La guerre ne meurt jamais... En 2290, dans les terres désolées de la Nouvelle-Orléans, plusieurs factions s'affrontent pour le contrôle de la région... Qui serez-vous ?
 
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Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber]

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MessageSujet: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Ven 28 Oct - 20:43
Le 28/10/2290, le matin.

Le canon de la MG glisse dans l'anneau du levier de réarmement avant que je le remette en position de tir, le tube métallique clipse avec le cache flamme et en parcourant le garde main strié d'ouvertures pour permettre à la chaleur de s'évacuer sans pour autant brûler vif la main du tireur. En d'autres circonstances pour changer l'orifice donnant toute sa précision à la mitrailleuse lourde j'aurais dû utiliser une moufle en amiante tant le canon aurait été échauffé par les tirs, mais dieu merci je ne suis pas dans un blockhaus faisant face à une plage mais dans mon atelier, en train de vérifier que l'arme qu'Erika vient d'acquérir pour une broutille marche toujours.
C'est une lubie chez elle de vouloir faire du neuf avec du vieux, chose assez aisée quand on voit la robustesse de certaines armes. En tout cas cette fois-ci elle a eu la décence de me consulter, convertir une Maschingewerh-42 à balles en mitrailleuse laser peut se révéler une tâche ardue mais ici ce ne sera pas le cas. La seule chose délicate sera d'introduire une lentille dans le canon et de trouver un générateur assez puissant pour réellement percé du béton comme l'originale pouvait le faire, mais sinon tout devrait être assez simple à mettre en oeuvre une fois les détails réglés.

-Elle est lourde quand même non? Je veux dire, dix kilos de ferraille ça risque de me peser sur les bras non?
-Tu pourras retirer le bipied en métal et adapter un trépied d'appareil photo dessus, c'est une arme à énergie il n'y a plus de recul dessus, si ce n'est l'arme qui vibre un peu à cause des cellules à énergie qui tombent mais ça tu sais gérer.

Erika glousse, elle s'imagine pouvoir l'épauler si elle vire assez de matériel. Je souris en imaginant à quel point les gens la prendrait au sérieux en la voyant avec un truc pareil à l'épaule, j'imagine sans soucis la scène. Erika a toujours été du genre culotté.

-On peut virer quoi d'autre?
-Tu peux scier le canon mais ce serait dommage d'amocher à ce point une MG, c'est une partie de mon histoire.
-C'est vrais que parfois j'oublis que tu n'es pas Américain.
-Avec un nom comme le tien je ne me demande pas si tu n'es pas de mon pays où d'Autriche toi, tu le sais? Il n'y a pas grand chose que tu peux retirer sans diminuer la fiabilité de l'arme, ça va surtout être ta capacité à évider toutes les pièces mécaniques obsolètes dans l'arme qui va faire la différence.

Mais ça, ça sous entend qu'elle sache démonter un flingue qui a mon âge plus un siècle et quelques, et ça, ça va être à moi de le faire. Je fais claquer la culasse de l'arme dans un élan de nostalgie avant de vérifier que les organes de visée sont d'origine avec de montrer un sourire satisfait. Le contact froid du métal me rappel mes jeunes années et ce n'est pas le jouet acier et bois à balles Spitzer qui va me rajeunir.

-Ca peut-être utile sur le terrain?
-Avec un trépied et une bande de cellules à énergie tu peux anéantir toute la nouvelle Orléans. Bon aller, apporte moi mes outils, je vais voir ce que je peux faire pour t'aider.

Elle lâche un cri de joie en constatant que j'avalise son idée et se lève pour aller chercher mes instruments de travail. J'attends passivement assise sur mon établi de travail en écoutant ses pas légers augmenter et diminuer de volume alors qu'elle évolue dans l'atelier pour collecter le bardas dont j'aurais besoin.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Dim 30 Oct - 18:13
Octobre/10/2290

Cela faisait longtemps que Julius ne s'était pas offert une promenade sur les dock. Et pour cause, la mer était verte et sale, le ciel lui tirait sur le jaune avec tout les RadNuages qui planaient devant le soleil trop chaud. Cela faisait bientôt 200 ans que l'apocalypse était passée et personne n'avait pensé a remettre de l'ordre dans ce parking à carcasses flottantes. Il marchait donc, fusil rangé dans le dos et bras ballants. Comme à chaque fois qu'il se baladait. Il passa devant les poubelles renversées, les vieilles terrasses de bord de mer émaillées et détruites par les radiations, les affiches de publicité pour du Nuka-Cola Quantum à moitiés déchirées. Le pavé du sol était jonché de bouts de parpaings en miettes et de déchets. On pouvait même de temps en temps profiter d'une trace de sang séché, comme un modeste présent déposé de manière visible à un dieu quelconque. Julius croisa quelques caravanes itinérantes qu'il salua au passage. Il en entendit même un se faire attaquer par des raiders 30 min après l'avoir croisé. Malheureusement les cris vont plus vite que les pas et Julius ne put intervenir à temps. Il trouva tout de même une brahmine éventrée et sa cargaison vide, les quelques babioles inutiles furent quant à elles laissées avec le cadavre du marchand dans une benne à ordure. Une magnifique routine post-nucléaire que Julius n'abandonnerait pour rien au monde...

Il arriva quelques heures plus tard à destination. C'est-à-dire un énorme bateau désaffecté qui bringuebalait au gré des vagues, attaché à la terre ferme par des chaînes de métal aux énormes maillons. Julius s'avança alors et monta sur le pont. Le poids de son armure fit s'enfoncer de quelques centimètre le bateau quand il sauta de la passerelle sur le pont. Il suivi ensuite les panneaux sobrement disposés à chaque intersections et étiquetés "GUNSMITH". Cela lui rappelait les vielles publicités pour les Gun Runner's, une très grande firme d'armement avec laquelle Julius avait pu discuter. Juste discuter, les prix n'étaient même plus du vol, c'était une saisie de vos organes vitaux dans le but d'entretenir le marché cannibale à ce prix là.

Il venait ici pour faire retaper son armure qui était en piteux état, il savait pertinemment que réparer une X-01 n'était pas donné à tous. Le métal auparavant noir laissait voir des traces de rouilles et des trous à certaines endroits, révélant l'acier bosselé et le poly-laminé effrité par les combats de cette dernière 10aine d'années. Les servomoteurs avaient étés graissés selon les moyens des découvertes de Julius et faisaient un bruit de grincement assez désagréable pour quelqu'un qui collait l'oreille suffisamment près. Quelque chose de surprenant en revanche pour cette armure, toutes les pièces rétrocompatibles avec les modèles moins évolués étaient elles par contre encore brillantes. En effet, Julius avait appris quelles pièces s'échangeaient avec les modèles MKI et MKII, il pouvait ainsi dépouiller l'armure des enclavés fréquemment lancés à ses trousses pour réparer la sienne. Il se demandait souvent dans quel état serait son prototype s'il n'avait pas appris à le rafistoler et l'entretenir comme il pouvait. En tout cas, sa monture avait besoin d'un petit check-up et d'une remise en état. Notre autocuiseur arriva finalement devant la porte de l'échoppe. Il voyait filer des étincelle derrière le hublot rond de la porte et des bruits s'échapper de temps à autre de cette pièce.

Julius cognait 3 grands coups sur la porte de la soute, sa maman lui avait appris à cogner avant d'entrer. Et effectivement il cognait sur la porte. Il cognait car il savait qu'a défaut d'une bonne vue, l'armurier avait une bonne ouïe et Julius savait qu'il l'entendrait s'il cognait assez fort.

Comment savait-t-il que l'armurier était aveugle? Il avait entendu des rumeurs sur cet homme. Ce n'était d'ailleurs plus un homme, mais un mutant aveugle. C'est déjà plus très commun, mais ce qui était suffisamment hors du commun pour attirer son attention, c'était que ce mutant semblait être un armurier hors pair. Alors Julius venait voir s'il pouvait retaper son armure assistée, ce qui était un boulot inaccessible pour la plupart des forgerons/armuriers.

La porte s'entrouvrit et un minois de jeune femme apparut, elle esquissa un regard surpris puis referma la porte tout de suite. Julius interposa ses mains entre la porte et son cadre, ses phalanges d'acier ne prenant aucun choc et lui permettant ainsi de se faire entendre de la jeune femme.

"Madame, je suis juste là pour acheter et ca m'étonnerait que claquer une porte soit le meilleur argument marketing..."

"Restez en arrière, vous êtes de l'Enclave c'est ça? Vous venez nous voler? Assassiner mon tuteur? Vous ne passerez pas, point."

"Écoutez, si vous considérez qu'être taqué par toute une armée pour son prototype d'armure est une forme d'allégeance, alors oui, je suis de l'Enclave"

"Mmm... Je vois, vous entrerez à une condition: votre armure restera près de la porte avec votre fusil de combat accroché dessus, si vous faites le moindre geste brusque c'en est fini de vous."

"J'ai déjà du payer plus pour entrer quelque part... Bon, par contre c'est pas en restant porte fermée que je vais entrer."

"Et arrêtez se sarcasme pitoyable."

La porte s'entrouvrit et Julius put enfin apercevoir son interlocutrice. Une grande blonde aux yeux bleus... armée d'un fusil à plasma. Génial comme accueil. Julius s'avança et contempla la pièce. C'était une énorme cale entièrement aménagée en atelier, le rêve de tout artisan. Des machines étaient entreposées partout et étaient toutes brillantes d'entretiens. Des caisses pleines de munitions jonchaient certaines tables comme la tonne d'arme qui attendait sur ses racks. La salle était haute de plafond et la fumée s'évacuait par un unique conduit noir et encrassé. Les sources de lumières étaient...

"Votre armure, maintenant"

"J'avais cru comprendre, merci."


"Je vous ai déjà dit d'arrêter, c'est la dernière fois!"

"Oui M'dame!"

Julius sorti de sa vielle armure et se retrouvait donc en pyjama/rangers devant la jeune gardienne, ce qui la fit pouffer de rire. Il accrocha son fusil au dos de son armure et revint de face devant la jeune femme qui changea son sourire en une grimace de dégoût en voyant sa narine manquante et son oreille déchirée. Julius était dépité... un autre contact féminin qui finissait mal. C'était rare quand il pouvait avoir un contact avec une damoiselle alors il était irrité que ses balafre puissent tout gâcher.

Il s'avança vers l'énorme masse grise qui se tenait derrière un établi, Il se mit au garde à vous et contempla le maître des lieux. C'était un mutant très imposant et... aveugle, il lui manquait les 2 globes oculaires, pas compliqué de comprendre qu'il ne pouvait plus voir grand choses. Néanmoins Julius eut le réflexe de s'annoncer.

"Julius Haber, déserteur de l'Enclave et traqué par celle-ci. Je viens vous demander de l'aide dans l'entretiens de mon prototype de X-01 que j'ai volé... et pour un autre service également si vous opérez suffisamment bien."

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Dim 30 Oct - 19:13
Le temps s'écoule paisiblement alors qu'à l'instar d'un coucou suisse je joue du tournevis sur une chose que je ne peux pas voir, mais que j'ai assemblé et démonté tellement de fois que je connais l'opération par cœur. Enlever le canon, la culasse, le bipied, un jour peut-être que je pourrais faire plus que ça, et flinguer un type sans avoir besoin de le regarder, j'ai déjà entendu des histoires comme ça, des types qui avaient une ouïe tellement développée qu'ils arrivaient à riposter à distance sur une cible lointaine. Bien sûr ce genre d'individu est de légende, mais après tout, pourquoi pas moi ? Si j'ai survécu aussi longtemps j'ai peut-être le truc qui distingue le simple habitant du survivant hors pair, de l'Ubermensch même.
On toque, je continue mécaniquement ma besogne alors qu'Erika se lève et que ses pas légers s'effeuillent  dans mes oreilles alors qu'elle part ouvrir la porte. Puis un claquement brutal mais pas les loquets qui se verrouillent, il a bloqué la porte? Suivit d'une tentative de négociation particulière, mon instinct de survie me dicte de prendre le tournevis le plus long et le plus affûté de la boîte et de le poser à portée de main. Chose que je fais alors que l'interlocuteur semble insister, je reste silencieux à continuer ma besogne étant donné que je n'aie pas de cartouches sous la main pour armer la mitrailleuse moyenne.

