouvelle famille. Et même si elle devait payer Gunther, l’homme qui les hébergeait et les nourrissait, elle aimait trop le jeune garçon pour l’abandonner comme ça.
Elle sentit quelque chose lui humidifier soudain l’oeil. Avec surprise, elle essuya une petite larme qui avait perlé au coin de son oeil. Elle ne comprit pas pourquoi, mais elle avait sentit son coeur se serrer un peu.

“ Me...merci beaucoup pour toute votre générosité... ” balbutia t-elle de plus en plus troublée. “ Il.. Il faut que je rentre... ” tenta t-elle presque pour elle même pour mettre fin à son hésitation.


HRP : Si c'est toujours bon pour toi, je pense que Judy va revenir dès le surlendemain, parce que je crois qu'au même moment Xiang est en train de se faire arrêter. =)

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Des lasers pour refroidir des sauvages. [Avec Florian C.Grimm]

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