"Julius Haber, déserteur de l'Enclave et traqué par celle-ci. Je viens vous demander de l'aide dans l'entretiens de mon prototype de X-01 que j'ai volé... et pour un autre service également si vous opérez suffisamment bien."

Il va droit au but? Et bien nous irons droit au but. De un pourquoi est-ce qu'il a forcé la main d'Erika? De deux c'est un déserteur de l'Enclave, donc un traître, s'il a trahi sa faction d'origine pourquoi est-ce qu'il ne prendrait pas la liberté de me braquer une fois notre travail finit? De trois, il me prend pour qui, pour un armurier lambda? Sans doutes que les gens ont oublié leurs leçons d'histoire et que Mauser a été une grosse firme d'armes avant la guerre.
Je reprends ma besogne en relevant la tête dans sa direction supposée.

-Très chère assistante, verrouillez la porte et gardez votre fusil à plasma a portée de main. Je n'aie pas envie de le tuer, mais si c'est un déserteur de l'enclave je ne suis pas enchanté par l'idée de devoir m'expliquer devant ses anciens chefs. Je me tourne vers Erika, dont je préférerais qu'il ne connaisse pas le nom dans l'immédiat. Il s'est passé quoi en fait ?
-Il a bloqué la porte avec sa main quand j'ai essayé de la lui claquer au nez.
-Un bon réflexe vu ses manières. Depuis quand on force la main à des commerçants? Je vous salues bien haut monsieur Haber. Comme si j'avais envie de plier l'échine devant un tel personnage. Je m'appel Dreyse Mauser, et je suis disposé à vous aider pour votre armure.
-Mais... je lève la main pour demander le silence. Erika s'interrompt.
-Tout comme pour votre projet dont je suis solennellement persuadé d'avoir le niveau, sauf si vous pensez pouvoir trouvez mieux qu'un individu qui a dédié sa vie à créer des outils pour assassiner son prochain, sur deux siècles et des poussières.
Par contre il va falloir sérieusement revoir votre attitude si vous espérez partir d'ici avec votre armure flambant neuve.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 11:30
"Autant pour moi monsieur Mauser, 15 ans de vagabondages dans ces terres sans foi ni loi m'ont presque fait oublié mes manières. Je présume que vous avez idée de ce qu'est se faire traquer vu votre profession. Pas besoin d'être ingénieur à la CDA pour savoir que voler des armes et armures est ce qu'il y a de plus rentable. J'ai laissé mon armure à l'entrée sous la demande de votre assistante, ainsi que mon fusil de chasse automatique. Rien à craindre pour vous, de toute façon même avec toutes les armures du mondes braquer votre magasin serait de la pure folie, rien que la claymore à l'entrée est suffisamment dissuasif pour qui sait écouter."

Julius marqua un temps d'arrêt.

"Me feriez vous le plaisir de me suivre pour évaluer l'état de ma monture?"


Julius s'en alla vers son armure, parler avec le mutant lui rappelai ses supérieurs de l'Enclave, une grande montée de nostalgie et de malaise lui vint, il se sentait vivant comme au piquet de l'Enclave chaque matin.

"Voilà, l'armure est juste devant vous de dos. Pour vous donner quelques informations sur cette armure, je l'ai volée il y a bientôt une 15aine d'années. J'ai fuit l'Enclave par conflits d'idéaux, eux souhaitent l'assimilation de toutes formes de résistance, quitte à égorger femmes et enfants. Moi je suis plus liberté et justice pour tous, équitable et uniforme si vous voyez, loin de moi donc est l'idée de vous faire du mal. J'aurais plutôt tendance à vous demander de jeter un œil à cet amas de boulon. J'ai graissé cette armure chaque fois que mes moyens me l'accordaient et j'ai changé toutes les pièces rétrocompatibles MKI et MKII, selon ce que l'Enclave m'envoie comme bourreaux. Les systèmes internes on souvent étés purgés et les servomoteurs désencrassés. A vous de me dire si le travail est bien fait."

Le mutant palpait le tas d'acier et de poly-laminé de ses mains.

Au niveau de la taule je pense certaines vieilles pièces irrécupérables, comme la pièce d'épaule tellement usée qu'avec de la chance une 5,56 la perce. mais certaines pièces comme les genouillères et le casque me semblent encore bons. Mais après tout c'est vous le chef, à vous de constater l'usure.

Pour ce qui est des plans je n'en ai pas. C'est encore aujourd'hui 15 ans après les faits le meilleur prototype d'armure lourde qu'il m'a été donné de voir. Mais ca reste une version bêta, les pièces ne sont plus fabriquées et les plans introuvables. Mais je sais à votre travail exposé que ça ne va aucunement vous arrêter."

Julius regarda tout autour de lui, toutes les armes possibles et imaginables étaient entreposées ici. Gatling, mitrailleuses, fusil de chasse, pistolets, lance-roquettes, sabres, tout était ici.

"Pour ce qui est de cet autre travail... Je voyage depuis quelques temps avec les plans d'un vieux prototype de gros calibre d'avant guerre. Un fusil semi-automatique de précision chambré au 338 Lapua Magnum. Je vais prendre les blueprints si vous me le permettez."

Il attendit que le mutant ait fini pour prendre les plans du fusil de son armure, qu'il tendit à Erika.

"Tenez mademoiselle, je ne sais pas comment vous prenez conscience des informations écrites tout les deux alors je vais vous laisser faire par peur de vous induire en erreur. Désolé de ne pas vous être d'un plus grande aide sur ce coup là. Et puis vous avez l'air de très bien vous débrouiller"

Il adressa un clin d'œil et un sourire à Erika et lui tendit les plans. La machine infernale était en marche.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 13:57
J'écoute attentivement l'humain qui s'excuse et qui est un déserteur recherché et vagabond qui est sur les routes depuis quinze ans, il mentionne le fait que je sais ce que ça fait d'être traqué, je fais mine de rien et reste attentif, puis il mentionne la claymore à l'entrée. Oui, faut vraiment que je fasse un piège défensif plus discret pour la porte, où alors que je fasse poser une tourelle automatique. Puis il m'invite à palper son armure pour vérifier les dégâts, je me lève et au même moment j'entends Erika aller dans un coin de la pièce récupérer un stéthoscope pour moi, elle me le passe et je commence à palper l'armure après avoir franchi la pièce.
Le contact froid de l'acier et du métal entre mes doigts varie, passant d'une genouillère lisse comme la peau d'une femme à une épaulière rouillée et aussi rugueuse qu'une râpe à fromage ; j'enfile mon instrument de médecin avant de poser la pavillon contre la surface du métal et de toquer. Ça sonne plein là où ça devrait par endroit, par d'autres j'ai l'impression d'entendre une respiration tant la rouille à massacrer les épaulières. Je prend le tournevis à ma ceinture et commence à essayer de gratter l'alliage par endroit, j'obtiens de la poussière à certains endroits totalement HS, à d'autres rien du tout. Si du 5,56 à réussi à percer par endroit, c'est que l'usure des matériaux employés est vraiment forte, comment du 5,56 peut-percer un blindage composite sérieusement?

Je m'écarte en songeant à qu'est ce que je pourrais faire d'un prototype en blindage composite qui tombe en ruine. Enfin, surtout comment le retaper? Il y a des tas de pièces qui doivent sauter de façon symétrique pour garder un équilibre parfait et êtres remplacées, le simple fait de laisser certains pièces en place et dangereux à causes des vérins hydrauliques de l'armure. Surtout que les vérins eux ils ont été foutus dans un but précis avec des calculs de force et de résistance pour permettre à son porteur de se mouvoir correctement. Pendant que je suis dans mes pensées, j'entends distraitement le type prendre son plan et le tendre à Erika en parlant encore et encore.

-Je suis flattée.

Quoi? Il se passe quoi?

-Alors ces plans?
-On dirait un membre de la famille des G3, le HK33 en 5,56, le G3 en 7,62 et ce prototype en 8,58. Très simplement cette arme c'est un fusil de combat lourd, voir même un fusil de tireur d'élite. Si on excepte la carcasse en polymères ultra légers et les rails picatinny de partout, c'est un jouet assez standard. Tout à fait usinable.
-En polymères hein? Ca coûte la peau du cul ce genre de truc maintenant. D'autant plus que j'ai pas de pièces pour un mécanisme à emprunt de gaz pour du 8,58, et je vais pas claquer un calibre 50, trop cher, trop volumineux pour une arme d'épaule comme ça.

Elle m'annonce les dimensions du fusil et je hoche la tête pour confirmer mes propos : je ne vais pas prendre des pièces de calibre 12,7mm pour un truc adaptés aux humains. A la limite pour un super mutant j'aurais accepté, mais pour un homme normal, même en armure assistée le recul et le poids serait trop inconfortable. Enfin, s'il aime se déboîter l'épaule c'est son problème.

-Je peux retaper l'armure, mais pas assembler le prototype avec les pièces que j'ai actuellement.
-Attends pas besoin! m'interpelle Erika. -On peut prendre des pièces de 8mm mauser non? Ca tiendrait le choc je pense. On peut trouver ça dans le musée que tu voulais aller vider avec... Franck. L'autre.
-Parfait, j'aurais enfin mes armes fétiches. je me retourne vers Haber.
-Tu veux en venir où? je souris.
-Haber, je vous fais les réparations et le prototype gratis si vous nous accompagnez au musée et que je récupère tout le matériel dont j'ai besoin pour fabriquer votre arme.

Je souris quand je l'entends accepter, qui cracherait sur une nouvelle armure et un flingue de soldat d'élite en échange d'une petite balade en ruine?


-Attention à vous, le quartier Sud est pas très sûr de base, mais ici l'eau des marais est dangereuse : y a des merdes dans l'eau. j'entends un hurlement de douleur inhumain, pas celui de l'homme qui nous avertit. -Je n'en n'aie pas terminé avec toi, reviens là!

Nous marchons les pieds au sec sur la chaussée alors que de l'eau ruisselle par endroit, nous nous rendons dans la partie la plus inondée du quartier Sud, là où le musée se trouvait et se trouve toujours, à moitié dans la flotte. Pour l'occasion nous avons des tenus plus martiales que ce que le paquebot nous avait habitué à porter : j'ai un treillis et mes rangers, mais surtout une bandoulière remplie de grenades par dessus un gilet tactique qui me sert de protection plus que de rangement. Erika a mis une tenue plus lourde : rangers, treillis, chemise de combat, brelâge et surtout masque à gaz, son tromblon à plasma pend à sa ceinture et tape régulièrement contre sa cuisse tel un métronome,  alors que je suis plus lent dans mes foulées car plus grand et donc capable de couvrir plus de terrain en un seul pas.

-Haber, au musée il y aura un homme, j'ai besoin que tu sois mon petit copain le temps de l'expédition, j'ai besoin qu'on simule un couple. Sinon l'autre me lâchera pas, et puis t'as l'air d'un gars sympa et attentionné toi au moins... je souris, elle le remarque certainement. -Je peux compter sur toi Dreyse?
-Je reste neutre, ne me prenez pas à partie.

Les problèmes de coeur entre Franck et mon employée ne regardent qu'eux, et ceux qui acceptent de s'en mêler, moi je suis armurier, je ne m'en mêle pas. Mélanger travail et choses personnels n'a jamais fait bon ménage dans ma profession. Les choses se règlent entre Erika et Haber quand celle-ci m'annonce que le musée est en vue et que Franck est déjà là.
Je lui fais signe, on m'informe qu'il m'a vu.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 14:25
Une demi-heure que Franck attendait près du musée. Dreyse ne l'avait pas habitué à être en retard. Au contraire même ; Son efficacité allemande était hors-norme. Et ça, ça disait rien qui vaille à ce vieux raider. Il se faisait aucun soucis pour sa santé. C'était un super-mutant. Personne ne pourrait le faire chier, sous peine de se manger ses poings dans la face, même s'il était aveugle comme tout. Non, non, ce qui l'inquiétait, c'est que Mauser devait sûrement avoir amené quelqu'un avec lui. Sûrement un gros con, c'était souvent des gros cons qui traînaient dans le paquebot.
Et la zone était vraiment pas top pour rester tranquille. Aucun moyen de s'asseoir dans un coin pour siroter une petite bière et se la couler douce. Il y a pas à dire, il était très occupé, Franck.

- Chienne ! Ah ! Bouge pas !

Occupé par une goule.
Oh, certes, ce vieux rat de Franck devait bien s'amuser à raconter que toutes les femmes voulaient sauter sur lui, mais il préférait quand ces femmes n'avaient pas le physique de Miss Lépreuse 2290 et montraient leurs jolies dents jaunâtres et cariées pour le mordre. C'est pour ça qu'il prenait très mal le fait que l'espèce de goule nue et ravagée par le temps se jette sur lui, l'obligeant à lutter face à elle et à son poids, râlant, cherchant la force pour l'envoyer valser dans le décor avant de la sécher avec un coup de batte.
Et puis deux. Et trois. Et quatre. Et un cinquième qui vint pulvériser le crâne de madame. Se relevant, couvert de sang, et voilà que le super duo de fabriquant d'armes était arrivé.
Accompagné d'un type en armure assistée.
Hm. Il me l'a jamais faite celle-là.

- Eh eh eh ! Salut les gars ! Tope là Mauser ! Eh, j'suis là !
T'as l'air en forme, toujours aussi moche.


Franck alla se poser devant l'aveugle avant de lui en taper cinq dans la main.
Et puis, surtout, il y avait Erika.
Ah, Erika. Rien qu'à la regarder, Franck avait le cœur qui chavirait un peu. Voilà un an qu'ils sortaient ensemble, ils étaient comme deux tourtereaux, vachement mignons ensemble. Erika lui avait dit, il y a trois semaines, que tout était fini entre eux, mais l'information était ostensiblement entrée par une oreille et immédiatement sortie par l'autre.
Et c'était peut-être mieux ainsi. Parce qu'il pouvait devenir extrêmement violent lorsqu'il était jaloux... La dernière fois, il avait jeté une brique sur le paquebot, et Dreyse avait dû le chasser en tirant une rafale de MG42 en l'air.

- Erikaaaa... T'es mignonne comme tout aujourd'hui.
Tiens, j'ai un cadeau pour toi.


Baissant sa batte de base-ball couverte de sang giclant partout, Franck sorti de son autre main un cadeau pour sa tendre. Un joli bouquet de fleurs.

- C'est tes préférées, t'as vu ! Allez, pas besoin de dire quelque chose, je sais que ça te fait plaisir.
Et... Et vous, m'sieur.


Il se tourna vers le gros pourceau en armure assistée, et grimaça visiblement en l'observant.

- Salut. Nouvel ami de Dreyse ou quoi ?
Mon nom c'est Franck. Franck Lavigne. Moi et Dreyse on se connaît depuis dix piges, et je l'aide à lui rendre des services. Comme aujourd'hui.
Sacré musée, hein. Allez, approche mec.


Dreyse était aveugle comme tout, mais au moins il pouvait se repérer au son de la voix. Et Franck faisait une sacrée paire d'yeux de substitution, en attendant.

- Donc, apparemment, il y a quelques vieilles goulasses à l'extérieur. Et à l'intérieur, un de tes « frères » avec un minigun, qui fait des allers-retours, il a l'air dingo. Sinon, j'ai pas pu trop m'approcher, j'suis pas cap de te dire sur quoi on va tomber.
Mais c'est sûrement pas un problème pour une bande de truands comme nous.
On se met au travail, les boss ?
Et toi, boîte de conserve, t'es prêt ?


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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 16:03
-Haber, je vous fais les réparations et le prototype gratis si vous nous accompagnez au musée et que je récupère tout le matériel dont j'ai besoin pour fabriquer votre arme.

Julius sourit et accepta tout de suite, comment pouvait-il refuser une armure neuve et une arme customisée pour le prix d'une petite balade dans le passé? Il serra la main de Dreyse chaleureusement contrairement à ses habitudes avec un grand sourire au lèvres. Il grimpa dans son armure et dégaina son fusil.

"Je suis prêt, allons-y"

Un peu plus tard...

Julius marchait derrière Dreyse et Erika, tout deux équipés lourdement par rapport à leurs tenues d'atelier. Il ne savait pas qu'il était possible de porter autant de grenades sur le même gilet tactique. Il ne fit pas attention au mises en gardes des locaux qui se battaient contre les bestioles dans l'eau. Il se contentait simplement de mettre des coups de talons assistés quand un bras essayait de lui agripper le mollet. La route était à moitié humide et certaines portions étaient totalement submergées. On pouvait apercevoir des petits éléments nager, surement des palmés. Le paysage en lui même était beaucoup plus beau à regarder que les créatures qu'il abritait. Et pour cause, les rues pouvaient rappeler aux compatriotes une vielle ville italienne d'avant-guerre car toutes les routes étaient submergées, donnant au soleil l'occasion de se refléter dans l'eau et d'offrir un magnifique dégradé de rouge/orange aux voyageurs. Voyageurs qui arrivèrent finalement au musée. C'était un grand bâtiment... penché à 35° et immergé pour la moitié de sa hauteur. Julius se retourna vers ses camarades de voyage.

"C'est pas bon les gars... Va falloir se servir du mobilier accroché au sol pour avancer, c'est la merde. Et puis si toute votre matos, Mauser, est aux étages inférieurs, on va en chier pour le retrouver.

-Haber, au musée il y aura un homme, j'ai besoin que tu sois mon petit copain le temps de l'expédition, j'ai besoin qu'on simule un couple. Sinon l'autre me lâchera pas, et puis t'as l'air d'un gars sympa et attentionné toi au moins..."

Julius tourna la tête vers la jeune femme qui lui arrivait à la hauteur de son épaule. Il alluma ses deux lampes yeux comme pour faire des appels de phares, ce qui fit rire la jeune femme.

"J'ai déjà conclut des alliances sur des bases moins fortes... Je te remercie des compliments et si ça peut t'aider, je suis partant."

"N'empêche qu'en attendant, on doit trouver un moyen de grimper sur ce bâtiment et prendre la sortie de secours du toit. A moins que vous vouliez faire de la plongée à 50m, perso c'est pas mon trip et ma carcasse non plus."

Les 3 voyageurs  firent le tour du carrefour où le bâtiment faisait office d'angle, Julius remarqua vite fait une gouttière qui était calée à côté de la façade jadis décorée d'affiche de pub. Il remarqua aussi que deux colonnes de fenêtres en plutôt bon état se situaient côté Ouest, il avait 2 moyens de grimper jusqu'au toit, le casse était sauvé.

"On peut toujours grimper par ici pour accéder au toit, j'vois pas d'autres moyens. Hormis faire un trou dans le mur des bâtiments voisins... Ça pourrait être une bonne option mais je compte pas trop sur les gens qui ça va attirer pour nous filer un coup de main."

Julius regarda en bas vers une portion de route effondrée et resta pendant une 10aine de secondes à regarder les poisson et les palmés nager.

"Eh eh eh ! Salut les gars ! Tope là Mauser ! Eh, j'suis là !
T'as l'air en forme, toujours aussi moche."


Le voilà, ce Frank dont Dreyse avait parlé et qu'Erika cherchait à fuir. C'était un type commun, autant physiquement que moralement, Julius ne trouva rien de frappant chez lui qui lui attira le regard. Il continua de chercher un quelconque trait de caractère, élément physique hors norme chez lui. Il fut sorti de sa contemplation quand il lança à Erika qu'elle était mignonne comme tout aujourd'hui. Cela lui rappela sa tâche et il passa une main derrière les épaule de la jeune femme qui le regarda d'un regard plein d'approbation. Frank se tourna enfin vers lui et grimaça.

"Salut. Nouvel ami de Dreyse ou quoi ?
Mon nom c'est Franck. Franck Lavigne. Moi et Dreyse on se connaît depuis dix piges, et je l'aide à lui rendre des services. Comme aujourd'hui."


"Nouveau client et accessoirement très proche d'Erika, ça met toute de suite en tête de liste quand on à besoin d'aide pour une casse. Et t'est pas obligé de grimacer en me regardant, attend au moins que j'ai enlevé le casque."

Il enleva son heaume qui dévoila son oreille estropiée et sa narine manquante. La Frank pouvait enfin grimacer pour une bonne raison

L'homme recula de quelques mètre et lança comme pour se refocaliser su sa tâche

"Donc, apparemment, il y a quelques vieilles goulasses à l'extérieur. Et à l'intérieur, un de tes « frères » avec un minigun, qui fait des allers-retours, il a l'air dingo. Sinon, j'ai pas pu trop m'approcher, j'suis pas cap de te dire sur quoi on va tomber.
Mais c'est sûrement pas un problème pour une bande de truands comme nous.
On se met au travail, les boss ?
Et toi, boîte de conserve, t'es prêt ?"


"Le bâtiment étant à moitié submergé dans une crevasse, va falloir passer par le toit, a moins que tu veuille plonger, mais je vais pas t'en empêcher hein. Sinon j'espère que t'as de bon bras, car va falloir grimper aux fenêtres/gouttières comme celles qui sont là."

"Bon, on commence maintenant? Ou t'est plus motivé?"

Julius accrocha son casque à sa ceinture magnétique. Il frotta ses mains assistées qu'il posa sur ses hanches.

"Mauser je ne m'inquiète pas du tout sur votre capacité à grimer, vous serez le premiers en haut à coup sûr. Moi je peux me servir de cet autocuiseur pour grimper... mais pour vous deux, va falloir trouver un moyen."

Julius regarda les 2 autres, Erika évitait le regard de Frank empli de passion. Il pensait qu'effectivement cet homme devait être légèrement collant à la longue. Il s'humecta des les lèvres et reprit.

"Frank, vous êtes suffisamment léger pour prendre la gouttière de la façade, nous on va grimper sur le côté Ouest, c'est là ou les fenêtres sont en meilleurs état... et qu'il n'y à pas de gouttière."

Il mit une main, puis un pied sur la première fenêtre. Il se tourna vers la jeune femme.

"Dis moi beauté parfaite, me ferais-tu le plaisir de grimper avec moi sur mes épaules d'acier?"

Il pointa du pouce le dos de son armure et tendit sa main qui n'était pas accrochée vers la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 17:55
Entre les prédictions de Haber, la tension qu'il doit y avoir entre Franck et Erika, puis le compliment assez bourrin de Julius envers mon assistante, je me demande ce qui est le plus grave : que nous sommes des tanches qui sommes venus avec assez d'explosifs et d'armes pour faire sauter le parlement et massacrer une salle de spectacle tant nous sommes équipés alors que nous explorons juste une ruine. Où alors que tout cet place occupée aurait pu par exemple être utilisée pour prendre un grappin, une corde, où alors de quoi fracturer une fenêtre et ça grille de protection. Mais non, en homo brutalus badassus que nous sommes, nous avons embarqué de quoi buter des tas de gens alors que nous aurions plutôt dû opté pour le kit du gentleman cambrioleur.

-Stop, stop. Pas de réaction à première vue. STOP OU PAR SAINTE BARBE JE BALANCE UNE GAMMON!

Tout le monde se fige, en tout cas Erika me fait calmement remarqué, sans haine ni rien, que beuglé un coup n'est pas chose polie, ni même à faire en société, et tout particulièrement quand nous sommes en territoire hostile avec des hostiles latent autour de nous. Je la remercie pour son explication très civique et cordiale, presque Suédoise tant je n'aie jamais vu d'ouverture d'esprit ailleurs qu'en Suède, avant de reprendre la où je m'étais arrêté.
Les gammons c'est des grenades qui explosent à l'impact et qu'on remplit de ce qu'on veut, donc un moyen idéal de faire un sacré bordel.

-On a pas de baudrier, ni de grappin, ni de corde, donc rien pour assurer un grimpeur, ni même de magnésie pour se garantir une prise efficace au bout de plusieurs mètres de monter. J'ai pas envie de grimper en aveugle et en m'en remettant au saint Esprit pour tenir le coup. Erika, on est à hauteur d'un étage?
-A peu près, il y a une fenêtre, avec des grilles en fer forgé, bon, je dois me cacher derrière un truc je suppose?
-Derrière monsieur la cocotte minute ça devrait le faire. Les Gammons c'est bourrin mais pas tant que ça.
Franck, 900 grammes de c4 c'est suffisant pour anéantir les barreaux et la fenêtre non? Ensuite y aura juste à se faire la courte échelle. Vaut mieux ça que de risquer de se casser le cou quand même. Au pire j'ai encore 1 kilos de plastique pour finir le taff.

-Premier feu d'artifice de ma vie : une fenêtre qui se fait plastiquer. C'est plutôt digne de Frank ça Mauser. En temps normaux j'entends.


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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 18:10
- C'est sûr que défoncer c'est limite ma spécialité. Mais c'est comme ça, toi même tu sais poupée, j'ai des sacrés doigts de fée.

Franck bouillonnait intérieurement. Comment elle pouvait sortir avec un... Une merde pareille ? Il réfléchissait à cent façons de lui défoncer son crâne de piaf avant de baffer Erika et de se casser, mais pas tout de suite. Pour l'heure ils avaient un putain de musée à cambrioler.
Le raider arracha des mains l'attirail explosif que ce sale aveugle de Dreyse sortait un peu hagard, et tira la langue vers la petite armurière.

- Mais t'as du crédit à avoir aussi, petite. T'es une petite bombe atomique, tu le sais, ça ? Eh eh, regarde-moi ça, tu t'es coupée les cheveux depuis ta « rupture » ? J'ai toujours pensé que tu préférait les mèches longues.


Oui, les mèches, comme la dynamite. Vous avez compris le jeu de mot. En tout cas Franck l'accompagnait de clins d’œils extrêmement insistants avec elle.

- Dans la profession on m'appelle « le dynamiteur ». Venez voir ça, les explosifs ça me connaît.

C'était faux. Totalement faux. Franck n'avait aucune compétence particulière dans les explosifs. Il savait tout juste utiliser un briquet pour allumer une mèche et dégoupiller une grenade.
Mais il continuait les jeux de mots.

- Faut charger ça à bloc. T'aimes ça hein, Erika, charger à bloc ?
Les explosifs.
Eh eh eh.
Charger à bloc...


Il sautilla sur une petite estrade et se mit à foutre un kilo d'explosif derrière les barreaux, totalement n'importe comment.

- Par contre, chef, c'est pas un peu beaucoup un kilo ? Ça représente quoi en terme d'énergie ?
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 19:13
J'étais surpris pas tant d'irrespect de cet homme pour Erika, même s'il n'y avait rien entre moi et elle, je comprenait totalement le fait de simuler une relation pour échapper à ce genre de... fou furieux.

"Dreyse, Frank. Vous avez pensé aux palmés autours de nous? les vibrations de l'explosion vont les attirer vers nous et... Pas besoin de vous faire un dessin. Perso j'étais plus pour une grimpade discrète mais c'est vous le chef Mauser."

Le mutant sorti un pain d'explosifs de sa veste, il s'approchait lentement de la grille pour le faire rentrer derrière les barreaux mais ce taré de Frank lui arracha des mains. Il s'agitait pour placer l'explosif n'importe comment... tout en commentant ses gestes de jeux de mots foireux porté sur le cul. Le truc qui avait le don de m'énerver, couple ou pas. Je ne put m'empêcher de lancer:

"Tu sais mec, c'est pas tes jeux de mots foireux qui vont nous faire entrer dans ce musée, et tout ce que ça va t'apporter c'est qu'Erika va te laisser crever dans ce bâtiment si tu te prend un balle, alors prend ta pilule rouge et fait ton taff correctement"

Frank continua avec ses jeux de mots osés et posa son explosif de manière totalement aléatoire avant de l'enclencher. Le compte à rebours affichait maintenant 20 sec. 19... 18... 17...

"Dreyse, y'a encore moyen de replacer cette bombe où on attend que ça pète?"

11... 10.. 9... 8...

L'explosif commençait à glisser sur le rebord à cause de l'humidité et de sa mauvaise disposition, il allait expressément nous péter à la face. Tout ça à cause de ce pignouf de Frank qui voulait faire le beau devant sa belle. Il venait inutilement de sceller notre destin en miettes. La bombe tomba sur le sol quand le compte à rebours touchait à se fin. Le temps que j'avale mes mètres de distance de sécurité en courant et replacer la bombe, le compte affichait 0. Je courut donc en arrière pour retrouver une distance respectable quand le souffle de l'explosion m'y renvoya vitesse grand V. Je fut plaqué sur le sol par le souffle de la détonation et je plaquai dans ma chute Frank et Erika à terre, je ne sais plus si c'était voulu ou pas, mais c'était le cas. Nous étions dorénavant 3 humains à terre et un mutant en sécurité.

"Frank, si on s'en sors avec tes conneries, tu nous en dois une à tous."

Je me relevais et aida la jeune femme à se relever. Je lui dépoussiérai ses habits puis retournai devant l'entrée.

"Bon, maintenant c'est ouvert, allons-y..."

Je fit signes aux autres de passer avant moi. Le début de ce casse fut interrompu par des cris et gloussements. L'onde de choc avait fait vibré l'eau, on pouvait encore voir des ondes à la surface de l'eau. Puis on aperçut une crêtes, puis deux, puis trois. Tout ce que je voulais éviter... Les palmés s'attroupaient, attirés par la connerie de Frank. Il devait y'en avoir une 20aine à nager vers notre position. Je dégaina alors mon fusil de chasse et lança aux autres.

"Les gars, on à 20 fangeux aux cul. Si vous voulez vous battre faut ressortir sinon faut barricader. Par contre magnez vous de choisir..."

J'ôtais le cran de sécurité. Il y allais avoir du combat.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 19:45
Franck me chipe la bombe des mains, comme ça, comme un petit garçon excité à l'idée d'impressionner sa belle en faisant un coup d'éclat, il pose le C4 sur la fenêtre et active le minuteur, qui est en fait l'un de ses oeufs en métal qu'on tourne pour faire chronomètre. Le genre de truc qu'on trouvait par barquette de cinq dans les supermarchés avant la guerre et qui fonctionnent toujours aussi bien malgré l'apocalypse. Alors que Haber parle je l'écoute d'une oreille distraite alors que j'ai cette sensation que mon coeur bat à l'unisson avec le minuteur, tel un instrument de musique et son musicien qui se calquent sur un métronome. Contrairement aux autres qui tapent un sprintent pour se poser à couvert je marche calmement en gardant une main contre le mur, le contact froid et rêche du béton n'est pas désagréable en comparaison de toutes les sensations que j'ai eu depuis le début de la journée. Après avoir fait plusieurs grands pas, je m'arrête et je m'adosse contre le mur, attendant patiemment que le compte à rebours touche à sa fin.
L'explosion retentit, son souffle s'écrase contre mon épaule comme une brise légère d'automne et au milieu des débris qui retombent j'entend un choc lourd, comme une enclume qui s'écraserait au sol et un cri. Je me remets en alerte instinctivement.

-ERIKA?

Pas de réponse. Je commence à marcher vers la dernière position où j'ai entendu sa voix, faisant de grandes enjambées, levant les genoux pour éviter de me prendre les pattes dans des débris que je ne vois pas, le sol est incertain mais encore assez sûr pour que je puisse marcher dessus sans soucis.

-ERIKA?
-Ca va. Une quinte de toux vient faire mentir son affirmation. Haber m'a juste percuté un peu violemment mais ça va. J'ai toujours mon flingue.
-Et toi surtout? j'hésite une demi seconde. Tu es sûr que ça va?
-Laisse moi reprendre mon souffle.

Elle attrape ma main en prenant quelques grandes bouffées d'air et m'emmène fébrilement vers l'intérieur du musée. Je prend mon couteau dans l'autre, je ne sais pas si ce qui lui arrive est bénin où alors si elle n'est pas rendu compte d'une blessure majeur, mais dans tout les cas je n'aie pas envie de le découvrir quand il sera trop tard. Quelque soit la suite des événements la concernant je n'aie aucunement l'intention de laisser les palmés empirer la situation.

-Franck! Erika et moi avons besoin de toi, où elle est la sortie de cette salle? Qu'on puisse s'enfoncer dans le musée et condamné cet accès. Les fangeux derrière nous ne vont pas nous laisser beaucoup de temps.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 19:57
Frank écouta à peine les commentaires du pourceau. Il le faisait marrer, en fait. C'était difficile à croire que Erika pouvait sortir avec une... Un truc de ce genre. Non seulement il était très moche, mais il était très con. Ou « gentil » comme disait maman. « Il est gentil ce Quentin », histoire de bien faire oublier que Quentin était un trisomique qui se mordait le poignet.
Minuteur en place. Même un abruti pourrait faire ça. De toute façon le C4 c'est simple, c'est la plus belle conquête de l'homme. On peut faire péter n'importe quoi avec. Maintenant, il suffit d'aller se coller au mur et on pourra entrer en mode opérateur, façon forces spéciales de la Nouvelle-France (C'est à dire des gros cons mal armés), avec fusils en avant...

- Mais... PUTAIN !

Franck hurla alors que le pourceau l'arracha et le projeta à terre. Il essaya de le pousser alors qu'il était écrasé sous son armure. Pourquoi il avait fait ça ? L'explosion arracha le mur et projeta des morceaux de marbre et de béton en l'air, partout, des morceaux d'éclat qui s'enfonçaient dans le sol, manquant d'empaler sur place les trois zoms.

Il fallut que Frank se dégage, notamment en donnant des coups de coudes vers la tête.
L'armuré dégage son gros cul et soulève Erika.

- Putain de merde, Dreyse, t'en as pas marre de toujours te ramener avec des abrutis ?
Déjà l'autre fois, là, le sale melon sa race, qui s'est tailladé sur du fil barbelé, et puis la goulasse moche et conne comme un balais qui s'est faite déchiquetée en deux, et maintenant, le zombie cuirassé qui nous laisse pas nous mettre à couvert, qui s'amuse à nous balancer au sol ?!


Il dégaina son revolver avant de vite suivre le mutant et la jolie fille à l'intérieur. Le plus ironique dans l'histoire, c'est que ce crétin de Julius a préféré nous projeter nous, les valides à terre, et pas le pauvre aveugle qui sait pas se repérer.
Je fous un stimpack dans la main d'Erika avant de la pousser en avant, cette harpie.

- Grouille-toi, allez, grouille !

La salle dans laquelle on est, c'est les archives. Ça se voit aux gros coffres gigantesques qui doivent être remplis de peintures, de documents ou d'autres trucs importants. On pourrait peut-être se faire de l'argent à piller ça, mais ça semble pas être au programme.

- Je connais pas le plan du musée. Mais, heu, 'fin, je suppose, en utilisant toute ma logique, que pour continuer vers le hall faut aller à gauche et monter les escaliers.
Mais les portes sont grandes on peut pas juste les condamner.

Sauf que Dreyse est un muté au FEV. Il peut peut-être s'amuser à pousser les étagères en métal. Sait-on jamais.

- Chérie, vient en éclaireur avec moi, on va voir les couloirs du musée tant qu'on a le temps.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 21:58
J'avais en joue quelques-uns de ces palmés en ligne de mire quand j'entendit derrière moi que ça parlait de barricader les portes de la salle explosée, c'était cool. J'avais pas envie de me battre contre un ennemi 5 fois plus nombreux que nous, j'ai donc tout de suite reculé vers le trou fait par les explosifs. C'était une grande salle avec beaucoup de meubles à tiroirs. Ils faisaient peut-être 3m de haut pour 5m de long, c'était le meuble idéal pour ralentir les monstres qui avaient maintenant atteint la rive. Je m'empressai donc de pousser un de ces meubles devant le trou du mur. On entendait gratter et meugler derrière, c'était franchement quelque chose de pas rassurant. Je me retournai et essayait d'analyser au plus vite la salle. Quelque chose me frappa tout de suite, c'était le vieux terminal RobCo qui prenait place sur un bureau. Je couru vers lui et m'installa sur la chaise devant. Je m'installa, le terminal était déverrouillé, sûrement destiné à un usage public avant la guerre. Et pour cause, c'était les archives... comprenant un plan de visite section par section du musée! Je réussi à copier tout le contenu du terminal sur la mémoire de stockage de mon armure (Réussite du lancé de sciences : http://fallouttowrpg.forumactif.org/t103p25-les-lances-de-des#bottom).

"Les gars, j'ai le plan du musée avec toutes les sections, on détale!"

Je couru ensuite vers les grandes portes qui semblaient être l'entrée principale. Elle s'ouvraient dans le sens extérieur, ce qui signifiait qu'il fallait faire passer des meubles dans le couloir avant de les placer devant les portes.

"Dreyse, on à plus beaucoup de temps! Pouvez-vous m'aider à prendre ces bureaux de lecture? S'ont en métal, ca devrait le faire!"

Je commençai à déplacer les bureaux avec l'aide des gros bras de Dreyse, il pouvait presque les prendre à une main, il faut dire que l'usure de mon armure n'aidait pas. Une fois barricadé la porte et hors de danger des palmés, je me tournai vers Dreyse et lui annonça calmement.

"J'ai copié tout les plans du musée du terminal vers mon ATH de navigation. Dites moi par quoi on commence"

"Et les 2 autres tourtereaux? Ils sont parti en éclaireur si j'ai bien entendu? Merde..."

Je devais les retrouver pour tenir ma promesse que j'avais faite à Erika. On pouvait les entendre très loin dans le musée, alors je me mit à suivre la source du bruit dans le labyrinthe de l'ancien-monde.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Lun 31 Oct - 23:13
Une fois barricadé avec l'aide de l'armure assistée je m'accorde une seconde de repos, nous sommes techniquement en sécurité, alors je pense avoir le droit de prendre un moment pour souffler. Il fait relativement froid, même si je ne sens pas trop la différence de température entre l'extérieur et l'intérieur, j'ai les pieds relativement sec, j'ai un couteau entre les mains, Erika et Franck sont en vie, tout va donc relativement bien dans le meilleur des mondes. Les palmés continuent de gratter mais j'ai confiance en leur incapacité à dégager l'armoire avant un bon moment, ce n'est pas très malin sur les bords. J'ai encore de quoi me défendre en plus du canif, dieu merci pour moi. Deux grenades à impact et un kilo de plastique, ça va le faire pour la suite.
Puis Haber reprend la parole, pour mentionner la disparition d'Erika et de son ex, je reste silencieux en imaginant ce qui pourrait arriver. Le musée est dangereux, surtout quand on est séparé.

-On les rejoins au plus vite. Puis un silence gênant. MINUTE!

Le bruissement de l'eau, les voix lointaines d'Erika et de Franck, le vrombissement régulier des vérins hydrauliques de l'armure assistée de Haber. Mais plus de palmé, non plus un bruit de palmé qui gratte.

-Ils sont plus déterminés que ça d'habitude les palmés, m'est avis qu'on ne devrait pas traîner dans le coin si un truc les a fait fuir.

Un hurlement m'informe que j'ai raison, suivit d'un coup violent, et d'un bruit semblable au bois qui se fracture sous un assaut intense. Je saisis avec un peu de difficulté le poignet de Haber.

-Dépêchons nous de les rejoindre.


Du côté d'Erika...

Elle était partie en éclaireur, sans trop savoir pourquoi avec Franck, peut-être que parce que Haber même s'il était fort sympathique était plus apte à protéger Dreyse qu'elle ne l'était avec son petit gabarit. Elle haussa les épaules l'air pensive en se demandant si son maître pouvait tenir tête à un assaillant de son calibre même aveugle : Mauser était intelligent et il avait le bénéfice de l'expérience après tout. Elle retira son masque à gaz et l'attacha à sa ceinture, l'apprentie armurière respirait bien mieux sans, et surtout ici personne ne risquait de faire péter du plastique explosif de façon hasardeuse et personne n'allait lui bondir dessus. La garde du corps s'efforça de ne pas adresser la parole à son ex, puis au bout d'un moment, le silence devenant vraiment gênant, elle sortir de sa poche le stimpack de Franck et le lui tendit.

-Merci pour le stimpack Franck, mais je pense que je n'en n'aurais pas besoin, tu veux que je te le rende?
-Oh, tiens, tu refuses les cadeaux maintenant ? Ou alors c'est juste parce que ça vient de moi ?
-C'est pas ça, mais moi j'ai Dreyse à protéger et donc je reste en arrière la plupart du temps, toi t'es le genre à défoncer un mec qui m'a mal regardé, alors une goule qui me menace n'en parlons pas.
-Une goule... Comme ce Julius, hein ? Il déconne quand il dit que vous êtes ensemble ? 'Beauté fatale', sérieux, il t'a appelé comme ça.
-Il est sympa.
-Il est sympa, ah ah... Putain. Depuis quand t'aimes les gars sympa, Erika ?
-T'as toujours été sympa à ta manière Franck, surtout envers moi.

D'un coup le ton haussa du côté de Franck, alors que le pas lourd de Haber et celui métronomique et lent de Dreyse se faisaient entendre tout près.

-Ah ouais ? Alors pourquoi d'un coup tu fais comme si on était plus ensemble ? Hein ? Tu te prends pour qui ?! Tu crois que je suis le genre de bâtard que tu peux jouer ? Entend-moi Erika ; Je t'aime, mais si tu oses encore me résister, ou te casser... Je te ferai mal. Je t'arracherai le nez et plus aucun homme ne voudra de toi. Tu piges ?


Sans lui demander son avis, il l'embrassa fougueusement, son premier réflexe fut de serré les dents et de le repousser violemment après une micro-seconde de flottement, le temps que l'information arrive au cerveau. Un mélange de dégoût et d'incompréhension gravé sur le visage d'Erika qui avait les poings fermés et blancs sous la pression.

-J'ai entendu un truc que j'arrive pas à caractériser, Julius, il se passe quoi?

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 0:07
j'était arrivé à temps pour entendre la fin de la conversation entre les deux humains. Erika était calme et sincère, elle avait enlevé son masque à gaz et on pouvait apercevoir ses grands yeux bleus et sa chevelure d'or qui tombait sur ses épaules. Frank quant-à lui semblait énervé et cela me dégoutait encore plus de sa personne, il devait sûrement essayer de convaincre Erika de la reprendre. Ce genre de mecs m'insupporte, j'avais envie de le frapper. Mais je pouvais encore profiter de l'effet de surprise, je n'étais pas repéré.

"Ah ouais ? Alors pourquoi d'un coup tu fais comme si on était plus ensemble ? Hein ? Tu te prends pour qui ?! Tu crois que je suis le genre de bâtard que tu peux jouer ? Entend-moi Erika ; Je t'aime, mais si tu oses encore me résister, ou te casser... Je te ferai mal. Je t'arracherai le nez et plus aucun homme ne voudra de toi. Tu piges ?"

"Même sans nez je continuerais à l'aimer"

Je m'avançai vers la scène et quitta l'ombre des escaliers pour avancer sur le palier ou se déroulait les faits. Je vit Frank embrasser fougueusement Erika contre son consentement, elle le repoussa et serra les poings a s'en faire blanchir les phalanges... Cette enflure ne savait pas lâcher le morceau. Conscient de ma tâche, je m'avançai entre Erika et Frank, face à l'homme que j'étais censé écarter. De plus, j'étais énervé, même si je ne jouais qu'un rôle. C'était étrange de sentir vraiment en soi ce qu'on est censé simuler, déconcertant. Je regardai cette homme pendant plusieurs secondes dans les yeux, il devait lever la tête pour regarder mon casque et établir un contact visuel. Prenant mon rôle et mes bribes d'émotions à coeur. Je me mit à lui parler d'un ton haineux et plein de reproches.

"Tu touche à ma copine sans SON autorisation? Sans MON autorisation et en plus pour la dégoûter? C'est ça que t'appelles de l'amour? T'est vraiment incapable de voir qu'entre elle et toi c'est fini. A part foutre les gens mal ça sert à rien ce que tu fait et t'est trop con pour t'en rendre compte. Elle est gentille et délicate, elle te rabaisse pas quand elle te parle malgré votre passé commun rudement chargé et tu continue à faire la même chose qui l'as poussé à te rebalancer? T'est vraiment plus proche de la sous-merde qu'autre chose mon pote. J'espère que tu te souviens de cette balle que Dreyse à du tirer en l'air, tu va la mériter entre les mirettes."

Je continuait de fixer Frank dans les yeux à travers mon casque, il avait ce regard profond et insistant. Il sentait la pugnacité jusque dans ses fringues et il avait des couilles. Le problèmes avec les gens qui ont des couilles, c'est qu'il faut bien les ranger pour éviter qu'on marche dessus

Je pris Erika dans mes bras et colla mon casque sur le dessus de sa tête, son contact physique me procurait une sensation étrange... Mais néanmoins pas déplaisante. Ce n'était plus le moment de gambader. Quand elle sorti de mon étreinte, je me tourna vers Dreyse et lui indiqua.

"Excusez moi Dreyse, mais Frank vient d'embrasser Erika de manière un peu... Forcée. Le système de navigation est activé, vous voulez aller où en premier lieu?"

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 1:49
Franck recula un instant. Ses yeux étaient écarquillés, ses sourcils bien élevés sur son front. Il avait serré les poings, et les dents, et regardait ce mec armuré qui manipulait Erika n'importe comment. Oh oui, l'espace d'un instant, il semblait être prêt à bondir sur lui, et à déchaîner toute sa ire...
...Mais. Non.

- Tu...
N'es...
Vraiment pas très poli. Oh non. Et pourtant le respect c'est essentiel. C'est la seule chose qu'il nous reste, pas vrai ?


Grand sourire. Superbe sourire. Et ses yeux souriaient pas avec lui. Il avait un air carnassier, ses dents toutes affichées, juste l'espace d'un instant.

Il s'éloigna aussitôt, pour aller plus loin dans le musée. On pouvait encore voir des panneaux et des flèches censées indiquer tel ou tel chemin, pour aller voir une expo, ou bien de jolies informations sur l'Histoire, de la région, ou du pays, ou même de l'étranger. Des conflits, des batailles, des luttes dans lesquelles plein de jeunes hommes ont versé leur sang.
God Bless the United States of America.

Tiens, le mec il avait une armure de l'Enclave en plus. Pourquoi il était plus avec eux ? Était-il donc un traitre à la patrie, lui aussi ? C'était trop marrant à imaginer. Un gars de l'Enclave moche comme tout, dans une armure de merde, en train de traiter une jeune femme comme une gamine.

- Mais ce que tu sais pas, mon bon Julius, c'est que ta copine je l'ai prise dans tous les sens. Et elle a adoré à chaque fois. Plus qu'elle aimera jamais être avec toi.

Petit clin d’œil.

- Dreyse, si j'en crois les panneaux de pub, et les jolies images, il y a une salle avec des chars d'assauts et un avion accroché au plafond. Je sais pas s'il est encore accroché.
Et il y a une salle avec plein plein d'armes de plein d'époques. J'aimerai te donner plus de précisions mais c'est chiant de lire.
A... Arm... Armes de la... De... La... S... Seco... Seconde gu...

- Armes de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide.
- Ok.

Franck laissa tomber son fusil qui était en bandoulière. La carabine était déjà chargée, une bonne vieille arme de cowboy facile à fabriquer et à entretenir. Dreyse ne l'avait pas construite, mais il l'avait retapée. Il savait que Lavigne adorait les trucs de cowboy, comme un vrai trouduc...

- Qu'est-ce que tu recherches précisément, Dreyse ? Composants métalliques ? De la tôle ? Des trucs électriques ?
J'ai entendu dire que les soldats français ils avaient un fusil qu'on appelait le « FLAMAS », qui était laser, peut-être que ça te sera utile pour tes projets. Et peut-être qu'ils en ont dans les salles d'exposition.
Ou alors on peut tenter le coup dans la grande salle avec le char d'assaut, mais je dois vous rappeler, il y a un mutant qui rode, un mutant avec un minigun, et j'ai pas envie de me retrouver nez-à-nez avec lui.
Décidez-vous vite.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 11:02
-Erika... je me racle la gorge en essayant d'effacer mon accent allemand qui s'est incrusté. Erika. elle saisit ma main hésitante. Je parlerais à Franck, t'inquiètes pas.
-Merci Mauser.

Le ton est fatigué, presque las, je discerne peut-être même un atome de tristesse dans sa voix, je me pince les lèvres : Franck doit vraiment se calmer, mais je ne peux pas l'engueuler en public, pas qu'il compte me frapper en retour mais plutôt le fait qu'il serait capable de s'énerver et de nous laisser en plan. A ce moment là je pourrais toujours appuyer sur le point de son ex, comme quoi laisser en plan son ancienne petite amie n'est pas des plus gentleman, mais... Qu'est-ce que ça m'apporterait sinon des problèmes : ce n'est pas dans mes habitudes de me servir des autres comme levier, pas d'une façon aussi grossière en tout cas. Je tente la carte de l'humour pour calmer la situation.
Je glisse une jambe en arrière et courbe le dos dans une parodie de salutation avant ce qui pourrait être une danse du XVIIIème siècle.

-Madame, accepteriez-vous ma galante compagnie? demandé-je dans une voix de fausset.

Elle glousse en constatant ma révérence comique et mon manque total de sérieux dans une situation qui nécessite toute notre concentration. Je lui tends mon bras, elle le prend et dans un geste coutumier pose le mien sur son épaule avant d'enrouler le sien autour et nous nous mettons à suivre Franck alors que je suis solidement ancré à Erika. Je l'entends ajuster son fusil contre son épaule avant de prendre un rythme plus régulier alors que de mon côté j'ai rangé mon couteau à ma ceinture. Je n'en n'aie plus besoin pour le moment.

-Merci Haber, j'apprécie ce que tu fais pour moi.

Dieu merci Franck n'a pas entendu ça.

- Dreyse, si j'en crois les panneaux de pub, et les jolies images, il y a une salle avec des chars d'assauts et un avion accroché au plafond. Je sais pas s'il est encore accroché.
Et il y a une salle avec plein plein d'armes de plein d'époques. J'aimerai te donner plus de précisions mais c'est chiant de lire.
A... Arm... Armes de la... De... La... S... Seco... Seconde gu...

- Armes de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide.

Suite à cela, Franck me demande la marche à suivre : allons-nous voir le char où les armes d'époques? Eh bien d'abord les armes d'époque, priorité au prototype de Julius et au fusil expérimental de Franck, on ira faire de la récupérations sur le tank plus tard.

-Les salles d'expos d'abord, le tank après.

D'abord mes flingues, ensuite le char, je souris intérieurement au fantasme d'une évasion en char panthère, l'idée tient de la folie mais ce serait mémorable s'ils avaient laissé les clefs et l'essence dans le chenillé blindé de combat. Erika me guide jusqu'à une salle qu'elle me décrit comme grandes, avec plusieurs armes en vitrines, quelques fenêtres et des petites plaques dorées explicatives avec des sous-titres en brailles. Je passe ma main sur l'une d'elle.

FG42 V1

-Ce flingue c'est peut-être celui d'un de mes ancêtres. que je dis en pointant du doigt l'arme.

Le FG42 ne ressemble à rien de ce qu'on fait encore aujourd'hui : le chargeur sur le côté qui déséquilibre l'arme, la poignée de tir non perpendiculaire à la crosse, un bipied sur un canon court. Sans prendre en compte toute l’ingénierie de précision qu'il fallait pour le fabriquer et le faire fonctionner. Erika me pousse gentiment sur le côté avant que j'entende un bruit de verre brisé, elle me glisse l'arme dans les mains, je la mets en bandoulière en constatant que les sangles en cuir sont toujours là.
Bon, les autres attendent mes instructions, finis la nostalgie, place à l'action.

-J'ai besoin de deux armes de chez vickers : une qui est une grosse mitrailleuse sur bipied avec un gros radiateur qui entoure le canon, cherche le sigle "WW1" Franck, y a de fortes chance qu'il figure sur la plaque descriptive de la mitrailleuse. J'ai aussi besoin d'un fusil mitrailleur Vickers K, c'est un peu comme un fusil d'aujourd'hui sauf que le chargeur est un immense camembert jaune au dessus du canon. Ca c'est pour Franck. Julius, trouvez un G41 où un G43. Pis ensuite quand vous en avez trouvez-un vous allez dans les armes de la guerre froide et vous embarquez un G36. Erika, si tu trouves des bandes d'alimentations de cartouches en tissus pour Maschingewerh tu les embarques. Ca pèse rien et ça te sera utile pour ton projet.

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 11:48
"Tu...
N'es...
Vraiment pas très poli. Oh non. Et pourtant le respect c'est essentiel. C'est la seule chose qu'il nous reste, pas vrai ?"


Ce con me parlait maintenant de respect? de RESPECT? Il osait me donner une leçon sur un truc qu'il le comprenait même pas? Quelle tanche ce mec. Je repris malgré tout un ton calme mais pourtant incisif et froid, comme à mon habitude.

"Le respect est essentiel, certes. Mais t'as pas trop l'air d'en avoir vu ce que tu viens de faire."

Je repris ma marche après qu'Erika partit se coller à côté de Dreyse, ça valait sûrement mieux pour elle que de rester à côté de cet... enflure. Je repris ma marche en milieu de cortège, Frank devant et le mutant avec son assistante derrière.

"Merci Haber, j'apprécie ce que tu fais pour moi."

Elle m'avait fait un compliment. On m'en faisait rarement, on avait plutôt tendance à me taper dessus en criant que ce que je fais ne sers à rien, puis ensuite on vient s'excuser en disant que j'avais raison (ou pas). Mais un compliment... C'était rare, et j'appréciai d'autant plus. Ne pouvant pas répondre, je me contentai de faire des appels avec mes yeux-lampes, ce qui fit rire la jeune femme.

Le chemin était long et j'allumai mes lampes-yeux définitivement pour y voir plus clair. On arriva après plusieurs minutes de marche dans ces couloir dans une grande salle, totalement cerclé de vitrines remplies d'authentiques armes d'avant guerre. Erika cassa une de ces vitrines qui contenait un vieil FG42 et le passa à Dreyse qui sourit. Il se remémorai sûrement son passé d'avant guerre avec cette arme, qui comme il le disait, provenait sûrement de ses ancêtres. Le mutant nous rassembla ensuite et nous sorti sa liste de courses.


"J'ai besoin de deux armes de chez vickers : une qui est une grosse mitrailleuse sur bipied avec un gros radiateur qui entoure le canon, cherche le sigle "WW1" Franck, y a de fortes chance qu'il figure sur la plaque descriptive de la mitrailleuse. J'ai aussi besoin d'un fusil mitrailleur Vickers K, c'est un peu comme un fusil d'aujourd'hui sauf que le chargeur est un immense camembert jaune au dessus du canon. Ca c'est pour Franck. Julius, trouvez un G41 où un G43. Pis ensuite quand vous en avez trouvez-un vous allez dans les armes de la guerre froide et vous embarquez un G36. Erika, si tu trouves des bandes d'alimentations de cartouches en tissus pour Maschingewerh tu les embarques. Ca pèse rien et ça te sera utile pour ton projet."

Je sorti mon fusil et décrocha le cran de sécurité. Il était l'heure pour moi de partir à la chasse au trésor... J'espérais juste intérieurement que ce mariol n'allait pas coller Erika tout le long de la chasse. Je notai dans le système de navigation de mon armre "G41" et une ligne jeune se dessina sur le relief du sol. Pirater ce terminal allait peut-être m'aider finalement.


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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 15:49
Il y a, dans un coin, un drapeau tricolore, avec une bande bleue, une bande blanche, et une bande rouge alignées, les unes après les autres. Franck savait que ça venait d'un pays qui s'appelait « la France », et ça le faisait toujours rire parce que France et Franck ça se ressemblait, et même que « Lavigne » c'était un nom qu'on disait qu'il était français ; Tout le monde prononçait « Lavigne » avec un putain d'accent ricain différent, mais lui on lui avait appris à ce que le mot sonne bien, quand il sort d'entre ses dents.
Bien sûr, il n'avait aucune idée de ce qu'il regardait. Il ne voyait que des armes, c'est tout. De jolies armes. Des fusils lasers, des pistolets-mitrailleurs, de beaux fusils de tireur d'élite très lourds. Pourtant, il y avait derrière ceci, une histoire, un patrimoine, une ambition...

Il fut un temps où la France était l'un des plus grands pays du monde, installant colonies et territoires à travers la Terre entière. Il fut un temps où des hommes s'étaient unis, pour défendre le Royaume, le Christ, la Nation, la République... Qu'importe l'idée qui traversait la société en ce temps là. Les français ont toujours été les premiers à forger et à tailler des armes pour se défendre.
Et puis est arrivée la seconde guerre mondiale, et la France s'est retrouvée réduite au rang de pathétique nation. Les seconds rangs. Des légionnaires qui se transforment en mercenaires. De ridicules guerres néo-coloniales dans une Afrique ravagée, juste pour garder l'accès à des ressources naturelles, pour des patrons très riches qui se mettaient à parler anglais et à abandonner leur propre peuple.

- C'est une grosse arme ça. Une grosse grosse arme.

Il observait avec des yeux énormes l'arme posée devant lui. Il n'arrivait pas à lire la description, mais il s'agissait d'un PGM Hécate II, chambré en 12,7mm. Une arme très imposante, et très puissante. Il s'en saisit immédiatement.
Et elle était lourde. Sacrément lourde. Elle devait peser plus d'une dizaine de kilos. Et encombrante aussi ; Pas le genre d'arme que Franck pouvait se trimbaler derrière le bras sans soucis. En plus, le fusil avait dû passer des décennies entières posée là, sans aucun entretien. Il tenta de faire bouger les mécanismes de tir, et ils semblaient bien rouillés et difficiles à manipuler.

Il s'éloigna vers le rayon des armes britanniques.
Le problème, c'est que les armes que Dreyse voulait étaient également des armes lourdes et encombrantes. La Vickers K, elle pesait 15 kilos, et il souffla un peu en l'embarquant. Pareil avec l'autre arme de la première guerre mondiale, qu'il démonta avec beaucoup de difficulté du bipied et du reste de l'équipement ; C'était tellement rouillé qu'on aurait dit que ça avait été soudé ensemble.
Le mutant, heureusement, est un mutant. Il peut servir de mule. Il tendit ses gros bras alors que Franck lui mit les gros équipement dans les mains.

- On va partir d'ici, alors ?

Mais il n'était pas question pour lui de partir sans emporter quelques trucs qui pourraient être vendus...

Ajout d'armement:
 

Il était bardé d'équipements comme pas possible. Le gros fusil de sniper, notamment, qu'il se retrouvait à porter dans ses bras alors que tout le reste était trimbalé grâce à des bandoulières sur lui. On aurait dit un âne tellement il était chargé.

- Bon, bon, bon. On est prêt à y aller, chef ? Je pense que ce serait mieux de partir direct au paquebot.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 16:39
On me délivre la Vickers K et la Vickers HMG qui finissent en bandoulière dans mon dos, le poids est lourd mais pas encore assez pour me faire plier le dos, je dois pouvoir encore en porter une dizaine de kilos avant de commencer à vraiment plier et à avoir des difficultés à me déplacer, mais rien de dramatique. J'ai trente kilos d'équipement sur moi, quarante ça devrait le faire en prenant en compte mon gabarit et ma musculature naturelle. Franck quant à lui doit déjà avoir atteint ses limites vu le bordel qu'il fait en se déplaçant avec tout le matériel qu'il a sur le dos. Quant à Haber on ne l'entend pas, Erika j'entends ses pas légers vers moi.

-T'as trouvé ton bonheur?
-Oui, deux bandes de deux cent cinquantes cartouches. Vides, mais ça fait une jolie écharpe pour le moment.

Je souris.

- Bon, bon, bon. On est prêt à y aller, chef ? Je pense que ce serait mieux de partir direct au paquebot.


C'est vrai que ce serait judicieux vu que nous sommes chargés commes des bêtes, mais nous avons encore un truc à aller prendre. Une jupe de fer pour l'armure de Haber, les énormes plaques de blindages sur les côtés des panzers et des chars d'assauts pour les protéger des petits malins qui se croient drôle à balancer des charges explosives dans les chenilles. Un grand classique qui a fait son effet, à tel point qu'il fallait forcer les tankistes à monter dans leurs véhicules pour partir en front lors des épisodes de guerre urbaine. Sauf que Julius il manque à l'appel, en tout cas je ne l'entends pas.

-Franck, Haber mets quinze ans à trouver deux foutus fusils, tu peux aller le chercher et faire ses courses? Je te prends tes flingues si tu veux, je peux bien porter pour dix kilos de matos et de toute façon... J'hésite, je ne vois pas à quoi il ressemble mais je présage que les armes qu'il a sont ruinées par le temps et les éléments. Erika, les armes qu'il a pris sont crevées non?
-Oui.
-Franck, passe moi quelques-uns de tes flingues, de toute façon ils devront transiter par mon atelier si tu veux les vendre à quelqu'un d'autre qu'un ferailleur, et s'il te plaît, va me chercher Haber comme je le disais, et dit lui de récupérer ses armes. Déjà qu'en plus on doit aller voir les chars, j'ai pas envie de m'éterniser ici.

Je crois pas qu'Haber ait compris qu'il était le plus apte à survivre ici et que cette capacité ne se transmettait pas aux autres.

-Franck. que je l'interpelle alors que j'entends ses pas. T'avais combien de flingues pour que ça fasse autant de bordel quand tu marches?
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mar 1 Nov - 23:26
J'ai suivi mon tracé jaune devant mes yeux, c'était pratiques ces casques assistés GPS. La ligne ambrée me faisait passer dans l'aile droite du musée. J'y allais avec précaution, fusil épaulé comme on me l'avait enseigné dans l'armée. Je débouchai sur une grande salle composée elle aussi de vitrines. Une vitrine était mise en surbrillance par ma visière quand je la regardait. C'était ma cible, illuminée. Je m'approchai du cube de verre et aperçut l'objet de la convoitise de Dreyse. Un long fusil tout en bois. Je m'empressai de faire levier avec le bout du canon de mon arme et ainsi ouvrir la vitrine sans casser le verre. Je pris le fusil délicatement, il n'y avait pas de sangle disponible. J'allai donc chercher une sangle sous la section "drapeaux et insignes" de la salle. J'en trouvai un joliment décorée d'une croix noir sur rond blanc, le tout sur un rectangle rouge.

"C'était pas les ennemis de la Seconde Guerre ça? Au pire on s'en fout..."

J'accrochais la sangle sur le fusil de manière plutôt maladroite et je le suspendais à mon épaule. Je pris un peu de temps pour regarder à travers les autres vitrine et je restai fixé sur un vieux plan. Il représentait un vieux camp qui avait apparemment construit de série pour... Comme tuer des gens, mais avec du gaz. Tout était taillé pour une exécution mécanique de grande ampleur.

"Nous faudrait ça contre les goules sauvages et les super-mutants hostiles... Puis contre les écorcheurs... Contre toutes les merdes radioactives en fait."

Pas le temps de continuer, j'avançai vers ma cible suivante, un G43. Dreyse m'avait demandé d'apporter soit un G41 ou un G43, mais comme j'aime le travail bien fait, j'allai prendre les 2.

Le modèle 43 étant un modèle amélioré à partir d'un fusil russe, pas étonnant de le trouver dans la salle opposée. Ce modèle ci n'était pas sous vitrine, seulement posé sur un piédestal avec sangle. Parfait. Je me saisis de ce magnifique bout de bois quand mon casque reçut un signal radio. Un pur grésillement suivi d'un larsen insoutenable. Une alarme muette s'était enclenchée et un Protectron policier sorti d'un double mur. Je me senti incroyablement con de ne pas avoir pensé avant à un système de sécurité, c'était peut-être même le truc le mieux conservé du musée. Le temps de dégainer mon fusil de combat et d'ajuster le Protectron son regard me toucha l'épaule gauche. Ma visée en était plus difficile, et je sentait une bouffée de chaleur venant du point d'impact, mon armure tenait encore suffisamment bien les lasers pour m'éviter autre choses qu'un rougissement de peau, mais pour combien de temps encore? Je tirai une volée de plomb dans le Protectron, ce qui fit céder une de ses rotules et chuter en arrière. Je couru vers lui puis rapidement lui enfoncé la vitre de la tête à grands coups de pieds. Il repassa au stade de tas de ferraille.


Je me retournai, récupéra le fusil que je mit dans mon dos en croix avec le précédent. Il ne me manquait plus que le G36 qui se situait dans la pièce de l'autre côté du couloir. Je passa dans cette salle qui, à ma grande surprise, s'illumina à mon entrée. Beaucoup de projecteurs étaient braqués contre des affiches dépeignant les terreur communiste chinoise et les prouesses américaines à Anchorage. Je traversa jusqu'à trouver un G36 par terre, sûrement sorti de sa vitrine par un combat précédent. Pendant que je me baissai pour prendre cette arme. J'entendit des pas arriver, c'était surprenant, surtout que la cadence était plutôt rapide. Les autres venaient-ils me chercher? Je priai juste pour que ça ne soit pas l'autre abruti capable de profiter de notre isolement pour tenter de me farcir de plombs. Je me plaquai contre la porte et éteignit la lumière via le petit bouton qui gérait la lumière automatique et attendais. Quand la figure entra dans la pièce, je braqua mon fusil de chasse à 5cm de sa tempe présumée.

"Alors comme ça on pense venir faire du babysitting avec le Julius?"

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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mer 2 Nov - 18:21
Franck s'était débarrassé de son matériel et était parti à la recherche de la goulasse cuirassée, comme papa Dreyse l'avait demandé. Allégé, il parti au petit trot jusqu'à l'autre bout de la salle. Il serait pas difficile à manquer ; Avec sa gigantesque armure métallique, on pourrait le voir à très loin.
Malheureusement, dès qu'il arriva vers la stature du « scientifique », celui-ci se tourna et pointa son fusil face à la tête de Lavigne. Pendant un instant, le cœur de Franck s'arrêta. Juste une ou deux secondes, comme ça, où il s'était complètement arrêté.

La réaction ne se fit pas attendre. Il ferma son poing et donna un énorme coup dans le canon du fusil à pompe pour l'éloigner de son visage. Il dégaina immédiatement son arme de poing pour viser juste le visage du gros monstre, en hurlant comme pas possible.

- PUTAIN MAIS !
TU VEUX ME BUTER ?!
ESPECE D'ATTARDE MENTAL ! T'AS ETE FINI A LA PISSE, PAS AU SPERME TOI !
ABRUTI ! DEGENERE !
ON T'AS JAMAIS APPRIS, DANS L'ENCLAVE, QU'ON POINTE JAMAIS SON ARME DEVANT QUELQU'UN A MOINS DE VOULOIR LE TUER ?!


Il agitait son pistolet juste devant son casque, prêt à le buter ici et là. Comment quelqu'un pouvait être aussi con que ça ?! Comment ?! C'est la règle number ONE de tous les putains de manuels d'utilisation des armes à feu, même chez ces gros cons de la Nouvelle-France.
ON NE POINTE JAMAIS, JAMAIS SON FUSIL DEVANT LE VISAGE D'UN ALLIE.

Franck était enragé, son cœur palpitait comme pas possible. Bien que l'intelligence d'Haber lui était toujours apparue comme anormalement faible, son autisme latent l'avait enragé plus que tout. Il avait envie de le buter, pas par haine, non du tout, juste pour rendre un service à l'Humanité et s'assurer que ses gênes de trisomique n'aillent pas à une quelconque descendance.

Mais très vite, Lavigne baissa son arme lui aussi, juste après s'être assuré que Julius ne s'amuse pas à relever le canon. Dorénavant, il irait toujours derrière lui, jamais il ne lui tournerait le dos, il serait cap de lui filer une décharge de chevrotine ce malade.

- Si jamais tu t'amuses à pointer ton arme sur moi à nouveau... Je te jure, devant ce que tu veux, que tu vas crever.
Maintenant, t'as trouvé ce que Mauser t'as demandé, ou je suis obligé de te faire le boulot à ta place ? Azy, et pourquoi pas te sucer la bite aussi ?
Grouille, grouille.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mer 2 Nov - 19:26
Je fut envoyer à terre par ce con de Lavigne, encore un abruti qui s'amuse à piquer une crise de colère. Je laissai mon arme ballante, pas la peine de faire s'énerver ce type encore plus... Et surtout qu'il à son arme pointée sur mon casque.

Mon casque n'était pas assez abîmé pour que la balle du flingue me fasse une 3ème orbite, mais ce mec était totalement enragé et il n'allait pas réfléchir à ca. Je le laissa reprendre son souffle quand il commença à me gueuler dessus


"PUTAIN MAIS !
TU VEUX ME BUTER ?!
ESPECE D'ATTARDE MENTAL ! T'AS ETE FINI A LA PISSE, PAS AU SPERME TOI !
ABRUTI ! DEGENERE !
ON T'AS JAMAIS APPRIS, DANS L'ENCLAVE, QU'ON POINTE JAMAIS SON ARME DEVANT QUELQU'UN A MOINS DE VOULOIR LE TUER ?!"


"On m'a aussi appris à me méfier des bruits de pas. Car sauf erreur de ma part on différencie pas un individu normal d'un autre à sa démarche. T'aurais pu être un raider ou une merde de ce genre, même si t'en est déjà une. Mais c'est sûr que tu as déjà subi un entraînement venant d'un armée de professionnel et que t'est entièrement apte à me donner des leçons."

Ce mec était vraiment un abruti fini, il allait s'enjailler ainsi juste parce que je savais faire attention à moi et que je prenait mes précautions? Il était complètement atteint, ça servait à rien de discuter avec lui.

"Si jamais tu t'amuses à pointer ton arme sur moi à nouveau... Je te jure, devant ce que tu veux, que tu vas crever.
Maintenant, t'as trouvé ce que Mauser t'as demandé, ou je suis obligé de te faire le boulot à ta place ? Azy, et pourquoi pas te sucer la bite aussi ?
Grouille, grouille."


"Et bah dans ce cas là tu criera "Coucou c'est Frank j'apporte les cookies" dès que tu entreras dans mon champ de vision d'accord? Comme ça on saura que c'est toi et le mec au minigun aussi. Tocard"

Je me relevai et le regarda de mes 2m10 de haut. Je décalai son flingue de ma tête avec le bout de son index sur le canon avant de me remettre en marche, trouvailles sur le dos.

"Applique déjà tes leçons de merde avant de les coller aux autres. Et J'ai tout ce qu'il me faut, reste pas là à te sucer la bite."

Je marchai devant Frank, il se tenait derrière moi avec son flingue dégainé. J'avais activé mon radar pour suivre tout ses déplacement et vérifier qu'il ne s'arrête pas pour m'ajuster. Est-ce qu'il avait tenté d'ajuster Erika aussi quand elle l'avait lâché? C'était pitoyable de sa part, réprimer son instinct de survie pour les caca nerveux de ce mec, quelle pitié j'avais pour lui.

Nous arrivions finalement devant Dreyse et son assistante. Je pointai le dos de mon armure avec mon pouce tout en disant d'un ton calme. J'essayai de réprimer ma colère contre Frank.


"C'est bon tout est là. Pas besoin de m'envoyer Frank, je sais me démerder. Et puis si c'est pour qu'il crache un caca nerveux parce que j'ai eu de réflexe de dégainer mon fusil, c'est encore moins utile."

"Allez, on bouge".


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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mer 2 Nov - 20:27
Franck y va sans répondre à ma remarque, je souris. Erika reprend mon bras comme lors de nos déplacements ultérieurs dans le musée, mais pas pour me guider, juste pour que je lui serve d'appuie tête, et puis aussi sans doutes parce qu'avoir un contact physique avec quelqu'un d'autre que Franck doit lui être d'une certaine aide, voir même un contact tout court avec quelqu'un qui ne joue pas la comédie où qu'elle a rejeté et qui digère mal. Ca me rappel des souvenirs, les flingues, Erika, manque plus que la bière et j'aurais presque l'impression d'être retourné au pays. Mon avant bras à un frisson quand sa peau chaude touche la mienne, le contact n'est pas désagréable mais assez perturbant : c'est quand elle déprimée qu'elle vient pleurer sur mon épaule, pas avant en général.

-Ca va? Franck l'a secoué autant que ça? Tu as l'air différente.
-J'ai mal dormi, et puis je me sentirais mieux à la maison, t'inquiètes pas c'est juste un coup de mou passager. Tu penses vraiment que...
-PUTAIN MAIS !
TU VEUX ME BUTER ?!
ESPECE D'ATTARDE MENTAL ! T'AS ETE FINI A LA PISSE, PAS AU SPERME TOI !
ABRUTI ! DEGENERE !
ON T'AS JAMAIS APPRIS, DANS L'ENCLAVE, QU'ON POINTE JAMAIS SON ARME DEVANT QUELQU'UN A MOINS DE VOULOIR LE TUER ?!


J'éclate de rire devant la crise de colère de Franck avant de reprendre mon sérieux, faudrait pas non qu'ils s’entre-tuent les deux cons, je fais comment sinon moi? Je perds des clients et du matériel. Je sens la prise d'Erika se raffermir autour de mon bras alors qu'elle décolle la tête. Pas un grand changement de pression mais assez pour trahir un changement d'état d'esprit.

-Il est en colère aujourd'hui le Francky.

J'hoche la tête, puis l'engueulade repart de plus belle, j'ai du mal à entendre ce qui se dit à cause de tout les bruits parasites mais de toute façon rien qu'au début de conversation, c'est assez facile de deviner le sujet principal de la dispute. Puis le ton baisse et j'entends des bruits de pas, deux paire de jambes qui viennent dans notre direction, Erika ne pipe mot, j'en déduis donc que ce sont nos deux récupérateurs en chef.

-C'est bon tout est là. Pas besoin de m'envoyer Frank, je sais me démerder. Et puis si c'est pour qu'il crache un caca nerveux parce que j'ai eu de réflexe de dégainer mon fusil, c'est encore moins utile. Allez, on bouge.
-Va falloir vous calmer les enfants à partir d'un moment : si vous êtes pas sortable je viens juste avec Erika faire mes courses hein. j'essaie de rester neutre mais c'est assez navrant de voir qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Haber, vous avez assez échantillonné le caractère de Franck pour savoir que parfois il vaut mieux juste temporiser plutôt que de vouloir montrez qui a la plus grosse. Je me tourne vers la position supposée de Franck. Franck je...
-Dreyse, Franck est plus à gauche. Je tourne plus à gauche. Plus. Je continue ma rotation. Trop la, décale de quelques degrés à droite. Voilà, là c'est correct.

Je me racle la gorge, Erika vient d'anéantir ma prestance en quelques secondes. J'essaie d'en retrouver un petit peu alors que celle à qui on a dédié une marche militaire que des centaines de milliers de soldats ont scandé à Berlin reste silencieuse. Merci Erika d'avoir souligné mon infirmité.

-Franck, évite de beugler, j'aimerais bien qu'on n'alerte pas tout le musée de notre présence. Maintenant vous la fermez tout les deux et vous prenez exemple sur Erika qui tape pas un scandale mondiale à chaque fois que l'autre a pété de travers! Le prochain qui vient pleurnicher pour des broutilles il a mon pied dans son cul, d'abord le C4, ensuite une moitié de groupe qui se casse, le french-kiss bien forcé comme il faut, maintenant une putain d'engueulade pour un réflexe. Des bras cassés oui. J'ai un déserteur de l'enclave et un mercenaire confirmé avec moi où deux gamins? Franck tu te calmes et Haber Je prends une inspiration, que Franck dérape ok, c'est un raider mercenaire sans formation militaire. Que Haber soit un branlos, juste non. Vous êtes censé avoir bossé dans l'enclave et avoir un millions de capsules de matériel entre les mains, alors j'attends autant de compétence de vous ici qu'avant chez vos patrons, et ça inclut aussi la discipline de tir et la capacité à se la boucler! Si vous êtes incapable de faire preuve de self contrôle je vous tape dessus jusqu'à ce que votre casque marche à ras du sol.
Maintenant on récupère une putain de plaque de blindage Schürzen dans la salle d'à côté et on se tire. Personne n'a d'objection? Parfait.


C'est quoi ces soldats en carton qui viennent pleurer parce que l'autre a été méchant? Bientôt il y en a un qui va se plaindre que l'autre l'a pincé. Erika ouvre la marche et m'aide à franchir les quelques mètres qui sépare la salle des armes de celle avec les véhicules blindés, elle ouvre l'imposante. Je m'attends à entendre une surprise générale de voir l'ingénierie de l'époque, mais rien.

-Première fois que vous voyez des shermans et des panzer et ça vous inspire l'indifférence? que je demande en me retournant, bras écarté devant toutes les belles machines qu'il doit y avoir devant moi.

Puis la voix d'Erika, presque inaudible.

-Mauser, le super mutant, il est devant toi, devant nous.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber] Mer 2 Nov - 22:00
Dreyse nous passa un savon en règle. Je comprenait parfaitement sa frustration quant-à nos réactions à Frank et moi. Ce mec était insupportable certes, mais il ne représentai que 25% l'équipe. Ca faisait 50% qui foutaient la merde pour 25%, le rapport efficacité de merde. J'eus le réflexe bête de me mettre au garde a vous quand Dreyse m'engueula. C'est triste a dire mais ce mec me rappelle la pire période de ma vie qui est également celle ou j'étais en meilleur état. Il s'attarda particulièrement sur le fait que j'avais reçu une formation militaire et que j'étais pas censé déconner. Il a raison, totalement raison. Je me laissais emporter par mon coéquipier et je laissais mon rôle de copain au profit de Dreyse... Pitoyable résultat. Je me taisait tout le long de la savonnade, cet homme me rappelait un général que j'avais lors de mon service...

"Personne n'a d'objection? Parfait."

Nous avancions ensuite dans une énorme salle, Erika se tenait accrochée au bras de Dreyse, la tête sur son épaule pendant que Frank la dévorait du regard. Je me disais que c'était sûrement mieux pour elle que quelqu'un qui jouait la comédie. La salle dans laquelle nous étions arrivés était remplie de blindés en tout genre.

"Et dire que je suis censé me trimballer l'évolution de ces choses..."

Dreyse ouvrit grand les bras afin d'exprimer sa joie de se trouver entre les merveilles de son temps. Ce que le mutant qu'il n'avait pas vu exprima avec la mise en marche de son minigun. Les canons de la machines commencèrent à tourner, ce qui me replongea sur le champ d'entraînement de l'Enclave ou ils nous tiraient dessus au minigun a balles réelles pour nous mettre en confiance avec l'armure. Reflexes oblige, je me mit a crier.

"ESCOUADE TOUS AU POINT... SUR DREYSE!"

Étant dans la situation directement posé derrière lui, je passa mes deux bras sous ses aisselles et m'élança sur le côté afin de lui faire faire une rotation à 90° avec moi dans son dos. La salve de balles de la machine de mort parti tout droit en direction de mon dos. Je senti tout les impacts de balles qui furent arrêtés par ma cuirasse, miraculeusement aucune de pénétra la taule ni perça le blindage renforcé des réacteurs. Les autres s'étaient tous écartés pour éviter le rideau de fer. Le mutant fut surpris de ce changement de situations, à tel point qu'il lâcha la détente de son arme. Je saisis l'occasion et ordonna d'un ton ferme qui me vint naturellement en bouche

"ESCOUADE TOUS DERRIÈRE BARRICADE! Dreyse ne me lâchez surtout pas."

Je couru en prenant Dreyse par les bras afin de nous mettre a couvert derrière un char qui stationnait en diagonale du mutant.

"Excusez moi Mauser, mais vous n'êtes pas truffés de plombs."

Je laissai le mutant en place, il allait sûrement se débrouiller aussi bien que moi dans ce combat. Je remarquais aussi que les deux autres nous avaient suivis dans notre couverture. L'escouade était au grand complet et le mutant commençait déjà à se déplacer vers nous.

"OK Escouade, pardonnez mes réflexes mais on a plus beaucoup de temps, si vous me permettez de ressortir mes tactiques de l'Enclave tout devrait aller. Frank, on met notre animosité de côté et on va se relayer pour distraire le monstre, tirez lui dedans par exemple et restez planquer, l'important c'est qu'on le fasse tourner sur lui meme. Erika, vous serez les yeux de Dreyse, vous aurez besoin d'ajuster tout les deux. Dreyse, si vous pouviez balancer des grenades quand le mutant sera de dos, ca serait vraiment parfait. Ok Escouade, on est parti"

Je dégainai mon fusil de chasse et commençai à courir, le mutant s'arrêta dans ses déplacement et activa sa machine de mort qui s'échauffa. Je glissa jusqu'au 2eme blindé qui arrêta les tirs pour moi.

"FRANK, C'EST LE MOMENT!"

J'espérais juste que tout le monde allait remplir son rôle attribué hâtivement. Je sais que Frank ne m'aimait pas, mais j'espérais aussi qu'il soit suffisamment intelligent pour comprendre que nos 4 vies en dépendait.
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MessageSujet: Re: Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber]
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Armer le futur avec l'aide du passé. [Avec Julius Haber]

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